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LE LOROUX-BOTTEREAU

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La commune du Loroux-Bottereau (pucenoire.gif (870 octets) Lavreer-Botorel) est chef lieu de canton. Le Loroux-Bottereau dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du LOROUX-BOTTEREAU

Le Loroux-Bottereau vient du latin "oratorio" (oratoire) et de Boterellus, seigneur du lieu au XIIème siècle.

Saint Martin de Vertou, au VIème siècle, bâtit dit-on, sa première chapelle sur un dolmen. Cette chapelle prit ensuite le nom de chapelle Saint-Laurent comme l'indique le texte suivant "La première église fut fondée par saint Martin de Vertou, qui y implanta quelques moines, dans un monastère dont la première église fut consacrée à saint Laurent. C'est dans une chapelle du même nom, existant encore en partie, que l'on a trouvé en 1923, une fresque du XIIème siècle, représentant Charlemagne et sa soeur Gisèle, aux pieds de saint Gilles, demandant pardon au saint d'avoir engendré Roland de Roncevaux. Cette fresque, décollée à la ventouse, est actuellement visible dans l'église".  

La localité d'Oratorio (oratorium, signifiant lieu de prières) est mentionnée sous saint Félix, évêque de Nantes de 549 à 586. Sous les mérovingiens, Loroux était une place forte comme l'affirme Grégoire de Tours dans ce récit "Une nièce de saint Félix de Nantes avait été fiancée à Pappolen, gouverneur d'Angers. Mais ce mariage déplaisait à l'évêque. Il fit conduire sa nièce à la ville forte de Loroux (Oratorio) et c'est là que Pappolen vint la ravir, à mains armées, et, avec une forte escorte, pour la mettre en sûreté à Saint-Aubin d'Angers". Certains noms de rues de la ville de Loroux-Bottereau perpétuent encore le souvenir des fortifications : rue des Murailles, Porte Bernard, Porte Saumon, du Gros Verrou. Le Loroux dépendait alors du Poitou et ce n'est que vers l'an 800 que la région est intégrée à la Bretagne, en même temps que le Pays de Retz et les Mauges. A cette époque Le Loroux dépendait du diocèse de Poitiers et n'est rattaché au diocèse de Nantes qu'au milieu du Xème siècle. 

Un prieuré (ou abbaye) de Sainte-Radégonde est fondé en 1141 par des religieuses venant de l'abbaye royale de Saint-Sulpice de Rennes. De la même abbaye dépendait aussi le prieuré des Couets, fondé vers la même époque. La première prieure de Sainte-Radégonde est Marie, fille d'Etienne, roi d'Angleterre. A ce prieuré, Hoël, duc de Bretagne et comte de Loroux-Bottereau, accorde, en 1155, de grands bénéfices et il érige ses terres en juridiction avec haute et basse justice. Pour des raisons inconnues, ces religieuses quittent Sainte-Radégonde quelques années avant la Révolution et vendent terres et bâtiments à la famille Du Kérambar de La Pommeraye. Les biens sont saisis à la Révolution et vendus comme bien national.

Il existait, semble-il, une seigneurie au Loroux en 1090 qui appartenait à un certain Orry. Les invasions normandes vont favoriser la construction d'un château fort, bâti non loin de la fontaine de Chotard. L'édification du château se termine en 1110. Au Moyen Age, la bourgade de Loroux-Bottereau était entourée de remparts qui venaient compléter l'enceinte du château fort : "Puis le pays lui-même se fortifia autour d'un puissant château féodal dont, en 1294, le seigneur était un nommé Guillaume Botherel ou Bottereau, qui compléta le nom de la localité". Au XVème siècle, ce château appartient à Gilles de Retz. Jean V, duc de Bretagne, couche au Loroux-Bottereau le 12 février 1420. Très abîmé, le château est ensuite restauré par Pierre Landais (trésorier du duc de Bretagne) en 1420. En même temps, il relève les murailles de la ville et élève les grosses tours qui dominent encore l'étang. En 1565, Charles IX couche au Loroux-Bottereau. C'est la famille Goulaine qui possède plus tard la seigneurie du Loroux, et lorsque la Révolution éclate, elle appartient à la famille Rosmadec. Dès 1793, les habitants du Loroux-Bottereau participent massivement au soulèvement royaliste (les gars de Loroux sont souvent cités comme canonniers tantôt chez Charette, tantôt chez Stofflet). Les 10 et 16 mars 1794, la ville est entièrement incendiée par les colonnes infernales de Cordelier, à l'exception de 4 maisons : la chapelle Saint-Laurent que l'armée républicaine utilisait comme caserne, une maison située rue du Colonel-Boutin et qui n'était autre que la gendarmerie de l'époque, la salle de la Haie-Bottereau et une maison, située rue des Forges et aujourd'hui disparue. 

