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LOCARN |
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La commune de Locarn ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCARN
Locarn vient du breton « lok » (lieu consacré) et de Saint-Hernin, ermite originaire de Grande-Bretagne et décédé vers 535.
Locarn est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Maël. Saint-Hernin serait venu vers 528 des îles britanniques pour s'établir sur le territoire de la famille Quelen "qui lui aurait offert autant de terres qu'il pourrait entourer de fossés en une seule journée".
Quelen-Locarn est mentionné en 1669-1688. Quelen, était une trève de Duault. Elle était le chef-lieu de la seigneurie des Quelen. Le mot Locarn n'apparaît pas avant le XIème siècle.
Quelen est l'ancienne maison seigneuriale de la paroisse de Locarn. Cet édifice, construit par Jean sire de Quelen (décédé en 1547) et Marie de Kergoët (sa seconde épouse), est démoli au XIXème siècle. Les autres principales terres de Locarn étaient jadis Bléren, le Follézou, Kerprigent, Loguevel et Lopuen.
L'ancienne paroisse de Locarn, simple trève de Duault, dépendait jadis de l'évêché de Quimper et de la subdélégation de Callac. Elle relevait du roi. Durant la Révolution, la paroisse de Locarn dépendait du doyenné de Maël-Carhaix ou du doyenné de Callac. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Locarn, l'évêque désigne Claude-Pierre Le Guern, de Plevin, 60 ans et l'y maintient, malgré le préfet qui prétendait « que ce prêtre passe pour très fanatique et n'avoir point une conduite régulière », et demandait en conséquence « qu'il fût remplacé par un des deux vicaires qu'il y a de trop à Guingamp, M. Laudren, par exemple ».
On rencontre les appellations suivantes : Loc-Karn (en 1636), treve de Locarn (en 1783), Locarn Quelen (en 1789), Locarn (en 1790), Locarne (au XVIIIème siècle).
Note 1 : la commune de Locarn est formée des villages : Follezou-Bian et Bras, la Boissière, Goas-Teriot, Kerzivoall, Loguevel, Kerambellec, Crec'h-an-Vulzen, Kersec'h, le Zéfron-Huelaff, Kergonan, Pen-Boas-Cadec, Pen-Boas-Noas, Kerperit, Lochrist, Rufornou, Keraudrin, Rest-Quelen-Trefflez, le Cleuziou, Kerprigent, Lezourlay, Lapuen-Iselaff, le Plessis, Guellennec-Bleis, etc... Parmi les villages : Loc Buen.
Note 2 : Trêve de Duault, dans l'ancien diocèse de Quimper, actuellement en celui de Saint-Brieuc. Comme le faisait déjà remarquer Ogée, Locarn s'écrirait mieux : Loc-Harn, saint Hernin étant le patron de la paroisse. Locarn payait 10 livres au Rôle des Décimes en 1783. Curé, de 1780-1786. Jean Rolland, remplacé par Laurent Bercot. — Ce Jean Rolland devint recteur de Trébrivant. — Refusa le serment. Fut guillotiné à Brest, le 14 mai 1794 (M. Pondaven).
PATRIMOINE de LOCARN
l'église Saint-Hernin (XVIème
siècle), restaurée par Ernest Le Guerrannic (architecte de Saint-Brieuc) en 1894-1900.
