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La commune de Locminé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCMINE
Locminé vient du breton « loc Menech » (le lieu des moines).
Locminé est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Moréac (le bourg de Locminé) et de Plumelin (à l'exception du bourg).
Au VIème siècle est fondé un monastère par saint Colomban. Au VIIème siècle l'abbaye Saint-Sauveur de Moréac est fondée par les disciples de saint Gildas à Locminé. Cette abbaye, occupée par l'abbé Taneth et ses moines, est détruite par les Normands vers 919.
En 1008, Félix, moine de Fleury est appelé par le duc Geoffroy 1er afin de reconstruire l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys et l'abbaye Saint-Sauveur de Locminé. Et s'étant fixé définitivement à Rhuys en 1025, il conserva Locminé comme simple prieuré. Locminé restera un prieuré de Saint-Gildas-de-Rhuys jusquen 1791.
Locminé, paroisse monastique érigée au XIème siècle, est daprès la « Cronique de Rhuys » un démembrement de Moréac : « Loch Menech in Moriaco olim situm ».Il semble pourtant que Plumelin englobait primitivement Moustoir-Ac et une grande partie du territoire de Locminé, à l'exception du bourg de Locminé qui était en Moréac.
Locminé et Moustoir-Ac étaient autrefois unis et dépendaient du doyenné de Porhoët. Moustoir-Ac est certainement un démembrement de Locminé. Locminé est séparée de Moustoir-Ac en 1790, lorsquelle est érigée en commune.
On rencontre les appellations suivantes : Locmené (en 1427, en 1514), Lochmenech (en 1447), Locminé (en 1536).
Note 1 : Locminé tire son nom de Loc Menéh, lieu des moines. Là se trouvait l'abbaye de Moréac, fondée par les disciples de saint Gildas, vers le VIIème siècle. On présume que la règle de saint Benoît y fut introduite, après le passage de l'empereur Louis-le-Débonnaire à Vannes en 818. Un siècle après, en 919, l'abbé Taneth et ses moines s'enfuirent éperdus, devant les féroces Normands, qui brûlèrent leur couvent. En 1008, Félix, moine de Fleury, fut appelé par le duc Geoffroi Ier pour relever les ruines de Saint-Gildas de Rhuys et de Locminé, et il le fit avec succès. Et quand il reçut la bénédiction abbatiale en 1025, il se fixa à Saint-Gildas de Rhuys, mais il conserva Locminé comme un prieuré dépendant de sa maison : situation qui s'est maintenue jusqu'en 1791. De nombreuses habitations se groupèrent bientôt autour du couvent et formèrent un bourg, dont le prieur devint naturellement le chef spirituel et le seigneur temporel. Le prieuré possédait plusieurs immeubles, et notamment une halle, un moulin à eau et un à vent, et un four banal ; il avait juridiction haute, moyenne et basse, et une prison pour les délinquants. La dîme était en partie féodale, en partie ecclésiastique. Quand le prieur cessa d'administrer la paroisse, il se fit remplacer par un vicaire perpétuel, auquel il assigna une partie de ses revenus. Il paraît que ces revenus n'étaient pas considérables, puisque les évêques de Vannes jugèrent à propos d'unir à Locminé la paroisse de Moustoir-Radenac, dite aussi Moustoir-ac et Moustoir-Locminé. Cette union, faite dès le XVème siècle au moins, eut pour résultat de faire perdre à l'abbé de Rhuys la présentation de la paroisse de Locminé, et de fixer ici le séjour ordinaire du recteur des deux paroisses. La nomination du prieur lui-même, qui appartenait primitivement à l'abbé, passa au roi et au pape. On ne sait en quelle année le prieuré cessa d'être habité par les moines. En 1639, la maison