Le Loroux-Bottereau avait depuis le XVème siècle une vocation hospitalière puisque en 1432, Gilles de Retz, confirme la fondation d'un hôpital ou aumônerie Saint-Lazare, réalisation d'un projet souhaité par son aïeule Catherine de Machecoul. En 1734, les habitants du Loroux-Bottereau décident d'ouvrir un hôpital (Voir Ville du Loroux-Bottereau Hôpital général du Loroux-Bottereau). Cet Hôtel-Dieu disparaît en 1791. C'est le 23 novembre 1884 qu'un décret ministériel autorise la fondation d'un nouvel hospice au Loroux-Bottereau.

Note 1 : liste non exhaustive du clergé sous l'Ancien Régime : de Briennone, de Lespervier, Gouin, Huteau, Brusley, Guillaume Peccot. Parmi les vicaires on peut citer : Guillet, Massonnet, Rousseau. La cure appartient à François Gaimbaud, seigneur de La Liotterie, puis, en 1750, à la famille Mellet (hommes de loi). C'est le curé, Michel Piau qui fit élever le presbytère actuel.

Note 2 : Instruction publique à Le Loroux-Bottereau. — Il y a dans la vie de M. de la Chapelle, devenu prêtre après avoir été officier du régiment d'Autichamp, un trait que nous voulons relever, parce qu'il nous peint bien le zèle avec lequel on combattait l'ignorance au XVIIème siècle. Ce personnage, animé d'une affection particulière pour les pauvres et les petits, exerça d'abord sa charité dans les fonctions de directeur de l'hôpital général d'Angers, puis, se sentant fatigué, il rentra au Loroux, son pays natal, pour y finir ses jours. Au lieu de jouir du repos, il se plaisait, nous dit son biographe, à faire l'école aux petits enfants (Vie des Saints de Bretagne, par l'abbé Tresvaux, t. V, p. 307). Le Collège du Loroux-Bottereau. — Ce collège doit sa fondation à Guillaume Racinoux, prêtre, aumônier des religieuses de Notre-Dame de la Flèche, originaire du Loroux-Bottereau. Avant de mourir, il se souvint de son pays d'origine, et, en rédigeant son testament, le 8 avril 1666, il voulut lui laisser un témoignage de son attachement. « Suivant cet acte, il fonde un collège ou escolle, pour l'instruction de la jeunesse, qui sera enseignée de tous les principes de la Religion catholique, apostolique et romaine et des bonnes lettres, par un prêtre ou clerc aspirant au sacerdoce ». La dotation se composait d'une grande maison en trois corps de logis, entre cour et jardin, sise dans la Grande-Rue, de divers morceaux de pré et de vignes qu'il avait acquis du sieur de la Jaguais, de 15 livres de rente foncière et de redevances en nature montant à 8 setiers 18 boisseaux de seigle. Il avait près de lui un régent tout indiqué, c'était son neveu, Joseph Racinoux, jeune étudiant du séminaire de la Flèche ; il exprima le voeu qu'il fût choisi pour le premier titulaire, s'il le désirait. Le testament portait que le droit de nomination des régents serait le privilège du principal du séminaire de la Flèche ou, à son défaut, du supérieur du séminaire de Saint-Nicolas du Chardonneret. Les héritages légués étaient dans le fief de Briacé. Prosper de Collasseau, seigneur de cette terre, avait droit à une taxe d'amortissement de 15 livres de rente qui lui fut concédée par le neveu du fondateur ; mais il en fit l'abandon aux régents, à la condition qu'ils catéchiseraient les enfants, dans la chapelle de Briacé, tous les samedis, depuis le mois de mars jusqu'au mois d'août. Un accord fut conclu dans ces termes, le 25 octobre 1666 (Archives départementales, série D). La fondation du collège fut approuvée à l'Evêché, le 31 décembre 1676. Elle répandait ses bienfaits dans le pays depuis 70 ans, quand on imagina de l'employer à l'augmentation des ressources du bureau de charité de la paroisse, en 1744. Un arrêt du Parlement autorisa l'aliénation des bâtiments et l'adjudication eut lieu le 2 janvier 1769 (L'assistance publique dans la Loire-Inférieure, par L. Maître, p. 548).

