|
Bienvenue chez les Govenais |
GOVEN |
Retour page d'accueil Retour Canton de Guichen
La commune de
Goven ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GOVEN
Goven vient de saint Goulven, évêque de Léon (Finistère).
Goven est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire de Bréal-sous-Montfort. Le comte Gurmailhon de Cornouaille aurait vécu, dit-on, à Goven au début du Xème siècle au lieu-dit la butte de Gourmalou. Le village de Goven, qui est mentionné dès 1085, aurait été fondé à la fin du Xème siècle suite à la construction d'un oratoire par les moines de l'abbaye de Redon et dédié à saint Goulven, évêque de Léon. La terre donnée à l'abbaye de Redon par Judicaël, seigneur de Lohéac, et son épouse Gaceline, après avoir subi la dénomination latine de Golvenus, prit peu à peu celle de Golven dans la traduction romane, et celle de Goven sous les altérations administratives et populaires. La paroisse de Goven dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.
Voici, par contre, le point de vue du Pouillé de Rennes. Tous ceux qui ont parlé de Goven ont répété, avec Du Paz et Ogée, que cette paroisse devait sa fondation aux seigneurs de Lohéac, ce qui est une erreur. La terre de Goven, « terra que nuncupatur Govent », donnée aux moines de Redon par Judicaël, seigneur de Lohéac (1060-1080), et voisine du château de ce baron, n'est point la paroisse de Goven, qui n'a jamais dépendu de Lohéac et où les moines de Redon ne possédèrent rien ; c'est très-certainement le village de Goven, en la paroisse de Guipry, village situé non loin du château de Lohéac et dont les fief et dîmes appartenaient encore au XVIIème siècle au prieuré de Saint-Sauveur de Lohéac, membre de Redon. Cette erreur est excusable, toutefois, à cause du voisinage du bourg de Goven et du village du même nom ; mais rien ne peut expliquer cette autre assertion d'Ogée, prétendant qu'en 1031 Simon de la Roche-Bernard donna aux moines de Redon une terre qu'il possédait en Goven (Dictionnaire de Bretagne, I, 311). Or, le texte de cette donation est ainsi conçu : « Simon filius Bernardi dedit monachis in Rotono monasterio Deo famulantibus villam vocabulo Camarel ..... et hœc villula sita est in plebe Gavele super Visnoniœ flumen » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 373 - Cartulaire de l'abbaye de Redon, 259). Le contexte nous apprend, en outre, que cette terre était voisine d'une église dédiée à saint Gaudence et qu'elle dépendait du diocèse de Vannes. Il est peut-être difficile de retrouver maintenant cette paroisse de Gavele, mais on ne peut raisonnablement y voir Goven, qui n'a jamais dépendu de Vannes, où les seigneurs de la Roche-Bernard et les moines de Redon ne possédèrent rien, et dans le voisinage de laquelle on ne retrouve ni le village de Camarel, ni une église dédiée à saint Gaudence. Goven n'est pas moins une très-ancienne paroisse, et en voici la preuve. Vers l'an 1085, Orhant la Prévôte et Gautier, son fils, donnèrent à l'abbaye de Saint-Georges le tiers de la dîme de Paimpont. En 1202, Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, confirmant les religieuses de Saint-Georges dans la possession de cette dîme, dit expressément qu'elle se levait en Goven, dans le fief de Blossac (« Orhant preposita et Gauterius filius ejus dederunt ecclesie Sancti Georgii terciam partem decime de Paneponti. — Decimam de Pempo que est in Goven in feodo Roberti de Belocac » - Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 137, 201 et 498) ; il existe d'ailleurs en Goven un village de Paimpont, non loin de Blossac. En 1152, saint Jean-de-la-Grille, dotant son nouveau Chapitre de Saint-Malo, lui donna entre autres églises celle de Goven. Enfin, en 1255, Hamon , seigneur de Blossac, concéda 20 livres de rente aux religieuses de Saint-Sulpice habitant le prieuré de Saint-Germain-des-Prés. La cure de Goven, présentée par l'ordinaire, fut déclarée en 1730 valoir 268 livres de revenu net ; mais, plus tard, le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) dit qu'elle rapportait bien 1 000 livres à son titulaire, probablement en revenu brut. A cette époque, les décimateurs de la paroisse étaient l'évêque de Saint-Malo, le recteur de Goven et le seigneur de Blossac.
