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La commune de Pont-l'Abbé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PONT-L'ABBE
Pont-l'Abbé vient de « Pons Abbatis » (1289), un pont construit par les abbés de Loctudy et/ou les seigneurs du Pont au XIème siècle.
Il semble que Pont-l'Abbé soit un démembrement des anciennes paroisses primitives de Plobannalec et de Plonivel. Des seigneurs construisent une motte féodale à la tête du pont de Pont-l'Abbé, terre de l'abbaye de Loctudy que les premiers seigneurs trouvent abandonnée après le passage et le pillage des Normands au IXème siècle. Ces seigneurs (du Pont, semble-t-il) et les abbés de Saint-Tudy construisent au XIème siècle un pont, le pont « Pons-Abbatis ».
Le bourg de Pont-l'Abbé commence à prendre de l'importance vers 1350 avec la fondation, par Hervé III, du premier hôpital de Saint Jean près de la rivière et de la chapellerie de Saint-Tudy dans l'enceinte de son château du Pont. Le 4 mai 1383, sous le règne du duc Jean IV et l'épiscopat de Geffroy Le Marrec (1376-1383), Hervé IV fait construire un monastère : Hervé IV, baron du Pont, et sa femme Péronnelle de Rochefort font alors appel à des religieux du Mont Carmel pour catéchiser les hommes de leur domaine. On trouve les chartes de fondations de 1383 et deux chartes ducales la confirmant, l'une de 1383, l'autre de 1486. La construction est un moment menacée ou tout au moins retardée par la mort de la dame du Pont, Péronnelle, survenue en 1383. Jeanne du Pont, dame de Kerlizian et de Keruras, prend alors le monastère sous sa protection. Le baron donne à ces religieux son manoir de Keranguen et ses dépendances et le duc Jean IV confirme la donation le 3 août 1393. Ce monastère est embelli par les soins de Sébastien de Rosmadec, baron de Molac, curateur d'Hélène de Beaumanoir, dame du Pont, et surtout par l'évêque-écuyer Bertrand de Rosmadec (1416-1425).
La baronnie de Pont-l'Abbé, qui envoyait aux Etats, comprenait les paroisses ou trèves de Loctudy, Plonivel, Treffiagat, Treguennec, Tréméoc, Combrit Lambour (trève de Combrit), Bodivit, Saint-Jean-Trolimon, Plonéour, Saint-Honoré (trève de Lanvern), Tréoultré, Penmarc'h. Tréoultré était une propriété donnée en dot à une dame de Rostrenen (soit Anne du Pont qui épousa Pierre de Rostrenen, soit Plézou de Rostrenen qui épousa Hervé du Pont l'Abbé). Le baron possédait jadis le château de Coëtmeur (Coz-Maner) situé près de Saint-Honoré en Plonéour, le château de Kerobéran (ou Kerobéron) en Tréméoc, le château de Pont-l'Abbé devenu depuis 1836 propriété communale, et un château dans l'île Chevalier (Enez ar Mark) au nom légendaire de château du roi Guivarc'h (Castel ar Roué Guivarc'h). Au XIVème siècle, la maison du Pont s'allie aux familles Léon, Rostrenen et Rohan. Charles du Quélennec, baron de Pont-l'Abbé de 1553 à 1572 étant protestant, la ville de Pont-l'Abbé est tout à coup privée du culte catholique : les églises sont fermées et la chapelle de Saint-Tudy inhabitée, tombe en ruines.
En 1588, Pont-l'Abbé est aux mains du duc de Mercoeur, qui y avait une forte garnison. Les troupes royales viennent l'assiéger sans succès. En 1590, les ligueurs occupent Quimper mais Pont-l'Abbé est aux mains des royalistes. En 1633, la peste ravage Pont-l'Abbé.
Jusqu'en 1789, Pont-l'Abbé est une communauté de hameaux. Sur la rive droite de la rivière, on trouve des dépendances de Loctudy : un château, le couvent des Carmes et le port. A l'ouest, on trouve les chapelles de la Madeleine et de Saint-Yves, de Plobannalec. Quant au hameau de Lambour (noté Lanvourch en 1350 et 1535), sur la rive gauche de la rivière, il formait une trève de la paroisse de Combrit. La paroisse de Pont-l'Abbé dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.
En 1791, la commune et la paroisse de Pont-LAbbé sont constituées par le rattachement de quatre villages enlevés aux communes voisines de Loctudy, Plobannalec, Plomeur et Combrit. Léglise du couvent des Carmes devient église paroissiale en 1792.
On rencontre les appellations suivantes : Pons (en 1224), Pons Abbatis (en 1289 et 1385), Le Pont (en 1294), Le Pont-lAbbé (en 1318).
Note 1 : liste non exhaustive de quelques sénéchaux du Pont-l'Abbé : Guillaume Billouart, seigneur de Trémillec (en 1610), Jacques Drouallen, seigneur de Kerandraon (en 1620-1637), René Drouallen, fils du précédent et seigneur de Lesnalec, Kerazan, Lestrénec et Kerdraon (en 1637), François Glémarec, seigneur de Kergonda (en 1669), Olivier Bolloré, seigneur de Kéradennec (en 1660), René de Billoart, seigneur de Trémillec (en 1670), Hervé de Kernaflen, seigneur de Kérében (en 1677), Pierre Le Sodec, seigneur de Lescoat (en 1690-1691), René Pontjean, seigneur de Mesquérou (en 1692-1703), René Le Guillou, seigneur de Trémodé (en 1718), François Rolland Le Guillou (en 1729), Guillaume Blaise Cariou, seigneur du Lech (en 1737), Gilles François Geslin, seigneur de Penanrun (en 1744). En 1405, Thépault du Faou et Rolland de Trévaloët sont nommés receveurs de Pont-l'Abbé par le duc Jean V - en 1473, Alain Lesandevez - en 1492, Alain de Tyvarlen époux de Jeanne de Kérinizan était receveur du Pont. Vers 1590 à 1595 le gouverneur de Pont-l'Abbé est Nicolas de Talhoët Kerservant qui épouse à Saint-Malo en 1590 Béatrix de Launay, veuve de Georges de Bueil, dame de la Coudraye en Tréméoc (B. A. 1895, p. 208-217). Le B.A. 1895, p. 122 note qu'en 1595 Pont-l'Abbé est ville avec garnison royale. Le 12 juillet 1596 (B.A. 1885, p. 177) l'armée royaliste est logée en la ville de Pont-l'Abbé et commandée par le sieur de Kergoumarc'h gouverneur de Guingamp. En 1597, la garnison du Pont s'en va assiéger La Fontenelle dans son repaire à Douarnenez.
Note 2 : liste non exhaustive des maires de Pont-l'Abbé : .... Alain Michel Dilosquer (1944), Léon Le Moal (1945), Vincent Marie Le Bleis (1945-1947), Léon Le Moal (1947-1953), Jean Lautredou (1953-1958), Henry Maurice Bénard (1958-1983), Sébastien Jolivet (1983-1995), Annick Le Loch (1995-2001), Thierry Mavic (2001-2008), Daniel Couic (2008-2014), Thierry Mavic (2014-2016), Stéphane Le Doaré (2016-2020), etc .....