Note 3 : la division du Loroux avait en outre pour chefs : Chon, Le Breton, Bertin, Pétard, Vezin, Bigeard, Bontemps, Bureau, ..... tous capitaines, et que les " gars du Loroux " se firent craindre dans toutes les attaques auxquelles ils participèrent. 

Note 4 : Honoré-Aymé Renoul de Moulin-Robert (1766-1844). Honoré-Aymé Renoul, né le 30 avril 1766 à Drain (49), fils de Noble Homme Pierre Renoul de Moulin-Robert, avocat en parlement de Bretagne, sénéchal de Liré (49). Il épousera Marie-Perrine Boutand, fille de Noble Homme Simon Boutand, chef de l’insurrection à Vertou en 1793, chirurgien à l’armée de Charette. Orphelin à 7 ans, il fit des études à l’université d'Angers et y suivit les cours de l’école de médecine puis de l’école de chirurgiens de marine de Nantes. Il obtint aussi le 27 janvier 1787 le titre de « maître es arts libéraux » de la faculté d’Angers. Globe-trotter, il embarque à Nantes sur le navire négrier « les Deux sœurs » comme second chirurgien. Après escales « de traite » sur les côtes du Congo et du Gabon, et ventes à la Martinique et à Saint-Domingue, il rentre à Nantes le 18 mai 1788. Les mauvais traitements prodigués aux Noirs, même aux malades malgré les protestations du médecin, le décidèrent à ne pas rembarquer sur ce genre de navire. Il navigua ensuite dans l’océan Indien et fit relâche à l'Ile-de-France et à Pondichéry. Le 8 octobre 1792, il fut reçu par l’académie de chirurgie de Nantes pour exercer la médecine et chirurgie au Loroux-Bottereau où il s’installa au mois de novembre 1792. Chirurgien à Saint-Laurent/Sèvre, Honoré-Aymé Renoul de Moulin-Robert, dès le commencement de l’insurrection vendéenne en mars 1793, fut chirurgien dans la division royaliste de Lyrot de la Patouillère puis attaché à l’hôpital militaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre jusqu’à son évacuation le 10 octobre 1793 sur Beaupréau. Il passa ensuite la Loire et fit avec les Vendéens la virée de Galerne jusqu’au désastre de Savenay. Ayant pu repasser la Loire il fut nommé chirurgien-major dans la division du Fief-Sauvin dépendant de Stofflet. Il y resta jusqu’à la pacification de la Jaunaye en 1795. Maire du Loroux Il se réinstalle au Loroux-Bottereau avec sa famille en 1796. Elu maire en 1796, il démissionne la même année. Le 14 août 1805 il achète au Loroux une maison rue des Forges où il habitera jusqu’à sa mort. Il est élu conseiller municipal en 1814, et par ordonnance du roi du 10 septembre 1817 il est nommé Chirurgien-Major de la 3e légion de la Garde Nationale. Le 30 août 1826 « le roi connaissant (dit le brevet) le dévouement et les malheurs de Maître Renoul, lui accorde une pension de 300 livres ». Par conviction légitimiste, avec les autres membres du conseil municipal du Loroux-Bottereau, il refuse de prêter serment de fidélité à Louis-Philippe en septembre 1830 et le conseil est dissous. Il repose dans le cimetière du Loroux. Son fils aîné, Aymé-Simon Renoul (1795-1863) médecin, sera maire du Loroux et constructeur de l’église actuelle, tandis que son cadet Jean-Charles Renoul (1798-1872) deviendra adjoint au maire de Nantes et conseiller général. Son petit-fils, François-Aymé, notaire et adjoint au maire s’attaquera à l’histoire médiévale du Loroux, épluchant les chartriers des anciennes seigneuries. Il participera à l’érection d’une croix au lieu où mourut André Ripoche, le Saint de Bas-Briacé. Joseph-Aymé Renoul, fils de François-Aymé, docteur en médecine accomplira le travail de la mémoire vendéenne des « Gars du Loroux » et des massacres accomplis par les colonnes infernales de Cordelier en érigeant des croix au Maillon, au Douet Rouaud, à la Blanchetière et dans les marais du Recoin. Il initiera également la restauration de la statue de Louis XVI pour le 150ème anniversaire de son exécution en 1943. Son fils François acceptera d’être le correspondant cantonal du Souvenir vendéen. En août 1988, le Duc d'Anjou, aîné des Capétiens s’inclinera devant la statue royale, à l’initiative de Pierre Renoul, petit-fils du docteur. La famille Renoul est toujours présente au Loroux-Bottereau, rue de la Liotterie (Henry Renoul - 2009).