Le plus important des manoirs est celui de Beloczac (ou Blossac), fief seigneurial, pourvu des trois degrés de la juridiction féodale, et qui donna dans la suite à son possesseur le titre de grand-écuyer de Bretagne, "avec le droit de porter l'épée ducale dans un fourreau enrichi de pierreries, pendant la messe du couronnement et la procession qui avait lieu le même jour à Notre-Dame de la Cité".
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Goven : Pierre Chevalier (décédé vers 1518). René Roulleaux (il fut pourvu le 27 juin 1518, mais Christophe Jubault lui disputa le bénéfice). Pierre Galtier ou Gaultier (il résigna vers 1558). Philippe Marin (il fut pourvu en 1558 ; décédé en 1587). Georges Patron, (pourvu en 1587, prit possession le 2 août et eut à repousser les prétentions de Jean Bosse ; il se maintint et résigna en 1589). Pierre Gaultier (pourvu le 6 février 1589, résigna en 1597). Guillaume Martin (pourvu le 3 janvier 1598, fut destitué en 1603). Jean Aubin (il prit possession le 16 février 1603 ; décédé en 1605). Julien de Quergu (pourvu le 16 juin 1605, résigna en 1614). Guillaume Guillemer (il prit possession le 28 septembre 1614 et résigna en 1634). Pierre Guillou (natif de Baulon, fut pourvu le 14 juin 1634 et résigna en 1658 ; décédé le 18 novembre 1669, âgé de quatre-vingts ans). Thomas Jan (il fut pourvu le 15 août 1658 ; décédé le 24 juin 1687, âgé de soixante-sept ans). Thomas Jan (il succéda au précédent ; décédé le 1er avril 1697 et inhumé le 3). Pierre Chevalier (il fut pourvu le 2 avril 1697 ; décédé en 1718). René Roulleaux (il fut pourvu le 27 juin 1718 et résigna en faveur du suivant ; décédé le 12 avril 1732). René Roulleaux, probablement neveu du précédent (il fut pourvu le 19 décembre 1731 ; décédé en 1737). Nicolas Baudaire (il fut pourvu le 28 août 1737 ; décédé en 1751). Jean Barre (fils de Pierre Barre et de Perrine Daret, natif de Comblessac, fut pourvu le 5 mai 1751 ; décédé le 4 août 1773, âgé de cinquante-huit ans, et inhumé le 6). Julien Ramaré (il fut pourvu le 3 août 1773 et prit possession le 9). Jean-Baptiste Triboudet (il succéda au précédent le 6 février 1779 et résigna en 1782). Marc-Olivier Huet des Landes (pourvu le 14 octobre 1782, gouverna jusqu'à la Révolution et fut réinstallé en 1803 ; il mourut ou se retira en 1813). Pierre Vaillant (1813-1820). François-Vincent Barbot (1820-1824). Pierre Vaillant (1824, décédé en 1831). Jean-Marie Guérin (1831, décédé en 1864). Georges Rouessard (à partir de 1864), ......
Voir
"
Le
cahier de doléances de Goven en 1789
".
PATRIMOINE de GOVEN
l'église
Saint-Martin-Saint-Goulven (1849-1854), oeuvre de l'architecte Jacques
Mellet. Dédiée à saint Martin de Tours et à saint Roch, l'ancienne église
de Goven appartenait en partie au XIVème siècle. Le clocher en fut détruit,
le 2 février 1701, par une violente tempête ; on prétend qu'il avait 75
pieds au-dessus des cloches. On voyait en cette église les autels de Saint-Yves
et de Saint-Nicolas, et une fenêtre rayonnante contenant quelques fragments
d'un vitrail en grisaille ; cette peinture représentait le Christ entouré
des attributs des quatre évangélistes ; sur une banderolle on lisait
encore le nom de Matheus. La rareté des verrières du XIVème siècle
rendait celle-ci doublement précieuse (Bulletin archéologique de
l'Association bretonne, II, 200). En 1695, Marie Colbert, duchesse de
Mortemart, prétendait, à cause de sa châtellenie de Bréal, aux droits de
supériorité et de fondation dans l'église de Goven, ayant dans ce temple,
outre son enfeu seigneurial, « ceinture et lizière au dedans et dehors,
chargées d'écussons aux armes de ladite seigneurie de Bréal, lesquelles
sont en plusieurs autres endroits tant en bosse qu'autrement »
(Archives départementales de la Loire-Inférieure). Toutefois, au siècle
dernier, le seigneur de Blossac réclamait pour lui-même les prééminences
