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SAINT-REMY-DU-PLAIN

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La commune de Saint-Rémy-du-Plain (bzh.gif (80 octets) Sant-Revig-ar-Plaen) fait partie du canton d'Antrain. Saint-Rémy-du-Plain dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).    

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-REMY-DU-PLAIN

Saint-Rémy-du-Plain vient de saint Rémy et de "plan" (terrain plat). Saint Rémy est évêque de Reims à la fin du Vème siècle et au début du VIème siècle.

Lorsque saint Samson, évêque de Dol, revint de Paris en Bretagne, ramenant avec lui le jeune prince Judual, héritier légitime de la couronne de Domnonée, Childebert Ier, roi de France, donna au saint prélat, vers l'an 553, la paroisse de Saint-Rémy-du-Plain (M. de la Borderie, Annuaire de Bretagne, 1862, p. 184). Par suite de cette donation, cette paroisse — l'une des plus anciennes de la contrée — dépendit jusqu'à la Révolution du diocèse de Dol, quoique enclavée dans celui de Rennes (Pouillé de Rennes). La construction de l'église primitive remonterait, dit-on, à l'an 1010. 

L'abbaye de Rillé possède dès le XIIIème siècle, un prieuré-cure qui touche l'église à l'est et communique avec la chapelle des Moines : ce prieuré-cure est démoli en même temps que l'édifice religieux primitif. Le château de la Haye-d'Iré exerçait au bourg de Saint-Rémy-du-Plain un droit de haute justice. 

On rencontre l'appellation Ecclesia Sancti Remigii de Plano (au XVIème siècle).

Note 1 : une verrerie est établie dans la commune de Saint-Rémy-du-Plain en l'an XI.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Rémy-du-Plain : Olivier Botherel (prieur d'Apigné, en 1431). Hervé Colson (décédé vers 1542). Frère Yves Saucet (en 1578 et 1586). Guy Le Marchant (en 1602, décédé en 1611). Frère Auguste Le Marchant (chanoine régulier comme son successeur, 1612-1656). Frère Guy Le Maistre (il rendit aveu au roi en 1657 et soutint un procès contre le Chapitre de Dol relativement au droit d'annates). François Taborel (il succéda au précédent vers 1671 et rendit aveu le 29 décembre 1678 ; décédé en 1702). Pierre de l'Espine (1703-1706). Frère Nicolas de la Haye (il fut pourvu en 1706 ; décédé en 1718 et inhumé dans le choeur de son église). Frère Charles-Louis Denyau (religieux de Rillé, il fut pourvu en juillet 1718 ; il fut forcé de se démettre en 1725). Frère Louis-François Hanin (sieur de Vergetol, religieux de l'abbaye du Val, au diocèse de Bayeux, pourvu le 14 mai 1725, prit possession le 15 juin ; décédé en 1745). Frère Gaspard Lecomte (chanoine régulier de la même abbaye du Val, il fut pourvu le 19 octobre 1745 et prit possession le 14 novembre. Il résigna le 15 juillet 1776 en faveur de frère Nicolas Coguet, prémontré de l'abbaye de Saint-Jean de Falaise, avec rétention de 500 livres de pension ; mais ce dernier religieux ne fut pas accepté par le Pape). Jacques Leroy (prêtre de Dol, il fut présenté le 20 décembre 1776 par l'abbé de Rillé, qui manquait alors de chanoine régulier disponible ; il obtint dispense de Rome pour jouir du bénéfice régulier de Saint-Rémy et prit possession le 12 juin 1777 ; il devint en 1783 recteur de Saint-Pierre-de-Plesguen). Julien Hervé (prêtre de Dol, pourvu en cour de Rome, il prit possession le 7 juillet 1783 ; il eut à combattre frère Charles Bosquillon, chanoine régulier, qui se fit pourvoir à Rome par dévolut, mais ne put s'installer. M. Hervé gouverna jusqu'à la Révolution et fut enfermé à Saint-Melaine en 1792). Thomas Grange (vers 1794). Mathurin Galbois (en 1801). François-Jean Galles (1803-1805). François Collibeaux (1805, décédé en 1821). Joseph-Anne-Marie de Saint-Germain (1821-1836). N... Lechat (1836-1841). Joseph Pihéry (1841-1851). Amand Robinault (1851-1857). Louis Hamon (1857-1872). Alexandre Delafosse (1872-1874). Stanislas Tranchemer (1874-1877). Isidore Blot (1877-1884). Joseph Brisou (à partir de 1884), ...