Note 3 : liste non exhaustive des curés de Pont-l'Abbé : Vincent Le Moët (1803-1811), Querneau (1811-1829), S. Jartel (1829-1878), Troussel (1878-1889), Madec (1889-1903), Sébastien Morvan (1903-1917), Georges Le Borgne (1917-1933), Jean Kerjean (à partir de 1933), etc.... Liste non exhaustive des vicaires de Pont-l'Abbé : Le Daëron (en 1803), Goualic (1803-1819), J. L. Meillard (1815-1817), Riou (1817), Loget (1818-1820), Le Boulch (1820-1822), Jartel (1822-1824), Premel-Cabic (1824), Clech (1824-1828), Disquatrevaux (1828-1830), Pellerin (1830-1836), Boizard (1836-1838), J.M. Dupont (1838-1845), F.M. Le Meur (1841-1847), Maingant (1846-1851), Guesdon (1847-1849), F.M. Le Meur (1849-1856), Ch. Chesnel 1851-1855), Ch. Larvor (1855-1859), Le Roy (1856-1857), Savain (1857-1864), Couloignier (1859-1861), G. Mao (1861-1876), Losach (1865-1866), Y. M. Jaffrés (1866-1870), Moal (1870-1885), Ch. Lequerré (1871-1872), M. Salion (1872-1874), Y. M. Com (1874-1875), Yves Le Coz (1875-1880), Le Han (1876-1878), Kernaléguen (1878-1880), Cloastre (1880-1884), J. Balcon (1880-1889), J. Maout (1884-1890), L. Kerrest (1885-1892), G. Héliès (1890-1900), P. Pellé (1890-1891), J. Laurent (1891-1893), F. Noël (1892-1906), J. P. Quéré (1893-1913), J. Tanguy (1900-1918), J. M. Cadiou (1906-1907), F. M. Ruppe (1907-1927), Y. Moré (1913-1934), J. Bernard (1914-1915), J. L. Cabon (1915-1917), C. Milin (1917), Y. Nédélec (1917-1918), M. Gourvennec (1918-1919), Quilleveré (1919), P. Berrou (1926), V. Perrot (1934), etc ...
Note 4 : BLASONS ENREGISTRES PAR D'HOZIER A L’ARMORIAL OFFICIEL DE 1698. Pont-l'Abbé. - Couvent des Carmes : De sable mantelé arrondi d’argent, à trois étoiles, deux en chef et une en pointe, de l’un en l’autre. - Communauté des Apothicaires : D’argent semé de feuilles de séné de sinople, à un mortier de gueules, garni de deux pilons de même, et un chef aussi de gueules, chargé de trois fioles coupées d’argent et de sable. - Communauté des Boulangers et Bouchers : D’azur à 2 pelles à four d’argent, passées en sautoir, accompagnées en chef d’une tête ou rencontre de boeuf d’or, aux flancs, de deux couperets confrontés de même, et en pointe, d’une tête de mouton d’argent. - Communauté des Cordonniers : D’azur à un soulier d’or, posé en chef, et un couteau à pied, en pointe, accosté de deux alênes, le tout d’argent, emmanché d’or. - Communauté des Maçons, Serruriers et Cloutiers : D’azur à deux marteaux d’argent, passés en sautoir, accompagnés en chef d’une truelle d’or, aux flancs de deux clefs adossées de même et en pointe de trois clous appointés aussi d’or. - Communauté des Marchands de blé et de vin : D’azur à une toison d’argent, suspendue en chef par une chaînette d’or, soutenue d’une grappe de raisin de même, tigée et feuillée d’argent, le tout accompagné de deux épis de blé d’or, posés aux flancs.
Voir
"
Le
cahier de doléances de Pont-l'Abbé en 1789
".
PATRIMOINE de PONT-L'ABBE
l'église Notre-Dame-des-Carmes
(XIV-XVème siècle), fondée le 4 mai 1383 par Hervé IV du Pont (époux de
Peronelle de Rochefort), seigneur de
Pont-l'Abbé, en faveur des Carmes. L'église est restaurée aux
XVIIème et XXème siècles. C'était jusqu'à la Révolution l'ancienne chapelle du couvent des religieux de l'ordre du
Mont-Carmel. La construction, qui a commencé en 1383, est achevée
en 1411. L'édifice mesure alors 127 pieds sur 43. De plan rectangulaire, l'édifice se compose d'un vaisseau
principal flanqué au nord d'un collatéral.
A l'intérieur, l'église de 45 mètres de longueur, forme une immense nef
avec un seul collatéral septentrional ; le mur, au midi, n'est percé de
fenêtres que dans le haut, car autrefois ce mur fermait un des côtés du
cloître qui a été détruit en 1880. Une chapelle dédiée à sainte Anne
ou sainte Barbe est greffée au nord au début du XVIème siècle.
En 1633, à la suite d'un voeu fait pendant une épidémie de
peste, les habitants se rendent à Sainte-Anne d'Auray, et, à leur retour,
la chapelle Sainte-Barbe prend le vocable de Sainte-Anne ("En 1633,
la ville de Pont-l'Abbé, ravagée par la peste se plaça sous la protection
de Sainte Anne. Des pèlerins se rendirent à Sainte Anne d'Auray et firent
voeu au nom de leurs compatriotes de lui élever un autel, si, par son
intercession, elle écartait le fléau. Le même jour une procession
solennelle fut faite à l'église des Carmes et à travers la ville, à
cette intention. L'épidémie commença à décroître et disparut
totalement au bout de trois jours. Une seconde expédition partit pour Auray
en actions de grâces, ce fut au retour de ce second pèlerinage que la
chapelle Sainte-Barbe fut consacrée à la protectrice de la ville. Cette
chapelle était celle des seigneurs de Kerbleustre"). En 1597, la
chapelle du château, dédiée à Notre-Dame et à saint Tudy, étant
tombée en ruines, ses importantes fondations sont transférées au couvent
des Carmes. Au haut du bas-côté Nord se trouve la chapelle de Notre-Dame
des Carmes. En 1603, l'église est restaurée : le
clocher, à dômes superposés, et la sacristie sont édifiés en 1603. Les
fenêtres du collatéral sont rayonnantes. Le
collatéral Nord possède cinq beaux vitraux : - le premier représente le
martyre de Saint Laurent, - le second représente le baptême de Saint
Augustin, d'Adéodat, son fils et d'Alipius, son ami, le 25 avril, aux
fêtes de Pâques 387 à Milan, des mains de Saint Ambroise, en présence de
Sainte Monique, - le troisième représente la réception dans l'ordre de
Cîteaux par Saint Bernard, d'Ermengarde d'Anjou (décédé en 1147),
duchesse douairière de Bretagne, veuve d'Alain Fergent (1084-1119), en
présence du duc Conan III, son fils - le quatrième représente la visite
de la Sainte Vierge à Sainte Elisabeth, - le cinquième représente la Purification. La
fenêtre du chevet a un fenestrage mesurant 7m70 de largeur et composé d'une très belle rose reposant
sur une arcature de huit lancettes tréflées : cette rose date du XVème
siècle (entre 1420 et 1426) et doit être la même que celle établie par
le petit-fils du fondateur Hervé V du Pont et Marie de Rosmadec, son
épouse vers 1426. Les lambris ont été refaits en 1833 et en 1846. Le
cloître, élevé jadis aux frais de l'évêque Bertrand de Rosmadec
(1417-1445), est remonté en 1901 dans la cour du grand séminaire de
Quimper (aujourd'hui lycée technique Chaptal) : son inauguration a eu lieu
le 17 mars 1902. En 1916, on construit sur les plans de Chaussepied une
tribune sur la nef. Les orgues datent de 1660 et sont restaurés en 1935-1966. Les autels et retables datent
du XVIIème siècle. L'autel Sainte-Anne, dans le bas-côté nord, est
édifié à la suite de la peste, dans la ville de Pont-l'Abbé, en 1633 ou
1635 : la statue de sainte Anne est accompagnée de celles de sainte Barbe et de
sainte Appoline. Dans la chapelle Saint-Jacques (ancien porche nord
bâti avec les matériaux de la chapelle Saint-Laurent), le
retable des saints Crépin et Crépinien, attribué à Pierre Le Déan, date
du XVIIème siècle (vers 1680). Le bénitier date du XVIIIème siècle.