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PATRIMOINE du LOROUX-BOTTEREAU

l'église Saint-Jean-Baptiste (1858-1870), œuvre des architectes Faucheur et Boismen. Cette église succède à deux édifices : celui du XIIème siècle, agrandi au XVème siècle et incendié par les colonnes infernales en mars 1794, et celui construit entre 1817 et 1820. La première pierre de l'ancienne église est posée le 13 avril 1817 (on avait alors choisit son emplacement perpendiculaire à celui qu'avait occupé l'église primitive de Saint-Jean-Baptiste, c'est-à-dire l'orientation Nord-Sud). L'édifice avait coûté 39 600 fr. et est terminé en 1820. Son clocher de pierre renfermait seulement deux petites cloches. La première pierre de l'église actuelle est posée le 7 janvier 1858. Le 11 juillet 1859, elle est ouverte au culte. En 1865, la façade et le clocher s'élevaient à la hauteur du faîtage. La flèche haute d'environ 80 mètres et possédant une balustrade 40 mètres au-dessus du sol, est achevée en 1875. Au cours de l'édification de l'église, la chapelle Saint-Laurent avait encore accueilli les fidèles. Des fresques de Saint-Gilles (vers 1170-1180) proviennent de l'ancienne chapelle Saint-Laurent datée du XIème siècle, aujourd'hui disparue. La chaire à prêcher, œuvre du sculpteur Dominique Mahlknecht, date du XIXème siècle (vers 1821). Le maître-autel, œuvre du sculpteur Joseph Vallet, date du XIXème siècle (vers 1886). Sur la place de l'Eglise, subsiste une statue de Louis XVI érigée en 1823. Au seigneur du Loroux-Bottereau appartenaient jadis la supériorité et la fondation de l'église paroissiale dédiée à saint Jean-Baptiste, avec banc et enfeu au chanceau ;

l'ancienne chapelle Saint-Laurent (XVIème siècle), qui sert aujourd'hui de mairie ;

la croix Chayer (XVème siècle) ou Croix Cahier. Cette croix est mentionnée dans des aveux de 1436, de 1461 et de 1479. Elle a été restaurée ;

les vestiges du château (1474-1485). Le château primitif remonte au XIIème siècle, époque où le seigneur Botterel en était propriétaire. Le château devient au XVème siècle la propriété de la famille Machecoul, puis de Gilles de Rais (décédé en 1440, ancien compagnon de Jeanne d'Arc) et de Pierre Landais (décédé en 1485). Pierre Landais, trésorier du duc de Bretagne, fait reconstruire le château. Landais est exécuté sur la place du Bouffay, à Nantes, en 1485. Sa fille épouse Arthur de Lépervier auquel elle porte les biens de son père. Le château passe ensuite entre les mains de la famille Goulaine, puis de la famille Rosmadec et Bruc de Baillehache. En 1807, une partie des dépendances du château sont vendues à Antoine Tiger, notaire, et une autre à René Vincent Vieillechèze, chirurgien de marine. Il ne subsiste aujourd'hui que trois tours tronquées ;

le château de la Dixmerie (XV-XIXème siècle). Il est encore entouré de douves et on y pénètre par un pont, entre deux pavillons. On y trouve des tourelles d'angle et un curieux pavillon du XVème siècle, lesquels abritèrent les Cailleteau, conseillers au Parlement de Bretagne. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, les Hocquart prolongèrent le manoir primitif, en y ajoutant des remises. D'autres aménagements, avec une orangerie, furent effectués par des armateurs Laurencin-Dubuc de Rivery. Propriété de Prospère de Colesseau en 1677, puis d'Antoine Paris et de la famille Rouxeau. Le domaine est vendu en 1740 à la famille Laurenceau ou Laurencin (famille lyonnaise qui fit bâtir le pavillon avec une tour), qui le revend en 1789 à la famille Vilmain (armateurs/négociants de Nantes, alliés aux grands négriers d'alors) qui firent bâtir, vers 1800, le logis principal et qui y reçurent, sous le Consulat, Jérôme Bonaparte (prince de Wesphalie), officier de marine avec l'un des fils Vilmain. A la gauche du logis principal, se trouve une tour-chapelle de 4m10 de diamètre. Sur une pierre tombale, on lisait jadis "Ici repose Françoise Agathe Daviaud, épouse de François Vilmain, née à Nantes le 24 mai 1754 et décédée le 14 mars 1803....". Lors des guerres de Vendée, la Dixmerie servit de poste de défense pour les Bleus, Travot y coucha en 1794. L'aile de style Directoire qui rejoint la chapelle est reconstruite sitôt la Révolution terminée. En 1834, Frédéric de La Marre, époux de Cécile Vilmain, vend le château à la famille Ducarray ou Du Carrey (négociants). En 1852, l'acquéreur est le comte Cassin de Monmartin (ou Fonmartin), époux de dame Le Pourceau de Tréméac, dont les héritiers sont les Halna du Fretay ;

