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SPEZET |
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La commune de Spézet ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SPEZET
Spézet vient du breton « spethut » (groseilles).
Spézet englobait, à lorigine, le territoire de Spézet et de Saint-Hernin. Lorigine de Spézet est liée, semble-t-il, à un fief relevant du comté de Poher. La paroisse de Spézet (Spethut) est mentionnée en 1216 dans le cartulaire de Quimper et dépend alors de l'évêché de Cornouaille. En mai 1216 en effet l'évêque de Cornouaille donne au chapitre les paroisses de Bannalec, Plozevet et Spethut. En 1270, il attribue un chanoine à chaque paroisse (Guillaume Ollivier pour Spézet) qui perçoit les revenus, fondations et donations de l'église paroissiale.
Selon la tradition, Bernard du Chastel, compagnon de saint Louis et seigneur du Cranhuel est le fondateur de la première chapelle de Spézet au XIIIème siècle. Atteint de la peste lors d'une croisade, il aurait fait le voeu de bâtir sur ses terres un oratoire à la Vierge s'il guérissait. La chapelle est reconstruite en 1532, peut-être par la famille Quelen (famille noble de Carhaix), qui possédait à cette époque la seigneurie du Vieux-Chastel de Cranhuel et dont les armes ornent le mur-pignon du choeur de la chapelle. En 1781, on comptait à Spézet trois cimetières (celui de saint Pierre, celui de Notre-Dame du Crann et celui de la chapelle Saint-Adrien) ainsi que dix-huit croix de pierre (il en reste trois aujourd'hui).
On rencontre les appellations suivantes : Spethut (en 1216), Spezet (vers 1330, en 1368 et 1535).
Note 1 : Spézet, 7 juillet 1675 - Révolte des Bonnets Rouges. — Le même dimanche, à Spézet, à l'issue des vêpres, les paysans pillent la maison d'Henri Porcher, greffier et notaire des juridictions de Kergorlay, Pommerit et Leslec'h, ainsi que du contrôle et affirmations en ladite paroisse, enfoncent plusieurs barriques de vin et brûlent ou dispersent les papiers du greffe. Sa femme est contrainte de s'enfuir et de se cacher derrière le grand autel de l'église paroissiale ; son cousin, le sieur Rouxel du Parc, voulant s’opposer au pillage, les séditieux « luy hostèrent ses pistolets et son épée, le frappèrent à coups de bâtons et de pierres de telle manière qu'ils le laissèrent comme mort sur la place, tout baigné de sang » (Archives du département du Finistère – J. Lemoine)..
Note 2 : il y eut en septembre et octobre 1779 à Spézet une épidémie de dyssenterie qui enleva environ 150 personnes. Il fut ordonné aux recteurs d'enterrer immédiatement les cadavres sans les faire entrer dans l'église de crainte de la contagion, sous peine de 20 livres d'amende.
PATRIMOINE de SPEZET
l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul,
édifiée à partir de 1709 et consacrée par l'évêque
de Quimper François Hyacinthe de Ploeuc le 9 juillet 1719 (comme l'indique une
inscription sur le premier pilier du côté droit de la nef de l'église : "Anno M.D.CCXIX Die IX Mensis Iulii. D. D. Ill(Ustrissi)mus
et R. R. Fr. Hyac. de Ploeuc epus et comes Cornub. Hanc ecclesiam dedicavit
et consecravit"). Jacques Lamouroux en était alors le recteur. Elle comprend une nef de quatre travées avec
bas-côtés, un transept et un choeur d'une travée droite avec abside à
trois pans. Elle renferme un très riche mobilier de boiseries et sculptures de la seconde moitié du XVIIIème
siècle. L'église renferme trois autels et retables du XVIIIème siècle,
des tableaux du peintre nantais Jean-Vincent Lhermitais : "L'Assomption
de la Vierge" (1754), "Déposition de la Croix" (1755), "l'Adoration des bergers" (1755).