prieurale, contiguë à l'église, existait encore, et avait de vieux cloîtres en ruine. En 1701, les bâtiments étaient détruits ; on en voyait l'emplacement au midi de l'église ; il ne restait debout que la porte d'entrée. Au nord de l'église était le cimetière. Locminé était du doyenné de Porhoët et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut séparé de Moustoir-ac, et érigé en commune et en chef-lieu de canton, du district de Pontivy ; il eut dans sa circonscription : Moréac, Moustoir-ac, Plumelin et Naizin. Locminé, occupé par une garnison républicaine, fut pris par le roi de Bignan le 26 octobre 1799. Tout le pays environnant était dévoué à la légitimité. Au remaniement des cantons en 1801, Locminé fut maintenu dans sa situation et acquit même Remungol et Moustoir-Remungol. L'année suivante, il fut érigé en cure séparée, et conserva les villages situés an sud du Tarun, pris sur Moustoir-ac. Sa superficie est en 1891 de 481 hectares, et sa population de 2051 habitants. La ville est très commerçante, et elle est reliée à toutes les localités voisines par de belles routes ; elle est à 22 kilomètres de Pontivy et à 28 de Vannes ; il s'y tient une foire par mois et un marché par semaine (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
Note 2 : Liste non exhaustive des maires de Locminé : Le Corre (1789-1790), Jean-Pierre Acquary (1790-1791), René Delaunay (1790-1792), Louis Mathurin Pépion (1792-1795), Jean-Félix Brossard et Mathurin Bauché (1795-1796), Pascal Blanchard (1797), Mathurin Le Padrun (1797-1799), Jean Le Bouhellec (1799-1800), Louis-Mathurin Pépion (1800-1803), Paul Amaury Armand Bond Le Breton de Ranzégat (1803-1815), Pierre Cassac (1815-1826), Jean-Baptiste Cassac (1826-1865), Mathurin Bollot (1865-1870), Benjamin Ruellan (1870-1871), Nadosin Charlois (1871-1873), Frédéric Mazurié-Pennanech (1873-1874), Nadosin Charlois (1874-1878), Eugène Joseph Marie Piard (1878-1882), René Chatelier (1882-1886), David Ridey (1886-1888), René Chatelier (1888-1896), Placide Kerrand (1896-1919), Joseph Richard (1919-1925), Julien Le Roy (1925-1942), Alfred Desgardien (1942-1944), Yves Kerrand (1944-1965), Hervé Laudrin (1965-1977), Jacques Bellon (1977-1983), Bernard Lhériau (1983-1989), Bernard Jeanjean (1989-1995), Gérard Lorgeoux (1995-2007), Grégoire Super (2007-?), etc ...
Voir
"
Jean-Marie Le Dastumer,
prêtre natif de Locminé, mis à mort par les colonnes mobiles en 1799
".
PATRIMOINE de LOCMINE
l'église Saint-Sauveur
ou Saint-Colomban (1976), oeuvre de l'architecte nantais Maurice Thomas.
L'église Saint-Sauveur de Locminé, qui dépendait autrefois d'un prieuré
de Saint-Gildas-de-Rhuys, a été reliée à une époque moderne à la
chapelle Saint-Colomban qui lui était accolée au Nord. Commencée en 1973,
l'église moderne a été consacrée lors de la messe de minuit de Noël
1975. Cette église conserve les façades de l'ancienne église et de la chapelle
voisine de Saint-Colomban du XVIème siècle. Les deux édifices
présentent la même décoration flamboyante : portes en tiers-point à
voussures décorées ou en anse de panier inscrites sous de grandes
accolades, fenêtres à réseau flamboyant. Sur le portail occidental de
l'église s'élève un grand clocher carré en pierre avec flèche
polygonale. Eglise et chapelle, qui communiquent entre elles par une immense
arcade moderne, sont couvertes de charpentes refaites à une époque
récente. Aux fenêtres de la chapelle sont des vitraux du XVIème siècle,
bien conservés, représentant diverses scènes de la vie de saint Colomban.