le manoir de la Mouchetière, avec ses douves, sa chapelle, ses jardins et son orangerie. Propriété jadis de la famille Moricaud de la Haie. Le manoir appartient au maire de Nantes, Roger de La Mouchetière (époux d'une demoiselle Hervé de La Bauche), qui y reçoit le Duc de Rivière en 1770. Les armes sur sa demeure sont surmontées de la couronne de comte. Le manoir est entre les mains de la famille Hervé de La Bauche jusqu'en 1835 (et un grand cadran solaire représentait leurs armoiries), puis devient la propriété des familles Coimard de La Sayette, Charette de Boisfoucaud, Moricaud, Alinea comte d'Elva (ou Alinez d'Elva) et d'une dame Royer de La Haye qui le vendit en 1894 à la famille Bertin ;

le manoir de la Haie-Bottereau. Propriété jadis de la famille Botterel puis Kérambar (alliée aux de Martel). Des lions de pierre marquaient jadis l'entrée de l'avenue, l'un d'eux est actuellement devant le Jaunais (sauvé par les familles Godard et Garineau). A la fin du XVIIIème siècle, cette demeure abrite un cabinet d'histoire naturelle jouissant d'une grande renommée. Le propriétaire est alors Joseph Legrand de Kérambar de La Pommeraye, ayant pour épouse Thérèse de Martel. Cette demeure passe ensuite à la famille Varsavaux du Henlée, et par mariage à la famille Costard qui fait élever à la place du manoir incendié un logis à l'italienne. Les successeurs sont les familles Hervieu de La Maizière (époux d'une demoiselle Brager) et Marchand ;

le manoir de Malonnière. Résidence d'été de Ballabre, maire de Nantes de 1748 à 1764. Le manoir est entouré de douves et conserve son colombier et les murs d'une chapelle privée. Propriété successive des familles Béchérel du Chardonnaye, Jarret de Longchamp, Pagenelle et Pellerin ;

le manoir de Guérande. Propriété successives des familles Margat et Vrignaud de Plusquepoix, puis après la Révolution, des familles Prébois, Lincoln, Clerget de Saint-Léger (allié à la famille Hamelin de Cadeville). En 1830, apparaissent les familles Siffait-Jourdan et Cardon ;

le manoir de Pont de l'Ouen. Propriété successive des familles Jean de la Roche, du Puy du Fou, Tranchant, Ridelières, Goulaine et Rosmadec, Damien et Rousseau des Fontenelles, puis des familles Chéguillaume et Cardon au XIXème siècle ;

le manoir de Pé-Pucelle. Siège d'une ancienne châtellenie. C'était une haute juridiction détenue de Jehanne d'Arc à la Révolution, par les Viau du Pé, dont un sous-maire de Nantes en 1626. A la Révolution, il est confisqué comme bien national sur Pierre Viau du Pé. Une partie du domaine revient ensuite à la famille Crouézaud. Il ne subsiste pas grand chose de l'édifice primitif. La chapelle a été transformée en cellier ;

le manoir de Maillardière. Il ne subsiste de l'ancien manoir que des oculus et les bases d'une fuie. Ancienne résidence de la famille Gabard, puis de la famille Angevin et d'Armand Moricaud de la Haye, maire de Loroux de 1815 à 1830 et époux d'une demoiselle Royer de La Poignardière (Chapelle-sur-Erdre) ;

l'ancien manoir de la Cour-du-Chêne. Il ne subsiste qu'un logis avec de vastes murs d'enceinte. Il s'agit du siège d'une ancienne juridiction, avec fourches patibulaires, laquelle s'étendait sur Saint-Barthélémy, La Gauvelière, La Bazouinière et Pré-Bossard. Propriété successive des familles Bottereau, de Bazoges, de Chateautrop et de Rosmadec. La tradition prétend qu'un souterrain reliait la Cour du Chêne à La Dixmerie. Le logis actuel est l'oeuvre des familles Goué et Varanne-Jacométy. Propriété de Prudent Pommereuil en 1858 puis du commandant Dubard ;