La chaire à prêcher (1750) et les quatre confessionnaux (XVIIIème siècle) sont l'oeuvre d'Antoine
Ecosse (ou Liosse). En plus du grand autel, l'église renferme un autel
dédié à la Descente de Croix et un autel dédié à la Naissance de
Jésus-Christ : "au milieu du grand-autel était un retable
représentant l'Assomption de la Très-Sainte Vierge, et l'on voyait deux
anges agenouillés au tabernacle. A la droite du même actuel était la
statue de saint Pierre, et à sa gauche celle de saint Paul. Sur la grande
vitre à droite était peinte l'image de la Très-Sainte Vierge, et
au-dessus se voyaient les armes des du Boisgarin, qui sont d'azur à 10
billettes d'or 4. 3. 2. 1. A l'autel de la Descente de Croix, il y avait un
rétable représentant la sainte Croix, et au coin du mur la statue de saint
André. A l'autel de la Naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le
rétable représentait la Nativité et au coin du mur se trouvait la statue
de sainte Marie Magdeleine Hors l'église, au-dessus du portail, était la
statue de saint Pierre, patron de la paroisse. La boiserie du choeur de
cette église, attribuée à un sieur Flamant, sculpteur, a été exécutée
en 1750 ou 1752, du temps de M. Dupays, recteur. Les trois rétables ont
été peints par le sieur de L'Hermitay en 1755 et ont été placés du
temps de M. Conan. Le lambris a été coloré en bleu de Prusse par le sieur
Malpasse à la diligence de M. Conan en 1757 ou 1758. La balustrade et
la chaire à prêcher ont été achetées vers le même temps ; la chaire a
été faite par un sieur Liosse. Quand la fabrique était sans argent, M.
Conan faisait des quêtes et parvenait ainsi à équilibrer son budget.
L'église fut pavée en 1775, la tour chiquetée en 1773, le choeur
rafraichi en bleu de Prusse, en 1774. L'église paroissiale de Spézet avait
trois cloches : la grosse, anonyme, eut pour parrain Messire Claude
Perrier et pour marraine dame Renée Françoise de Kerlec'h, seigneur et
dame du Méné. La cérémonie fut faite en 1660 du temps de Messire Morvan,
recteur. La moyenne, aussi anonyme, eut pour parrain Messire Alain Perrier
et pour marraine demoiselle Thérèse de Kerlec'h. la cérémonie dut faite
en la même année 1660. La plus petite cloche, appelée vulgairement la
cloche du Rosaire porte le nom de Marie. Elle a pour parrain Messire Maurice
du Perrier, seigneur de Saint-Gilles, et pour marraine dame Marguerite
Capitaine, dame de Muzillac. La cérémonie fut également faite en 1660.
Sur cette cloche, on lisait ces mots : Jacques Louarn m'a faite. Outre les
ornements ordinaires, l'église de Spézet possédait une lampe d'argent et
une Vierge aussi d'argent, dons de Mme la Comtesse de Roquefeuil, plus trois
croix de cuivre et une croix d'argent" (H. Diverrès - fin XIXème
siècle). Sur les côtés du retable du choeur sont les statues de saint Pierre et de
saint Paul (XVIIIème siècle). L'église renferme une statue de la
Vierge-Mère en argent du XVIIIème siècle et une croix d'argent du XVIème
siècle portant l'inscription "Noble homme seigneur de Perrier
seigneur de Boisgarin a fait faire la présente croix d'argent au nom et
pour les paroissiens de Spezet lan 1534". L'église abrite les
statues de saint Pierre, saint Paul, sainte Madeleine (XVIème siècle),
sainte Barbe, saint André (XVIIème siècle), saint
Adrien (XVIème siècle, invoqué pour les maux d'intestin), la Vierge à
l'Enfant (XVIème siècle) et deux Christ en croix (XVIème et XIXème siècle) ;
la chapelle
Notre-Dame du Crann ou Cram ou Cran-Huel (1535), fondée par les
sires du Vieux-Chastel, seigneurs du manoir de Crann-Huel
(ou Crannuhel) qui la font entièrement reconstruire entre 1530 et 1540
(l'ancienne chapelle existait dès le XIIIème siècle). Elle
aurait été construite suite à son retour d'un pèlerinage aux lieux
saints d'après l'inventaire des reliques insignes de la chapelle (reliques
de plusieurs saints conservées dans un coffret d'argent). Il s'agit
d'un édifice en forme de croix latine qui comprend une nef
(obscure et lambrissé) de quatre travées avec bas-côtés et faux transept
à l'aplomb de la quatrième avec choeur peu débordant. Entre les
troisième et quatrième travées, se trouve un arc diaphragme. Le clocher à lanternons date du XVIIème siècle.
