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NOYAL-PONTIVY

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La commune de Noyal-Pontivy (bzh.gif (80 octets) Noal-Pondivi) fait partie du canton de Pontivy. Noyal-Pontivy dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de NOYAL-PONTIVY 

Noyal (-Pontivy) vient du gaulois « Novialum » (terre défrichée). Pontivy a été rajouté plus tard pour différencier Noyal des autres communes de même nom.

Noyal-Pontivy était autrefois une vaste étendue forestière et constituait une zone-tampon à la limite des évêchés de Vannes et de Saint-Brieuc. En 1233, Geoffroi de Noial cède son manoir de Noyal à Geoffroi de Rohan, chanoine de Saint-Brieuc et frère cadet du vicomte Alain VI. En 1283, un texte parle de cette habitation appelée "La Motte", situé au bourg même de Noyal-Pontivy et qui appartient à Alain VI, après la mort de Geoffroi de Rohan survenue peu après 1271. En 1683, La Motte appartient toujours à la famille de Rohan.

Vaste paroisse du diocèse de Vannes (doyenné du Porhoët), le territoire de Noyal(-Pontivy) a été démembré plusieurs fois : Saint-Gonnery devient paroisse en 1265, et Groshanvec le devient en 1387. Cette grande paroisse englobait autrefois plusieurs trèves : Gueltas en 1561, Kerfourn en 1677, Saint-Gérand en 1647, Saint-Thuriau en 1669. Ces trèves seront érigées en communes en 1839. Sous l'Ancien Régime, l'immense paroisse de Noyal-Pontivy compte quarante-sept seigneuries et vingt-neuf manoirs.

Dès le Vème siècle, il est fait mention de Noala. On trouve ensuite les appellations Nuial (au IXème siècle), Noueal (en 1448) et Noyeal (au XVème siècle).

On rencontre les appellations suivantes : Noyal Pontivi (en 1427), Noueal Pontivy (en 1448), Noyal Pontivy (à partir de 1464).

Note 1 : Noyal-Pontivy a été jusqu'en 1790 la plus vaste paroisse du diocèse de Vannes. Ce territoire, entouré de ses trêves de Gueltas, de Kerfourn, de Croixanvec, de Saint-Thuriau et de Saint-Géran, renferme en 1891 un total de 14247 hectares et 7788 habitants, sans compter ce que Pontivy lui a pris pour le civil. Depuis sa mutilation, Noyal-Pontivy possède encore, vers 1891, une superficie de 5345 hectares et une population de 3390 habitants, pour le civil. A ces chiffres il faut ajouter, pour l'église, le quartier qui touche Pontivy et qui appartient encore à la paroisse de Noyal. Sur la route de Pontivy à la Houssaye se voit un menhir en poudingue, de 4 m. de hauteur, sur lequel se débitent bien des contes. Près de Signan, on a trouvé, en 1829, 122 monnaies romaines à l'effigie d'Auguste, de Tibère, etc... Les émigrés bretons se rencontrent ici dès le VIème siècle. Saint-Gonery, prêtre, vint chercher la solitude dans la forêt de Branguily, édifia les habitants du voisinage, et convertit même par sa patience le seigneur du canton, nommé Alvand. Sainte Noyale vint aussi dans ces parages, suivant la tradition locale, et l'on montre encore, non loin de sa chapelle, deux rochers qui lui servaient, l'un de lit, l'autre de prie-Dieu. Une motte féodale se dressa au bourg actuel de Noyal et servit de base à un château fort. Après le passage des Normands, ce pays fit partie du vicomté de Porhoët et l'on voit, vers 1055, le vicomte Josselin I donner au prieuré de Sainte-Croix de Josselin, entre autres propriétés, la villa de Trémès en Noyal, aujourd'hui en Saint-Thuriau (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 242). Quand la seigneurie de Rohan fut constituée, vers 1116, par un démembrement du Porhoët, Noyal entra dans ce nouveau fief et y resta jusqu'en 1790, c'est-à-dire durant près de sept siècles. Les vicomtes de Rohan disposèrent souvent de dîmes et de divers biens dans cette paroisse. C'est même à l'extrémité de son territoire qu'ils construisirent le château de Pontivy, dont l'histoire trouvera place ailleurs. C'est en Noyal que ces puissants vicomtes établirent trois grandes foires franches : la 1ère à Noyal même, la 2ème à la Houssaye, la 3ème à la Brolade auprès de Pontivy. La première était la plus considérable : on y trouvait environ trois mille chevaux et quantité de marchandises de toutes sortes. Mais la vente ne commençait que lorsque le receveur de la seigneurie avait porté le gant levé, pour donner le signal des transactions. Toute vente faite auparavant était nulle et entraînait la confiscation de la marchandise au profit du vicomte (Hist. II. CLXVIII). Cette foire durait plus de quinze jours. On en profitait pour tenir les plaids généraux du vicomté, et y juger toutes les causes pendantes dans les cours ou sièges de Pontivy, de Corlay, de Loudéac et de Baud. On y jugeait également, et sur-le-champ, toutes les contestations qui s'élevaient entre les marchands. C'est au vicomte, ou à ses officiers, qu'il appartenait de fixer les mesures du blé, du vin, du drap dans toute l'étendue de la seigneurie. Au point de vue religieux, on peut remarquer le nom du Moustoir, près de Kerbras, qui semble rappeler un ancien établissement monastique. Le B. Maurice, abbé de Langonnet et de Carnoët, naquit vers 1113, au village de Groshaner, en cette paroisse. Ce village est arrivé aujourd'hui au titre de paroisse sous le nom un peu modifié de Croixanvec (en breton Croshavec). On voit, dans l'église de Noyal, une fresque fort ancienne qui représente plusieurs épisodes de la vie du Bienheureux. Une relique du B. Maurice a été transférée clans cette église, le 23 août 1891 (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : Noyale, selon la légende, fut princesse au Pays de Galles. Au cours du VIème siècle, elle, qui distribuait ses biens aux pauvres, partit pour vivre dans la solitude en Bretagne continentale. Elle traversa la mer sur un lit de feuilles.