Le baldaquin des fonts baptismaux actuels surmontait autrefois le
grand-autel de Lambour. Dans le font un tableau de Saint-Jean-Baptiste que
M. Le Borgne fit faire et qui a pris la place de la niche dans laquelle
était jadis Notre-Dame. L'église abrite les statues de saint Corentin, sainte Trinité, sainte
Vierge, saint Pierre, saint Jacques, saint Crépin, saint Crépinien, saint
Côme, saint Damien, saint Jean-Baptiste, saint Sébastien, un Christ de
Résurrection, une Pietà et un groupe de l'Annonciation ;
Note 1 : A signaler que la tombe des fondateurs de l'église paroissiale de Pont-l'Abbé se trouvait jadis sous la première arcade du côté de l'Evangile, entre le maître-autel et l'autel de la Vierge, et avait été placée là en 1486 par Jeanne du Pont, fille du baron Hervé IV, fondateur de la maison des Carmes (un ancien curé a fait disparaître ce monument qui existait encore en 1793 et s'en est servi pour réparer une partie du parvis de son église). Dans le choeur, du côté de l'épître était un beau tombeau de pierre portant écusson (armes des seigneurs de la Coudraye). Du côté de l'épître près de la sacristie, il y avait deux tombes fondées en 1640 par Christophe de Kerfloux, seigneur de Kerazan. Dans le haut du choeur étaient deux tombes plates armoriées datant de 1542 à la famille Coëtdero en Combrit. Au haut de la chapelle de la Vierge, il y avait trois tombes de 1609 aux Lozarch, seigneurs de Poularfirenteun, et une belle tombe armoriée de 1647 à la famille de Ploeuc, seigneurs de Kernuz, de Kerharo et de Guilguifin. A la chapelle Sainte-Anne, il existait deux autres tombes appartenant à la famille Lozarc'h ou Lozarch. Dans la muraille du côté Nord de l'église, se trouvait une tombe avec arcade fondée en 1547 par la famille Lozou, et une autre de 1644 à la famille Le Faugeot de Lescoulouarn. L'enfeu de la muraille Sud est celui des seigneurs de Penquelennec en Peumerit. Les Pères Carmes avaient été autorisés à enterrer dans leur église, par arrêt de la Cour du 13 septembre 1689 (bulletin archéologique du diocèse de Quimper - Mai-Juin 1926) ;
Voir
" Les Carmes de Pont-L'Abbé ".
les vestiges de l'église Saint-Jacques (XIII-XVIème
siècle), édifiée au XVIème siècle (époque dont date notamment la
façade ouest) sur les ruines dun édifice de 1260. La tour avait
été découronnée de sa flèche en 1675 par ordre de Louis XIV en représailles
du soulèvement des bonnets rouges. L'édifice était
encore intacte à la fin du XIXème siècle. Il s'agit, en fait, de l'église
Notre-Dame de Lambour, ancienne trève de Combrit. Elle
comprenait une nef de quatre travées avec bas-côtés séparée par un arc
diaphragme d'un avant choeur de deux travées avec bas-côtés et d'un
choeur d'une travée avec deux grandes chapelles en ailes formant un faux
transept et séparées par deux arcs des bas-côtés de l'avant-choeur. La nef est partagée en quatre travées par trois colonnes de
chaque côté. Dans les deux arcades voisines de l'abside sont deux tombes
hautes (dont l'une porte l'écusson de Peris de Meabé, seigneur de
Portzmoreau). Pour se venger de la population de Pont-l'Abbé et de Lambour, qui avait
pris part à la "Révolte du papier timbré", Louis XIV,
sur l'avis de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, fait raser la flèche de
l'église de Lambour (le clocher comporté deux tourelles). Dans la chapelle
de droite, il y avait jadis un bel autel en bois sculpté avec la statue de
Notre-Dame de Bon Secours. Deux statues en bois du XVIIIème siècle
représentaient saint Crépin et saint Crépinien. Les statues de Notre-Dame
et de saint Jacques se trouvaient de chaque côté du maître-autel. A
gauche du maître-autel se trouvait une grande tombe : cette tombe
comportait une statue de Notre-Dame de Bon Voyage. Dans la chapelle de
gauche, il y avait huit stalles sculptées et un gros lutrin à rosaces. Une
statue représentée le Christ flagellé et une autre (provenant de la
chapelle Saint-Gildas en l'île Chevalier) saint Marc. L'enclos à l'entour
de l'église est l'ancien cimetière de Lambour qui fut agrandi en 1837
(bénédiction en 1838). Ce cimetière a été supprimé par arrêté
préfectoral du 2 janvier 1845. Classé monument historique en 1896, l'édifice
sera dépossédé de son toit en 1899 ;
Note 1 bis : Encore intacte à la fin du XIXème siècle, la chapelle de Lambour est aujourd’hui en ruines. L’édifice comprenait une nef avec bas côtés de quatre travées séparée par un arc diaphragme d’un chœur de trois travées avec bas côtés. Les arcades du chœur, en plein cintre, et simplement épannelées reposent directement sur des chapiteaux dont le tailloir est peu important et la corbeille ornée de feuilles d’un assez bon relief. Les voussures de l’arc diaphragme en tiers point sont également épannelées ainsi que celles en tiers point des arcades de la nef. Celles-ci sont à doubles rouleaux. L’intrados repose, comme à Pont-Croix, sur des culots au-dessus des tailloirs, tandis que des bases en talus étaient préparées pour recevoir les tores extérieurs. Les chapiteaux de la nef, bien sculptés, sont dérivés de ceux de la nef et du chœur de Pont-Croix et ont des tailloirs semblables à ceux de Languidou. C’est donc entre ce dernier édifice et Kérinec qu’il convient, semble-t-il, de situer Lambour (R. Couffon) ;
l'ancienne
chapelle de la Madeleine (XVIIème siècle), ancienne dépendance de
Plobannalec. Elle date du XVIIème siècle
avec remploi de matériaux plus anciens (1534). Cette chapelle
aurait été fondée, dit-on, vers 1534 à la suite d'un voeu fait par les
habitants de Pont-l'Abbé à l'occasion d'une maladie contagieuse qui les
aurait décimés. Propriété particulière de la famille du Chatelier, à
laquelle la chapelle servit pendant de longues années de caveau funéraire.
Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, précédé d'un porche et comportant un vaisseau séparé
d'un bas-côté nord par trois arcades en plein cintre supportées par deux
piliers monolithes octogonaux avec chapiteaux. L'unique bas-côté a son
lambris orné de têtes d'anges, d'écussons et d'une constellation de
belles fleurs de lys. Le lambris de la voûte est décoré de
huit scènes de la vie de sainte Madeleine du XVIIème siècle. Sur le mur
nord, se voyait jadis, une grande Crucifixion avec signature de Corentin
Amberani et la date de 1700. On voyait en 1893 dans cette chapelle, neuf
petits reliquaires ouvragés, un beau Christ en ivoire, un grand pupitre
sculpté et une riche statue de Notre-Dame de Recouvrance. La chapelle abritait jadis les statues anciennes de
sainte Madeleine, sainte Marthe, saint Lazare et saint Yves ;
l'ancienne
chapelle de l'Hôpital, incorporée dans les bâtiments de l'hôpital. Elle
avait été incendiée en 1912 et reconstruite aussitôt. La chapelle
primitive aurait été fondée par Hervé du Pont (XIVème siècle). En
effet l'acte de 1350 établissant la chapellenie du château parlait en
même temps d'un hôpital sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste et
Saint-Jean-l'Evangéliste. Le pignon de la chapelle donnait sur la mer et on
y attachait des navires. Cette fondation
est confirmée en 1372 à Avignon où était présent Geoffroy de Kermoysan,
évêque de Quimper. Cet hôpital et la chapelle de Saint-Jean se trouvaient
complètement en ruines à la fin du XVIème siècle par suite de l'abandon
des du Quélennec passés au protestantisme. Le 21 mars 1730, Hervé Gabriel
de Silguy, sénéchal de Quimper, la déclare "tombée en décadence
et vétuste". Suite à une délibération de la communauté de
ville datée du 22 mai 1729 et avec le consentement du recteur de Loctudy,
on décide de la démolir "la communauté demande au seigneur d'Ernothon
de permettre la démolition de la chapelle Saint-Jean....." ;
Voir
"
Procès-verbal
de descente en la chapelle de Saint-Jean en 1730
".
la
chapelle du couvent des Dames Augustines (1860). Le nouveau maître-autel a
été consacré le 23 juin 1952 ;
l'ancien
couvent des Carmes, fondé en 1383 par Hervé du Pont et son épouse
Péronnelle, vicomtesse de Rochefort. C'est Bertrand de Rosmadec qui édifie le
cloître et le principal corps de logis. Par acte du 10 janvier 1538,
Jean du Quélennec (décédé vers 1553) cède
aux moines une bande de 12 pieds de large tout le long de leur logis pour
y bâtir une muraille. Le cloître date du XVème siècle. Tous les biens de la
communauté des Carmes, à l'exception de la sacristie et du chapitre, sont
vendus à la Révolution. La maison conventuelle, le cloître, les préaux,
les cours, le grand jardin en midi, sont acquis par M. Férec. La
propriété des Carmes devient ensuite celle de M. Le Bihan-Durumain. Voici
le nom de quelques prieurs du couvent de Pont-l'Abbé : Guillaume Noël (en
1411), Jean François (en 1552), Olivier Gandaine (en 1618), P. Cyprien (en
1629), Hugue de Saint-François (en 1633), Léonard de
Saint-Denys (en 1634), Henry de Saint-Emérence (en 1635), Martinier de
Saint-Jean (en 1643), Damascène de Saint-Joseph (en 1647), Joachim de
Saint-Bernard (en 1660), Perrin de l'Assomption (en 1687), Aignan de
Saint-Antoine (en 1720), Mathurin Jouhanic (en 1789), Colven (en 1790). En
1628, les religieux des Carmes de Pont-l'Abbé étaient au nombre de
dix-huit. En 1667, ils étaient au nombre de trente religieux. Il y avait
une confrérie du Scapulaire d'hommes et de femmes, et chacune d'elles avait
sa chapelle particulière. Lors de la révolte du papier timbré en 1675, le
Couvent des Carmes est un jour envahi par une troupe de 8000 hommes. A la
fin du XVIIIème siècle, le Couvent des Carmes failli être évacué (par
arrêt du Conseil d'Etat du 3 mai 1767) parce qu'en vertu du
chapitre de la Congrégation de Saint-Maure, il n'y avait pas dix religieux.
A la Révolution, il ne reste que 5 ou 6 religieux. Le 20 février 1792 arrive le
premier curé nommé à l'église des Carmes, déclarée paroissiale : il
s'appelle M. Breton ;
Note 2 : Fondée le 4 Mai 1383 par Hervé du Pont et Péronnelle de Rochefort, l’église des Carmes était suffisamment avancée en 1392 pour qu’un seigneur de Trémillec fût enterré dans l’un des enfeux de la nef. Elle dut être achevée aux environs de 1406, époque à laquelle les religieux construisirent à proximité et à l’usage des habitants la chapelle Saint-Laurent. Un acte de 1412, relatant les travaux restant à effectuer au couvent, ne mentionne d’ailleurs plus l’église. C’est un édifice de plan primitif rectangulaire comprenant une nef avec bas côtés nord de huit travées, séparée de ce bas côté par une arcature coupée longitudinalement en deux par un massif percé à sa base d’une arcade sous laquelle, suivant la tradition, s’élevait le tombeau du fondateur. Les grandes arcades sont formées de trois voussures en tiers point simplement épannelées et reposant sur huit colonnettes entourant chaque colonne. Presque tangentes entre elles, ces colonnettes ont des bases prismatiques individuelles et des chapitaux à corbeilles de faible hauteur et légèrement renflées dont les tailloirs polygonaux sont réunis ensemble. Les deux extrémités de la nef sont éclairées par deux très belles roses rayonnantes. Celle du pignon oriental, particulièrement remarquable, est très voisine de celle du transept de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, qui lui est légèrement postérieure, et l’on y remarque l’apparition, bien timide d’ailleurs, de mouchettes flamboyantes. Celle du pignon occidental est plus proche de la rose du couvent des Dominicains de Morlaix, qui lui est également très légèrement postérieure, et elle a nettement inspiré celle de Languidou en Plovan) (R. Couffon).
Note 3 : les Carmes avaient des biens en Combrit, Loctudy, Penmarch, Plobannalec, Plonivel, Plogonnec, Plomeur, Plomodiern, Plonéour, Plozévet, Pont-l'Abbé, Treffiagat, Tréméoc. Ils possédaient des rentes en Combrit, Loctudy, Penmarc'h, Plobannalec, Pont-l'Abbé, Plomeur et Treffiagat, ainsi que des biens tenus en ferme en Plobannalec et Pont-l'Abbé, des biens à convenant à Beuzec-Cap-Caval, Loctudy, Penmarc'h, Plobannalec, Plomodiern, Pont-l'Abbé, Tréguennec et Tréogat (Archives départementales, 15H 19-55). Parmi les bienfaiteurs du couvent des Carmes figurent demoiselle Julienne de Jégado (dame douairière de Lestrédiagat), Julien Brodier et Marguerite Palais (sieur et dame de la Tour), Olivier Bolloré (sieur de Kéradennec), Catherine du Penhoat (dame douairière de Launay), Le Bastard de Mesmeur, de Rais de Trévalot, Bouguéant de Tréminiou, Le Breton de Kergaradec, Coucault de Tréouguy, de Kerouan de la Coudraye, Furie de Penminy, Glémarrec de Kerguélen, Gouzien de Lannorogan, du Ménez de Toulgoët, du Juch, de Kerraoul de Coëtdero, de Lestiala, etc ....
