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JUIGNE-LES-MOUTIERS |
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La commune
de Juigné-les-Moutiers ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de JUIGNE-LES-MOUTIERS
Juigné-les-Moutiers vient de l'ancien français "moustier" (monastère).
Juigné-les-Moutiers est mentionné en 1123, date à laquelle son église est donnée à Brice, évêque de Nantes (1113-1140). Deux prieurés existent alors sur le territoire de Juigné-les-Moutiers : les Moutiers, situé dans le village même (au bourg), et La Primaudière (à 2 kilomètres au nord du bourg). Ce dernier est fondé en 1207 par Guillaume II. Le prieuré est confiée aux moines de Grandmont. Ces moines y vivent jusqu'en 1762, date de la dissolution de l'ordre.
Les juridictions féodales étaient celles des prieurés du bourg, de La Primaudière et de Ruigné, puis celles des Condés (le Vieux Juigné) et de La Jonchère. Le vieux bourg de Juigné était autrefois à 1 kilomètre Est du bourg actuel. La Jonchère est un château édifié au XVème siècle ou au XVIème siècle : elle est est habitée par la famille d'Andigné au XVIIIème siècle. Vers le XVIIIème siècle, le centre du bourg se déplace. Il y avait avant la Révolution, un temple protestant à la Teillais, à 2 kilomètres et demi à l'Ouest : on l'appelait la Huguenotière.
Note 1 : Au Moyen Age, les seigneurs de Pouancé étaient aussi seigneurs de La Guerche ; de ces familles, est issu Sylvestre qui, après la mort de sa femme, entra en religion et fut évêque de Rennes sous le nom de Sylvestre de La Guerche. Guillaume II fonde en 1206 la Collégiale de La Guerche, et en 1207 le prieuré de La Primaudière. Au XVIème siècle, par alliance et par échange, Pouancé passe dans la famille angevine de Brissac dont les armoiries sont répétées dans l’église de La Guerche.
Fondé en 1076 par Etienne de Muret, l'ordre de Grandmont connaît un formidable essor au XIIème siècle, couronné par la canonisation de son fondateur en 1189. Au XIIIème siècle, l'ordre regroupe plus de 150 petits prieurés. Il bénéficie de la protection des Plantagenêt à partir des années 1160 et tout particulièrement de la part d'Henri II.
Note 2 : parmi les différents épisodes à Juigné-les-Moutiers, signalons : - l'arrestation, à l'étang des Rochettes, de Guillot de Folleville (pseudo évêque d'Agra), ami de Fresnais de Beaumont. L'un est exécuté place de La Motte à Châteaubriant et l'autre à Angers. On éleva un mausolée dans le bois d'Aligne. - la pendaison d'une jeune fille "patriote", entre Les Rochettes et La Primaudière (elle aurait dévoilé les cachettes de Fresnais de Beaumont ou de ses capitaines).
Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Juigné-les-Moutiers : Hamon, Joseph Cosnard (décédé en 1813), Julien Louvet du Pesle (en 1814), Louis Bucquet (en 1830), Louis Rigault avec François Janault adjoint (en 1848), Richard (Second Empire), Pierre Desgrés (Troisième République, 1880-1883), Jean Benatre (1883-1888), Jean-Marie Hardeux (1888-1907), Pierre Ergand (1907-1908), Edouard Bourdais (1908-1912), Jean Peltier (1912-1919), Etienne Lelièvre (de La Primaudière, 1919-1929), Eugène Herbert (1929-1942), Eugène Fremond (1942-1953), Eugène Barbot (1953-1968), Ernest Pourrias (1968-1971), Hervé Bernard (1971), Thierry Legrais (2001-1014), Jean Voiset (2014-2020), etc ...
Note 4 : liste non exhaustive des prieurs-recteurs de Juigné-les-Moutiers : Bourgine, Jean Bodin, Legrand, Nourry, Michel Buchet (de 1776 à 1791), Duclos, ....
Voir
"
Cahier
de doléances de Juigné-les-Moutiers en 1789
".