La sacristie date du XVIIème siècle, ainsi que l'indique
l'inscription "Y. Guen Coatfraval Fab. 1653". Les retables datent du XVIème
siècle : ils sont animés d'une foule de petits personnages qui font
référence à la Bible, à l'Ancien et au Nouveau Testament.
Le retable de la Vierge à l'Enfant date du XVI-XVIIème siècle : la mère de
Jésus est entourée de sept anges musiciens, à ses pieds se trouvent
les quatre évangélistes (Luc et le taureau, Marc et le lion, Jean et
l'aigle, Mathieu et l'ange) et de part et d'autre, douze apôtres occupent des petites niches
superposées. Les panneaux des volets illustrent six scènes de la vie de la
Vierge. Le retable de la Trinité renferme Dieu le Père, coiffé d'une
tiare qui tient le Christ ressuscité : autour d'eux, des anges musiciens,
les apôtres et des scènes de la vie de Jésus. La chapelle est surtout célèbre pour ses vitraux (8
verrières) admirablement conservés et dont certains sont datés de 1546, 1548, 1550 : la Passion et le Jugement
dernier de la maîtresse-vitre (avant 1573), le martyre de saint Laurent (dans le mur Est
du bras Nord et exécuté en 1548 d'après une gravure de
Baccio Bandinelli gravée par Marc Antoine Raimondi), le transport du corps de saint Jacques (dans le
bras Sud), la Nativité (datée de 1546) et le Couronnement de la Vierge, le Baptême du
Christ et de saint Eloi (datée de 1550 et marquée des initiales V. D., Vincent Desportes,
peintre verrier de Châteauneuf du Faou, semble-t-il). Ces verrières ont
été réparées à de nombreuses reprises et notamment en 1741 par Rougeron,
peintre-verrier à Quimper, et de 1914 à 1918 par le peintre-verrier parisien Bonnot. La
chapelle abrite les statues de saint Laurent, saint Jacques, saint Yves,
saint Sauveur et de la Vierge-Mère. Au chevet, sont gravées les armes des Vieux-Châtel, seigneurs du Cran-Huel
qui y avaient des droits honorifiques. Il y avait jadis plusieurs pardons du
Crann dans l'année. En 1772, on en dénombrait une quinzaine. Vers 1880, il
n'y avait plus qu'un seul pardon en mai ou juin le jour de la sainte
Trinité. Le pardon du Crann maintient une tradition unique aujourd'hui en
Bretagne : l'offrande à la Vierge de trois mottes de beurre décorées,
chacune d'elle représentant les habitants des trois quartiers de Spézet
dénommés "Kost an dour", "Kost ar méné" et "Kost
ar gorre". Un procès eut lieu en 1675 pour les droits de
prééminences dans la chapelle du Crann entre Jacques de Muzillac, neveu et
héritier de Jacquette du Glaz, dame du Crann et Renée de Kerlec'h du
Chastel, descendant de Bernard du Chastel. Voici une description de la chapelle vers le milieu du
XIXème siècle : "Elle avait cinq autels : le grand autel, l'autel
Saint-Jacques, l'autel Saint-Laurent et deux autels anonymes. Au grand
autel, on voyait du côté de l'évangile la statue de Notre-Dame du Cran et
du côté de l'épître celle de la Sainte-Trinité. A l'autel Saint-Jacques
du côté de l'évangile la statue de Saint-Eloi et du côté de l'épître
celle de Saint-Jacques. A l'autel Saint-Laurent du côté de l'évangile la
statue de Saint-Laurent et du côté de l'épître celle de Saint-Yves. Elle
avait et possède encore de très beaux vitraux peints en très bon état de
conservation, portant la date de 1548. L'un de ces vitraux représente la
mort de la Sainte-Vierge : sur les genoux du Christ est assis un enfant nu.
