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LOURMAIS |
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La commune de
Lourmais ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOURMAIS
Lourmais tire son nom de l'Ormaie (lieu planté d'ormes).
Lourmais est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Combourg. Le bailliage des Templiers de Terre-Rouge s'étendait à Combourg et à Lourmais. La première mention de Lourmais concerne son église dont les bénédictins de l'Abbaye de Marmoutiers (en Touraine) en sont encore propriétaires en 1319. La paroisse de Lourmais est une ancienne trève de la paroisse de Combourg et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Saint-Malo.
Quoique nous ignorions les commencements de cette paroisse, il est toutefois certain que l'église de Lourmais fut donnée d'assez bonne heure aux Bénédictins de l'abbaye de Marmoutiers. Nous voyons, en effet, ces religieux posséder encore en 1319 le patronage de l'église de Lourmais, dont le recteur était alors présenté par le prieur de Combourg : « Ecclesia de Lormeio quam dat dominus prior Comburni » (Archives départementales d'Indre-et-Loire). Au XVIIIème siècle, le prieur de Combourg levait encore les dîmes de la paroisse de Lourmais, mais il ne présentait plus le recteur, que l'ordinaire nommait alors. Le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) nous apprend que le recteur de Lourmais avait 800 livres de revenu, et que M. Trans était seigneur de la paroisse (Pouillé de Rennes).
Les maisons nobles de Trémigon et de la Chalopinais ont eu leur importance historique, bien que vassales du château de Combourg. Une déclaration du comté de Combourg qui date de 1682, signale que son seigneur détient 450 journaux de Landes à Lourmais (La Lande Basse, Téblen et Nivée).
Les seigneurs de Trans (Trans-la-Forêt) détiennent les droits de fondation et de prééminence dans l'église de la paroisse de Lourmais. Cette baronnie de Trans appartient successivement aux familles Chantegrue (XIVème siècle), Du Boisbaudry (en 1383), Visdeloup de La Ville Théart (en 1745) et de La Motte de Lesnage (en 1765 et 1789).
On rencontre l'appellation Ecclesia de Lormeio en 1319.
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Lourmais : Julien Baron (il résigna en faveur du suivant). Alain Hougaz (pourvu en cour de Rome, il prit possession en 1558 ; mais l'évêque de Saint-Malo lui opposa Servan May, qui prit également possession). Servan May (il finit par débouter le précédent et demeura maître du bénéfice, qu'il ne résigna qu'en 1567). Jean Le Prince (il fut pourvu le 6 mai 1567). Gilles Arnould (il prit possession en 1585 ; décédé en 1591). Frère Gilles Bonenfant (religieux de l'abbaye de la Vieuville, il fut pourvu le 8 juillet 1591). Pierre Prioul (il résigna vers 1595). Jean-François Daumer (il prit possession le 28 février 1595 et résigna deux ans après). François Le Meignan (il prit possession le 8 juin 1597 ; décédé en 1632). Julien Gesnis (il fut pourvu le 1er octobre 1632). François Pasdeloup (1682, décédé en 1686). Gilles Rocher (il fut pourvu le 24 octobre 1686 ; décédé en 1716). Antoine Moulnier (pourvu le 21 décembre 1716, il gouvernait encore en 1722). Noël Flaux (décédé en 1747). Jean-Baptiste Boucher (il fut pourvu le 17 avril 1747 ; décédé en 1758). Olivier Homo (pourvu le 15 février 1758, il demeura jusqu'à la Révolution). Charles-Jean Regnault (1803-1810). Julien Bellier (1810, décédé en 1827). Thomas Dupuis (1827-1851). N... Charnal (1851-1869). Joseph Lebossé (1869-1876). Julien Louédin (à partir de 1876), ....
Voir
" Le
cahier de doléances de Lourmais en 1789
".
PATRIMOINE de LOURMAIS
l'église
Sainte-Anne (XVI-XVIIème siècle). L'édifice religieux primitif est, au
XIVème siècle, la possession des bénédictins de l'Abbaye de Marmoutiers.
Dédiée à sainte Anne, cette église se compose d'une simple nef à chevet
droit ; le tout paraît de la fin du XVIème ou plutôt du commencement du
XVIIème siècle ; la fenêtre en ogive du chevet est murée. On a ajouté
en 1860 à la nef une petite tour également ogivale. En 1696, le sire de
Combourg se fit maintenir dans son droit de supériorité à Lourmais ;
mais, comme nous venons de le dire, les droits de fondation et de prééminence
appartenaient au XVIIIème siècle au seigneur de Trans. Ce dernier avait même
au milieu du choeur, du côté de l'évangile, un enfeu et un tombeau élevé
de terre que l'évêque de Saint-Malo pria en 1752 Mme de Trans de faire
reculer, car les prêtres avaient peine à entrer dans la sacristie. Il y
avait quelques fondations dans cette église, une entre autres pour
l'entretien de la lampe (Pouillé de Rennes). Le clocher date de 1857-1860. Les
cloches datent de 1608 et 1866. On y voit de nombreuses pierres tombales ;
la
croix (XVème siècle), située à La Grenouillère ;
la
croix cylindrique, située au cimetière. Elle est ornée de cinq petits cercles ;
le
four à pain (XVIIème siècle), situé à Landrouillère. Restauré au XXème siècle ;
la
maison (1691), située à La Barre ;
la
maison (1702). Propriété de Mathurin Pistoul ;
A signaler aussi :
la
découverte de fragments de poteries et de tegulae, non loin des lieu-dits La Barre et Erbonne ;
l'ancien
manoir de la Chalopinais. Propriété de la famille de la Bouëxière en 1513 ;
l'ancien
manoir de Landrouillère ou Landrouyère. Ancienne propriété appartenant au
début du XVIIème siècle à la famille de Salans (entre autre à l'écuyer Pierre de
Salans et son épouse Charlotte Briolay). Il possédait jadis une chapelle
privée qui était desservie en 1637 par le chapelain Claude Servayan qui en
est pourvu le 27 février 1637 ;
l'ancien
manoir du Breil, situé sur la route Est de Combourg. Le manoir primitif du
XVIème siècle aurait appartenu à ces débuts à la famille de Beaumont (entre
autre à l'écuyer Pierre de Beaumont, seigneur du Breil-Varaine et de son épouse
Marguerite de la Bouëxière, fille de Jean de la Bouëxière, vers 1651). Réédifié
en 1862 par l'architecte Jean-Baptiste Martenot pour la famille Le Jariel
(Eugène Le Jariel, époux de Marie Lucie Mouton de la Salais), il deviendra
ensuite la propriété de la famille Le Hir, puis de la famille de Lorgeril et de
la famille Gautier. Le manoir primitif possédait jadis une chapelle privée ;
ANCIENNE NOBLESSE de LOURMAIS
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Lourmais. Lourmais dépendait jadis de la paroisse de Combourg.
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