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PATRIMOINE de NOYAL-PONTIVY

l'église Sainte-Noyale (1420). Vers 1420, la population de Noyal-Pontivy s'étant agglomérée surtout là où est aujourd'hui le bourg, le centre de la paroisse qui avait été jusqu'alors à Noyal-Guen se déplaça et une nouvelle église paroissiale fut construite sur l'emplacement d'une chapelle romane, dont on pouvait naguère encore voir des traces au mur Nord de l'église actuelle. Celle-ci est commencée en 1420, par le choeur, et achevée après 1457. Au-dessous de la grande fenêtre du choeur on lit l'inscription suivante : "Joh. Le M. en l'an MIIIIe et XX. J. Le Bras et J. Guéguen fabriq.". A la base du clocher on lit l'inscription : "Ceste ebvre fut commencée l'an M. CCCC. LVII. M. O. de Pontsal". L'église comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et un choeur à chevet plat. A la hauteur de la dernière travée s'ouvrent, sur les bas-côtés, de grandes chapelles formant croisillons. Les bas-côtés, aussi élevés que la nef, communiquent avec elle par de grandes arcades en tiers-point dont les archivoltes pénètrent dans des piles rondes et octogonale. Cette église est flanquée au Sud d'un porche flamboyant à tympan sculpté : le tympan intérieur représente la Vierge entourée de personnages. Le portail occidental, dont la double baie en anse de panier s'inscrit sous une accolade décorée de rinceaux de feuilles de vigne, est remarquable. Un autre portail au Nord est flanqué de personnages sculptés. Toutes les fenêtres en tiers-point ont des meneaux et un réseau flamboyants : celle du choeur a été restaurée lors de la restauration de l'église en 1889. Une voûte d'ogives a remplacé, au début du XXème siècle, l'ancienne charpente à sablières et entraits sculptés où l'on voyait plusieurs fois l'écu à sept macles de Molac. Le clocher carré, à galerie flamboyante, est élevé sur la chapelle Sud en 1457 : il est surmonté d'une flèche polygonale en pierre. Une tourelle polygonale accolée au clocher contient l'escalier. Un vitrail met en image la Passion de Jésus et raconte une scène du Couronnement de la Vierge. La grande verrière du choeur relate le martyre de sainte Noyale. Dans le bras nord, on peut voir des fragments de vitraux datant du XVIème siècle représentant le Massacre des Innocents et la Fuite en Egypte. L'autel Saint-Maurice, en pierre polychrome, date de 1512 : une fresque relate, en trois panneaux, des faits représentatifs de la vie de saint Maurice. Dans la sacristie, on trouve une statue de saint Mériadec en pierre datée du XVème siècle et une belle croix processionnelle en argent sur âme de bois du XVIIème siècle, provenant de la chapelle Sainte-Noyale. Dans le cimetière, se trouvait jadis un curieux cercueil de granit du IVème siècle, dit "tombeau de saint Mériadec". Près de l'église se dresse une croix-calvaire datée du XVème siècle ;