le manoir de l'Elaudière. Propriété de la famille Blanchard (sieur de Lessongère et de La Musse) en 1613, puis des familles de Combles de La Pouèze et Rodays à la fin du XVIIIème siècle, Varsavaux du Henlée, Delahaye, Joubert et Péruchot ;

le manoir de l'Egletière ou Aigletière (XVème siècle). La tourelle date du XVème siècle. Propriété successive des familles Forget, Leroulx de La Ville (alliée aux Poisson) de 1760 à 1793, puis Perron au XVIII-XIXème siècle ; 

le manoir de Bazouinière. Bien que dépendant de la Cour du Chêne, cette seigneurie avait droit de juridiction. Propriété de François Barberé (époux de dame Hoguerel) en 1560, et de la famille Pageot de La Noë en 1714. Le domaine est ensuite partagé en deux parties : d'une part les Robin-Margueriteau, de Frémont du Bouffey (alliés aux Viau du Pé-Pucelle), Maillard de La Gournerie (alliés aux Bureau de La Boissière) en 1837. D'autre part, se succèdent en leur châtelet bien clos, les Salmon, Le Duic, Van-Neumen (alliés aux Praud de La Gérardière, aux Le Masne et aux Gouin) ;

la maison de Coudray. Propriété, jadis, des familles Mosnier de Thouaré et de Bougrenet de La Tocynaye. Cette demeure appartient vers 1890 à la famille Lorieux ; 

la maison de Gauvelière. Il s'agit en fait d'un démembrement de la Cour du Chêne. L'édifice a appartenu successivement aux familles Bureau, Maillard et Delaunay ; 

la maison de la Brigolière. Propriété, jadis, de la famille de Lyrot du Châtelier ;

les maisons de Bouinière et Blardière. Ces terres ont appartenu à la famille Ballet. La veuve Ballet est décédée à La Blouinière en 1783. Cette dernière avait doté la chapelle d'un bel autel en bois sculpté où les douze apôtres étaient représentés. La Blardière revient ensuite à la famille Poulpiquet du Halgouet. Le manoir actuel a été édifié par la famille des Joly Vincent, puis vendu en 1866 par Eusèbe Joly (époux de Joséphine Mollier) ;

la Ménardière. Il s'agit d'un village habité jadis par la famille Pillais (dont l'un des membres était médecin du roi et de Richelieu), puis de 1764 à 1770, par Louis Gigault et son épouse Charlotte Reybeau ;

le Carteron Joli. Il s'agit d'un démembrement de la seignerie du Pé-Pucelle. Propriété, jadis, des familles Eveillard, Le Pannetier et Burot ;

la Cafinière. Propriété, jadis, de la famille Roger de La Mouchetière, puis de la famille Moricaud de La Haie et leurs héritiers Adhémar de Monréal, puis Georges de Rubat ;

l'île Verdon, située non loin de la Butte de l'Ouen. Propriété jadis de la famille Delaunay de Forgetière ;

le puits (XVIII-XIXème siècle), situé rue de la Dixmerie ;

la maison (XVIII-XIXème siècle), située au n° 1, rue du Gros-Verrou ;

4 moulins dont celui du Pé (XVIIIème siècle), de la Bernière, de La Landelle et de La Motte. Le moulin du Pé est surmonté d'une croix et sur le moulin est plaqué un Christ pesant 6 tonnes ;

A signaler aussi :

l'ancien prieuré de Sainte-Radégonde, fondé en 1141 par des religieuses venant de l'abbaye de Saint-Sulpice de Rennes. Il subsiste encore le logement très mutilé des religieuses. Vue de la cour, la façade montre deux portes surmontées de sculptures montrant une reconstruction du XVème siècle. Vue du jardin, la façade comporte de vastes ouvertures marquant le XVIIème siècle. Dans la salle de gauche, subsiste une cheminée portant les armes sculptées du prieuré " 3 coquilles ". On y voit encore quelques vestiges de la chapelle des soeurs. Le long de la chapelle était le cimetière, dont il subsiste une pierre tombale. Ce prieuré a fait l'objet de nombreuses donations dont celle de dame Jacquette Coisnon, prieure de Sainte-Radégonde, qui donne de son vivant, en 1541, la métairie voisine de la Boisdrotière. Suite à la vente nationale des biens durant la Révolution, le domaine passe ensuite en différentes mains. En 1852, c'est François Watier, armateur à Nantes, qui effectue de grandes transformations dans les bâtiments transformés en ferme. On peut y voir aussi une des 7 statues de la chapelle qui avaient été enterrées à la Révolution, et qui se trouvaient à La Chénardière vers 1800 ;

la Carterie avec son moulin. Propriété de la famille de Sapinaud qui vend le domaine, en 1879, aux familles Pineau et Gautier pour la somme de 260.000 francs ;

la Chartrerie et son moulin. Ce domaine était jadis occupé par les Chartreux de l'Ordre de Cîteaux. Une chapelle existait alors. En 1713, les pères vendent le domaine à la famille Viau de Pé-Pucelle ;

