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SAINT-NIC |
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La commune de Saint-Nic ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-NIC
Saint-Nic vient du saint breton nommé Maeoc ou Mic ou Nic.
La paroisse de Saint-Mic qui est mentionnée dans les chartes dès le XIème siècle (Plebs Sent Nic in pago Porzoed ou Plebs Sent Mic), est issue dun démembrement de la paroisse primitive de Plomodiern. La paroisse de Saint-Nic dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Sent Nic ou Sent Mic (au XIème siècle), Seinctnic (au XIVème siècle), Saint Vic (1410 à 1411), Saint Nic (en 1599).
Voir Saint-Nic durant la Révolution.
PATRIMOINE de SAINT-NIC
l'église Saint-Nicaise (XVI-XVIIème siècle).
Il s'agit d'un édifice en forme de croix qui comporte une nef irrégulière
de trois travées avec bas-côté au nord, de quatre travées avec
bas-côté au sud, un transept et un choeur profond. Du type à nef obscure,
il est lambrissé sur sablières. Entre deux des arcades nord, se trouve
l'inscription "M. Parlat. Fa. 1566". Le clocher, à une
chambre sans galerie, porte la date de 1576 : il a été réparé en juin
1790 par Hervé Chapron, entrepreneur à Pleyben. Le porche latéral,
lambrissé, est daté sur le gable de 1561 : ses sablières sont décorées
de chimères et de grotesques et il renferme douze niches latérales pour
les apôtres (l'une d'elle est datée de 1620). On trouve dans
l'enclos paroissial un petit calvaire et un cadran solaire (1614). L'église
renferme deux reliquaires : - un reliquaire en argent en forme de chapelle et
provenant de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien et qui porte la date de
1578 ainsi qu'une inscription, - un autre reliquaire en forme de châsse, du
XVIIIème siècle, avec l'inscription "Messire Claude de Treanna
gran Archidiacre de Quimper et recteur de Saint Nic". Les vitraux
datent du XVIème siècle : au nord se trouvent sept panneaux de la Passion
et au sud, le Jugement dernier. L'église abrite plusieurs statues anciennes
: sous le porche, saint Jean, sainte Catherine, saint Roch ; à
l'extérieur, saint Nicaise (avec croix à double traverse), la Vierge-Mère,
sainte Marguerite, saint Dominique (portant la barbe), saint Herbot, saint
Ange Gardien, une Descente de Croix à cinq personnages, deux autres Vierges et un Crucifix ;
Voir L'église paroissiale de Saint-Nic.
l'ossuaire d'attache de l'église Saint-Nicaise (XVIème siècle) ;
la chapelle Saint-Côme-et-Saint-Damien (XVI-XVIIème
siècle), édifiée au début du XVIème siècle à la suite d'une épidémie de peste
et terminée au XVIIème siècle ainsi que l'indiquent de très nombreuses
inscriptions. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui comprend
une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur
rectangulaire peu saillant. Les sablières du bas-côté nord portent
l'inscription "D'ici jusques au premier pilier a été boisé aux
frais de vénérable persone Mre Guil. Perfezou recteur de Saint-Nic
1641", puis plus loin "D'ici jusqu'à l'autre écriteau a
été boisé par Iac Polezec et Ol. Guillossou et était recteur Mre Guil.
Perfezou". La boiserie du bas-côté sud porte les inscriptions "M.
G. Perfezou. R. G. Marzin. F. 1661", "Ces quatre derniers
piliers furent batis 1649 par M. Guil. Perfezou. R.". Le mur nord
porte l'inscription "Al. Roignant Fab. en charge 1675". La
chaire à prêcher date de 1638. Le coffre de la sacristie date
du XVIème siècle. Jadis, le lambris portait des peintures représentant la
vie de saint Côme et saint Damien datées de 1694 : ces peintures furent
détruites en 1880. Le tabernacle de l'autel porte un écu aux armes de
Treanna. Une pierre aux armes de Mgr Bertrand de Rosmadec (1416-1445) et
provenant de l'ancien édifice a été conservée dans le nouvel édifice.
La chapelle abrite les statues de saint Côme et saint Damien, la Vierge,
saint Sébastien, saint Herbot, sainte Marguerite, saint Philibert, saint
Tugen, sainte Barbe, une Vierge-Mère (XVème siècle), une Pietà et un Crucifix ;
Voir La chapelle
Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic.
la chapelle Saint-Jean (XVI-XVIIème siècle), restaurée au XIXème
siècle. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine remontant au
XVIème siècle, remanié au XVIIème siècle et restauré au XIXème
siècle. Il est lambrissé et ses sablières sculptées sont, entre autres,
décorées de l'emblème des cinq plaies. La poutre transversale porte
l'inscription "M. Guill Perfezou Rec. M. K(er)varec Fa. 1653".