Nota 1 : L'église paroissiale est sous le vocable de sainte Noyale, vierge et martyre, honorée le 6 juillet. Cet édifice est en grand et moyen appareil, et a la forme d'une croix latine avec deux bas côtés à la nef. Le mur nord du choeur, reste sans doute d'une plus ancienne construction, avait deux petites fenêtres romanes. On lit les inscriptions suivantes, l'une au-dessous de la grande fenêtre du choeur : Joh. Le M. en l'an M.IIIIc et XX. J. Le Bras et J. Guéguen fabriq : l'autre, un peu au-dessus de la base intérieure de la tour : Ceste ebvre fut commencée l'an M.CCCC. LVII. M. O. de Pontsal, (époque du rectorat d'Olivier de Pontsal). Ses dimensions dans œuvre sont de 42 m. sur 17 environ. Le choeur est carré et possède au fond une fenêtre remarquable. Le transept nord présente des vitraux à compartiments variés, et un lambris chargé de peintures. Le transept sud supporte une tour carrée, surmontée d'une flèche polygonale en pierre. Cette tour contient quatre cloches, pesant ensemble 3,739 kilogrammes, qui ont été bénites le 23 octobre 1887. La nef est bordée, de chaque côté, de cinq arcades ogivales, portées par pénétration sur des colonnes cylindriques ou sur des piliers polygonaux. Partout des entraits sculptés et des sablières à fleurons et personnages ; on y remarque un écusson à 7 macles, qui peut se rapporter, suivant les couleurs, à Rohan, Molac ou Kercado. Les autels latéraux sont dédiés au Rosaire et à la sainte Vierge, sans compter la chapelle des Fonts ou de saint Jean-Baptiste, bénite en 1736. L'antique église a été restaurée, en 1889, de la façon la plus heureuse ; débarrassée de tout ce que les siècles y avaient entassé d'anormal, elle a retrouvé sa physionomie primitive. Cinq beaux vitraux, dans le choeur, et un dans le bas de l'église, représentent les diverses circonstances de la vie de sainte Noyale. Ils reproduisent à peu près les peintures que l'on voyait sur un vieux Lectrin ou Jubé, démoli, en 1684, par ordonnance de M. Eudo de Kerlivio, vicaire général, assisté de son promoteur, M. Le Queux, recteur de Bignan. Ce jubé avait été démoli pour permettre de voir plus facilement un retable qu'on venait de placer au maître-autel. Ce retable, à son tour, a disparu lors des dernières restaurations. Dans l'ancienne sacristie se trouve une statue en pierre, mutilée, de saint Mériadec, et dans le cimetière un cercueil en granit, que le peuple lui attribue également. Mais il y a ici une erreur manifeste, car saint Mériadec, mort en 666, fut inhumé dans la cathédrale de Vannes, et le cercueil de Noyal, avec sa logette circulaire pour la tête, est du IXème siècle. A un kilomètre du bourg se voit la fontaine monumentale de sainte Noyale, ornée de niches et pignons à crochets, et datée de 1600. Les chapelles de la paroisse sont les suivantes : — 1° Sainte-Noyale, en breton Santéz Noaluen, et anciennement Noyal-guen, est située vers le nord-ouest. C'est un édifice dont la reconstruction fut commencée en 1423, suivant une inscription gravée dans le porche. Sa forme est celle d'une croix latine, de 30 m. de longueur sur 5 seulement de largeur. A l'ouest s'élève une tour carrée en pierre, terminée par une flèche en ardoises. Les fenêtres de la chapelle sont ogivales, avec des meneaux en fleurs de lis. Le lambris est chargé de peintures modernes, représentant en plusieurs tableaux, dans la nef la vie de sainte Noyale, et dans le choeur les principaux traits de la vie de Jésus-Christ. Le choeur a été restauré en 1719. Cette chapelle occupe la place de l'ancienne église paroissiale. On sait en effet, par les archives du Chapitre, que cette paroisse s'appelait jadis Noyalguen et qu'elle portait encore ce nom en 1387. On peut présumer que l'église paroissiale tombant de vétusté, on aura profité de cette occasion, vers 1420, pour transférer le service religieux au bourg actuel de Noyal, qui est plus central. Auprès de la chapelle se voit une belle croix de pierre, dressée en 1424 par les soins de C. Le Bras et de M., sa femme. — 2° Saint-Jean, à Noyalguen, auprès de la chapelle précédente. C'est un tout petit édifice, qui s'ouvre par les côtés, pour laisser voir le prêtre à l'autel. On y voit quelques sculptures grossières sur les sablières et sur les entraits, et de mauvaises peintures au lambris. — 3° Sainte-Noyale, au presbytère, chapelle construite en 1708 par le recteur Joseph du Bouétiez, et appelée la Petite-Sainte-Noyale, pour la distinguer des deux églises du même nom. C'est le même recteur qui, neuf ans auparavant, avait reconstruit le presbytère. — 4° Sainte-Madeleine, au bourg, mentionnée en 1661, et servant