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SEGLIEN |
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La commune de Séglien ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SEGLIEN
L'origine de Séglien est inconnue.
Séglien semble être un démembrement de l'ancienne paroisse primitive gallo-romainede Silfiac (mentionnée en 871). La paroisse de Séglien est mentionnée dès le XIIème siècle. Séglien englobait autrefois les trèves de Perret et de Lescharlin (ou Lezherlin).
L'histoire de Séglien est surtout marquée par la seigneurie de Coët-an-Fao (Coëtanfao ou Coetanfao), connue à partir du XVème siècle. Les seigneurs de cette seigneurie s'allient aux puissantes familles de la région tels les Kerhoent et les Kergournadech. Le marquisat de Coetanfao constitué, au XVIIème siècle, par la réunion des trois seigneuries de Coetanfao, Crénihuel, Coetcodu, se décomposa à la fin du XVIIIème. Coetcodu et Crénihuel devinrent la propriété de M. Archin, de Lorient, et Coetanfao tomba dans le domaine de la famille de Rosilly [Note : M. Y. Ch. le vicomte du Rumain, marquis de Coetanfao, mourut à Paris en 1771. Le rachat fut opéré au nom du duc de Rohan, par le Sénéchal de Pontivy, M. Le Vaillant de Laubé, (Archives du Morbihan, G. paroisse de Séglien). La seigneurie de Coetanfao fut achetée par M. le marquis Julien de Rosilly en 1776. Coetcodu et Crénihuel par M. Archin, de Lorient (Archives du Morbihan, C. paroisse de Séglien)]. De ces trois seigneuries, l'une, Coetcodu, s'étendait sur la haute vallée du Scorff jusqu'à Locmalo-Guéméné, la seconde. Crénihuel, descendait des sources de la Sarre à la frontière nord de Séglien, enfin la troisième, Coetanfao englobait tout le territoire de l'ancienne paroisse de Séglien. Cette seigneurie avait pour borne à l'ouest, la Sarre depuis le moulin du Pont Samouel, jusqu'à son confluent avec le ruisseau de Saint-Nizon, qui, dévalant du plateau de Kerbédic, sépare Séglien de Malguénac ; à l'est et au sud-est, la limite courait le long de la route de Pontivy à Silfiac, suivant ainsi la ligne de partage des eaux, de Kerbédic à la chapelle de Saint-Laurent ; enfin au nord, une ligne presque droite unissait ce dernier point au Pont Samouel.
On rencontre les appellations suivantes : Seguelian (en 1330), Seguillian (en 1427), Trefflifernin (en 1427), Seguelian (en 1447 et en 1477), Seguelien (en 1448, en 1481, en 1513), Seguehen (en 1464), Treffve de Leshernyn en Seguelien (en 1514), Seguelen (en 1536).
Note : Séglien, qu'on écrivait jadis Séguelien et Séguelian, est le nom d'une importante paroisse bretonne, bornée au nord par Silfiac, à l'ouest par Langoélan, au sud par Locmalo et Guern, à l'est par Malguénac et Cléguérec. En 1891, sa superficie est de 3818 hectares, dont la moitié environ est cultivée, le reste se partageant entre landes, prés, bois... La rivière de Sarre et l'un de ses affluents fertilisent un grand nombre de prairies. En 1891, la population est de 1978 habitants. Le bourg, à peu près central, est à 8 kilomètres de Cléguérec, à 6 de Guémené et à 18 de Pontivy. De l'époque celtique ou ne connaît encore aucun vestige sur ce territoire. De la période romaine il reste un tronçon de la voie de Castennec à Carhaix, passant au Mané-Guégan, à Quénécalec et à Resterhierven. Sur cette voie, non loin de Saint-Germain, se voit une pierre cylindrique mutilée, qui a pu être une borne milliaire. On indique aussi un retranchement rectangulaire de 75 mètres sur 50, près de Toul-Brohet, vers le nord, et un autre retranchement au nord-est près de Roscaday. Les Bretons sont arrivés dans ce pays vers le VIème siècle, et y ont laissé leur langue et leurs usages. Aussi presque tous les noms des villages sont bretons (J-M. Le Mené - 1891).