Note 3Bis : Le Cloître de l'ancien couvent des Carmes à Pont-l'Abbé. "Ce cloître portant les armes de Bertrand de Rosmadec, évêque de la Cornouaille, fut construit en 1382, d'après M. Duchâtellier qui en a vu les titres. C'est un de ceux qui embrassent le plus d'étendue. Il offrait encore, il y a peu d'années, un ensemble aussi gracieux que complet. Ses travées formaient des ogives trilobées inscrites dans une série d'intersections d'arcs en plein cintre. Deux des côtés de la galerie mesuraient 24 m. 70 c. et les deux autres 21 m. 90 c. Le plan de ce bel édicule dérivait ainsi du plein cintre et de l'ogive. Cette combinaison très heureuse fut une innovation dans l'architecture de cette contrée. La partie triangulaire curviligne formée par le croisement des cintres était orné d'un trèfle à trois feuilles évidées. La moulure des arcades avait le même profil que celle de leurs meneaux ; ceux-ci avaient 0 m. 30 c. de profondeur sur 0 m. 15 c. d'épaisseur. La largeur intérieure des arcatures n'avait que 0 m. 67 c. ; la hauteur du vide jusqu'à la pointe du lobe mesurait 2 m. 07 c. Les meneaux reposaient sur un muretin en pierre de taille de 0 m. 50 c. de hauteur formant bandeau de chaque côté et ayant 0 m. 78 c. d'épaisseur. Ainsi disposée la saillie était suffisante pour pouvoir s'y asseoir. Ce cloître était couronné par une corniche à cavet avec baguette. Les arcades de chacune des façades étaient interrompues par deux éperons de 0 m. 80 c. de saillie vers la cour, et les quatre angles du quadrilatère étaient fortifiés par deux légers éperons dans le sens diagonal. La largeur de la galerie dans l'oeuvre était de 2 m. 90 c. La couverture en ardoises formait deux pans coupés avec cintre lambrissé. Dans le centre de ce vaste atrium se trouvait un puits de 1 m. 30 c. de diamètre intérieur surmonté de deux marches très larges ; il existe encore. Il y a peu d'années, ce cloître d'une grande pureté d'exécution se trouvait être dans un état de parfaite conservation. Après la première Révolution, il tomba au pouvoir de M. Huard, puis après son décès, en celui de M. D..., son gendre, qui sut le respecter pendant son existence. Le fils qui lui succéda vendit vers 1880 les bâtiments claustraux à la commune de Pont-l'Abbé, pour la création d'écoles. Dans l'acte de vente il se réserva les matériaux du cloître avec l'intention de les vendre soit à l'administration des Beaux-Arts, soit à des particuliers du pays ou des Anglais. Le délai convenu pour cet enlèvement étant expiré, la pioche du démolisseur se mit à l'oeuvre. — En vain, des voix accréditées et des rapports sont-ils parvenus au Ministère des Beaux-Arts pour tâcher d'arrêter un tel vandalisme ou d'acquérir les matériaux, le nouveau propriétaire ne voulut pas consentir à les livrer au prix qui lui était offert par l'Administration ; il préféra attendre une enchère. Il fit alors transporter les pierres de la démolition dans les allées de sa maison de campagne, après les avoir fait numéroter pour y réédifier le cloître, la mort l'en a empêché. C'est, ainsi qu'a disparu une belle page d'histoire visible et de l'art du moyen-âge dans notre département. L'archéologue ou l'amateur qui a pu contempler ce charment cloître et qui s'est plu à le dessiner ne pourra plus revoir les lieux qui lui ont donné naissance, il y a plus de cinq siècles, sans une émotion pénible. Cet acte de destruction paraît incroyable à notre époque. Quand donc le charme des yeux inspiré par une belle oeuvre pourra-t-il arrêter la main qui ne sait que détruire ?"(M. Bigot, architecte diocésain).
les
anciennes chapelles de Pont-l'Abbé, aujourd'hui détruites ou disparues :
la chapelle Saint-Tudy (ancienne chapelle du château, fondée en 1350 et
tombée en ruines en 1597), la chapelle Saint-Yves (fondée en 1362 par les seigneurs de Kerbleustre et
située jadis à Plobannalec), la chapelle Saint-Jean (ancienne chapelle de
l'hôpital fondé près des Carmes sur la rive droite) [Note : Il existe un
procès-verbal de 1730 pour la chapelle Saint-Jean, en Pont-l’Abbé,
paroisse de Loctudy, située près du port, au nord du Château. Le seigneur
du Pont en est le seul patron fondateur. Cette chapelle étant tombée en décadence
et vétusté ne saurait être rétablie sans grandes dépenses pour l’hôpital
auquel elle est annexée. On décide de la démolir avec consentement du
Recteur de Loctudy. Elle a 76 pieds de long, sur 24 de large. Il ne s’y
trouve qu’une mauvaise balustrade sur laquelle est un crucifix accosté de
deux images. Au bout d’icelle au levant, un autel de pierre. Au dessus un
vitrail de verre blanc. Dans le haut, écusson d’or au lion de gueules, le
seul dans toute la chapelle], la chapelle du
Christ ou de Saint-Sauveur (ancienne chapelle de l'hôpital fondé sur la rive gauche,
située jadis à l'emplacement de la maison située au n°5 rue Victor Hugo,
après la disparition de la chapelle Saint-Jean. Cette chapelle existait encore,
mais en ruines, en 1789), la chapelle Saint-Laurent
(édifiée par les Carmes au début du XVème siècle, vers 1420, pour le service
paroissial et détruite à la fin du XVIIIème siècle), la chapelle Saint-Gildas (située jadis dans l'île Chevalier,
au sud-est du hameau de Kervihan),
la chapelle Saint-Servais (située autrefois en Combrit et mentionnée
encore sous le nom de Chapelle des Justices ou le nom de Chapelle
de Saint-Hervé. Elle existait dès le XVIème siècle. En 1684, dame
Marguerite Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan, fille de
Henry, marquis de Sévigné et de dame Marie Rabutin de Chantal,
revendiquait le droit de prééminence dans la chapelle. Elle a été vendue
comme bien national et démolie) ;
la chapelle Sacré-Cur (1882) ;
la chapelle de l'école Saint-Gabriel (1932),
bénite en 1933. Les panneaux en LAP (Ciment recouvert d'émaux) et le
"Chemin de Croix", oeuvre de Xavier de Langlais, datent de 1933 ;
la chapelle funéraire du château de Kernuz (XV-XVIème
siècle), restaurée au XIXème siècle ;
la croix de l'île Chevalier (moyen âge) ;
la croix (moyen âge), située route de Loctudy ;
la croix de Trébéhoret (XVIème siècle) ;
la croix tombale (1917) ;
la croix de Pont-Guern, située sur un toit (XIXème
siècle) ;
le calvaire de Kerguz (moyen âge) ;
le calvaire du cimetière (1848) ;
le calvaire (1735), situé rue Saint-Laurent, et restauré en
1802 et 1963 ;
d'autres
croix ou vestiges de croix : la croix de Douric-Coz, rue des Horstensias
(Haut Moyen Age), la croix de Gorrélen (Moyen Age), la croix du cimetière
de Pont-l'Abbé (Moyen Age), la croix monolithe située rue du Calvaire
(XVIème siècle), la croix de Prat-Kerlot (Moyen Age). A signaler aussi des
croix aujourd'hui disparues : la croix du monastère des Augustines,
Groez-Carré, Kergus (transportée à Kernec'h en Combrit) ;
le château de Pont-LAbbé (XIIIème siècle),
encore surnommé "Château des Barons du Pont" et édifié
par la famille Pont à l'emplacement dune motte féodale et sur
les terres de l'Abbaye de Loctudy. Hervé IV du Pont, Charles Du
Quelennec et Le Chevalier d'Ernothon en furent les principaux
propriétaires. Le château comprenait une basse-cour ovale ceinte d'un mur
de pierre, bordé de fossés inondables, et un donjon au nord, côté
rivière. Au XVème siècle, le donjon est remplacé par un château à cour
de plan carré, flanqué d'une tour circulaire à chaque angle (trois
grosses et une petite). Il semble que la construction du château soit
imputable à Jean II, baron du Pont de 1440 à 1480 qui avait épousé
l'héritière de la baronnie de Rostrenen. Le logis principal joignait les
deux tours d'angle du front nord. C'est cette partie du château qui
subsiste aujourd'hui, à l'exception des étages de la tour nord-ouest,
démolis en 1825. En 1675, lors de la révolte des Bonnets Rouges, l'édifice
est pillé et incendié (procès verbal du 24 juin 1675). Ce château est
restauré au début du XVIIIème siècle pour Jean
Théophile d'Ernothon sur les plans de Nicolas Pochic. A la Révolution, le château sert de prison.