aux cordiers. Elle n'existe plus, et son emplacement est occupé, en 1891, par le couvent des Soeurs. — 5° Sainte-Marguerite, au sud du bourg ; l'abbé de Bon-Repos fut condamné à la réparer, par arrêt de 1640 ; elle n'existe plus aujourd'hui. — 6° Saint-Mélar, vers l'ouest, auprès de Pontivy ; le voisinage de la ville la rendant inutile, on l'a récemment abandonnée : elle est actuellement en la commune de Pontivy. — 7° Notre-Dame de la Houssaye, au village de ce nom, vers le sud-ouest ; chapelle remarquable, commencée en 1438, en grand et moyen appareil. Sa forme est celle d'une croix latine, avec un commencement de bas côtés ; le reste de la nef est simple et est précédé d'une tour carrée, datée de 1750 et surmontée d'une flèche qui se voit de fort loin. Les fenêtres sont ogivales, à meneaux flamboyants, et possèdent encore quelques vitraux peints. Au chœur un beau retable en pierre représente les différentes scènes de la Passion ; les personnages sont nombreux, mais beaucoup ont été mutilés. On y lit : Ceste opvre fut commencée le XVIIème jour de may l'an M. CCCC. XXX. VIII. C'est près de cette chapelle, et en défendant un pont sur le Blavet, que fut blessé mortellement le jeune ligueur René du Dresnay, seigneur de Kercourtois (1594). — 8° Sainte-Barbe, au village de Poulvern, au sud de Noyal. Le plan est rectangulaire, en grand et moyen appareil. Les fenêtres ogivales, à meneaux flamboyants, renferment des restes de vitraux, avec des légendes en caractères gothiques. Les peintures du lambris représentent divers traits de la vie de sainte Barbe. — 9° Saint-Arnoulf, vers l'extrémité orientale, ne renferme rien de particulier. On est porté à croire que le village de Guénolay avait jadis une chapelle dédiée à ce saint, et que celui de Saint-Dré en avait une autre sous l'invocation de saint André ; mais on ne saurait dire la même chose de Saint-Niel, dont le nom ancien était Saniel. Les frairies étaient en 1756 celles du bourg, de Sainte-Noyale, de Saint-Mélar, de la Houssaye, de Sainte-Barbe et de Saint-Arnoulf. Mais antérieurement elles devaient être plus nombreuses. Les chapellenies étaient celles de : — 1° Boduic, mentionnée en 1516, fondée probablement par un seigneur de Boduic en Cléguérec ; — 2° Jean Allio, recteur de Saint-Goustan d'Auray, chargée d'une messe, chaque samedi, à la Houssaye ; — 3° Louis Chantrel, recteur de Noyal, fondée en 1653 et chargée de deux messes par semaine ; — 4° Olivier Sivien, prêtre, desservie d'une messe, chaque jeudi, dans l'église paroissiale ; — 5° Olivier Menec, curé de Noyal, fondée en 1707 et chargée de plusieurs messes par semaine ; — 6° Louis Kermelin et femme, fondée vers 1700 et chargée d'une messe chaque mardi ; — 7° Mlle Rio, à la présentation du recteur, desservie au maître-autel de l'église paroissiale ; — 8° Jean Le Mestrie, prêtre, également desservie au maître-autel de l'église paroissiale ; — 9° Groarin, — 10° Trégaray, — 11° Le Métayer, — 12° Mahé, connues seulement par les noms des fondateurs. Il est bon de noter, en passant, le nom du village de Clandy, qui rappelle un refuge de lépreux ou de cordiers, ou au moins un ancien hôpital. Le recteur de Noyal percevait la dîme, en dernier lieu, à la 33ème gerbe, sur les trois quarts de sa paroisse ; l'abbé de Bon-Repos la levait sur le reste, à la 11ème gerbe, pour l'entretien des petites écoles. Le recteur avait en outre son casuel et le tiers des oblations, mais il avait aussi à payer les curés des trèves de Saint-Géran, Gueltas, Kerfourn, et Saint-Thuriau ; aussi son revenu net, en 1756, n'était évalué qu'à 2,241 livres. Noyal était du vicomté puis duché de Rohan, du doyenné de Porhoët, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il perdit ses quatre trêves, fut érigé en commune et même en chef-lieu de canton du district de Pontivy, et eut dans sa circonscription les communes de Saint-Géran, Croixanvec, Saint-Gonnery, Kerfourn et Saint-Thuriau. En 1791, le recteur et ses six curés prêtèrent par surprise le serment exigé, mais ils le rétractèrent presque aussitôt. Bientôt on vendit nationalement les maisons et les pièces de terre appartenant aux chapellenies et à la fabrique, et elles étaient nombreuses. Les habitants, privés de la liberté de leur culte et vexés par les républicains, fournirent de nombreux volontaires à la cause des royalistes. En 1802, Noyal perdit son titre de canton, et fut annexé à celui de Pontivy. L'année suivante, au rétablissement du culte, il perdit définitivement ses trèves qui, étant communes depuis 1790, furent alors érigées en succursales ou paroisses distinctes (J-M. Le Mené - 1891).