PATRIMOINE de SEGLIEN
l'église
Notre-Dame-de-Lorette (XVIIème et XIXème siècles). Cette
église, qui date de 1640 (date inscrite sur le cadran solaire), remplace
une église du XIIème siècle et une autre du XVème siècle. Le 9 octobre
1418, Amaury de la Motte, évêque de Vannes, à la prière du sire de
Guémené, bénissait l'église paroissiale de Séglien. Endommagée pendant la
Révolution, elle est restaurée au XIXème siècle. De l'église
précédente, qui comprenait une simple nef, un transept et un choeur à chevet
plat, il ne subsiste plus que les murs percés de fenêtres à meneaux
rayonnants et la porte occidentale. Presque toute la décoration extérieure
a été refaite à la fin du XVIème siècle ou au commencement su XVIIème
siècle. C'est à la fin du XVIème siècle que furent édifiés le joli
porche Renaissance du Sud, avec ses colonnettes cannelés à chapiteaux en
volutes et son pignon flanqué de clochetons Renaissance, et le clocher
carré sur le pignon occidental, orné d'une ligne de denticules. L'église
est couverte d'une charpente lambrissée aux entraits à têtes de
crocodiles et aux sablières grossièrement sculptées : on y voit les armes
de la famille Coëtanfao. En 1808, la toiture est refaite et, à partir de
1847, le choeur et le transept sont reconstruits d'après les plans de
l'architecte Marsille, de Pontivy. A la fin du XIXème siècle, la nef,
le porche et la chapelle sont restaurés. Le clocher date de 1896. Le retable,
en marbre et tuffeau, attribué au sculpteur Olivier Martinet, date de
1665 : le tableau central est masqué par un crucifix de bois ancien, et les
deux statues situées aux extrémités représentent saint Cornély et saint-Louis.
Sur le retable se trouvent deux blasons qui présentent les armes de
Sébastien de Kerhoent, seigneur de Coëtanfao de 1642 à 1705, ainsi que
celles de son épouse, née Kergoet. Près de l'église, se trouvait jadis un ossuaire de la seconde
moitié du XVIème siècle, avec portes en anse de panier ;
Nota 1 : L'église paroissiale de Séglien, dédiée à Notre-Dame de Lorette ou de la Visitation, fut consacrée le 9 octobre 1418 par Mgr Amaury de la Motte, à la prière du sire de Guémené. Cet édifice, de style nécessairement ogival, et en forme de croix latine, a subi plusieurs retouches au XVIème siècle, comme le prouvent des clochetons de la renaissance et un porche en plein cintre. Sur les sablières on remarque l'écusson des Kerriec de Coetanfao. A l'ouest s'élève une tour carrée, ornée d'une ligne de denticules. Les autels latéraux sont dédiés à sainte Anne et à sainte Catherine. Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Saint-Germain, à 3 kilomètres vers l'ouest, siège d'une trève, appelée Les-charlin et Lez-herlin, par altération de Saint-Germain. On la trouve même qualifiée paroisse en 1377. La chapelle actuelle, en forme de croix latine, et de style ogival, présente des contreforts inachevés, des portes en anses de panier, des fenêtres à meneaux flamboyants et des sablières sculptées. — 2° Notre-Dame, à Locmaria, à 1 kilomètre vers le nord-est, charmante chapelle ogivale, en forme de croix latine, avec une tour carrée, surmontée d'une flèche polygonale ; les portes sont en cintre brisé, et les fenêtres à meneaux flamboyants. On y voit des restes de vitraux, et l'écusson écartelé d'Alain de Kercoent (ou Kerhoënt) et de Marguerite de Kerriec (XVIème siècle), et d'autres écussons de leur famille. — 3° Saint-Jean, en un lieu isolé, à 4 kilomètres vers le sud-est, ressemble beaucoup à Locmaria pour l'ensemble, toutefois les portes sont en anse de panier ou en plein cintre : ce qui semble indiquer une date un peu postérieure. Il ne reste que quelques fragments de vitraux, sans écussons. — 4° Saint- Zénon, au village de ce nom, à 4 kilomètres vers le sud-sud-est, n'offre rien de particulier ; tout auprès se trouve une croix en pierre, portant en creux une autre croix pattée. Il y avait aussi une chapelle domestique à Coetanfao. On y desservit, à partir de 1751, une chapellenie, fondée primitivement dans la chapelle privée de Coetcodu, en Langoélan. Les frairies étaient : Lescharlin, Kerlann, le Bourg, Coet-Rivalain, Kergohan, Toulgoet, Penbit? et le Resto. Le recteur, à la nomination directe du pape ou de l'évêque, jouissait de la dîme, qui se levait en dernier lieu à la 33ème gerbe. En 1756 son revenu net, y compris le casuel, était évalué à 1189 livres. Séglien était du doyenné de Guémené, de la vicomté de Rohan, moins la trêve de Lescharlin, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Cléguérec, et du district de Pontivy. Le recteur, M. Rioux, refusa le serment en 1791, se cacha en 1792 et vit vendre diverses terres et maisons appartenant à la fabrique. Arrêté et conduit au Petit-Couvent à Vannes, il y mourut le 9 août 1799 (J-M. Le Mené).