Le retable du maître-autel (dit retable de la Vraie-Croix), en
bois polychrome, date du XVIème siècle. Le reliquaire et la chasse de Saint-Colomban, en bois
et fer blanc, datent de 1758. L'église renferme un bénitier
aux armes de la famille Langle. Près de la chapelle, à l'Est, se trouvait jadis un petit ossuaire
daté de la fin du XVIème siècle ou du commencement du XVIIème siècle. A
noter que jusqu'à son transfert en 1811 à la sortie de la ville, le
cimetière entourait une partie de l'église. Les arcades de l'ossuaire avaient été démontées
lors de la construction de la nouvelle église en 1973-1975 et remontées dans le cimetière, en 1988 ;
Nota : L'église prieurale et paroissiale était dédiée à Saint-Sauveur. C'est un édifice en grand et moyen appareil, avec des restaurations modernes. Les contreforts sont surmontés de pinacles à choux et crochets, et ornés de sculptures trilobées. Au-dessus du portail occidental s'élève une tour carrée, surmontée d'une flèche polygonale. La fenêtre du fond du choeur, très grande, est aujourd'hui bouchée. A la suite du chevet se trouve le presbytère. Les chapelles de Locminé sont les suivantes : — 1° Saint-Colomban, au côté nord de l'église de Saint-Sauveur, et communiquant avec elle par une large arcade moderne. Saint Colomban, abbé de Luxeuil, mort à Bobio (ou Bobbio, nord de l'Italie) le 21 novembre 615, est le patron de Locminé. Le grand vitrail de cette chapelle représente plusieurs traits de sa vie, et des inscriptions gothiques expliquent le sujet de chaque tableau. Les fenêtres sont ogivales, à meneaux flamboyants, et appartiennent probablement à la fin du XVème siècle. On y possède, depuis des siècles, quelques reliques du saint abbé, apportées de Bobio (ou Bobbio). En 1631, un incendie dévorant cinq maisons de la rue de Pontivy, on y porta les reliques de « Monsieur Sainct Colomban » et le feu cessa aussitôt. En 1758, ces reliques furent transférées dans un reliquaire neuf (Registre paroissial). On venait de fort loin vénérer ces restes précieux, et on y amenait particulièrement des aliénés, pour obtenir leur guérison ; sous la chapelle sont deux caveaux, dans lesquels on les attachait, il n'y a pas encore longtemps. — 2° Notre-Dame de Plasquer (place de la cité, ou belle place). Jolie chapelle de la fin de la période ogivale, en grand et moyen appareil, de forme rectangulaire, avec un bras au nord. La porte occidentale est en anse de panier, surmontée d'une accolade, et les contreforts sont couronnés de pinacles à crosses et chou. — 3° La Trinité, dans la ville, au sud de l'église. — 4° La Vraie-Croix, au sud, prise sur Moustoir-ac. En fait de chapellenies, il y avait celle de Saint-Nicolas, fondée par le seigneur de Kerméno, et desservie à l'autel de ce saint dans l'église paroissiale, puis celle de Saint-Jean, desservie à l'autel de ce nom dans la même église, et enfin celle de la Vraie-Croix, desservie dans la chapelle du même nom. La première était dotée d'une maison avec jardin dans la rue de Pontivy, et d'une prairie à Bolavel, la seconde d'une maison et d'une écurie, la troisième d'une métairie à Tréhoret et de quelques autres immeubles. Quant aux frairies, il y avait celle de Locminé et celle de Tréhoret. On trouve dès 1775 mention des Sœurs de la Sagesse ; chassées par la révolution, elles y sont retournées depuis. Les cordiers habitaient le village du Clandy, dont le nom signifie : Maison des malades. En 1774, les revenus du prieuré montaient à 2,933 livres, et se réduisaient à 1,804, à cause des charges. Les revenus du recteur des deux paroisses, après les charges payées, étaient de 950 livres. Son recteur, Yves Elédouet, refusa le serment en 1791, et passa en Espagne l'année suivante. On y vendit nationalement les dépendances du prieuré de Saint-Sauveur, la dotation des chapellenies, le presbytère et une prairie qui en dépendait (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