Elle possédait aussi un reliquaire d'argent dans lequel étaient
renfermées plusieurs reliques, plus un grand chapelet composé de grains
bruns qui avait la réputation d'être bon pour le mal des yeux ; la
fabrique était dans l'usage d'en prêter trois ou quatre grains aux
personnes qui avaient confiance en ce chapelet. On le prêtait gratuitement
pour quinze jours, mais pas plus. Cette chapelle avait treize pardons par
an. Le jour de la Trinité (grand pardon), le jour de la Purification, le
jour de l'Annonciation, le jour de l'Assomption, le jour de la Nativité, le
jour de la Conception, le lundi de Pâques, le jour de la petite fête Dieu,
le jour de Saint-Marc, le lundi des Rogations, le jour de Sainte-Anne, le
jour de Saint-Etienne et tous les samedis du Carême, excepté le premier et
le dernier. La cloche de Notre-Dame du Cran s'appelait Marie Josèphe
Joachim Anne. Elle eût pour parrain Messire Marc Dumméné du Perrier,
seigneur, vicomte de Pemeurit, et pour marraine dame Julienne Ruclan, dame
de la Vilmorel. La cérémonie fut faite en 1683, du temps de M. Morvan,
recteur. On lisait sur cette cloche ces mots : Robert Morvan, fabrique,
Christophe Boulic, curé, Yves Guern, prêtre. Cette chapelle avait aussi
son cimetière à l'entour" (H. Diverrès - fin XIXème siècle) ;
Voir aussi
" Description
de la chapelle Notre-Dame du Crann de Spézet
"
la
chapelle Sainte-Thérèse, située à Kerc'haliou ou Kerhaliou (1934). Il s'agit d'un édifice
de plan rectangulaire, avec petite sacristie en aile au sud, bénit le 20
septembre 1936. Cette chapelle aurait été édifiée avec les pierres
d'anciennes chapelles ruinées (le clocher et la flèche de Saint-Adrien,
les portes et les fenêtres de Saint-Thudec, des pierres et une verrière de
Sainte-Brigitte). La chapelle abrite les statues de Notre-Dame
de Bon Secours, sainte Brigitte, saint Denis, saint Nicodème, saint
Antoine, sainte Catherine de Sienne et saint Dominique provenant d'un
retable du Rosaire, saint Tudec (ancien saint Corentin), sainte Barbe, saint
Zacharie, saint Elisabeth. Un calvaire daté de 1647 et situé à Kerhaliou aurait été remplacé
par une simple croix de 1726 ;
l'ancienne
chapelle Saint-Antoine, aujourd'hui disparue. La
chapelle Saint-Antoine est détruite en 1935. Elle portait la date de 1561 et
renfermait quatre autels de pierre : celui de Saint-Antoine, l'autel du
Rosaire, l'autel Saint-Sébastien et un autel anonyme. L'autel Saint-Antoine
avait deux statues, saint Antoine et Notre-Dame de Pitié. A celui du
Rosaire, l'on voyait Notre-Dame du Rosaire et à ses côtés un religieux et
une religieuse agenouillés, à sa gauche est debout saint Dominique et à
sa droite un saint prêtre que l'on croit être saint Mathurin. Dans le coin
de cet autel à droite était Sainte-Marguerite, en haut du même autel
était encore la Très-Sainte-Vierge accompagnée de deux saints. On y
voyait aussi les armes d'un seigneur inconnu. Auprès de la grande vitre se
trouvait la statue de saint Paul. L'autel de Saint-Sébastien portait la
statue du saint et n'avait d'autre usage que pour les enterrements survenant
les jours qu'on faisait l'office dans cette chapelle. En dehors, au-dessus
du portail, se trouvait la statue de Saint-Antoine. Son grand pardon avait
lieu le premier dimanche de septembre, puis, le 17 janvier jour de
Saint-Antoine, fête de dévotion, enfin le mardi de Pâques ;
l'ancienne
chapelle Saint-Adrien, aujourd'hui disparue. La
chapelle Saint-Adrien est édifiée en 1664 en l'honneur de saint
Drien ou Drin. Elle est renversée par une tempête en 1912 et en ruines en