Voir aussi
"
L'histoire de la paroisse de Séglien et ses recteurs"
la chapelle
Saint-Germain (XV-XVIème siècle), restaurée en 1893. Il s'agit du siège
de l'ancienne trève de Lezherlin. C'est un édifice en forme de croix
latine, à décoration flamboyante mêlée de quelques éléments
Renaissance. Au carré du transept, à l'intérieur, des colonnes engagées
semblent destinées à recevoir des arcades qui ne furent jamais
construites. Le clocheton date du XXème siècle. La chapelle est couverte d'une charpente aux entraits à
têtes de crocodiles et aux sablières sculptées. Les sablières en
bois datent du XV-XVIème siècle : on y voit des animaux, des masques, des
personnages, un sagittaire et deux animaux qui avalent les bras d'un homme.
Le lambris intérieur date de 1893. Quelques fragments de vitraux du XVIème
siècle se voient encore à la fenêtre du chevet. Au choeur, se trouve une
piscine flamboyante. La chapelle abrite un banc typique du XVème
siècle, une statue en bois polychrome "Le
Christ en douleur" (Ecce Homo) datée de 1585 et
une statue en bois polychrome de saint Germain, datée aussi de 1585 ;
la chapelle
Saint-Jean (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix
latine, dont la décoration flamboyante dans l'ensemble est mélangée
d'éléments Renaissance. Sur le pignon occidental s'élève une tourelle
carrée, amortie d'une flèche polygonale, en pierre, à laquelle on accède
par un escalier extérieur. Le clocher, endommagé en 1914, date du XVIème siècle. La cloche est fondue en 1806 par Chatel, de Vannes. La porte
en plein cintre moulurée date de 1578. La chapelle est couverte d'une charpente aux entraits à têtes de
crocodiles et aux sablières sculptées. Les fenêtres offrent encore
quelques fragments de vitraux du XVIème siècle. La chapelle abrite les
statues en bois polychrome de saint Barthélemy (XVIème siècle) et d'une
"femme dans les flammes" (XVIème siècle), ainsi qu'un groupe de
la Trinité, en bois polychrome, daté du XVIIème siècle ;
la chapelle
Saint-Zénon (XVIIème siècle), édifiée au village du même nom. L'édifice
primitif aurait été dédié à saint Sellon que l'on trouve encore mentionné
au XVIème siècle. De forme rectangulaire, elle n'a
aucun caractère architectural. On y trouve un clocheton. La chapelle abrite une peinture
intitulée "Saint-Zénon" (XVII-XVIIIème siècle) ;
la chapelle
Notre-Dame de Locmaria (XV-XVIème siècle), édifiée à Locmaria-Coëtanfao par les seigneurs de
Coët-an-Fao (ou Coëtanfao) dont on voit les armes sur les sablières et
dans les fragments de vitraux. A l'entrée du choeur des piliers
engagés attendent un arc triomphal qui ne fut jamais construit. A la fin du
XVIème siècle, on édifia sur le porche occidental un clocher carré,
percé de petites baies en plein cintre moulurées d'un simple tore,
surmonté d'une flèche polygonale à crochets. Une tourelle polygonale au
Sud contient l'escalier. Le portail est doté de voussures multiples : il
est enveloppé d'une accolade à crosses et accosté de pilastres à
pinacles. Les armoiries qui surmontent le portail sont celles des
Coëtanfao et des Crenihuel. La chapelle est couverte d'une charpente aux
entraits ornés de têtes de crocodiles et aux sablières sculptées. Les
fenêtres, à réseau flamboyant, ont conservé des vitraux du XVIème
siècle représentant : au choeur, diverses scènes de la vie de la Vierge,
au croisillon Nord, saint Roch et le Crucifiement, au croisillon Sud, des
écussons de Coëtanfao, Kercoent (ou Kerhoent), Kerrient, etc ... Au choeur, se voit une
belle piscine flamboyante. Elle renferme des sablières en bois sculptées du XV-XVIème siècle (masques, pampres, chien à la poursuite d'un lièvre, ....) et un
vitrail, relatant des scènes de la vie de la Vierge (rencontre
entre saint Joachim et sainte Anne, présentation au Temple, naissance de
Marie), du XVIème siècle ;
l'oratoire du
Clandy (1614), situé route de Guern ;
la croix
monolithique, située près de la chapelle Saint-Zénon. Elle est gravée d'une petite croix ;
le château de
Coët-an-Fao ou Coëtanfao (XVIIIème siècle), édifié au XVIIIème siècle à l'emplacement d'un ancien
château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIème
siècle. La seigneurie était propriété de Guillaume de Kerriec en 1233.