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PATRIMOINE de SAINT-REMY-DU-PLAIN

l'église Saint-Rémy (1878-1884), oeuvre de l'architecte Béziers-Lafosse. Dédiée à saint Rémy, évêque de Reims, cette église vient d'être reconstruite. Parlons d'abord du vieil édifice. C'était une simple nef, terminée par un chevet droit et accostée au Nord d'une vaste chapelle. La partie la plus ancienne de l'édifice était le choeur ; on y voyait deux jolies fenêtres en forme de lancettes, accusant le XIIIème siècle. Là aussi se trouvait l'ancien autel majeur, composé d'une grande table de pierre reposant sur des colonnes et recouvert au XVIIème siècle par des boiseries. La chapelle septentrionale, dédiée originairement à saint Samson, mais appelée vulgairement chapelle des Moines, s'ouvrait sur le choeur au moyen d'une double arcade ogivale venant retomber sur une colonne monocylindrique. D'après M. Maupillé, sa construction ne devait pas remonter au-delà du XVIème siècle. A côté se trouvait le logis prioral communiquant directement avec l'église. Quant à la nef, ajourée de fenêtres cintrées, elle n'était que du XVIIème siècle, et la date 1693 apparaissait gravée au-dessus de sa principale porte. On remarquait un sacraire dans le massif séparant le choeur de la chapelle des Moines, et un vieux tableau représentant le baptême de Clovis par saint Rémy (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton d'Antrain, 177). La confrérie de Saint-Fiacre était érigée en 1637 dans cette église ; elle ne subsiste plus, mais il se tient une assemblée le dernier dimanche d'août à Saint-Rémy-du-Plain, et l'on venait naguère encore prier ce jour-là dans l'église au pied d'une statue de saint Fiacre. En 1680, Charles de Rosnyvinen, seigneur de Saint-Rémy, déclara qu'à cause de sa terre du Laurier les prééminences de l'église de Saint-Rémy-du-Plain lui appartenaient. Il avait alors un banc à queue et trois pierres tombales dans le chanceau, ses écussons dans les vitraux et « à la voûte séparant ledit chanceau de la chapelle Saint-Samson » (Archives Nationales, P 1710). Nous avons retrouvé les armoiries de ce seigneur, d'or à la hure de sanglier de sable arrachée de gueules et défendue d'argent, peintes sur les murs du sanctuaire et gravées de chaque côté du portail occidental (nota : Toutefois, en 1657, le prieur-recteur de Saint-Rémy déclara que le roi était « fondateur de ladite église et qu'il y avait ses écussons au plus haut de la vitre principale ». Il est probable que le roi était plutôt seigneur supérieur et M. de Rosnyvinen seigneur fondateur). En qualité de seigneur de la Haye-d'Iré, Charles de Rosnyvinen avait, en outre, en 1680 un banc et deux pierres tombales devant l'autel de Notre-Dame, ainsi que ses écussons dans la vitre surmontant cet autel. La nouvelle église de Saint-Rémy-du-Plain, bâtie tout récemment par M. Bézier-Lafosse, architecte, forme une simple croix de style ogival, avec abside polygonale ajourée de jolies lancettes (Pouillé de Rennes). Le trésor de Saint-Rémy-du-Plain renferme deux objets d'orfèvrerie très-remarquables : un calice et une croix processionnelle. Décrivons d'abord le calice, qui est en vermeil : « De petites colonnes en balustres entourent le support de la coupe au-dessus et au-dessous du noeud ; des rayons et des flammes s'étendent sur toutes les parties saillantes et arrondies, le dessous de la coupe, le noeud et le pied. Un petit crucifix, accompagné de la Sainte Vierge et de saint Jean, se détache en relief sur le pied ; la coupe est évasée et large. Le noeud porte huit médaillons où on lit en lettres émaillées : De la paroisse de Saint-Rémy. La patène est ornée aussi de flammes et de rayons qui entourent un cercle dans lequel est gravée en creux la figure du Sauveur, les mains étendues, et portant une chape qui laisse voir la plaie du côté droit. Les pieds reposent sur la boule du monde et le corps est assis sur un arc-en-ciel. Toute cette figure est environnée d'une auréole rayonnante, et de la tête partent trois gerbes de rayons. A l'intérieur de la patène on voit la Vierge et l'enfant Jésus gravés en creux, avec le nimbe uni pour la mère et une espèce de couronne sur la tête de l'enfant » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 410). La croix de Saint-Rémy est du XVIème siècle et en argent plaqué sur bois et recouvert d'arabesques de l'époque. D'un côté se trouve en grand relief Notre-Seigneur crucifié ; derrière est aussi en relief l'image de saint Rémy, patron de la paroisse. Les branches se terminent par des fleurons en quatre-feuilles et à pointes mousses, qui renferment des médaillons émaillés. Du côté du Christ sont les attributs des quatre évangélistes ; au revers de la croix sont les quatre grands docteurs de l'Eglise latine : saint Grégoire avec la tiare pontificale, saint Jérôme en habits de cardinal, saint Ambroise avec la mitre et saint Augustin en costume monacal. Tous, évangélistes comme docteurs, portent une banderole sur laquelle est gravée en caractères gothiques le nom latin de chacun d'eux. Enfin, la croix repose sur une boule ornée d'arabesques et autour de laquelle se détachent huit médaillons circulaires et émaillés portant ces mots : De S. Rémy du Plein, 1551 (M. l'abbé Pâris-Jallobert, Anciennes Croix processionnelles, 5). Le clocher, oeuvre de l'architecte Arthur Regnault, date du XXème siècle. La famille de Rosnyvinen seigneurs du Laurier de 1652 à 1728, ainsi que les seigneurs de la Haye-d'Iré avaient leurs armes sur les vitres de l'église et possédaient plusieurs enfeus dans l'église (trois pierres tombales pour la famille Rosnyvinen et deux pierres tombales pour les seigneurs de la Haye-d'Iré) ;  