1934. Il y avait jadis deux cloches, mais la plus grande fut volée et
s'appelait Marie. Cette cloche fut bénite en 1640, du temps de M. Bouchard,
recteur et eut pour parrain et marraine nobles personnes Claude Guégan,
seigneur de Coet-Bihan, etc .. , et demoiselle Marie Duperrier, fille de
messire et dame du Méné. Cette chapelle possédait quatre pardons : le
lundi de Pâques, à vêpres, où se donne le bouquet, le premier dimanche
de mai, le premier dimanche de juillet et le troisième dimanche de septembre ;
l'ancienne
chapelle Saint-Thudec ou Saint-Hudec, aujourd'hui disparue. La chapelle Saint-Tudec
ou Saint-Thudec est édifiée en 1661 près des bois de Toullaëron. Elle
est en ruines en 1934. Le saint patron était invoqué contre les maux de tête et
la surdité. Cette chapelle avait ses pardons le troisième dimanche de
juillet et le 2ème dimanche de septembre. La cloche de cette chapelle ne
portait que la date de son baptême (1644) du temps de M. Bouchard, recteur
(un certain Queméner était fabrique cette année) ;
l'ancienne
chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue. La chapelle Saint-Jean est édifiée au XVIIème
siècle dans le village de Saint-Jean. Elle est en ruines en 1934. Cette
chapelle avait ses pardons le mardi des Rogations, le jour de la Saint-Jean
d'été (24 juin) et le dimanche de la Saint-Jean d'hiver (27 décembre). La
cloche de cette chapelle, qui était anonyme, eut pour parrain Jean Gaudere
et pour marraine Marie Morvan. La cérémonie fut faite en 1722, du temps de
M. Jacques Lamouroux, recteur. Elle avait été refondue aux frais de ladite Marie Morvan ;
l'ancienne
chapelle Sainte-Brigitte, aujourd'hui disparue. La
chapelle Sainte-Brigitte à Bodizel est édifiée au XVIème siècle. Elle perd son toit en 1911 et tombe en
ruines en 1934. Ses pierres sont transportées à Kerhaliou pour servir à la
construction de Sainte-Thérèse. La cloche de Sainte-Brigitte était
anonyme et eut pour parrain l'écuyer Jean Fili, seigneur de Kerigou, et
pour marraine demoiselle Julienne Boutellier, dame de Roslan. La cérémonie
fut faite en 1660, du temps de Messire Morvan, recteur ;
l'ancienne
chapelle Saint-Conogan, aujourd'hui disparue. La chapelle
Saint-Conogan est détruite en 1935. Elle avait été fondée en 1640. La
chapelle avait été reconstruite
en 1689 à l'initiative de François de Coëtlogon, évêque de Quimper, et
consacrée le 21 octobre 1691. Sa cloche s'appelait Marie : elle eut pour
parrain noble seigneur René de Kerlec'h de la Salle et pour marraine
demoiselle Anne de Kerlec'h. La cérémonie fut faite en 1640, du temps de
Messire Bouchard, recteur. Le saint patron y était invoqué pour la
guérison de la fièvre. La chapelle avait ses pardons le jour de
la Quasimodo et le quatrième dimanche d'octobre ;
l'ancienne
chapelle Saint-Denis. La chapelle Saint-Denis était
située jadis au village de
Saint-Denis. Elle est détruite en 1935. Le pardon avait lieu le troisième
dimanche d'octobre. La cloche de cette chapelle ne portait que la date de
son baptême : 1681. Messire Bouchard était alors le recteur. Le saint patron
était invoqué pour les âmes des défunts ;
on trouve aussi le nom d'une
chapelle Saint-Connan sur la terre de Leslec'h. Deux autres chapelles
auraient existé : l'une à Ty ar Fur et l'autre à Bois Garin. La
tradition veut aussi qu'il y ait eu une chapelle à Castel Spézet avant 1675 ;
l'ossuaire de léglise
de Spézet (XVIème siècle), restauré au XXème siècle. L'ossuaire contenait jadis des autels de pierre et des