Cette seigneurie passe entre les mains de la famille Quellenec vers 1536.
Celle-ci remplace alors le manoir primitif par un château. Le château
devient successivement la propriété des familles Ploeuc, Kerhoënt de
1642 à 1705. L'édifice actuel est construit au XVIIIème siècle par Jean
de Kerhoent (brigadier des armées du roi et gouverneur de Morlaix,
Saint-Pol, Roscoff et de l'île de Batz) sur les plans, dit-on, du Petit
Trianon. Ce château est successivement la propriété du vicomte de
Rumain (en 1747), du comte
de Polignac (en 1770), et du marquis de Rosily (en 1772 ou en
1774). Le château est pillé en 1791 et son mobilier est vendu en 1792. Les
vestiges et les terres du château sont achetées vers 1855 par le comte
Charles de La Monneraye. Ses pierres auraient servi à la construction de la
caserne Clisson de Pontivy ;
Nota 2 : Le château de Coetanfao, construit, dit-on, sur le plan du Petit-Trianon, passait pour l'un des plus beaux de la Bretagne. On disait que, pour composer une habitation royale, il aurait fallu pouvoir réunir le château de Coetanfao, les jardins de Trégarantec et la forêt de Lorges. Cette belle demeure, vendue nationalement en 1793, fut rachetée en 1803 par son ancien possesseur ; mais comme elle avait éprouvé, dans l'intervalle, des dégradations nombreuses, celui-ci ne pouvant restaurer le tout, se vit réduit à vendre une grande partie des matériaux, qui entrèrent dans la construction de la caserne de cavalerie de Pontivy (J-M. Le Mené).
le manoir de Kergohan
(1651). Le logis est doté d'une tour à l'arrière. On y voit la sculpture
d'un calice et du monogramme IHS sur la lucarne à coquille ;
la maison de Treuzar
Bihan (1764). Sa façade comporte un cadran solaire et une niche à statue.
Les deux portes sont surmontées de deux petites têtes
sculptées ;
la maison de Treuzar
Bras (1650) ;
la
maison de Saint-Germain (XVIème siècle), située en contrebas de la
chapelle Saint-Germain. On y voit une tourelle d'escalier ;
la
fontaine de dévotion (1695), située en contrebas de la chapelle
de Locmaria ;
l'ancienne
école (XVIIIème siècle), située route de Guern ;
le puits de Treuzar
Bihan (ou Treuzar Bras) ;
le four de Treuzar
Bras ;
8 moulins dont les moulins à vent de Mané-Guégan et de Trescoat, et les moulins
à eau de Pont-ar-Houard, de Sarre, de Trescat, de Trescoet, Sylvestre ;
ANCIENNE NOBLESSE de SEGLIEN
La principale seigneurie de l'endroit était Coëtanfao, ou Coet-er-fau (le bois de hêtres), à un kilomètre à l'est du bourg. Ce manoir, berceau de la famille de ce nom, appartenait dès 1425 aux Kerriec, qui portaient d'azur à la fleur de lys d'or, cotoyée en pointe de deux macles de même, comme les Coetanfao. Marguerite de Kerriec, leur héritière, épousa vers 1540 Alain de Kercoent (Kerhoënt), seigneur de Kergournadech, qui portait un échiqueté d'or et de gueules comme les Kergournadech. Enfin Julienne de Kerhoënt recueillit la succession vers 1743, et la transmit à Charles-Yves le Vicomte, seigneur du Rumain, de Coetcodu, etc... qui portait d'azur au croissant d'or. Les autres seigneuries étaient : 2° Le Hélestrec, au sud-est. 3° Kermadio, vers l'est, aux Malestroit en 1420. 4° Locmaria, vers le nord-est, aux Kerhoent. 5° Le Stanguen, au sud-ouest (J-M. Le Mené).