Nota 2 : Le tombeau de saint Mériadec : Dans le cimetière de Noyal-Pontivy se trouve un cercueil de granit, long de 2m,40, large de 0m,90 à la tête et de 0m,40 aux pieds : il est taillé de manière à figurer en creux la place de la tête. On le connaît dans le pays sous le nom de Tombeau de saint Mériadec. Cette tradition a-t-elle quelque valeur ? Peut-elle se rapporter à saint Mériadec, évêque de Vannes ? J'essaierai de répondre à ces questions, en déterminant, d'une manière approximative, l'époque de la construction de ce tombeau et celle de la mort du solitaire de Stival. Il ne sera pas nécessaire d'entrer dans les détails de la légende, ni de discuter longuement l'autorité des documents sur lesquels elle s'appuie. 

I - Le culte de saint Mériadec s'étend à différentes paroisses de Bretagne. Plusieurs édifices lui ont été consacrés : la chapelle du château de Pontivy, l'église paroissiale de Stival, la chapelle qui porte le nom du saint en Plumergat. Dans le diocèse de Tréguier se trouvait "une ancienne chapelle appelée Traoun-Mériadec, c'est-à-dire, le Val de Mériadec, en la paroisse de Plougasnou, au lieu où est maintenant la chapelle de Saint-Jean-du-Doigt " (Vies des saints de Bretagne, par D. Lobineau, édit. de M. Tresvaux, 1836, t. II, p. 124). Divers Propres de diocèses contiennent sa légende : l'ancien Bréviaire de Nantes et celui qui fut publié, en 1790, par Mgr de La Laurencie ; les Propres de Vannes de 1660, de 1726, de 1757, ce dernier réimprimé sans correction en 1849. Les Actes, insérés dans le vieux Légendaire de Tréguier, ont été vus par le P. Albert Le Grand. Ils ont été la base des Vies du Saint. Les Bollandistes n'ont fait que reproduire les détails fournis par le livre du P. Albert Le Grand. La date de la mort de saint Mériadec varie avec les auteurs. Ne pouvant entrer ici dans de longs développements que l'objet de ce travail ne comporte pas, nous dirons seulement que, suivant la plupart des hagiographes, le saint évêque de Vannes a vécu au milieu du VIIème siècle. Le Propre du diocèse, imprimé, en 1660, par ordre de Mgr Charles de Rosmadec, met son ordination vers l'an 659. Le Propre, dû à Mgr de Bertin et repris en 1849, indique le commencement du VIIème siècle comme l'époque de sa naissance et l'année 666 comme la date approximative de sa mort : " Mereadocus..... ortus est ad initium seculi septimi..... Circa annum sexcentesimum sexagesimum sextum.... obiit " (Propre de Vannes, off. du 7 juin). De tous les écrivains qui ont parlé de saint Mériadec, D. Lobineau (Vies des saints de Bretagne) est le seul qui le porte dans une période différente. Il le fait vivre au XIVème siècle. Se fondant sur ce passage de ses Actes qui donne au seigneur du pays le nom de vicomte de Rohan, il fait observer, avec raison, qu'il n'y avait pas de vicomte de ce nom au VIIème siècle. Nous n'avons pas à discuter les sentiments des auteurs sur le sujet qui nous occupe, nous les exposons seulement. Peut-être néanmoins sera-t-il permis de placer ici quelques remarques. N'est-il pas à croire que l'auteur des Actes ou un copiste du XIVème siècle aura substitué ce titre et ce nom de Rohan au nom du seigneur de Stival, afin de flatter une famille alors puissante dans la province ? (Note de M. Tresvaux, loc. cit., p. 120). Le Légendaire de Tréguier fixe la mort de saint Mériadec à la sixième férie de juin de l'an 1302. D'après D. Lobineau lui-même et d'autres auteurs, ce recueil parait avoir été écrit au XIVème siècle ou dans les premières années du XVème. Ne peut-on penser encore que ce millésime a été mal lu ou mal copié et qu'il n'indique pas autre chose que l'année et le jour où le manuscrit a été achevé ? Du reste, la question parait insoluble, le Légendaire de Tréguier, le seul document où il fût possible de se renseigner, ayant disparu, depuis la Révolution, avec toutes les archives de cette église. D'ailleurs, ces Actes ne jouissent pas d'une bien grande autorité. L'affirmation que le solitaire de Stival descendait du Konan Mériadek, — insertion insérée au Propre de Vannes de 1757, — l'histoire de l'extermination des brigands et de l'établissement de trois foires à Noyal, et d'autres détails encore, comme les mille génuflexions par jour et les mille par nuit, semblent bien n'être que des additions ou des changements dus à l'excessive crédulité du copiste ou au désir de faire honneur à la famille de Rohan qui se prétendait issue du fabuleux fondateur de la royauté bretonne. 