Sous la Révolution le château est acquis
le 25 pluviôse an III, pour la somme de 60 000 francs, par M. Le Dréau, de
Quimper. Le château est en grande partie démoli vers 1820 par ses
acquéreurs successifs pour en vendre les matériaux. En 1836, la ville
de Pont-l'Abbé en fait l'acquisition : on y installe la
Gendarmerie et l'Hôtel-de-Ville, ainsi qu'un musée d'art et de tradition
populaire " le musée Bigoden " dans le donjon (en 1954). La
chapelle du château de Pont-l'Abbé est bâtie en 1350 et était desservie
par six chapelains. Par un acte de 1350, Hervé du Pont exige des chapelains
"chaque jour, trois messes dont deux à note à la chapelle
Saint-Tudy et une sans note à l'Hôpital fondé également par lui en
l'honneur de saint Jean Baptiste et saint Jean l'Evangéliste" ;
Note 4 : Quelques sénéchaux du Pont [Note : Les dates données ci-dessus signifient seulement que ces sénéchaux étaient en fonctions en ce moment]. - Guillaume Billouart, sr. de Trémillec, 1610. - Jacques Drouallen, sr. de Kerandraouff, 1620, 1637. - François Glémarec, sr. de Kergonda, décédé à 28 ans, le 1er décembre 1669, inhumé aux Carmes. - René Billoart, sr. de Trémillec, 1670. - Hervé de Kernafflen, sr. de Kerében, 1677. - Pierre Le Sodec, sr. de Loscoat, 1684, 1691. - René Pontjan, sr. de Mesqueréon, 1692, 1703. - ... Le Guillou, sr. du Timodé, 1718. - François-Rolland Le Guillou, 1729 [Note : Peut-être le même que le précédent]. - Guillaume-Blaise Cariou, sr. du Lech, inhumé le 7 août 1737 « dans la chapelle de la Congrégation des hommes », au couvent des Carmes. - Gilles-François Geslin, sr. de Penanrun, 1744.
le château de Kernuz (XVIème siècle), restauré au XIXème
siècle. Le château de Kernuz est situé à deux kilomètres à l'Ouest de
Pont-l’Abbé, sur la route de Penmarc'h. De même que les fossiles servent
à déterminer les époques géologiques, il faut souvent avoir recours aux
monnaies pour éclaircir certaines obscurités du passé. Des pièces de
Philippe Auguste, de Philippe Le Bel et de Louis Le Hutin, trouvées dans
l'enceinte de Kernuz, semblent prouver qu’il fut un établissement
militaire dès les temps les plus reculés du Moyen-Age. Des médailles en
argent de Pierre Le Cruel, roi de Castille, portant au revers les mots :
Civitas Barcenona, peuvent faire croire que ses seigneurs accompagnèrent
au XIVème siècle Du Guesclin dans ses expéditions en Espagne. A défaut
d’un document, la tradition affirme qu’il fut détruit pendant la guerre
de Succession, probablement par un incendie ; ce qui est certain, c’est
qu'il fut reconstruit, et plus solidement que jamais, au cours du XVIème siècle.
Cette maison, qui était une juveignerie de celle de Pont-l'Abbé et qui
avait le droit de basse justice, dut jouer un rôle important pendant les
troubles de la Ligue. Ses gentilshommes prirent nettement parti pour le roi
et, non contents de combattre sous sa bannière, d’afficher en toutes
circonstances leurs opinions, ils les affichèrent encore... sur leurs murs.
En effet, sous une triple couche de badigeon on trouva naguère dans une des
salles du château une belle peinture à fresque, composée de plusieurs
pans où, sous des allégories plus que transparentes, le gros Mercœur,
Philippe-Emmanuel de Lorraine, était fort maltraité, Après la victoire
d'Henri IV le rôle historique de Kernuz paraît terminé. Il fut
successivement habité par les familles de Kerouant, de Ploeuc, Riou, Lohéac
et de Sclabissac (ou Esclabissac) cette dernière le possédait encore à
l’époque de la Révolution. En somme, le passé de cette seigneuriale
demeure reste entouré d’épaisses ténèbres ; les quelques mots qui précèdent
suffisent à le résumer. Les manuscrits ont disparu, emportant avec eux le
secret de sa fondation, de ses péripéties, peut-être de ses luttes
sanglantes et de ses sièges. Nous devrions donc nous contenter de
conjectures plus ou moins probables, si les débris de son système de défense
ne nous permettaient pas de le reconstituer tel qu’il était autrefois et
de nous faire une opinion très nette de son importance. La première
enceinte consistait en un vaste mur, ayant une épaisseur de 1m 50, s’élevant
à 6 mètres au-dessus du sol, et traçant autour du manoir un quadrilatère
presque régulier, d’une contenance de six hectares environ. Elle est
presque entièrement conservée et il est facile de se rendre compte
qu’elle a été construite à des époques différentes ; la partie Nord
est plus ancienne que les autres, qui datent évidemment du XVIème siècle.