Voir aussi
"L'histoire de
la paroisse de Locminé et ses recteurs"
la chapelle Notre-Dame-du-Plasquer
(XVIème siècle), située Place du Vieux-Marché, et dénommée aussi
"Chapelle de la Congrégation". Construite au bourg de Locminé vers le milieu du XVIème siècle, c'est un
édifice rectangulaire, flanqué au Nord d'une chapelle carrée, ouvrant sur
le vaisseau principal par une grande arcade en tiers-point pénétrant dans
des colonnes engagées. Pendant la Révolution, la chapelle
devient temple décadaire. Cette chapelle qui supporte une tour carrée peu
élevée, devait être voûtée car on voit les naissances des ogives, mais
la voûte ne fut jamais terminée. Les fenêtres en tiers-point ont un
réseau flamboyant : au-dessus de celle du chevet à l'extérieur, se voit
un blason mutilé. La chapelle est couverte d'une charpente dont les
entraits, à têtes de crocodiles, ont été coupés. On remarque quelques
fragments de vitraux du XVIème siècle et une jolie piscine flamboyante. Le retable date
du XVIème siècle ;
l'ancienne
chapelle de la Vraie-Croix (1609), édifiée sur la route d'Auray par Jacques
Rio, recteur de Locminé, pour desservir la frairie du Tréhoret. Elle est fermée à
la Révolution, puis réouverte le 10 septembre 1802. Désaffectée en 1935, elle
est démolie vers 1937;
les
autres chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Erlan, située à la
sortie de Locminé au lieu-dit "Saint-Regnan", existait encore en 1706 ;
- la chapelle de la Trinité ou de Sainte-Brigide mentionnée vers 1500 et
reconstruite au XVIIème siècle. Cette dernière sert d'école en 1803. Ruinée dès
1916 elle sera démolie ;
le calvaire du Pont-du-Chat
(XVIème siècle), située sur la route de Saint-Anne-d'Auray. On peut y lire "Spes unica" (unique
espérance) ;
le calvaire de la Vraie-Croix
(XXème siècle), située sur la route d'Auray. Il s'agit d'une croix celtique érigée pour marquer
l'emplacement de l'ancienne chapelle de la Vraie-Croix aujourd'hui disparue ;
le calvaire,
situé proche de l'église Saint-Sauveur, s'élevait jadis au Clandy ;
les
croix du cimetière, et les croix (dénommées "du Petit Prêtre") situées sur la
route de Baud ;
l'ancien
prieuré Saint-Sauveur, dépendant de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys et
aujourd'hui disparu. Une chapelle y est construite, en l'honneur du
Saint-Sauveur, et à côté, vers le Sud, s'élèvent les bâtiments des
moines. Le prieur est tout à la fois le chef de sa communauté, le recteur
des habitants groupés autour du couvent et le seigneur temporel de son
modeste fief. Il a juridiction haute, moyenne et basse sur ses sujets, une
prison pour les délinquants, une halle pour le commerce, un moulin et un
four banal. Il relève lui-même du vicomte de Rohan. Quand le prieur cesse
d'administrer la paroisse, il est remplacé par un vicaire perpétuel, qui
reçoit une portion du revenu. On ne sait quand le prieuré cesse
d'être habité par les moines. Au XVIème siècle, il n'y en a aucun. Au
XVIIème siècle, en 1639, la maison prieurale existe encore, et possède de
vieux cloîtres en ruines. En 1701, les bâtiments sont détruits. Un aveu
du 14 septembre 1574 nous donne le détail des possessions du prieuré
(Locminé, H). Voici quelques possessions : "1°- Les maisons et
logeix du d. prieuré, colombier sur tourelle, prisons et estables, court et