de l'église de Goven et en était de fait considéré comme le vrai
seigneur. Il avait, aussi bien que les seigneurs de la Tourneraye et de la
Cucuère, son enfeu et son banc armorié dans cette église. La confrérie
du Saint-Sacrement était érigée dans l'église de Goven au XVIIIème siècle
; plusieurs fondations s'y trouvaient alors aussi, entre autres celle de la
messe de matin chaque dimanche et fête. La nouvelle église, dédiée à
saint Martin et à saint Golven, évêque de Léon, fut commencée en 1849
et la première pierre en fut bénite le 4 juin ; elle fut bâtie sur
l'emplacement de l'ancienne, par M. l'architecte Mellet, dans le style
ogival. Le plan est une simple croix avec un choeur à pans coupés. Auprès
de cette église s'élève encore une ancienne croix de cimetière, sculptée
en granit ; elle porte d'un côté les armes des sires de Blossac : de
vair à une fasce de gueules, et de l'autre, l'écusson suivant : écartelé
au 1er d'azur à trois fleurs de lys d'argent, qui est de Québriac ; au
2ème de gueules à six macles d'or posées 2, 2, 2, qui est de
Montauban ; au 3ème de vair à la fasce de gueules, qui est de
Blossac, et au 4ème d'argent au lion coupé de gueules et de sinople,
qui est d'Espinay. Ce blason nous apprend que la croix en question fut
élevée par Renée d'Espinay, dame de Blossac, vivant en 1513, fille de
Richard d'Espinay et de Béatrice de Montauban, et veuve à cette époque de Thomas de Québriac (Pouillé de Rennes).
Au seigneur de Bréal appartenait le droit de supériorité et de fondation dans les églises de Bréal-sous-Montfort et de Goven ;
la
chapelle Notre-Dame-de-l'Hermitage (1938), dédiée à Sainte-Anne et à la
Vierge. Cette chapelle est édifiée à l'emplacement d'un ancien sanctuaire
qui date du XVIIème siècle. La chapelle tire son nom de l'habitation
aujourd'hui ruinée d'un ermite que quelques-uns ont cru, sans preuves
positives, avoir été saint Thurial. Du temps de Mgr de la Bastie (1739-1767),
la chapelle de l'Hermitage était considérée comme étant une chapelle
frairienne de Goven ; mais vers la même époque les recteurs de Saint-Thurial
prétendaient qu'elle était annexée à leur cure, et Georges Bertin en
prit possession le 21 avril 1723. Toutefois, il paraît bien que c'était
malgré le recteur de Goven, car ce recteur de Saint-Thurial dut se
contenter pour sa prise de possession « de faire le tour extérieur de
l'édifice, en ayant trouvé les portes fermées ». Les autres recteurs
de SaintThurial prirent également tous possession de « la chapelle
Nostre-Dame-de-l'Hermitage », successivement en 1734, 1744, 1761 et
1773 ; et lorsque le dernier avant la Révolution, Joachim Théaud, fit sa Déclaration
en 1790, il dit qu'il jouissait de « quelques petites dîmes en Goven et
en la Chapelle-Bouëxic, dépendant de la chapelle de l'Hermitage ».
Cette chapelle était alors fondée de plusieurs messes que disait le
recteur de Saint-Thurial. Aujourd'hui, la chapelle de l'Hermitage est dédiée
à sainte Anne et à la Sainte Vierge ; elle dépend de Goven et était
encore à la fin du XIXème siècle un but fréquent de pèlerinage
(Pouillé de Rennes). Le retable date de 1629. Elle conserve une
statue de sainte Anne en bois ;
le
château de Blossac ou Beloczac (XVème siècle - XVIIème siècle), édifié
de 1672 à 1678 en remplacement d'un ancien manoir
restauré au XVème siècle. Ce manoir est la propriété de la famille
Beloczac au XIV-XVème siècle. On y trouve une chapelle privative (bénite en 1769) et une orangerie qui datent
du XVIIIème siècle. A noter qu'il y eut successivement trois chapelles
dans l'antique et important manoir de Blossac : 1°— une chapelle
dédiée à Sainte-Catherine.
En 1617, le seigneur de Blossac présenta pour desservir cette chapelle
Laurent Hareux en place de Pierre Thébault, décédé ; elle était en 1678
située en dehors des douves du manoir. 2°— une chapelle
dédiée à Saint-Sauveur.