Les seigneurs de Quelen (ou Quélen) sont les patrons et fondateurs de
l'église. L'église aurait été édifiée sur le tombeau de saint Hernin. Elle est
partiellement reconstruite (entre autre, la nef et le clocher) entre 1894 et
1900 et bénite le 23 décembre 1900. En forme de croix latine, elle
comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de trois travées,
un transept et un choeur accosté au nord d’une chapelle et au sud de la
sacristie. Le choeur et le transept datent de la fin du XVIème siècle, la
nef et le clocher ont été reconstruits au XIXème siècle sur les plans de
M. Le Guerrannic (le début des travaux date de 1894). De l'église primitive
subsistent le choeur et le transept. On y trouve le
bras reliquaire et le chef reliquaire de saint Hernin (XV-XVIème siècle). Le
choeur date de 1572 et le transept date du XVIème siècle. La chaire
à prêcher date du XVIIème siècle. Six panneaux sculptés, constituant la cuve de la chaire
à prêcher (classée), datent du XVIIème siècle (Jésus devant Pilate,
emmené par deux gardes qui le soutiennent, comme à Berhet ; Ecce Homo ; Jésus
tombe sous sa croix ; Descente de Croix ; Mise au tombeau, ..).
Le retable, oeuvre de Marc du Rufflay (sculpteur de
Lamballe), date de 1679. L'église possède aussi une " roue de fortune
" (cette roue porte onze clochettes),
de belles sculptures datées des XVIème et XVIIIème siècles. Statues
anciennes de saint Hernin (Zant-Hern), sainte Trinité, saint Jean-Baptiste.
La Pietà Itron Varia a Drué (XVI-XVIIème siècle) et
plusieurs tombes portent les armes de la famille de Quelen. La maîtresse
vitre (datée de 1572-1801, restaurée au XIXème siècle par Laigneau, et oeuvre des peintres-verriers Guillaume
Marchand et Alain Jézéquel) renferme aussi les armes des Quelen seules ou en alliance avec les
blasons de Léon, de Rostrenen, de Quintin, de Penhoët, de Coëtmen, du
Vieuxchastel, du Quelennec, de Keymerc'h, du Bot, de Lannion, de Boiséon et de Kermavan ;
Voir
"La
maîtresse vitre de l'église de Locarn
".
la chapelle Saint-Gonidy
ou Saint-Conidy ou Saint-Gonery de Quelen, propriété de la famille
Quelen. Erigée au XVème siècle, elle est reconstruite en 1740. Le dernier
mariage célébré dans cette chapelle est celui d'Anne de Quelen et de Marc de Gay
de Pleinholl, le 9 octobre 1891. Elle est déclarée désaffectée dans les années
1900 et détruite en 1938. Aliette de Quelen entreprend sa restauration en 1954
et un premier pardon a lieu le 12 septembre 1954 ;
la chapelle Notre-Dame des Fleurs
de Bleren ou « Itron Varia Bleven » (XVIIème siècle). Edifice rectangulaire du XVIIème siècle
avec flèche élégante en granit. On y trouve un fenestrage réemployé du XIVème
ou XVIème siècle. Durant la restauration de l'autel en 1972,
une pierre appartenant à un dolmen est découverte : cette pierre sert
aujourd'hui de table d'autel. Statues du XVIIème de la sainte Vierge et de saint Joseph ;
la chapelle Sainte-Barbe
ou Chapel Nevez (XVIème siècle), située près du Guellec.
Certains historiens la datent de 1631. Elle porte la date de 1631 et a une
flèche semblable à celle de Notre-Dame des Fleurs ; ses pignons sont
surmontés de gables. Elle est en forme de croix avec bras curieusement
raccordés par des angles obtus. Mobilier : Statues du XVIIème de sainte
Barbe et saint Jean évangéliste ;
l'ancienne
chapelle Saint-Sébastien de Loguevel. Cette chapelle existait encore en 1806 ;
d'autres
chapelles aujourd'hui disparues ou détruites : Kerprigent et Notre-Dame de Loguelou ;
le calvaire du cimetière (1865) ;
le
manoir de Loguevel ou Locquenvel (XVIIème siècle). Cette seigneurie possédait
jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et des fourches
patibulaires à 3 pots situées sur la montagne voisine de Quélennec. Le manoir possédait
une chapelle privée dédiée à Saint Sébastien et ses seigneurs
possédaient des prééminences dans l'église de Locarn. Le manoir
appartient, du XVème au XVIIème siècle, à une branche cadette de la
maison de Quelen. Vincente de Quelen, héritière de Loguevel en 1603, le
porte dans la famille Le Saint. Sa petite fille le porte dans la famille du
Quellenec. Il devient, en 1609, la propriété de la famille du Perrier du
Menez, puis il est échangé en 1639 par le sieur de Kerc'hoënt de
Kerautret et passe à la famille Le Borgne de Quervennec et de Kerc'hoënt
de Coëtanfao, puis à la famille Fleurio de Langle au XVIIIème siècle ;
les manoirs
de Goas-an-Vot (XVIIème siècle), de Goarsmeur (1734), de Guarem-Tronjoly
(1779), de Kerprigent, d'Anquelen (XVIème siècle), de Stangalen (1617, 1684 et 1706) ;
les maisons de Kerjegu (1633), de Kerperit (XVIIème siècle), de
Kerambellec (1747 et 1753) et la maison du bourg (1634) ;
6 moulins dont les moulins à eau de Kersault, de Locarn, de
Lochrist, Nevez,..