jardrin devant et derrière, le tout cerné de murailles, et joignant d'un
bout à l'églize parrochialle de Saint-Saulveur , ... contenant sept
cinquantes de terres ou environ, quy peuvent valoir de revenu par chacun an
cent soulz monnoye ; 2°- La prée du prieuré, contenant deux
journaulx troys cinquantes, joignant d'un bout à la rivière Tarun ..., la
quelle peut valoir de rente douze livres monnoye ; 3°- Une piècze de terre
soubz boys taillif, contenant troys journaulx quatre cinquantes ou environ
..., sur le chemin qui conduist à Ploémellin ..., vallant par an, quarante
soulz ; 4°- Ung clos, appelé le parc de la Garenne, contenant ung journal
quatre cinquantes, joignant au d. taillif, le quel peut valloir de rente
annuelle trante soulz monnoye ; 5°- Un moulin à fourment, situé au bourg
de Locminé, à présent et de long temps ruyné, dont le logeix ne scauroit
estre affermé vingt soulz par an ; 6°- Ung moulin à tan, situé au
dessoubz sur le d. ruisseau de Tarun, et est affermé par an douze livres
monnoye ; 7°- Aultre moulin à seigle, au dessoubz sur le d. ruisseau, qui
vault vingt perrées de seigle, mesure de la viconté ;........ 12°- Le
four à ban du d. Locmené, appartenant au d. prieur, avecques sa maison et
appartenances, rue du Four, peult valloyr checun an de ferme dix livres
monnoye ; ...". (Locminé, H.). Le prieuré possède une
juridiction haute : "De temps immémorial, une juridiction haulte,
qui s'exerce au Jeudy de checune sepmaine au d. bourg de Locmené, avecques
pouvoir d'esliger et establir officiers, scavoir, sénéchal, alloué,
lieutenant, procureur, seix notaires et deux sergeants. Fust ou potence
eslevée pour le supplice de mort aux crimes, en la lande de Kerel, lieu
patibulaire de la d. jurisdiction, avec droictz de bans et vantes, amandes,
confiscations, espaves et saésies, galloy, etc ...". Le prieur a
de nombreux privilèges dont celui -ci : "Privillège aussy au d.
prieur d'avoir de checun boucher et charcutier au d. Locmené, de troys en
troys beuffz ou vaches qu'ils détaillent et vendent, une langue de beuff ;
et au premier jour d'aougst ung cartier de mouton de chaque boucher, pour
les moutons vendus en l'an, parce que le d. prieur est tenu leur bailler ung
disner à checun premier jour de l'an, et les taverniers du d. Locmené
checun deux potz de vin au d. prieur le premier jour de l'an".
On trouve des aveux semblables en 1639, 1689 et 1771. En
1774, les revenus de ce prieuré sont de 2 933 livres, mais ils se
réduisent à 1 804 livres 13 sous, à cause des charges. Les prieurs connus
sont : Alain de Lantivy (cité en 1490), Fr. Jean Ordreneau, abbé de
Lanvaux (en 1528), Nicolas Robin, prieur, chanoine (mort en 1570), Guenael Le
Floch (pourvu en 1570, mort en 1584), Jean Le Floch et Olivier Chalumeau (en
1585), Olivier Le Gallic (pourvu en 1592 et en 1594), Jacques Catastini,
aumônier (démissionnaire en 1614), Jérôme Tantucci (pourvu en 1614),
Denis Guignart (pourvu en 162., démissionnaire en 1629), Prégent Catinat
(pourvu en 1629, démissionnaire en 1630), Claude Grenet (pourvu en 1638,
démissionnaire en 1642), Pierre de Hardivilliers, archevêque de Bourges
(en 1642), Jacques Belloric, aumônier du roi (mentionné en 1665),
François Bonfils, aumônier du roi (en 1674), Guillaume de la Brunetière,
évêque de Saintes (mort en 1702), Philippe Rousse, de Lisieux (pourvu en
1702, mort en 1709), Louis-Anne Aubry, de Paris (pourvu en 1709, mort en
1710), Marin Humbelot, de Paris (pourvu en 1710, démissionnaire en 1717),
Jean-Noël Gaillande, de Paris (pourvu en 1717, mort en 1745), Claude-Jh.