Elle était à l'origine « dans des bois et bouëxières sur la rivière
de Vilaine » ; mais le seigneur de Blossac ayant au XVIIème siècle
fait déraciner ces bois pour construire un nouveau château, cette chapelle
se trouva dans la seconde cour du manoir. Ce qui prouve l'antiquité de
Saint-Sauveur, c'est qu'il se tenait autour une assemblée très-fréquentée
à la fête de la Trinité, et que le seigneur de Blossac avait les droits
de police et de bouteillage sur ceux qui s'y trouvaient. En 1702, les trois
chapellenies de Baulac, de la Rivière et de Sainte-Catherine étaient
desservies dans la chapelle de Saint-Sauveur et ne formaient qu'un seul bénéfice,
dont fut pourvu Olivier de la Bourdonnaye sur la résignation de Jean-Louis
de la Bourdonnaye, nommé évêque de Saint-Pol-de-Léon (Déclaration de la
seigneurie de Blossac - Registre des insinuations ecclésiastiques de
l'évêché de Saint-Malo). 3°— La chapelle
actuelle fait
partie intégrante du château de Blossac ; elle fut bénite le 15 juillet
1769 ; elle renferme la statue vénérée de Notre-Dame-des-Vertus et les
tombeaux de plusieurs membres de la famille de la Bourdonnaye ; elle est
encore régulièrement desservie le dimanche à la fin du XIXème siècle
(Pouillé de Rennes). La chapelle actuelle possède un retable du XVIIème siècle. Blossac était une châtellenie et
avait un droit de haute justice. On y cultivait la vigne au XVème siècle. Propriété successive des familles de
Beloczac (en 1163 et en 1427), de Québriac (en 1461), du Guémadeuc (en
1539), Loaisel seigneurs de Brie (en 1655), Marie de Montigny veuve de
Gabriel de Chateaubriand seigneur de Beaufort (en 1666), Amproux seigneurs
de Lorme (avant 1671), de la Bourdonnaye seigneurs de Couëtion (en 1671) ;
la tombe
des seigneurs de Blossac (XVIème siècle), située au cimetière ;
les
deux croix (XVIème siècle) situées dans le nouveau cimetière. L'une
d'elles, qui se trouvait jadis dans l'ancien cimetière, est aux armes des
seigneurs de Blossac, d'Espinay, de Québriac et de Montauban ;
3 moulins
dont celui de la Tournerais, de l'Ampâtre, de la Chaise + M. d'A-Haut + M.
sur rivière de la vallée, au XIème siècle (aux moines de St Sauveur de
Redon) ;
A signaler aussi :
des
traces de fortifications dans les lieu-dits tels que La Porte Yvon et Le
Portail ;
la
Butte de Gourmalon ou de Gros Malon ou Tombeau de Gurmailhon, située sur la
lande des Mille Fossés. Elle a servi d'assiette à un château antérieur
au XIIème siècle (forteresse édifiée au Xème siècle par le comte
Gurmailhon de Cornouaille ou ancien oppidum romain) ;
l'ancienne
Chapelle Saint-Vincent. Ancienne chapelle frairienne, aujourd'hui disparue.
Le seigneur de Bréal y prétendait au droit de supériorité ;
l'ancien
manoir de la Turais. Propriété de la famille de Talanczac en 1513, puis de
la famille Clin en 1778 ;
l'ancien
manoir de la Verrerie ou de la Vairie. Il possédait jadis une chapelle
dédiée aux Trois-Maries. En 1579, Michel Marin fut pourvu à la place de
Jean Durand, décédé, de cette chapellenie, desservie alors en l'église
de Goven ; mais il est à remarquer que le Pouille ms. de Saint-Malo
dit que la plupart des chapellenies de cette église provenaient d'anciennes
chapelles domestiques ruinées. Comme la Vairie n'avait déjà plus
d'importance au XVIème siècle, il se peut que les Trois-Maries
rappelassent la chapelle de cet ancien manoir (Pouillé de Rennes). Le
seigneur de la Tourneraye réunit cette fondation à celle de sa chapelle (Notre-Dame
et Sainte-Barbe de la Tourneraye). Propriété successive des familles
de Pellan (avant 1503), du Pontrouaud seigneurs de la Tourneraye (vers
1503), Pichart. Il a été uni à la seigneurie de la Tourneraye au début du XVIIème siècle ;
l'ancien
manoir de Baulac. Il possède une chapelle privée, aujourd'hui sécularisée.
