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INGUINIEL |
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La commune d' Inguiniel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de INGUINIEL
Inguiniel est issu certainement de « din » (lieu fortifié).
Inguiniel comme Plouay fait plutôt penser au démembrement dune vaste paroisse primitive. Lunité de lensemble Plouay-Inguiniel apparaît dailleurs au premier regard.
La paroisse de Inguiniel est signalée dès 1280, dans les archives de labbaye de la Joie. Cette paroisse est dédiée à saint Alban. Les seigneuries de Brézéhan, Coëtizec, Le Glent, Kermarquer, Kermand, Kermonac'h, Kerven et Locolven sont mentionnées en 1756.
Le lieu-dit Lochrist était autrefois le siège dune trève appelée Treu-Christ ou Trev-Christ. Plusieurs autres lieux-dits sont mentionnés aujourd'hui : Kergal Vras, Kergal Vihan, Ty Neve Baymant, Villeneuve Vihan, Poulgroix, Nezerc'h, Keransquer, Kerguendo, Manébillo, Villeneuve-Bellan, Kerganaouen.
Inguiniel est érigé en commune du canton de Bubry en 1790. En 1801, Inguiniel est rattaché au canton de Plouay.
On rencontre les appellations suivantes : Ynguyniel (en 1280), Yngueniel (en 1427), Inguinel (en 1448), Inguyniel (en 1464, en 1481, en 1514), Inguiniel (en 1477).
Note 1 : Inguiniel, qu'on écrivait jadis Yguyniel, est à 9 kilomètres de Plouay, à 29 de Lorient et à 65 de Vannes. Il est limité au nord par Lignol, à l'ouest par Berné et Plouay, au sud par Lanvaudan, et à l'est par Bubry. Sa superficie est de 5147 hectares, dont une grande partie est encore couverte de landes. En 1891, la population est de 2676 habitants. Les antiquités celtiques ou romaines, s'il en existe sur ce territoire, n'ont pas été encore signalées. Inguiniel, si l'on tient compte de son étendue, a dû être érigé de bonne heure en paroisse. Son patron saint Alban, le premier martyr de la grande Bretagne, fut mis à mort à Vérulam le 22 juin 303. Le village du Moustoir pourrait bien rappeler l'un de ces nombreux établissements monastiques, qui furent ruinés au Xème siècle par les invasions normandes. La paroisse d'Inguiniel se trouve mentionnée en 1280 dans les archives de l'abbaye de la Joie, et en 1387 dans les titres du chapitre (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
Note 2 : les maires de la commune d'Inguiniel : François Freto (1792-1794) ; Mathurin Carrer (1794-1798) ; Le Cunff (1798) ; Poilpre (1798-1799) ; Le Cunff (1799) ; Mathurin le Carrer (1799) ; Poilpre (1799-1800) ; Mathurin le Cunff (1800-1802) ; Jacques-Marie le Sciellour (1802-1837) ; Le Corre (1837-1853) ; Alban Beujet (1853-1865) ; Mathurin le Voëdec (1865-1871) ; Joseph le Moal (1871-1891) ; Louis Dréan (1891-1919) ; Louis Saladin (1919-1944) ; Auguste Stéphan (1944-1945) ; Yves Bédard (1945-1947) ; Louis Le Moënic (1947-1981) ; François Carreric (1981-1985) ; Michel Huilizen (1985-2001) ; René Courric (2001-2008) ; Jean-Louis Le Masle (2008- ?) ; etc ....
PATRIMOINE de INGUINIEL
l'église Saint-Alban
(XVIIIème siècle). Construite en 1777, c'est un édifice fort simple, en
forme de croix latine, couvert d'une charpente, avec un clocher carré sur
le porche. L'église abrite une statue de saint Amphibale (premier martyr de
Grande-Bretagne, mis à mort en 303) qui a obtenu la conversion de saint
Alban ;
Nota : L'église actuelle de Saint-Alban est moderne, et n'offre rien de remarquable ; ses deux transepts sont dédiés, l'un au Rosaire, l'autre à la Vraie-Croix. Les chapelles de frairies sont : — 1° Locmaria, au sud-est, bel édifice, en forme de croix latine, en grand et moyen appareil, mesurant environ 23 mètres sur 5m,50. On voit sur le mur l'écusson des Jégado, et sur une planchette isolée la date de 1468. — 2° Lochrist, non loin de Locmaria, siège d'une trêve, qu'on appelait parfois Trèv-Christ ou Treu-Christ, et qui a conservé le privilège d'avoir son cimetière particulier. — 3° Saint-Claude, vers le sud. — 4° Saint-Maurice, dans le voisinage de Lanvaudan. Anciennement, il y avait en outre les chapelles de Sainte-Anne et de Saint-Gervais ; elles étaient déjà supprimées en 1756. Les frairies, en 1587, étaient celles du bourg ou de Saint-Alban, de Tréorgan, du Ponto, de Lochrist, de Coetizec, de Sallalvé, d'Irvillac et de Sébech. En 1756, on en comptait seulement quatre hors du bourg, et elles étaient groupées autour des quatre chapelles mentionnées ci-dessus. Il n'y avait ici aucune chapellenie. Le recteur dîmait seul dans toute l'étendue de sa paroisse. Son bénéfice lui rapportait 1600 livres et 1756 ; mais il avait à payer un curé au bourg et un autre à Lochrist, et de plus 200 livres d'imposition. Parmi les recteurs de cette paroisse, il convient de citer Pierre Barizy (1689-1719), auteur d'un Voyage à Rome, encore inédit, et de Cantiques bretons imprimés à Vannes en 1710. En 1790, Inguiniel fut érigé en commune du canton de Bubry et du district d'Hennebont. Son recteur, M. Jean Robic, refusa le serment schismatique, ainsi que les deux curés, et subit même la prison. Bientôt on vendit nationalement une maison appartenant à la fabrique, et diverses tenues situées à Kerguenno, à Kerguitton et au Lidec, appartenant à l'abbaye de la Joie. En 1800, Inguiniel fut rattaché à l'arrondissement de Lorient, et en 1801 au canton de Plouay. A la restauration du culte, en 1802, le curé de canton ne fut point le recteur de Plouay, mais celui d'Inguiniel : situation exceptionnelle, qui ne cessa qu'en 1823 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
Voir aussi
"L'histoire de la paroisse d'Inguiniel et ses recteurs"
la chapelle
Notre-Dame de Locmaria (1468), édifiée semble-t-il par
la famille Jegado, seigneur de Kerolain en Lanvaudan. Une planche abandonnée
dans le croisillon Nord porte la date de 1468. Il s'agit d'un édifice, en
forme de croix latine, du XVème siècle, avec nef, transept et choeur plat couvert d'une charpente.