A signaler aussi :
7 menhirs dans les landes du Quellec. Ils portent les noms
suivants : Pot-Saout, Quellenec, Grand Follezou et Ar Cosquer (époque
néolithique) ;
le tumulus de
Lopuen ou Lopuenn (âge de bronze) ;
l'ancien
manoir de Bléren ou Blerem-an-Salle. Il possédait jadis une chapelle
privée et un moulin, et relevait directement de Carhaix. Propriété de la
famille Maupetit (au XVII-XVIIIème siècle), puis de la famille Le Métayer
et de la famille Roquefeuil (au XVIIIème siècle) ;
l'ancien
manoir de Lopuen, aujourd'hui disparu ;
l'ancien
manoir de Follézou. Propriété de la famille de Launay au XVIIème siècle ;
la roue de fortune (XIXème siècle) dans léglise
Saint-Hernin ;
au
musée de Locarn se trouvent le buste reliquaire de Saint-Hernin (XVème
siècle), oeuvre de l'orfèvre Jehan de Dieu, ainsi que le bras reliquaire
de Saint-Hernin (vers 1500). On y trouve aussi un calice du XVIIème
siècle, une croix de procession du XVIIème siècle (oeuvre de l'atelier
morlaisien F. S. Lapous) et une patène datée du XVIIème siècle ;
ANCIENNE NOBLESSE de LOCARN
Les Quelen étaient les seigneurs de Quelen et du Vieuchastel. En mai 1512 (sous Olivier de Quelen), la terre de Quelen est fait banneret par le roi Louis XII avec le titre de baronnie. Cette terre appartient à la famille Quelen jusqu'à la mort, sans postérité, de Louise de Quelen (veuve de Pierre de Boiséon) en 1573. Cette terre revient ensuite à ses cousins germains : Pierre, décédé sans alliance, en 1588, puis Marie, sa soeur aînée, épouse de Jérôme d'Aradon (seigneur de Quinipily), décédée sans postérité, et enfin à Renée, leur soeur cadette, épouse de Claude de Lannion. Louise Renée de Lannion, leur fille, porte Quelen, en 1674, à Hyacinthe Anne Le Sénéchal, marquis de Carcado. Louis Gabriel Le Sénéchal, comte de Carcado, leur petit-fils, vend en 1776 cette terre à Françoise de Carbonnel de Canisy, veuve de Louis Rufile de Brancas. Charles Marie de Quelen de Kerohant, évêque de Betléhem, on obtient le retrait lignager le 21 mars 1777.
En 1780, la seigneurie de Quélen possédait un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait alors à M. de Carcado. La seigneurie de Locquevel possédait une haute, moyenne et basse justice et appartenait à M. Fleuriot de Langle. La seigneurie de Lopuen possédait une moyenne et basse justice et appartenait à M. Le Gonidec de Traissan.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Locarn.
(à compléter)
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