II - L'usage de l'ensevelissement dans des cercueils de pierre a été pratiqué pendant de longs siècles ; il a subsisté du IVème au XVIIème, avec des variations diverses dans la forme des tombeaux. Ce n'est pas le lieu de rechercher l'histoire de ces modifications. Il convient de s'arrêter uniquement au genre qu'affecte le tombeau dit de Saint-Mériadec. Dans ces bières, au lieu d'être faite carrément et en forme d'auge, l'excavation est ménagée dans des proportions répondant à l'ampleur des membres : arrondie à l'endroit où la tête devait reposer, elle s'élargit aux épaules et se rétrécit graduellement avec le corps jusqu'à la place des pieds. Or, sans apporter d'autre témoignage, il suffit de dire, avec M. de Caumont (Cours d'antiquités monumentales, 6ème partie, p. 312), que cette forme n'a été attribuée aux cercueils de pierre que du XIIème au XIVème siècle. Il faut donc rapporter à une date comprise dans ces limites la construction du tombeau de Noyal-Pontivy. Il s'agit maintenant de déterminer, à l'aide des données précédentes, la valeur de la dénomination qu'il a reçue dans le pays. D'après un sentiment — à mes yeux, le mieux appuyé, — saint Mériadec, évêque de Vannes, a vécu au VIIème siècle. Le tombeau de Noyal-Pontivy, par sa forme spéciale, ne peut avoir de droit à porter son nom, puisque les cercueils de pierre n'ont été ainsi excavés que du XIIème au XIVème siècle. D'après l'autre opinion, saint Mériadec serait mort en 1302. Cette date concorderait avec l'époque où cette forme de bière a été en usage. Mais il faut considérer le lieu où l'évêque a été inhumé. Or, le P. Albert Le Grand affirme qu'il fut enterré dans l'église cathédrale de Vannes. Les Bollandistes signalent le même fait, qui est étalement indiqué au Propre du diocèse " in Cathedrali sepultus " (Off. du 7 juin). Le tombeau de Noyal-Pontivy, dont la construction remonte à la période comprise entre le XIIème et le XIVème siècle, ne peut donc être celui de saint Mériadec, à supposer même que ce dernier eût vécu vers cette époque. Mais comment expliquer la dénomination qu'il a reçue et que la tradition lui maintient ? Ici, nous devons nous contenter de conjectures qui, il faut l'avouer, ne s'appuient sur aucun fait. Avant d'être appelé au siége épiscopal de Vannes, saint Mériadec séjourna dans le voisinage de Noyal-Pontivy, à Stival. Le souvenir de ses vertus et peut-être de bienfaits obtenus par son entremise, vécut longtemps parmi le peuple. Dans le cours des âges, la mémoire des faits est devenue moins distincte ; le nom est resté, on s'est rappelé confusément que Mériadec a demeuré dans la contrée, mais on a oublié les événements de la fin de sa vie et son inhumation à Vannes. A une époque relativement récente, mais qu'on ne peut préciser, lorsque le tombeau a été découvert, le peuple a été surpris de sa forme caractéristique ; il lui a reconnu, avec raison, une haute antiquité ; et, jugeant qu'un cercueil de ce genre devait indiquer un grand personnage, il en a fait celui d'un des saints du pays. Peut-être encore faut-il admettre qu'un Mériadec, différent du Saint historique, mais, comme lui, éminent par sa sainteté, a vécu à Noyal, vers l'époque à laquelle se rapporte ce tombeau et qu'il y a été réellement déposé. Dans cette hypothèse, on s'expliquerait sans difficulté que, le confondant avec le solitaire de Stival, le peuple eût attribué à ce dernier ce qui serait vrai de son homonyme. Quoi qu'il en soit, le tombeau de Noyal-Pontivy n'a rien de commun avec saint Mériadec, évêque de Vannes (l'abbé Euzenot).

la chapelle Sainte-Noyale (1423), encore surnommée "Noaluen" (contraction de Noyal-Guen) et édifiée à l’emplacement de l’ancienne église paroissiale. De l'ancienne église de Noyal-Guen sont conservées à l'ouest du mur sud de la nef des maçonneries datant, semble-t-il, du XIIème siècle. Devenu chapelle au début du XVème siècle, l'édifice est reconstruit à partir de 1423 (date donnée par une inscription du porche méridional) sur un plan en croix-latine. Le choeur, à chevet plat, a été restauré en 1719. Au Sud se trouve un porche carré, à voûte inachevée retombant sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuillages, des rinceaux formés de feuilles de vigne courent dans les archivoltes de l'arcade extérieure tandis que la baie jumelée en anse de panier qui donne accès à l'église s'inscrit sous une accolade portée par des anges. Le porche occidental supporte un clocher carré amorti d'une flèche en ardoises, auquel on accède par un petit escalier tournant en pierre. Les pans coupés, recouverts d'ardoises et ponctués aux angles de douze petits clochetons, font de la tour de la chapelle un élément architectural particulier. Le portail intérieur de ce porche, s'ouvrant par une haute arcade en tiers-point, n'est pas dans l'axe de la nef. Le larmier, de chaque côté du porche Sud, est orné de rinceaux de feuilles de vigne. Les réseaux des fenêtres en forme de fleur de lis semblent postérieurs. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée imitant, sur le carré du transept, une voûte d'ogives. La sacristie date de 1719. Dans l'enclos de la chapelle se trouve une croix datée de 1424. De part et d'autre du retable, sainte Noyale et saint Marc se tiennent dans leur niche respective. Dans la niche de l'étage supérieur se trouve Marie et son fils. Les peintures des lambris du XVIIème siècle racontent la légende de sainte Noyale (fille de roi en Angleterre). Sur la croisée de la chapelle, d'autres peintures représentent huit saintes martyres dont Apolline, Catherine, Barbe, Marguerite, ainsi que des scènes de l'histoire du Christ et de la Vierge. Un plat à quête, en cuivre et portant le nom du trésorier Estienne Le Mouël, date de 1728 ;

la chapelle Sainte-Barbe (XVIème siècle), située au village de Poulven (ou Poulvern), au sud de la paroisse de Noyal-Pontivy. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire à décoration flamboyante et couvert d'une charpente à sablières et entraits sculptés. Les peintures des lambris illustrent la vie de sainte Barbe. Dans le réseau flamboyant des fenêtres, se voient encore des vitraux du XVIème siècle. A la fenêtre du Sud, sont représentées des scènes de la vie de sainte Barbe. A celle du chevet, quelques fragments figurent des écus armoriés ;