Entre la nef et le choeur sont des colonnes engagées qui reçoivent en
pénétration des naissances d'arcades, ce qui semble indiquer que l'on
avait penser voûter d'ogives le carré. Dans le croisillon Sud, une porte,
aujourd'hui bouchée, ouvre sur un escalier qui donnait accès à un jubé
disparu. A l'extérieur, décoration flamboyante aux rampants et aux portes
: à l'une d'elles (la porte Sud) se voient les armes des Jegado, bienfaiteurs de la
chapelle et seigneurs de Kerolain en Lanvaudan. A l'intérieur, se trouve
une statue de saint Roch représentant le saint avec son chien ;
la chapelle de Lochrist (XVIIème siècle), remaniée en
1837 par le recteur Bomin. Elle est dédiée à saint Cornély. Cette chapelle, sans caractère architectural, était le siège d'une
ancienne trève appelé Treu-Christ (ou Trev-Christ) ;
la chapelle Saint-Claude
(XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire ;
l'ancienne
chapelle Saint-Maurice (XVIIIème siècle). Elle avait la forme d'un
édifice rectangulaire ;
la croix de Pont-er-len
(XVIIème siècle). Cette croix, appelée encore "Croix du
marquis" a été élevée à l'emplacement où Gabriel de Méhérenc,
seigneur de Cunffio, est mort à la suite d'un duel le 23 juin 1675
l'opposant à Alain de Guer, son suzerain ;
le calvaire (XVIIIème siècle), situé près de la chapelle
Saint-Claude ;
le château de Kerascouet
ou Kerascoët ou Keranskoët (XIXème siècle), propriété du général
Joseph Fraboulet de Kerlaédec (en 1865), puis de la famille Grout de
Beaufort (en 1887) ;
Voir aussi
"Le Général Fraboulet"
le manoir de Brezehan
ou Brézéhan (XIII-XVème siècle), siège de la seigneurie de
Bresséan et propriété de la
famille Bonabes de Baud (vers 1400). Cette demeure reste dans la famille
Baud jusqu'au XVIIIème siècle. Près de la porte, sur la façade, une
pierre sculptée porte le blason des Bonabes de Baud. Il possédait autrefois une chapelle
privée, deux fours à pain, un pigeonnier et un moulin ;
la fontaine Saint-Alban (XVIIème siècle) ;
la longère de Le Guaingair (XVIIIème siècle) ;
le
presbytère (1694), situé Place des Tilleuls. L'édifice, construit par le
recteur Barisi, est agrandi en 1855. Près du presbytère se trouve un puits
rehaussé de sept pierres ;
le
moulin
de Brézéhan ;
A signaler aussi :
la stèle de Kervern-Teignousse (Vème
siècle avant Jésus-Christ) ;
le village gaulois de Kervern-Teignousse (Ier
siècle avant Jésus-Christ) ;
ANCIENNE NOBLESSE de INGUINIEL
Au Moyen Age, il existait plusieurs seigneuries à Inguiniel : celle de Brézéhan, Kermand, Coëtizec, Le Glent, Kermarquer (ou Kermaquer), Kermonach, Kerven et Locolven.
Les seigneuries de la paroisse étaient d'après Joseph-Marie Le Mené (1891) : - Bresséan, à la famille de Baud. - La Claie ou Clut. - Coetizec, vers le sud. - Kerguenno, Kerihuél, Kermanach, Kervén, Lecolven et Locunél.
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 3 nobles à Inguiniel : Jehan Kerhezrou (Kermarquer), Allain Le Bigot (Kerven ou Kereven), Pierre Le Gall (Locolven ou Locoulguen).
Nota : les prétentions à la noblesse de Jehan Kerhezrou, seigneur de Kermarquer, ont été contestées par les paroissiens d'Inguiniel ainsi que la Cour de Pontcallec.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Inguiniel :
Jehan
COETMELEC (15 livres de revenu) :
porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Inguiniel :
Jehan
de COETMELLEC (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît
armé d'une vouge ;
Jehan
GUILLO (20 livres de revenu), remplacé par Bertrand Guillo : porteur d'une
brigandine, comparaît armé d'une javeline ;
Les
héritiers Jehan LE PICOET (10 livres de revenu) ;
Guillaume
RIOUX (100 soulz) : défaillant ;
Les
héritiers Yvon BELLEC (7 livres de revenu) ;
Jehan
LE CABELLEC ou BELLEC (100 livres de revenu) : défaillant ;
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