Cette circonvallation, formée de longues courtines en pierres de taille, était
protégée au Sud par un étang, à l'Est et au Nord par cinq corps de
garde, constituant un ensemble formidable pour un pays de plaine. L’un de
ces fortins existe encore, placé en éperon à l'angle Sud-Est de la ligne
entière. C’est un carré de 8m60 de côté, ouvrant au ras de terre six
meurtrières pour des fauconneaux ou des arquebuses, composé au
rez-de-chaussée d’une salle et au premier étage d’un logis pour quinze
ou vingt hommes de garnison, auquel on accède par une terrasse en
machicoulis, dont les dessous sont formés d’une large herse et de
quelques casemates bastionnées. Une porte surmontée d'un parapet
l'accompagne. Quels étaient l'objet et la pensée principale de cette
forteresse ?. Pourquoi s'étendait-elle sur un espace si considérable ?. Il
nous semble hors de doute que si elle avait pour but de protéger le château,
elle avait une autre raison d’être,: c’était d’offrir l'hospitalité
aux gentilshommes de la contrée et, en cas d’alerte ou de chevauchée, un
refuge certain à tous les vassaux, un asile sûr comme un camp retranché
pour leurs familles, leurs meubles et leurs bestiaux. Un vieux proverbe prétend
qu'excès de précautions ne nuit jamais. Les anciens seigneurs de Kernuz
durent être persuadés de la vérité de cet axiome, que des incursions
pillardes et des alertes continuelles rendaient évident et nécessaire ;
aussi ne se crurent-ils pas suffisamment défendus par cette première
enceinte. Non contents de créneler de toutes parts leur manoir et d’en
faire une véritable citadelle, ils l’entourèrent d’un carré long
enfermé dans des courtines. Cette cour, contenant une chapelle, des bâtiments
de service, des écuries et un puits, était bordée par une sorte de
rempart dans l'intérieur duquel on entrait par une porte fermée d’une
herse. Et tout ce blockaus était dominé par quatre grosses tours, qui s’élevaient
aux quatre coins, rébarbatives et farouches. Hélas ! le temps destructeur
a démoli cette seconde enceinte ; il n’en reste plus rien, si ce n’est
une sorte de réduit en tourelle basse avec des embrasures rentrantes, qui
est là tout seul comme le témoin un peu mélancolique, comme le dernier
vestige de tant de constructions grandioses aujourd’hui disparues. Mais
par bonheur le château est demeuré intact. Il a un air imposant encore
avec ses cinquante mètres de façade et les deux tours massives qui le
flanquent et semblent l'appuyer à l'Est et au Nord. Ses fenêtres, surmontées
d’accolades allongées et très fleuries, sont d’un grand effet et lui
conservent le caractère très pur du XVème siècle. Acquis en 1817 par M.
Huard de Pont-l'Abbé, Kernuz passa en 1842, à son gendre, M. Armand
Maufras du Châtellier, qui le restaura avec un goût remarquable et
l'habita pendant près d’un demi-siècle (A. Millon). On y trouve une statue en bois de saint Guénolé (XVIème
siècle) : l'abbé est en chape, tenant un livre ouvert dans la main gauche
et une crosse dans la main droite ;
le manoir de Trévannec (XVème siècle), restauré au XIXème
siècle ;
le manoir de Tréouguy (XVIIIème siècle), restauré au XIXème
siècle ;
le manoir de Pen-ar-Hoat (1862) ;
l'hôtel de Ville (XVIIIème siècle), restauré au XXème
siècle ;
la fontaine Saint-Jacques (XVème siècle) ;
la fontaine de Trévannec (XV-XVIème siècle) ;
la fontaine de Tréouguy (XVI-XVIIème siècle) ;
la fontaine du halage (1850) ;
la fontaine-lavoir du Prat (XVIIème siècle), restaurée au
XXème siècle ;
le lavoir de canapé (1851) ;
le colombier de Kernuz (XVIème siècle) ;
la rue des Morts (XVI-XVIIème siècle), anciennement nommée
rue du Four-Banal ;
le puits de Kervannes (XVIème siècle) ;
le puits (XVIIème siècle), situé rue
Général-de-Gaulle ;
la maison du Sénéchal (1635) ;
la maison (1651), située rue Lamartine ;
la maison (1652), située 13, rue du Général-de-Gaulle ;
la maison (XVIIème siècle), située 11, rue Jean Le
Berre ;
la maison (XVIIème siècle), située 11, place Gambetta ;
la maison (XVIIème siècle), située Quartier Vallou ;
la maison (1740), située place des Carmes ;
la maison (XVIIIème siècle) de Madame de Pompéry ;
la chaumière de Trébéhoret (XVIIIème siècle) ;
le canal souterrain (XVIIème siècle) de la Rue Arnoult ;
le four à pain (XVIIIème siècle), restauré au XIXème
siècle, et situé à Kervannes ;
la digue Laennec (1826) ;
la tombe de Sébastien Jartel (1878), située au
cimetière ;
la caisse d'Epargne (1870), restaurée en 1904-1905 ;
la gare (1884) ;
le lycée Laennec (1929) ;
le Pont et moulin à marée (XIIIème siècle), restauré au
XIXème siècle ;
la cale Saint-Laurent et le quai de Pors-Moro (XIVème siècle).
Lensemble est restauré en 1729 et en 1812 ;
5 moulins dont le moulin à eau de lEcluse, du Poulden,
de la Ville, de Pors-Moro (XV-XVIIIème siècle),
A signaler aussi :
les vestiges dun village gaulois à Keralio (âge du
fer) ;
la stèle de Kermaria (musée des antiquités nationales de
Saint-Germain-en-Laye) ;
le camp romain de Menez-Roz-ar-Chastel ;
les
dolmens détruits de Ménez Bodillo et de Merc'hen ;
les menhirs du Guiric
et de Pen Laouic (ce dernier dans la rivière de Pont-l'Abbé) (époque néolithique) ;
la stèle de Pen-ar-Hoat (âge du fer). Cette stèle se situait
autrefois sur le placitre de la chapelle Saint-Gildas, détruite au XIXème siècle ;
la stèle de Sonerien Du (1996) ;
une
voie romaine partait de Quimper et aboutissait à la Pointe de Penmarc'h en
passant par Pont-l'Abbé ;
ANCIENNE NOBLESSE de PONT-L'ABBE
Le premier seigneur dont l'histoire fait mention en 1173, Juhel Du Pont-l'abbé, est fait prisonnier par le roi d'Angleterre au siège de Dol. Il n'est délivré qu'en 1174 après avoir donné caution pour sa rançon à l'occasion du traité fait par Henri II et ses enfants. Hervé 1er du Pont et son frère Eon portent bannière à Bouvines en 1214. Nous trouvons vers 1275 mention de Hervé du Pont, frère de Mabille du Pont qui épouse Eon de Rosmadec. Geffroy du Pont dont on trouve mention dans un compte de 1273, épouse Jeanne de Malestroit, il a trois enfants (Anne du Pont qui épouse en 1300 Pierre V de Rostrenen, tué à la Roche-Derrien le 18 juin 1347, Catherine du Pont qui épouse vers 1320 Riou de Rosmadec et en 1330 Hervé de Trévalloët, Hervé du Pont qui naît vers 1304). Robert du Pont, frère du baron Geffroy est l'évêque de Saint-Malo en 1285-1306. Hervé III du Pont n'avait que 14 ans quand il voit arrêter son mariage en 1318 avec Mahaut de Léon. De ce mariage naît Hervé qui succède à son père, Jean qui est tué à la bataille d'Auray en 1364, Thomas, mentionné