Gaillande, de Paris (pourvu en 1745). A la Révolution, la maison de
l'ancien moulin à tan et la prairie sont vendues, le 21 avril 1791, à G.
Kergoustin, pour 1 848 livres. Les moulins à eau et à vent sont adjugés,
le 24 octobre 1791, au sieur Wistorte, pour 2 700 livres. Le même jour, la
halle et le four banal sont cédés au sieur Léauté, pour 4 150 livres (J.
M. Le Mené) ;
la fontaine Saint-Colomban, encore surnommée « fontaine
blanche » (1631) et située Place Joseph-Richard. Elle abrite une
statue de saint Colomban ;
la fontaine (XIXème siècle), située square Placide-Kerrand,
non loin de l'ancienne chapelle de la Vraie-Croix. Elle abrite une statue
de saint Colomban ;
la maison à colombage (XV-XVIème siècle) ;
le lavoir
(XVIIIème siècle), situé rue Alain-Le-Sage ;
l'ancien
presbytère (XVIIIème siècle), situé au Sud-Est de l'église de Locminé.
La date de 1760 est gravée sur la façade ;
le moulin à eau de Kerlevenez et le moulin à tan ;
ANCIENNE NOBLESSE de LOCMINE
Au point de vue féodal et judiciaire, Locminé dépendait des vicomtes puis des ducs de Rohan ; le prieur lui-même leur rendait hommage. Les juridictions de Trébimoel, de Moréac et d'ailleurs tenaient leurs audiences dans cette ville, en sorte qu'on y trouvait des sénéchaux, des lieutenants, des procureurs fiscaux, des greffiers et autres gens de justice en grand nombre. Les maisons nobles étaient : le Belvo, Kerjean, Kerleviné, Kerpondo et le Parco (Joseph-Marie Le Mené).
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence d'un noble à Locminé : Guillaume de Langle et Henry son fils. On signale aussi un noble en la frairie de Tregoret : Marion Madiou demeurant au manoir de Kerlevenez (ou Kerleviné).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Locminé comptabilisés avec ceux de Moustoir-Ac :
Payen
de REMUNGAL (50 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur
d'une brigandine et d'une salade (casque) ;
Louis
LE TENNOUR (20 livres de revenu) : excusé ;
Jehan
de LANGLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque);
Guillaume
LE MOUNIER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;
Charles
ENDOUX ou EUDOUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;
Jehan
PHELIPPES (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Aubin : porteur d'une brigandine ;
Tanguy
MAHE : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;
Allain
MAHE : décédé ;
Jehan
HILARY (40 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;
Jehan
LE DOUARRAIN (50 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Locminé comptabilisés avec ceux de Moustoir-Ac :
Jehan
PHILIPES (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur
d'une brigandine, comparaît en archer ;
Bonabes
de KERMENO (40 livres de revenu), remplacé par son héritier Nicolas de
Kermeno (en Bignan) ;
Les
héritiers de Nicolas LE MOULNIER (400 livres de revenu) ;
Jehan
de LANGLE, décédé (100 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier
: porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Jehan
de REMUNGOL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît
armé d'une vouge ;
Payen
PHILIPPES : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Charles
ANDOUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Nicolas
TURPIN ;
Allain
LE ROUX (100 soulz) ;
Jehan
LE DOUARAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Tanguy
MAHE (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Greffin
HILARY : excusé ;
Jehan
LE COROLLER.
Nicolas
LE TOUZO : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;
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