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ANCIENNE NOBLESSE du LOROUX-BOTTEREAU

La châtellenie du Loroux appartient au début du XIIème siècle à la famille Botherel ou Botterel ou Bottereau, puis au XVème siècle, à la famille Machecoul. Gilles de Retz, compagnon de Jeanne d'Arc, crée un hôpital. Jean V, duc de Bretagne, qui eut à combattre contre la famille des Clisson, saisit une partie de leurs biens et en particulier l'Epine-Gaudin. Son fils, François II vend ensuite Le Loroux, à Pierre Landais, son trésorier général. Elle devient la propriété de Pierre Landais (décédé en 1485, trésorier de François II, duc de Bretagne) en 1474. La veuve de Pierre Landais, transmet l'héritage, par sa fille à La Noué Bras de Fer (capitaine calviniste du roi Henri IV au temps de la Ligue) à la fin du XVIème siècle. En 1600, le propriétaire, est le marquis de Goulaine et pendant deux siècles ces derniers, avec les Rosmadec, sont les hauts et puissants suzerains de la baronnie.

Les plus importantes seigneuries sont : Roche de l'Ouen, Beauchêne, Haie-Bottereau, Pé-Pucelle, Cour-du-Chêne, Dixmerie, Malonnière, Jaunais, Maillardière. Les nobles : Dubois de La Ferronnière, de Kérambar, Viau du Pé, Kergus, Bécherel du Chardonnet, Moricaud de La Haye, Roger de La Mouchetière, Bureau, Hamelin, Rosmadec-Goulaine, d'Achon-Walsh (Jaunais).... possédaient plus de la moitié du territoire du Loroux-Bottereau. Les bourgeois en détenaient 25% : Tiger, Dalaunay, Vrignaud, Bidard, Bureau, Mellet, Chon, Gigault-Reyneau, Pichelin, Pageot,...

La châtellenie du Loroux-Bottereau — Les noms des premiers seigneurs du Loroux-Bottereau paraissent dans une charte de 1105. A cette époque Allain, seigneur du Loroux, fils d'Amalgod et père d'Akarias surnommé Bottereau, fit une transaction avec l'abbé de Saint-Florent de Saumur (Bulletin de la Société archéologique de Nantes 1868, p. 307). En 1294, Guillaume Bottereau, Geffroy de la Tour et Mahé de la Celle possédaient chacun un tiers de la châtellenie du Loroux-Bottereau, pour laquelle ils devaient ensemble un chevalier d'ost à l'armée du duc de Bretagne (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1112). 

La meilleure portion de la châtellenie avec le château du Loroux appartint successivement aux sires de Machecoul (1341) et aux sires de Retz, — par acquêt en 1434 au duc Jean V qui la donna à son frère Richard de Bretagne, — par acquêt encore en 1474 au trésorier Pierre Landais dont un arrière-petit-fils Odet de la Noue la vendit en 1594 à Gabriel de Goulaine. Une autre belle partie de la châtellenie du Loroux appartenait encore à un Bottereau en 1401 ; elle passa ensuite aux sires de Bazoges, d'Acigné et de Montejean ; Claude de Montejean en épousant Christophe de Goulaine vers 1520, lui apporta cette seigneurie.

Voici ce dont se composait la châtellenie du Loroux-Bottereau, achetée en 1594 : « La ville du Loroux-Bottereau en sa plus grande partie renfermée de murailles, douves et fossez, dans laquelle on entre par quatre principales portes, avec fauxbourgs alentour » ; — « le chasteau du Loroux consistant en murailles, douves, forteresse et deux cours closes » ; — les halles et cohue, auditoire et prison dudit lieu ; — la métairie de la Duracerie ; — un four à ban dans la ville, des moulins à vent et à eau, — des dîmes — et des rentes par deniers, grains, chapons, etc. (Archives de Loire Inférieure, E882). Le château du Leroux avait été, dit-on, rebâti par Landais ; « il n'offre plus que des ruines sans caractère au sommet d'un coteau baigné par un étang ; on y voit encore l'entrée d'un souterrain » (Bretagne contemporaine, I 48).