La charpente porte la date de restauration de 1873. La porte en croix porte
la date de 1817. Sur un panneau du tabernacle, se voit saint Tugen avec
chien et clef. La chapelle abrite les statues de saint Jean Baptiste (en
pierre), la Vierge-Mère, saint Joseph, saint Philibert, Yann Bihan (saint
Jean Baptiste) et une Pietà ;
Voir La chapelle
Saint-Jean à Saint-Nic.
l'ancienne
Chapelle-Neuve, aujourd'hui disparue. " Cette chapelle, qui se trouvait au pied du Ménez-Hom et était
dédiée à N. D. de Tous-Remèdes, a disparu. Quand on la bâtit, la Sainte Vierge
elle-même, dit-on, demanda le bois nécessaire à Koad-Kom, qui couvrait alors les
pentes du Ménez-Hom. Elle essuya un refus. Elle s'adressa alors au bois du
Crannou que le lui fournit. Et la Sainte Vierge prophétisa : E Koad-Korn koad
a zo ha koad ne vo. - E Koad-ar-C'hrannou koad a zo ha koad a vo. La
prophétie s'est réalisée. La forêt du Crannou existe toujours, tandis que sur
les pentes arides du Ménez-Hom ne pousse plus qu'une maigre végétation de
bruyères et d'ajoncs. La chapelle a disparu au lendemain de la Révolution.
Mais la fontaine subsiste. Elle est bien jolie, au milieu de sa verte prairie,
avec son fronton triangulaire, son bassin voûté en plein cintre, et la petite
niche qui abrite une statuette de la Vierge. Sur le fronton, la date 1747. A
2 m. 50 de la fontaine, enfouie dans le gazon, une petite chaise taillée dans le granit. Un peu plus loin, le soubassement de
l'ancien calvaire. On envoie à la fontaine de la Chapelle-Neuve les enfants qui
tardent à marcher. Après les avoir plongés dans l'eau, on les fait asseoir dans
la chaise en granit. C'est de là que parfois on voit des enfants qui n'avaient
jamais marché se lever, par miracle, et faire leurs premiers pas pour se jeter
dans les bras de leur mère qui les appelle. On y vient de loin, aujourd'hui
encore, de Camaret, de Rosnoën, etc... A cet acte de foi en la bonté de la
Sainte Vierge, s'ajoutent certaines pratiques superstitieuses : après le bain de
l'enfant, on pose une de ses chemises sur l'eau de la fontaine. Si le bas de la
chemise s'immerge en premier lieu, on en conclut que l'enfant ne vivra pas ; si
c'est l'encolure et les manches qui coulent d'abord, l'enfant vivra. — On fait
aussi une petite croix de saule ou de noisetier que l'on pose sur l'eau d'un
petit bassin qui reçoit l'eau de la fontaine. Si la croix coule, l'enfant mourra
jeune ; si elle flotte, on en conclut qu'il a de longues années devant lui...
Deux pratiques qui peuvent être contradictoires. La seconde a sans doute été
inventée par quelque maman peu satisfaite de la première expérience... Notre
Dame de Tous-Remèdes, priez pour nous ! " (Corentin Parcheminou) ;
le
calvaire du placitre de l'église (XVème siècle, vers 1630) ;
le
calvaire de Saint-Jean (1645). Ce calvaire porte l'inscription "M. Guill Perfezou Recteur
Ie. B. Polezec F. 1645" ;
d'autres
croix ou vestiges de croix : Saint-Côme (XVème siècle,
vers 1630), une croix (1894) ;
la fontaine Saint-Nic (XVIIème siècle), située dans le
cimetière ;
la fontaine Saint-Côme
et Saint-Damien (XVIIème siècle) dont l'eau passe pour guérir
les maux de tête ;
l'ancienne
fontaine Saint-Jean (1712) ;
l'ancienne
fontaine de la Chapelle-Neuve (1747). Tout auprès, se trouvait jadis une
chaise en granit sur laquelle on faisait asseoir les enfants après les
avoir préalablement plongés dans la fontaine pour les faire marcher plus vite ;
8 moulins dont
le moulin à eau de Caraiën, de Bernal, de Brelager, du Guer-Bihan, de Kermazily,
A signaler aussi :
un dolmen ou une chambre funéraire à Menez-Lié ;
ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-NIC
A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Saint-Nic sont mentionnés :
Morice
Guermeur, présent, dict faire corselet ;
Pierre
Geffroy, sr. de Kermorgilly, présent, dict faire pique sèche ;
Maître
Hervé Goulhezre, présent, dict faire pique sèche.
(à compléter)
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