le 1er juin 1371 dans une montre de Bertrand Du Guesclin, Thibaut qui assiste le 15 mai 1364 à la bataille de Cocherel et Henri qui est d'Eglise. En 1344, le baron de Pont-l'Abbé reçoit les félicitations d'Edouard III d'Angleterre pour son attachement à la cause de Montfort (cette lettre est datée du 23 décembre 1343). Hervé III fonde en 1350 la Chapellenie du château et l'hôpital de Pont-l'Abbé sous le vocable de Saints Jean Baptiste et l'Evangéliste. Hervé III du Pont est tué à Auray le 29 septembre 1364 avec son fils Jean Ier. Hervé IV, fils du précédent et époux de Péronnelle vicomtesse de Rochefort, lui succède en 1364. Le 7 juillet 1391, H. de Ponte-Abbatis est présent au serment d'un chanoine (Cart. Cor. 406). Peronnelle de Rochefort décède en 1383 et est inhumée le 8 août 1383 dans l'église des Cordeliers de Quimper sous la bure des Frères Mineurs. Hervé IV est enterré dans l'église des Carmes sous la première arcade dans le choeur du côté de l'Evangile dans un tombeau que sa petite fille Jeanne du Pont lui fait élever. Hervé V, fils du précédent épouse Marguerite de Malestroit. Hervé VI, fils d'Hervé V épouse Marie de Rosmadec en février 1420. Jean II du Pont, fils d'Hervé VI, héritier de son père en 1426, épouse en 1440 Marguerite de Rostrenen fille et héritière principale de Pierre VIII de Rostrenen et de Jeanne de Guermeur, dame du Ponthou. Pierre (décédé le 2 juillet 1492), baron du Pont et de Rostrenen, succède à son père Jean II en 1420 et épouse Hélène de Rohan Guéméné : ils ont deux enfants, Jean et Louise. Louise du Pont épouse le 21 octobre 1492 Tanguy du Chastel. Jean III du Pont, fils de Pierre et d'Hélène de Rohan n'avait pas atteint sa majorité lorsque son père décède en 1488. Jean III, sire du Pont, épouse en 1500, Catherine de Brosse (fille de Jean de Brosse et de Nicole de Blois) et décède en 1508 (inhumé aux Cordeliers de Quimper) en laissant une fille Louise du Pont qui épouse en 1517 Pierre de Foix. Louise du Pont décède sans enfant en décembre 1526. Jean V du Quélennec hérite en 1526, à la mort de Louise du Pont, princesse de Foix, des baronnies du Pont et de Rostrenen, du chef de sa mère. Charles de Quélennec devient en 1553 vicomte du Faou, baron du Pont-l'Abbé et de Rostrenen, seigneur du Quélennec de Coëtmen. Charles du Quélennec, épouse en 1568, à l'âge de 20 ans, la célèbre Catherine l'Archevêque de Parthenay, âgée de 14 ans et fille de Jean VI, l'Archevêque de Parthenay et seigneur de Soubise. Ce dernier embrasse la religion réformée, chasse les chapelains de la chapelle de Saint-Tudy en son château du Pont, et fait faire des prédications par le pasteur protestant Claude Charretier. Charles du Quélennec prend ensuite le nom de Soubise. A la mort de Charles du Quélennec, Catherine se remarie le 15 août 1575 avec René II, vicomte de Rohan, prince de Léon. Toussaint de Beaumanoir, vicomte du Besso succède par sa mère Jeanne du Quélennec mariée vers 1553 à Jacques de Beaumanoir. Il épouse Anne de Quémadeuc (fille de François de Quémadeuc, vicomte de Rezé). Après le décès de Toussaint de Beaumanoir le 17 mars 1590 à Rennes, sa veuve épouse le 17 juillet 1594 Renaud de la Marzelière, vicomte de Fretai, baron de Bonne-Fontaîne et de Baign. Hélène de Beaumanoir, fille de Toussaint Beaumanoir, née en 1586, devient à 4 ans baronne de Pont-l'Abbé et de Rostrenen, vicomtesse du Faou, du Besso. Elle épouse à l'âge de 13 ans, le 16 janvier 1599, par obéissance à la volonté paternelle René de Tournemine, baron de la Hunaudaye. Après le décès de René de Tournemine, Hélène de Beaumanoir épouse le 12 août 1609, Charles II de Cossé-Brissac, marquis d'Acigné. Hélène de Beaumanoir est inhumée le 10 août 1636 dans la chapelle des religieuses de Sainte-Catherine de Dinan par Monseigneur l'évêque de Saint-Malo Achille de Halay (1630-1640). Marie Françoise de Guémadeuc, une petite cousine, lui succède aux baronnies de Pont-l'Abbé et de Rostrenen par testament en date du 16 juillet 1636. Marie Françoise de Guémadeuc épouse le 29 juin 1626 François de Vignerot, marquis de Pontcourlay et de Graville. Suite au décès de François de Vignerot, sa veuve Marie Françoise de Guémadeuc épouse en 1647 Charles de Grivel de Gamache, comte de d'Orouër. Armand Jean de Vignerot (né au Havre le 3 octobre 1629) est substitué au nom et armes du Plessis par son grand oncle le Cardinal de Richelieu et devient ainsi : duc de Richelieu et de Fronsac, pair de France et prince de Mortagne. Armand Jean du Plessis se démet de la baronnie de Pont-l'Abbé le 6 janvier 1681 en faveur de son neveu, fils de son frère Amador, Louis Armand, marquis de Richelieu et le Présidial de Quimper prononce l'appropriement le 17 juin 1682. Armand Jean du Plessis décède le 10 mai 1715 à l'âge de 86 ans. Louis Armand, marquis de Richelieu, ne garde pas longtemps cette seigneurie qu'il vend en 1685 à François Joseph d'Ernothon, seigneur d'Hennebont, conseiller du Parlement du Roi et époux de Marie Renée de Fresnay (fille de Sébastien de Fresnay, seigneur baron du Faouët). Pont-l'Abbé passe ensuite entre les mains successives de François Joseph II d'Ernothon (fils du précédent et décédé le 15 décembre 1727), de Jean Théophile d'Ernothon (frère puîné du précédent et décédé durant la nuit du 21 ou 22 octobre 1738), de Catherine d'Ernothon (épouse de Louis de Gouges ou d'Argouges et décédée le 13 octobre 1767 à l'âge de 96 ans), de Henry Baude (seigneur du Saint-Père, comte de Rais,... et décédé le 10 mars 1754) qui se rend acquéreur de la baronnie en 1753 pour 500 000 livres, de Henry Baude (deuxième du nom, né le 21 septembre 1748), puis de Jean Claude Georges Baud de Saint-Père (frère du précédent) en 1768 et jusqu'à la Révolution. De son mariage avec Marie Louise Thierry, ce dernier a plusieurs enfants notamment : Emilie née le 4 juillet 1779, Antoine Henry né le 18 juillet 1780, Hippolyte né le 8 octobre 1781 et Adélaïde Marie Cécile née le 13 juillet 1783. Ici s'arrête la série des barons de Pont-l'Abbé. Les biens formant le corps de la baronnie sont vendus comme biens nationaux le 25 Pluviôse an III. Le baron ou la baronne de Pont-l'Abbé avait "droit de patibulaires à 6 pots ou piliers situés au sommet de la montagne de Bringalle, ainsi que fourches patibulaires, piloris, carcan et ceps en la ville au bout du Pont. En 1694, ils étaient attachés à l'un des piliers de la halle, au milieu de la ville".
Voir
"
La
baronnie de Pont-l'Abbé
".
(à compléter)
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