Au château du Loroux étaient attachés les droits de guet et de capitainerie. En 1512 il y avait six gentilshommes des environs, tenus de se présenter armés pour garder ce château, chacun pendant quinze jours. C'était les seigneurs du Chesnay, la Rongère, Beauchesne, le Pépucelle, le Plessix-Moessart et Briacé (Archives de Loire Inférieure, v. Le Loroux). Voici en quoi consistait le devoir de chacun d'eux : « Il doit chaque année comparoir en personne, huit jours après l'assignation reçue, au chasteau du Loroux, devant le seigneur et son capitaine, estant en appareil d'homme d'armes et harnois blanc, monté à cheval, une lance à la main, l'espée au costé comme homme d'armes doit estre pour défendre ville et chasteau.... et doit dire la maison où il sera logé dans la closture de la ville, afin que si on a besoin de luy on l'aille quérir en son logix ; et durant les quinze jours, tous les matins, à l'heure du soleil levant, doit comparoir devant le capitaine et peut après aller à ses négoces, pourvu qu'il retourne le soir comparoir après le soleil couché.... Et doit laisser le licol de son cheval attaché à. l'étable où il aura couché, quand il sera hors de ville, pour marquer qu'il y retournera le soir ; et à la fin des quinze jours doit comparoir armé et à cheval pour prendre congé » (Déclaration du marquisat de Goulaine en 1696). 

Au seigneur du Loroux-Bottereau appartenaient : la supériorité et la fondation de l'église paroissiale dédiée à saint Jean-Baptiste, avec banc et enfeu au chanceau : la fondation de la chapelle Sainte-Catherine dans le Grand-Cimetière — le patronage et la présentation de l'aumônerie du Loroux, de la chapelle Saint-Lazare et de l'hôpital qui y est contigu (nota : Catherine de Machecoul, dame de la Suze, avait fondé cet hôpital et sa fondation fut confirmée en 1432 par son arrière petit-fils le fameux Gilles de Rets (ou Retz), seigneur du Loroux). — Enfin les patronage et présentation des trois chapellenies du Crucifix, de Sainte-Agnès et de Notre-Dame de Loudinière fondées en l'église du Loroux.

En 1448 le duc François II avait concédé à son favori Landais plusieurs foires dans la ville du Loroux (Archives de Loire Inférieure, B 9). Ces foires se tenaient en 1696 aux quatre fêtes de sainte Catherine, saint Blaise, saint Jean Porte-Latine et saint Laurent. Il s'y trouvait aussi un marché tous les mardis. Le seigneur du lieu avait sur les cabaretiers un droit de ban et étanche qui durait quarante jours. Un de ses tenanciers, habitant la Coindrie, lui devait chaque année « une paire de gants blancs de chevrotin » (Déclarations de Goulaine en 1594 et 1696). Le marquis de Goulaine possédait aussi en la paroisse du Loroux-Bottereau les seigneuries de la Houdinière et de la Roche qui représentaient peut-être le troisième démembrement de l'antique châtellenie en 1294. La Houdinière, propriété durant tout le XVème siècle des sires de la Jumelière, fut apportée par Louise de la Jumelière à son mari Christophe de Goulaine décédé en 1492. Elle consistait dans le manoir de la Houdinière et les métairies du même nom et de la Guessandière. Le seigneur de la Houdinière avait des prééminences en 1'église de Loroux dont il prétendait même être fondateur en 1534 ; il exerçait une haute juridiction et jouissait d'un droit de quintaine sur les nouveaux mariés des fiefs de la Houdinière, lesquels devaient « comparoir à cheval, courir et rompre leurs lances sous peine d'amende » (Déclarations de Goulaine en 1534). La seigneurie de la Roche du Pont-de-Louan se trouvait aussi en la paroisse du Loroux-Bottereau. Pendant les XVème et XVIème siècles la famille des Ridelières posséda cette terre qui appartenait encore en 1618 à François des Ridelières (Dictionnaire des terres nobles du comté nantais). Elle fut quelques années plus tard acquise par le marquis de Goulaine. Elle comprenait en 1696 « l'ancien manoir de la Roche avec son colombier, ses vignes, pressoirs et celliers à vin, » et la métairie de la Polardière. Elle donnait le droit de présenter une chapellenie dite de la Roche, annexée alors à celle de Goulaine. Enfin la petite seigneurie de la Giraudière s'étendait également en Le Loroux-Bottereau ; son domaine comprenait en 1696 « le manoir ruisné de la Giraudière et les métairies du dit lieu et du Margat »

(à compléter)

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