l'oratoire Saint-Jean (1424). Il est de forme rectangulaire et couvert d'une charpente à sablières et entraits sculptés. Le lambris est couvert d'une peinture du début du XVIII-XIXème siècle représentant la vie de sainte Noyale ;

la statue de l'Ankou (XVème siècle), située près de l’église ;

les trois fontaines (XVI-XVIIème siècle). La légende prétend que la future sainte Noyale aurait perdu à l'emplacement des trois fontaines trois gouttes de sang desquelles auraient jailli trois sources ;

le manoir de Kerponner (XVIIème siècle), propriété de Laurent Bouezo (en 1638), et de la famille Douville (en 1746) ;

la tombe de François-Marie Cadic, auteur de 16 volumes de « Contes et Légendes de Bretagne » entre 1903 et 1925 ; 

l'ancien moulin à eau de Bellechère ;

A signaler aussi :

l'ancien manoir de Bellechère ou Bellechière ou Bonnechère appartenait en 1440 au vicomte Alain IX de Rohan. Le "Mémoire" de Jean II de Rohan précise en 1479 qu'un rassemblement chevalin a lieu à Bellechère. Au début du XVIIème siècle, la foire aux chevaux (rassemblement de près de 3000 bêtes) est transférée de Bellechère à Pontivy. En 1638, la métairie de Bellechère est affermée 72 livres par Marguerite de Rohan. Puis au XVIIIème siècle, le manoir devient la propriété successive des familles Guillemot, Anthron et Allanic (dont l'un des membres est maire de Pontivy de 1770 à 1777). Ce manoir a été plusieurs fois reconstruit et on y trouve un puits assez ancien ;

l'ancien manoir de Kerboutier (XVIème siècle). La seigneurie est citée dès le XIVème siècle. Propriété successive des familles Thermelin (en 1377), Lantivy (en 1448), Kerboutier (en 1477 et jusqu'à la fin du XVIème siècle), Le Floch (au XVIIème siècle), La Coudraye, La Haye, Bahuno, La Pierre (en 1790), Langle (au XIXème siècle) et Maingard. La chapelle privée a disparu ;

l'ancien manoir de Kerscomard (XVIIème siècle). La seigneurie a appartenu à la famille Bellanger, puis à la famille Barisy ;

l'ancien manoir du Verger. Ce manoir, mentionné en 1233 et en 1362 et encore appelé "La Motte", a appartenu à la famille Rohan. Il a été reconstruit semble-t-il vers 1639 (comme l'indique une inscription gravée dans la pierre de l'escalier), sur l'emplacement du château de la Motte. Il est occupé au début du XVIIIème siècle, par des officiers de la Compagnie des Indes, dont le siège est à Lorient. Il appartient à la famille Le Gallo vers 1760. Il est habité par M. Coudé (médecin parisien) à partir de 1766 et reste dans cette famille jusqu'au début du XXème siècle, puis passe à M. Julien Le Bellour. Les héritiers de ce dernier le vendent à la municipalité et il est transformé ensuite en mairie en 1962. On dit qu'il y avait un souterrain qui rejoignait Kerboutier (il se trouvait dans les terres de la ferme du Verger)

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ANCIENNE NOBLESSE de NOYAL-PONTIVY

En plus de la seigneurie de Rohan, les autres seigneuries de Noyal (aujourd'hui Noyal-Pontivy) étaient :

1° Bellechère, aux Guillemot, Anthron, et Allanic.

2° Chefdeville, près de Pontivy.

3° Crécran.

4° Fontaineué, à J. Le Bodic, en 1440.

5° Guernic, à l'est-sud-est.

6° Kerbellec, à l'ouest.

7° Kerboutier, au sud, aux Lantivy, Le Floch, ...

8° Kerhéru, aux Larlan en 1619.

9° Kergal, aux Lentivy du Rest.

10° Kergrézil, vers l'ouest.

11° Kerguistin, au nord-ouest.

12° Kerimaux-le-Bois, au nord-est.

13° Kerjean, à l'est.

14° Kerlagadec, au sud.

15° Kerliern, vers l'est, aux Affrédic.

16° Keropert, au sud-ouest, près du Blavet.

17° Kerponner, au nord-ouest, aux Douville en 1746. 

18° Kerscomar, au sud-ouest, aux Bellanger, aux Barisy.

19° Kervers (ou Kervert), près de Pontivy, mentionné en 1274 (Pr. I. 1033).