PATRIMOINE de JUIGNE-LES-MOUTIERS
l'église
Saint-Pierre (1878). La bannière de Saint-Pierre date du XIXème siècle ;
l'ancien
prieuré (XII-XIIIème siècle), situé à La Primaudière. Il aurait été
réédifié au XVème siècle. Prieuré dont il
reste une remarquable chapelle ogivale du XIIIème siècle (accessible) flanquée de
bâtiments conventuels du XVIIIème siècle (propriété privée). Si on se
réfère au Cartulaire de Redon (réédition récente), on peut y lire les
circonstances qui présidèrent à la fondation du Prieuré. L'abbaye de la
Primaudière est fondée en 1207 et confiée aux moines de Grandmont. Ces
moines y vivent jusqu'en 1762, date de la dissolution de l'ordre. A la
Révolution, le prieuré est acquis par la famille Baras, puis par les
nantais Favre et Gorgerat, négociants du Quartier des Ponts, lesquels
recèdent à la famille Maïence puis à François Meslin, maître de
forges, qui y installe alors une verrerie. Plus tard Auguste Garnier
possède La Primaudière, les étangs, le moulin à eau de La Fonte ;
la
chapelle de la Primaudière (début du XIIème siècle).
La porte date du XIIème siècle. Les contreforts datent du début du XIIIème siècle ;
le
domaine de Ruigné. Ruigné, qui touche l'étang de Maubusson, est le site d'une
importante exploitation ardoisière et on y trouvait jadis une croix datée
de 1605, un oratoire avec de vieille statues de bois dont Saint Fort qui
guérit, disait-on, les enfants débiles. A la Révolution, les terres de
Ruigné appartiennent aux Luette de La Pilorgerie. On y voit une porte
datée du XVIIème siècle ;
la
tombe de l'émigré (fin du XVIIIème siècle), située à La Colinerie
(dans le parc du bois d'Aligne). Il
s'agit, semble-t-il, de la tombe d'un évêque ou d'un chef royaliste décédé
au combat dans les bois de Chanveau ;
le
tombeau des Fombrayeux (fin du XVIIIème siècle). Il s'agit de sept
personnes fusillées en pleine forêt par les
chouans pour avoir refusé de les suivre ;
l'ancien
bâtiment de Chasse (début XIXème siècle), situé en forêt de Juigné.
Il s'agit d'un ancien refuge de chasseurs. Le marquis de Préaulx érige le
logis de Saint-Hubert en la forêt de Juigné. La forêt de Juigné, propriété
des Bourbon Condé, devient en 1845 la propriété du duc d'Aumale ;
l'ancien
manoir de La Jonchère (XIV-XVème siècle), situé jadis entre La Previère
et La Blisière. Propriété successive des familles de La Pouëze et Saget
qui s'allie aux Colin de La Biochaie en 1750, puis aux d'Andigné en 1780.
Le maître de Forge, Georges Sajet, fils de René achète une charge de
secrétaire du roi en 1710 qui fait accéder son fils René Georges (époux
de Perrine Ruellan, fille du baron de Tiercent) à la noblesse de 1er
degré. A noter que les Sajet étaient intendants des princes de Condé à
Châteaubriant depuis 1696. Cet ancien manoir possédait un étang, des douves et une chapelle
privée. Très isolé, il servit d'asile et de camp aux Rebelles.
Propriété de madame de Lancotte au XIXème siècle ;
l'ancien
manoir de la Primaudière (1715), aujourd'hui disparu ;
le
moulin
de l'Etang Neuf, de la Fente (ou Fonte), de la Grée et une ancienne forge à Teillais
(3 km du bourg) et une autre plus importante existant avant 1749 au Plessix-Mesle ;
A signaler aussi :
le
puits (XVIème siècle), situé en forêt de Juigné. Ce puits est surmonté
d'un fronton triangulaire ;
les
anciennes forges de La Blisière et de La Prévière dont les techniciens se
nommaient Franco, Dauffy, Trébuchet, Liberge-Rousseau, Meslin et Garnier ;
ANCIENNE NOBLESSE de JUIGNE-LES-MOUTIERS
Saget, sr. de la Jonchère, en Juigné (Juigné-les-Moutiers), — de Beaulieu, — de Feuillée, en Martigné-Ferchaud. Blason : De gueules, à 3 flèches empennées d'argent, posées en pal, accompagnées de 3 annelets d'or ; au chef d'argent, chargé de 3 bandes de sable. Les Saget ont produit : des intendants des princes de Condé, à Châteaubriant, depuis 1696. — René-Georges, secrétaire du Roi en 1712, marié, en 1724, à Perrine Ruellan, fille du baron du Tiercent. Alix-Marie-Louise (fille de René-Cado-Robert-Marie-Joseph, né à Kerjan, le 18 septembre 1816, et d’Alexandrine-Marie le Bahezre de Lanlay), née le 13 octobre 1850, s’est mariée à Louis Saget de la Jonchère, lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur. Madame Louis de la Jonchère est morte au château de Kerjan, le 15 mai 1881, laissant de son mariage quatre filles : Christiane, Alix, Marie et Renée.
(à compléter)
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