l'ancien prieuré-cure de Saint-Rémy-du-Plain, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye Saint-Pierre de Rillé. Tout ce que nous savons des commencements du prieuré-cure de Saint-Rémy-du-Plain, c'est qu'en 1209 Geoffroy, seigneur de Fougères, confirma le don de 6 deniers de rente fait à l'abbaye de Rillé dans cette paroisse par Eudes de Saint-Rémy (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton d'Antrain, 77). Saint-Rémy-du-Plain faisait partie du diocèse de Dol ; les prieurs-recteurs furent ordinairement des chanoines réguliers et furent toujours présentés par l'abbé de Rillé. D'après la déclaration faite le 25 novembre 1657 par le prieur-recteur, frère Guy Le Maistre, chanoine régulier de Rillé, le prieuré de Saint-Rémy-du-Plain comprenait ce qui suit : « La maison priorale, contiguë à l'église vers soleil levant, avec cour au devant et jardin au bout ; — un bois de haute futaie, en rochers et landiers, contenant ensemble 10 journaux de terre ; — une grande pièce de terre arrable appelée la Baste, renfermant 15 journaux ; — deux petits champs (dans l'un desquels il y avait, en 1678, une maison et un petit jardin), contenant un grand journal et demi » (Archives de la Loire-Inférieure). Le logis prioral de Saint-Rémy communiquait directement avec une partie de l'église paroissiale appelée la chapelle des Moines, placée au côté méridional du chœur ; il a été détruit de nos jours aussi bien que l'ancienne église (abbé Guillotin de Corson) ;      

la croix sculptée d'une sainte Suzanne (1720), située au lieu-dit La Gabillonais, route de Romazy ; 

la maison (XVIIIème siècle), située au lieu-dit La Guette ; 

le château de La Haie-d'Irée ou La Haye d'Irée (XVIIème siècle), situé route de Feins. Il appartient en 1442 à Guillemette de Guitté épouse de Guillaume de la Tullaye. Propriété successive des familles Tullaye (en 1513), de la Villéon seigneurs de Ville-Marie (vers 1549), de la Charonnière seigneurs de Melesse (en 1598), de la Bellière seigneurs de Saint-Pierre (vers 1615), de Rosnyvinen seigneurs d'Astillé (en 1652), de Montaudouin sieurs de la Clartière (en 1728), du Plessis de Grenedan (en 1765 et en 1789). Ce château abritait au début du XIXème siècle une verrerie royale ; 

les ateliers de la verrerie La Gobeletterie (vers 1820), située à La Haie-d'Irée ; 

le moulin à vent de St Rémy (1744), et le moulin à eau de St Rieul ;         

A signaler aussi : 

les restes d'une motte et un retranchement ovale, situés à la Chéronnaye, route de Romazy ;

des traces de retranchements nommés Camp de la Cordonnais ou du Plessis, situées dans le bois de la Cordonnais, non loin de l'ancien manoir du Plessis-Guette ;

la découverte de haches préhistoriques et de pointes de flèches en silex ; 

l'ancienne maison des Forêts, située autrefois au bourg de Saint-Rémy-du-Plain ; 

l'ancien manoir du Laurier, situé route de Bazouges-la-Pérouse. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle du Laurier avoisinait le manoir de ce nom ; en 1606, la paroisse de Bazouges-la-Pérouse s'y rendit en procession. En 1680, Charles de Rosnyvinen la mentionna dans la déclaration de son manoir du Laurier. Propriété successive des familles Maillechat (en 1513), Jouan (à la fin du XVIème siècle), du Cartier seigneurs de Boulande (vers 1596), de la Bellière seigneurs de la Haye-d'Iré (en 1634), puis des seigneurs de la Haye-d'Iré jusqu'en 1789 ;

l'ancien manoir du Breilsamain, situé route de Bazouges-la-Pérouse. Propriété de Jeanne de Vitré épouse de Jean du Han seigneur de Launay du Han au XVème siècle, puis de l'Hôpital Saint-Yves de Rennes au XVIIème siècle ;

l'ancien manoir du Plessis-Guerre, situé route de Sens-de-Bretagne. Propriété successive des familles de Coësmes seigneurs de Maillechat (en 1513), de Québriac (vers 1520), Uguet seigneurs de Chatteville (en 1574 et en 1602), Séjourné, Quénouars, Monneraye sieurs de Saint-Cyr (vers 1633), de Saint-Main (en 1674), de Rosnyvinen seigneurs de la Haye d'Iré. Le manoir est uni à la Haye d'Iré en 1681 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-REMY-DU-PLAIN

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Saint-Rémy-du-Plain

Guillaume DE FOREST :  porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DE LA BONEFONTAINE de Hamelinaye, remplacé par Roland :  porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre DE SAULNAYS (5 livres de revenu) : défaillant ;

Robert DE MAILLECHAT du Lorie (120 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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