statues en bois du XVIème siècle. Il servait aussi de chapelle ardente ;
le
calvaire de la chapelle Notre-Dame-du-Crann (XVIème siècle), restauré en 1781 et en 1908 ;
la croix Kroaz Pennarchoat
ou Pen-ar-C'hoat (XVIème siècle, 1811), située sur la route de Gourin ;
d'autres
croix ou vestiges de croix : Kerhaliou (XVIème siècle), la croix du
cimetière de Spézet (1885) ;
les
croix aujourd'hui disparues et signalées en 1781 sur le cahier paroissial :
la croix de Bodennec au bourg, la croix de Bodizel, la croix de Penkerdrein,
la croix de Kersellec, la croix du château Spézet (le Chastel), la croix
de Goascadien, la croix de Kerbasquet, la croix de Poullancerf, la croix Le
Fell, la croix du Bois Garin, la croix de Kerouer, la croix de Vincent Cam
à Saint-Adrien, la croix de Pont Huel, la croix de Lesquidic. Il faudrait
ajouter également les croix en bois : la croix de Saint Jean, la croix de
Kerbasquet, la croix de Pontily, la croix située jadis près de la fontaine
de saint Gouesnou et une croix de mission datée de 1769 (et réparée en
1781 pour un coût de 60 livres), toutes aujourd'hui
disparues. La croix de mission fut plantée en 1769, du temps de Messire
Duparc, recteur. Pour l'édification de cette croix, Messire Conan, recteur,
avait légué 900 livres et Messire Magon, seigneur de Boisgarin, fit
présent du Christ, qui coûta 150 livres, et du bois de la croix ;
le château de Menez-Kamm (1889), édifié par le peintre Henry
Moulton. Le domaine appartenait en 1836 à Alma (ancien capitaine au long
cours à Nantes et trafiquant d'esclaves noirs) puis à la Société des
Mines de Poullaouën et enfin à Sir H. Moulton. Le château est acheté en
1908 par la Comtesse Génovefa de Saint-Pierre (connue aussi sous le nom de
Madame de Bois-Fleury). Le château a abrité les archives de Brest durant
la seconde guerre mondiale ;
le manoir de Bois-Garin (XVème siècle), reconstruit au XVIIIème
siècle. Il avait été incendié en 1675. Le colombier date du XVIIème siècle.
Propriété de Jehan Coatgarin (noble vassal de la seigneurie de Kergorlay
et Motreff) en 1450, puis de Charles Camus en 1536. La seigneurie appartient
à Jehan Kerperennès en 1562, puis à sa fille Anne Kerperennès (épouse
d'Arthur de Perrien de Tréguier). Le manoir passe à partir de 1640 à la
famille du Perrier. Propriété de Claude du Perrier et Renée Françoise
Kerlech du Chastel (son épouse) en 1660, puis d'Alain du Perrier (seigneur
de Bois Garin, Pommerit et Kergorlay) en 1681. Le domaine est acheté au
milieu du XVIIIème siècle par Magon de la Giclais (armateur de
Saint-Malo), puis par Marie Gabriel de Kergus Trofaggan (veuve du comte
Aymard de Roquefeuil) en 1783, et par la famille Cougard au XXème siècle.
Il y aurait deux souterrains à Bois Garin : le premier reliant le manoir du
Ster (situé en face), le second atteindrait le manoir de Coatquévéran (en Saint-Hernin) ;
l'ancien
manoir de Cranhuel, édifié jadis à l'emplacement d'une enceinte de terre
fortifiée. Propriété au XIIIème siècle de Bernard du Chastel (époux de
Constance de Léon), compagnon de saint Louis à la croisade de 1248 et
fondateur de la chapelle du Crann (dédiée à la Vierge). Bernard du
Chastel avait deux fils : Hervé et Bernard. Au XIVème siècle, Tanguy du
Chastel est Grand Ecuyer de France et gouverneur du Roussillon, tandis que
son frère Guillaume est Grand Panetier de France et Ecuyer du roi. Le
domaine est la propriété de la famille Quelen au XVIème siècle. En 1536,
parmi les nobles de Spézet figure Louise du Vieux-Chastel, dame du Crann.