La chapelle Saint-Jean de Baulac dépendait du manoir de ce nom ; fondé de
messes, elle eut pour chapelain en 1580 Michel Marin, successeur de Pierre de la Tourneraye, et Henry Jouin en 1603. Mais
dès cette époque la chapelle de Baulac était ruinée et les messes s'en
disaient à l'église paroissiale. M. de la Bourdonnaye étant devenu
seigneur de Baulac, fit au siècle dernier desservir cette fondation dans sa
chapelle de Blossac (Registre des insinuations ecclésiastiques de
l'évêché de Saint-Malo, et Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Baulac (en 1427), du Bois (en 1513),
le Marec'h seigneurs de Montbarot, le Bastard ;
l'ancien
manoir du Champ-Blanc. Propriété de la famille de Québriac en 1513 ;
l'ancien
manoir du Haut-Buris. Il possédait jadis une chapelle privée et un droit
de haute justice. La chapelle de Buris, mentionnée dans l'Etat du diocèse
en 1727 comme chapelle domestique, dépendait du manoir de Buris ; il est
question en 1766 des messes qu'on y avait fondées. Propriété de la famille du Bois-Préau en 1513 ;
l'ancien
manoir du Bas-Buris. Propriété de la famille de la Vallée en 1427, puis
de la famille Becdelièvre en 1513 ;
l'ancien
manoir de Noyal, situé route de Bruz. Il possédait jadis une chapelle privée.
La Réponse au questionnaire de 1860 mentionne en effet la chapelle
du Bas-Noyal comme n'existant plus ; nous n'avons rien trouvé à son sujet,
mais Noyal était un manoir très-ancien. Propriété des seigneurs de Noyal en 1427, puis propriété des familles du
Tiercent (en 1513) et Clin seigneurs de la Turais (en 1778) ;
l'ancien
manoir de Talanzac ou d'Amansac, situé route de Bruz ;
l'ancien
manoir de la Rivière. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle
de la Rivière dépendait du manoir de ce nom et devait être une fondation
des sires du Tiercent, longtemps seigneurs de la Rivière. M. de la
Bourdonnaye, devenu seigneur de la Rivière, faisait en 1702 desservir les
messes fondées à la Rivière dans sa chapelle de Blossac (Pouillé de
Rennes). Propriété de la famille du Tiercent en 1427 et en 1513, puis de la famille de la
Bourdonnaye seigneurs de Blossac en 1695 ;
l'ancien
manoir de la Feuillée ou de la Feillée. Il possède une chapelle privée
datée du XVIIème siècle. La chapelle de la Feuillée était fondée de
messes ; on y fit un mariage en 1696 ; en 1766, l'évêque de Saint-Malo
demanda qu'on lui présentât l'acte de sa fondation, qui nous est
malheureusement inconnu (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Tréguené
(en 1427), de Linières, le Maczon (en 1513 et en 1568), Aulnette sieurs du Vautenet (en 1695) ;
l'ancien
manoir de Saint-Samson. Il possédait jadis une chapelle privée. Cette
chapelle, dédiée à saint Samson et dont les ruines étaient admirablement
situées au-dessus du cours de la Vilaine, a dû à l'origine dépendre du
manoir de Saint-Samson, appartenant en 1427 à Guillaume Lévesque ; elle était
considérée toutefois comme chapelle frairienne au XVIIIème siècle, et en
1766 les paroissiens demandèrent qu'on y célébrât régulièrement la
messe (Pouillé de Rennes). L'emplacement de la chapelle, aujourd'hui disparue, est occupé
de nos jours par un calvaire ;
le
manoir de la Tourneraye. Il possédait jadis une chapelle privée et un
droit de haute justice. La chapelle Notre-Dame et Sainte-Barbe de la
Tourneraye fut fondée près du manoir de ce nom par les seigneurs de la
Tourneraye, qui avaient aussi la présentation de la chapellenie des
Trois-Maries de la Vairie. En 1718, François Guillon fut pourvu de ces deux
bénéfices en place de René Michel, décédé ; il promit de desservir la
fondation de Sainte-Barbe dans la chapelle du manoir, et celle des
Trois-Maries dans l'église paroissiale. En 1774, une troisième
chapellenie, dite de Sainte-Anne, était unie aux précédentes, et Julien
Ramaré en fut pourvu à charge de les desservir toutes trois dans la
chapelle de la Tourneraye (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de la Tourneraye