KERVERT, QUERVEUR ou GUERVEUR. Terre et maison noble en la paroisse de Noyal-Pontivy, évêché de Vannes, est déjà mentionnée près de Pontivy en 1274 ; appartenait en 1448 à Henry Le Parisy ; apportée en dot à Jacques de Lantivy de Kervéno en 1641 par Catherine Couppé, sa femme, laquelle était remariée au vicomte de la Fresnaye lors du dénombrement des terres nobles de Vannes en 1666 ; ensuite aux Lantivy. Les lieu, maison et manoir noble de Querver, avec toutes ses appartenances et dépendances, tant en maisons, jardins, « vergers, issues, pourpris, bois de haute futaye, moullins, methairies, estangs, terres arrables, et non arrables, communs, gallois, prés, prairies, rabinnes, hommes et subjects, et autres apartenances, relevent prochement dudit duché (de Rohan) aux devoirs de foy hommage, chambellenage, rachat, lods et ventes, etc. Led. lieu possedé par escuyer René de Lentivy, sieur de Guerveur » (Archives Nationales, P. 1684, p. 253. Dénombrement de 1682). Le sieur de Kervers était sergent féodé du duc de Rohan et, en cette qualité, chargé de dresser le rôle des rentes et censives des ville et faubourgs de Pontivy pour la recette officielle (Théodore Courtaux, 1899).

20° Quistinidan, au sud-ouest.

21° Saint-Melar, près de Pontivy.

22° Signan, au sud-ouest, sur le Blavet.

23° Stanguic, au nord-ouest, aux Larlan en 1643.

24° Tal-er-guér.

25° Le Verger, à la famille Gallo.

26° Villeneuve.

(de J-M. Le Mené).

KERINQUELOU. Manoir noble en la paroisse de Noyal-Pontivy, évêché de Vannes, appartenait, en 1427, à Eon Kerinquelou ou Kerinquelon, en 1440, à Jean de Kerinquelou. Depuis 1448 aux Lantivy. (Ms français 8312, f° 60 verso). En 1666 cette maison noble, avec ses métairies et appartenances, était possédée par Athanase Le Moyne, écuyer, y demeurant (Théodore Courtaux, 1899).

KERLEAU D'EN BAS, paroisse de Noyal-Pontivy, évêché de Vannes. « Jean de Lantivy, escuyer, sieur du Rest, mary et procureur de droit de dame Nicole Hamon, doit sur sa tenue de Kerleau de rente annuelle, seigneurialle et feodalle, neuff livres tournois cinq sols de rente, foy et hommage, etc. » (Archives Nationales, P. 1684, p. 133. Dénombrement du duché de Rohan de 1682). Jacques de Lantivy, fils dud. Jean de Lantivy, fut aussi seigneur de Kerleau ou Kerlot. KERGUICHART ou QUERGUICHART, en la vicomté de Rohan, avec ses appartenances et ses sujets, relevait également en 1682 de lad. vicomté aux devoirs de foi et hommage, rachat, lods et ventes, chambellenage, etc., et appartenait aux Lantivy du Rest (Archives Nationales, P. 1684, p. 277) (Théodore Courtaux, 1899).  

LE REST. Seigneurie et manoir en la paroisse de Noyal-Pontivy, évêché de Vannes. Aujourd'hui Rest-er-Bouer, commune de Saint-Thuriau. Avec toutes ses appartenances et dépendances, tant en maisons que jardins, vergers, pourpris, issues, terres arables et non arables, etc., relevait prochement du duché de Rohan aux devoirs féodaux accoutumés (Dénombrement du duché de Rohan de 1682. Archives Nationales, P. 1684, p. 269). Vers 1899 château à la famille d'Ercour. Les Lantivy habitèrent ce manoir depuis 1604 jusqu'à la Révolution, époque à laquelle il fut saisi et vendu nationalement, ainsi que toutes les terres qui en dépendaient. A donné son nom à un rameau de la maison de Lantivy (Théodore Courtaux, 1899).

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 11 nobles à Noyal-Pontivy : Guillaume de la Haye et sa mère, Jehan Le Bodic et son fils Jehan, Jehan de Larlan et sa mère et Jehan de Larlan son oncle, Guillo Coetmeur et Jehan son fils, Eon Hazeuizou, Jehan Robio de Tresmaes, Jehan Perihc son gendre, Jago Carnac, Eon Guerniglo et Jehan son fils, Nicolas Le Medec, Jehan Allain son gendre. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Noyal-Pontivy :

Allain LE BAUDOUIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Gillet KERBOUTIER (200 livres de revenu) : excusé ;

Guillaume COETMEUR (50 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan de LARLAN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan GUERNIQUELO (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan LE BODIC, remplacé par Allain Le Peniguel (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan de LA HAYE (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles de Noyal-Pontivy :

François de MALESTROIT, sieur de Coetuhan, domestique de Monsieur le Mareschal (500 livres de revenu) ;

Jehan de LARLAN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE BAUDOUIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de LA HAYE (800 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;

Allain BODIC (20 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume COETMEUR (30 livres de revenu) ;

Robert du RESTO (15 livres de revenu) ;

Jehan du LINDREUC (300 livres de revenu) ;

Jehan de TREMAYS, remplacé par son fils (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Perrot LE PELLETIER : défaillant ;

Guillaume ALLIO : défaillant ;

Yvonnet MARIGO (400 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;

Pierre de GUERNIQUELLO (40 livres de revenu) ;

Guillaume HAZEUIZO, remplacé par Jehan Hazeuizo : porteur d'une brigandine ;

Yvon TOUZO (20 livres de revenu) ;

Les héritiers Perrot BERNARD (20 livres de revenu) ;

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