En 1671 les terres du Crann appartiennent à Messire de Muzillac, seigneur
de Pratuloc'h en Cleden Poher. Au XVIIIème siècle, les terres auraient
appartenu à la famille de France ;
l'ancien
manoir de Lesquidic. Propriété au XVIème siècle de Jehan de Kelouannec,
puis de la famille du Vieux-Chastel ;
l'ancien
manoir de Kerouaz (ou Querouaz), situé jadis au bourg de Spézet.
Propriété du Vicomte de Pommerit (famille du Perrier de Bois Garin) ;
l'ancien
manoir de Pelae (ou Penlahez ou Pellahet). Propriété au XVIème siècle de
la famille du Vieux-Chastel, puis des seigneurs de Bois Garin en 1681 ;
l'ancien presbytère (XVIème siècle), remanié en 1957 ;
le four à pain (XVI-XVIIIème siècle), restauré au XXème
siècle ;
9 moulins dont le moulin de Roc'hir, de Kerselec
(ou Kerzellec), du Lan (ou Lann), de Cran (ou Crann), Neuf, de Lesquivit (ou Lesquidic), du Len (ou Lenn), de Cudel, de Pellahe (ou Pelaë). Un moulin est signalé aussi à Quinourec ;
A signaler aussi :
l'existence de vestiges mégalithiques ;
le
tumulus de Run Mellou Poaz ;
le menhir de lancien alignement de Bois-le-Duc, situé route de
Roudouallec (époque néolithique). A l'origine cet alignement comportait neuf menhirs ;
l'allée
couverte de Kerbasquet. D'une longueur de 13 mètres de long, elle est le
seul vestige d'un ensemble détruit au XIXème siècle (semble-t-il) ;
une
stèle, haute de 85 centimètres, trouvée en 1979 à Mine Gwe Fao ;
des
découvertes de haches en bronze à Kerléonet (89 haches à douilles
découvertes en 1893), au bourg de Spèzet (environ 50 haches découvertes
en 1935) et à la limite de Spèzet et de Roudouallec (4 hachettes) ;
trois
enceintes répertoriées à Saint Adrien, Trevily-Huella (ou Trivily) et Cranhuel ;
des
vestiges de villas gallo-romaines à Prat-Trévily, à Pen ar Prat, près du
Bois-Garin. A noter que Trévily vient du latin "villacum" (la villa) ;
l'ancienne
fontaine sacrée, située non loin de la chapelle Notre-Dame du Crann. Il
s'agit d'un vaste bassin abrité par un édicule gothique divisé en trois
arcades. Vers 1912 a été ajouté un deuxième bassin dédié à saint Eloi ;
l'ancienne
fontaine Saint-Gouesnou (dite Sant Higuinou en breton). Son eau
avait la propriété de guérir les maux de reins et de donner de la force
aux membres. Il existait un pardon de Saint-Gouesnou, à la fontaine dudit saint ;
les
anciennes ardoisières du XVIIIème siècle : celle du Bois Garin et de Run an Bleiz ;
l'ancien
château de Castel Gourhanic, détruit avant le XVIIème siècle ;
l'ancien
château de Castel Spézet (peut-être le premier fief de Spézet) ;
ANCIENNE NOBLESSE de SPEZET
Les nobles de Spézet aux Montres Générales de 1481 et de 1562 publiées dans "les Antiquités du Finistère" du Chevalier de Fréminville :
- en 1481 :
Jehan
Penlahes : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;
Charles
du Vieux Chastel : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Guillaume
du Vieux Chastel : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Guillaume
le Voër, remplacé par Auffroy le Voër : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Jehan
le Hermoet : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Guillaume
Theuomenil : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Alain
Le Scanf : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Jehan
de la Villeneuve : porteur d'une brigandine, comparaît en archer.
- en 1562 :
Louis
du Vieux Chastel, sieur de Penlahay (défaillant) ;
Maistre
Jehan Kerperennes, sieur du Boisgarin (décédé) ;
Jehan
de Kerlouannec, seigneur de Lisquidic (défaillant) ;
les
héritiers d'Antoine Penlahay (défaillants).
(à compléter)
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