ramage des seigneurs de la Lande (en 1380), Le Gall (en 1677), de Poix (en
1695), de Visdelou comtes de Bienassis (en 1704), de la Marck (vers 1727),
de Ligne princes d'Arembert (vers 1748), de Pioger, de la Villeboisnet ;
le
château de Lampastre, ou les Etangs. L'ancien manoir possédait jadis une
chapelle privée. La chapelle de Lampastre dépendait du vieux manoir de ce
nom, remplacé à la fin du XIXème siècle par le beau château des Etangs
; nous ignorons sa fondation, dont l'évêque réclama l'acte en 1766 ; elle
figure aussi dès 1727 parmi les chapelles domestiques de Goven dans l'Etat
du diocèse (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Vitré ou de Litré
(en 1427), de Saint-Brieuc (en 1513), de Porcon (en 1524 et en 1666), de la
Bourdonnaye, Lancrau de Bréon ;
l'ancien
manoir de Caffort, situé route de Saint-Thurial. Propriété successive des
seigneurs de Caffort (en 1427), du Pontrouaud (en 1505), de la Muce (en
1517) et des seigneurs de la Tourneraye (au XVIIème siècle) ;
l'ancien
manoir de la Hayrie, situé route de Saint-Thurial. La chapelle de la Hayrie,
aujourd'hui détruite, fut fondée de messes en 1478, dit Ogée, par
Philippe Hubert, seigneur de la Hayrie ; nous avons dit qu'à cette
chapellenie fut plus tard unie celle de Saint-Julien-des-Bois. Propriété de la
famille Hubert en 1478 et en 1722 ;
l'ancien
manoir de la Cucuère. Il possédait jadis une chapelle privée et une fuie,
ainsi qu'un droit de haute justice. La chapelle Saint-Julien-des-Bois fut
desservie en 1556 par Guillaume de la Tourneraye, en 1557 par François
Costard, fils du seigneur de la Cucuère, puis par Raoul Graffart (1582),
Pierre Halloche (1583) et Jean Chouan (1635). Ce dernier fut présenté par
Pierre Costard, seigneur de la Cucuère, ce qui prouve que cette chapelle dépendait
du manoir de la Cucuère ; aussi en 1722 M. Hubert, étant en même temps
seigneur de la Cucuère et de la Hayrie, obtint-il de l'évêque la réunion
de la chapellenie de Saint-Julien à celle de la Hayrie, à condition de
faire célébrer les messes de fondation et enseigner le catéchisme dans la
chapelle de la Hayrie ; il est probable que Saint-Julien-des-Bois était
alors en ruine (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de
Saint-Malo, et Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de
Caffort (en 1427), Costard (en 1502 et en 1664), Hubert seigneurs de la
Hayrie (en 1695 et en 1778) ;
ANCIENNE NOBLESSE de GOVEN
La famille de Beloczac ou Blossac, portant de vair à la fasce de gueules, était très ancienne et tirait son origine du manoir dont elle portait le nom, manoir existant encore dans la paroisse de Goven. Hamon de Beloczac fut dès 1163 témoin d'une donation faite par Pierre de Lohéac à l'abbaye de Montfort. La similitude des armes du seigneur de Blossac avec celles des sires de Lohéac, qui portaient de vair plein, permet de supposer que les seigneurs de Blossac ont pu sortir des puissants barons de Lohéac, dont ils relevèrent longtemps. Il est fait mention en 1202 du fief de Robert de Beloczac, et en 1248 Hervé de Beloczac prit part à la croisade de saint Louis. En 1255, Hamon de Beloczac fit l'aumône de 20 livres de rente, sur sa terre de Blossac, aux religieuses de Saint-Sulpice établies au prieuré de Saint-Nicolas près de Lohéac (Archives d'Ille-et-Vilaine, 27 H, 102). Thébault de Beloczac ratifia en 1364 le traité de Guérande ; il figura, âgé de quarante ans, dans l'enquête faite pour la canonisation de Charles de Blois ; il y raconta qu'ayant été, au combat de la Roche-Derrien, si grièvement blessé à la jambe que le nerf avait été coupé, il fut guéri par l'intercession du saint prince breton. René de Beloczac ratifia à son tour le traité de Guérande en 1371, jura l'association bretonne en 1379, fut un des chevaliers de la compagnie du connétable Olivier de Clisson et devint en 1406 capitaine de Rennes. Jean de Beloczac épousa Marguerite d'Acigné, qui était veuve de lui dès 1415 ; il laissait deux enfants encore