La seigneurie de Coëtanfao appartenait, en 1434, à Jehan de Kerriec qui mourut cette année même, laissant un fils nommé aussi Jehan ; celui-ci mourut le 9 septembre 1492, et un troisième Jehan de Kerriec, son fils, posséda cette terre. En 1561, vivait Marguerite de Kerriec qui avait probablement épousé un Kercoënt (ou Kerhoënt), et le fils de ce Kercoënt aurait eu pour femme Marie de Ploec (ou Ploeuc), qui mourut en 1573. La même année, faute d'avoir rendu aveu assez à temps, Olivier de Kercoënt, fils de Marie, vit saisir féodalement son héritage par les agents du sire de Guémené ; mais il parvint à le dégager, puisqu'il rendit aveu en 1575. Dix ans plus tard, le sieur de Kercoënt possédait, outre ses manoirs de Coëtanfao et de Kerguézennec, cinq villages en Plouray, quatre en Mellionec, onze en Langoëlan, quatre en Lescoët, quatre en Locmalo, quatre en Ploërdut et onze en Séglien. Charles Kercoënt (ou Kerhoënt), fils d'Olivier, avait épousé Isabelle de Quenechquerault, qui était veuve en 1613. Leur fils, François de Kerhoënt acheta le manoir de Crénihuel, en Silfiac, et nous voyons que sa femme, Anne de Kerouséré, était veuve en 1643. Coëtanfao fut ensuite possédé par Sébastien de Kerhoënt, en 1652 ; en 1696, par François-Toussaint de Kerhoënt, marquis de Coëtanfao ; en 1712, par Jean-Sébastien de Kerhoënt, marquis de Coëtanfao, et, en 1749, par Julienne de Kerhoënt, dame de Coëtanfao et de Crénihuel, qui épousa Charles-Yves Le Vicomte, sieur de Coëtcodu. La suite de l'histoire du château de Coëtanfao se relie ensuite à celle du manoir de Coëtcodu (M. L. Galles).
Note : Le marquisat de Coetanfao constitué au XVIIème siècle par la réunion des trois seigneuries de Coetanfao, Crénihuel, Coetcodu, se décomposa à la fin du XVIIIème siècle. Coetcodu et Crénihuel devinrent la propriété de M. Archin, de Lorient, et Coetanfao tomba dans le domaine de la famille de Rosilly [Note : M. Y. Ch. le vicomte du Rumain, marquis de Coetanfao, mourut à Paris en 1771. Le rachat fut opéré au nom du duc de Rohan, par le Sénéchal de Pontivy, M. Le Vaillant de Laubé, (Archives du Morbihan, C. paroisse de Séglien). La seigneurie de Coetanfao fut achetée par M. le marquis Julien de Rosilly en 1776. Coetcodu et Crénihuel par M. Archin, de Lorient. (Archives du Morbihan, C. paroisse de Séglien]. De ces trois seigneuries, l'une, Coetcodu, s'étendait sur la haute vallée du Scorff jusqu'à Locmalo-Guéméné, la seconde, Crénihuel, descendait des sources de la Sarre à la frontière nord de Séglien, enfin la troisième, Coetanfao englobait tout le territoire de l'ancienne paroisse de Séglien. Cette dernière seigneurie avait pour borne à l'ouest, la Sarre depuis le moulin du Pont Samouel, jusqu'à son confluent avec le ruisseau de Saint-Nizon, qui, dévalant du plateau de Kerbédic, sépare Séglien de Malguénac ; à l'est et au sud-est, la limite courait le long de la route de Pontivy à Silfiac, suivant ainsi la ligne de partage des eaux, de Kerbédic à la chapelle de Saint-Laurent ; enfin au nord, une ligne presque droite unissait ce dernier point au Pont Samouel. Ces seigneuries sont seront soumises à deux usements différents. Coetanfao observait celui de Rohan, Crénihuel et Coetcodu, celui de Broérec. (F. Le Lay).
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Séglien : Jehan de Keriec, Jehan et Guillaume, Allain Cor, Jehan de Brandonnier.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Séglien.
Jehan
LE BRANDONNIER (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;
Jehan
de KERRIEC (200 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît
en archer ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Séglien.
Jehan
KERRIEC, l'ainé (800 livres de revenu), remplacé par Henry Coetenfau : porteur d'une
brigandine, comparaît en archer ;
Gilles
de KERRIEC ;
Jehan
de KERRIEC, le jeune (600 livres de revenu) ;
Jehan
LE BRANDONNIER (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît
armé d'une vouge ;
Jehan
PIERRE (100 soulz de revenu) ;
Jehan
LE VAYER (10 livres de revenu) ;
Jehan
LE GOUEFF (10 livres de revenu) ;
Allain
GOR ou COR (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé
d'une pertuisane ;
Eonet
LEAUTE ;
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