jeunes, Jean et Jeanne de Beloczac (Archives de Loire-Inférieure). Son fils lui succéda, ratifia en 1427 le traité de Troyes et épousa Jacquette de Malestroit, qui, devenue veuve, se remaria avec Guy de Saint-Amadour. Ce Jean de Beloczac étant mort sans postérité, sa seigneurie échut à sa nièce, Jeanne de Montbourcher, fille de sa soeur Jeanne de Beloczac, qui avait épousé Bertrand de Montbourcher, seigneur de Champagné. Ce dernier, alors veuf, rendit aveu en 1431 pour la terre de Blossac au nom de sa fille encore mineure. Celle-ci épousa Thomas de Québriac, seigneur dudit lieu, et lui apporta la seigneurie de Blossac ; elle mourut le 9 novembre 1461. Leur fils, autre Thomas de Québriac, rendit aveu pour Blossac en 1502 ; il avait épousé Renée d'Espinay, fille du sire d'Espinay et veuve en 1513. Ils laissèrent Blossac à leur fils, nommé aussi Thomas de Québriac, qui mourut le 11 juin 1553. Celui-ci avait épousé Marguerite de Guitté et ne laissait d'elle qu'une fille, Marguerite de Québriac, mariée en 1539 à François du Guémadeuc, seigneur dudit lieu ; cette dame décéda en 1559, léguant Blossac à son fils, Thomas du Guémadeuc, qui rendit hommage au roi pour Blossac en 1572. Ce dernier seigneur du Guémadeuc et de Blossac épousa Jacquemine de Beaumanoir et mourut le 11 juin 1592. Il laissait deux fils, qui lui succédèrent l'un après l'autre : Toussaint du Guémadeuc, seigneur de Blossac, tué en duel par son cousin, René de Tournemine, en 1604, et mort sans postérité, et Thomas du Guémadeuc, gouverneur de Fougères, décapité en place de Grève à Paris le 27 septembre 1617. Ce malheureux seigneur de Blossac avait épousé Jeanne Ruellan, dont il laissait une fille unique, Marie-Françoise du Guémadeuc ; elle épousa : - 1° en 1626 François de Vignerot, marquis de Pont-Courlay, - 2° en 1647 Gabriel de Grivel de Gamaches, comte d'Ourouer. Cette dame vendit Blossac le 24 novembre 1655 à François Loaisel, seigneur de Brie, au prix de 78 800 livres ; mais celui-ci ne conserva point cette seigneurie, qui appartenait en 1666 à Marie de Montigny, veuve de Gabriel de Châteaubriant, sire de Beaufort. De cette dame, Blossac passa au sieur Amproux de Lorme, intendant des finances ; enfin, en 1671, cette seigneurie fut acquise par Louis de la Bourdonnaye, seigneur de Couëtion (décédé le 7 février 1699), et Louise Le Tresle, sa femme (décédée le 1er novembre 1703). Leur fils, Jacques-Renault de la Bourdonnaye, né le 30 décembre 1660, fut seigneur de Blossac ; conseiller en 1686, puis en 1711 président au Parlement de Bretagne, il avait épousé en la cathédrale de Rennes, le 30 octobre 1681, Louise Le Gonidec, fille du seigneur des Aulnays ; il devint veuf le 22 décembre 1723 et mourut un an plus tard, le 14 septembre 1724. Louis-Gabriel de la Bourdonnaye, leur fils, qualifié comte de Blossac, né le 9 février 1691, fut en 1713 conseiller et en 1722 président au Parlement de Bretagne ; il épousa en 1713 Françoise-Charlotte Ferret, fille du marquis du Tymeur ; il mourut le 26 août 1729 et sa veuve se remaria avec Barthélemy, marquis d'Espinay. Paul-Esprit de la Bourdonnaye, fils aîné des précédents, épousa en 1740 Magdeleine Le Pelletier de la Houssaye. Ce dernier seigneur de Blossac fut conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes, intendant de Poitiers, puis de Soissons ; il laissa un souvenir impérissable de justice et de bonté. Emigré en 1792 en Angleterre, il revint en 1797 à son château de Blossac, où il mourut le 14 septembre 1800. Châtellenie qualifiée même parfois de baronnie, la seigneurie de Blossac relevait à l'origine de la baronnie de Lohéac, comme le prouve l'Aveu rendu en 1431 par Bertrand de Montbourcher ; mais aux siècles. derniers elle relevait directement du roi et pour quelques fiefs de la châtellenie de Bréal. Aux Etats de Bretagne tenus par nos ducs au XVème siècle, les seigneurs de Blossac siégeaient parmi les bannerets. Par lettres patentes d'octobre 1677, Louis XIV concéda à Louis de la Bourdonnaye le droit de tenir au port de Blossac un marché tous les lundis et trois foires par an, à la dernière férie de Pâques, le lendemain de la Trinité et à la fête Saint-Louis (25 août) ; il lui permit, en outre, d'avoir une foire au bourg de Goyen à la Saint-Martin d'hiver, le 11 novembre (Archives du Parlement de Bretagne). Il se pourrait bien faire que cette date 1677 fût celle de l'érection de Blossac en châtellenie. Les fiefs de Blossac formaient une haute justice exercée au bourg de Goven. Le sire de Blossac était seigneur fondateur et prééminencier de l'église de Goven, où il avait son banc et son enfeu. L'ancien manoir de Blossac qu'habitait la famille de Beloczac se trouvait au bord de l'eau, au confluent de la Vilaine et du Meu (nota : aussi le seigneur de Blossac avait-il droit de pêche prohibitive, de bac et chalan, etc., en ces deux rivières. — En 1431 on cultivait encore la vigne et on récoltait du vin à Blossac). Mais, vers 1672, Louis de la Bourdonnaye et sa femme firent déraciner une partie du bois de Blossac, à l'ombre duquel se trouvait une antique chapelle dédiée au Sauveur du monde ; sur ce terrain ils construisirent un nouveau manoir, où ils demeuraient dès 1678, « attendu la vieillesse et caducité de l'ancien, proche et vis-à-vis, n'y ayant que le, port et l'abord du bac entre les deux ». Le nouvel édifice était précédé de deux cours, en l'une desquelles se trouva conservée la chapelle Saint-Sauveur. Une autre chapelle fut bénite en 1769 dans le château même. Autour de ce sanctuaire se tenait à la Trinité une assemblée très fréquentée ; le seigneur de Blossac avait droit de lever un droit de bouteillage sur ceux qui y vendaient à boire et de tenir le lendemain, les plaids généraux de sa châtellenie (Archives de Loire-Inférieure). L'ancien manoir avait aussi sa chapelle, dédiée à sainte Catherine, mais en 1618 on n'en voyait plus que l'emplacement « en un enclos entre les douves et fossez dudit vieil chasteau ». Ces chapelles étaient fondées de messes et le seigneur nommait naturellement le prêtre chargé d'y desservir les fondations. En 1730, la terre de Blossac se composait du manoir de ce nom avec ses chapelle, colombier, retenue et bois, — de deux moulins à eau et d'un moulin à vent, — des métairies nobles de Baulac, Lampastre, la Rivière, le Pressouer et la Miaye (Archives de Loire-Inférieure). A la fin du XIXème siècle, Blossac, propriété de M. le marquis de la Bourdonnaye, mérite d'être visité : « Les eaux vives, les jardins, les prés et les beaux massifs de verdure qui l'entourent en font une ravissante demeure ; de grands bois séculaires lui forment une imposante ceinture. Le tout offre un ensemble plein de charme, de fraîcheur et de noblesse » (Bretagne contemporaine, Ille-et-Vilaine, 89). (abbé Guillotin de Corson).
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Goven :
Veuve
Guillaume CHOLLET (10 livres de revenu) : défaillant ;
Michel
DE CAFFORS de la Cucuère (80 livres de revenu) : porteur d'une
brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;
Jehan
DE LA TOURNERAYE de Tourneraye (80 livres de revenu) : porteur d'une
brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;
Jehan
DE TALLENCZAC (140 livres de revenu) : porteur d'une brigandine,
comparaît armé d'une jusarme ;
les
héritiers Guillaume DE VITRE de Lampastre (100 livres de revenu) :
porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Jehan
GAULLAY (10 livres de revenu) : défaillant ;
Philippe
HUBERT de la Hayrie (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine,
comparaît armé d'une jusarme ;
Rogier
LE BRETON (20 livres de revenu) : défaillant ;
Gilles
LISIART (10 livres de revenu) : défaillant ;
Olivier
LOUEL (15 livres de revenu) : défaillant ;
Guillaume
MAUNY de Veillée (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine,
comparaît armé d'une jusarme ;
Pierre
TREMBLAY (20 livres de revenu) : défaillant ;
© Copyright - Tous droits réservés.