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TREVENEUC |
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La commune de Tréveneuc ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREVENEUC
Tréveneuc vient du breton « treb » (village) et de Venec ou Venoc ou Guehennoc (frère de Saint Guénolé). Il s'agit du fondateur du monastère de Landévennec au VIIème siècle.
Tréveneuc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plourhan. Durant la Révolution, la paroisse de Tréveneuc dépend du doyenné d'Etables. Tréveneuc élit sa première municipalité au début de 1790 et s'agrandit en 1823 (par ordonnance du 26 novembre 1823) d'une fraction de territoire de La Ville-Gallio (située en Plourhan).
Les chartes de l'abbaye de Beauport, qui possédait jadis des terres et des dîmes dans la paroisse de Tréveneuc, citent la paroisse de Trevenech en 1224 et 1225 (dans un acte de donation du quartier de la Ville Hailech), Trevenoc en 1231 et 1277 et Trevenec en 1240 (Anciens Evêchés, IV, 81, 83, 90, 110). On trouve l'appellation Trevenec en 1414 (lettres de Jean V, n° 1170) et Treveneuc dès 1428 (archives de Loire-Atlantique, B2979).
En 1224, donation à l'abbaye de Notre-Dame de Beauport de la Ville-Hailech, en Tréveneuc : " Notum sit, etc., quod ego Johannes filius Sacerdotis, miles, de Pluguian, assensu Plesencie uxoris mee, et Johannis primogeniti mei, et Willelmi et Nicholai filiorum meorum, dedi et concessi, et hac presente carta confirmavi Deo et abbacie Sancte Marie de Bello Portu et can. ord. Prem. ibidem Deo serv., pro salute anime mee et parentum meorum, in puram et perpetuam elemosinam, quarterium Ville Hailech, cum prato eidem terre adjacente, quod situm est in parrochia de Trevenech, cum omnibus asiamentis ad supradictum quarterium pertinentibus, salvo tamen jure domini capitalis, etc. [Testibus hiis] R. abbate de Bello Portu, Luca canonico, magistro Ivone de Lanvolon, Willelmo Guasconio, et Johanne, Willelmo et Nicholao [filiis] meis, et David de Kaer Alsi. Actum est hoc anno ab Incarnacione Domini M° CC° XX° quarto ". (Archives des Côtes-d'Armor). En 1225, la donation de la Ville-Hailech est ratifiée par Geslin de Coëtmen : " Notum sit, etc. , quod ego Gellinus, Henrici comitis filius, ratam et gratam habui donacionem illam quam Johannes filius Sacerdotis, miles, de Pluguian, fecit abbati et canonicis Sancte Marie de Bello Portu ; videlicet quarterium Ville Hailech, cum prato eidem terre adjacenti, quod situm est in parrochia de Trevenech, cum omnibus asiamentis ad supradictum quarterium pertinentibus. [Preterea] dedi et confirmavi abbacie et canonicis supradictis, in puram, liberam et perpetuam elemosinam, pro salute anime antecessorum et successorum meorum totum jus ad dictum quarterium ville quod ad me et heredes meos pertinebat, perpetuis temporibus possidendum ; etc. Actum est hoc anno ab Incarnacione Domini M° CC° XX° quinto " (Archives des Côtes-d'Armor).
En 1231, il s'agit dune donation d'un champ en Tréveneuc : " Omnibus, etc. dominus Budo Herlant, decanus Brioc., etc. Noverit vestra universitas quod W. et Johanues, filii Urien de Trevenoc, coram nobis dederunt et concesserunt Deo et abbacie beate Marie de Bello Porto, in puram et perpetuam elemosinam, pro salute animarurn suarum suorumque parentum et omnium amicorum suorum, medietatem unius campi quam ipsi et filii Evisen .... possidebant de feodo Pelioubras, quod tenetur ab Alano, filio Hamonis de Bosco Saliou, in perpetuum possidendum, in parrochia de Trevenoc, etc. Datum anno Domini M° CC° XXX° I° " (Archives des Côtes-d'Armor). En 1240, il s'agit d'une donation de Aanor Faucon : " Universis, etc., ego Aanor, uxor Thome dicti Falconis, etc. Notum sit omnibus quod ego dedi et concessi, in puram et perpetuam elemosinam, pro salute anime mee et heredum et predecessorum meorum, abbacie Belli Portus et can. ibidem Deo serv., porcionem in me contingentem omnium terrarum ad me pertinencium, prout sita est inter ecclesiam de Trevenec et minagium Sancti Ke ..., de assensu et voluntate Petri filii mei primogeniti et aliorum, etc. Datum anno Domini M° CC° quadragesimo, in festivitate Sancti Germani " [Note : Scellé par Rivallon, prêtre de Plouagat ; Geoffroi, chapelain, et Yves, recteur de Plélo. Au mois d'avril 1241, Thomas Le Faucon ratifia la donation faite par sa femme] (Archives des Côtes-d'Armor).
Note : la commune de Tréveneuc est formée des villages : le Bout-de-Ville, Kervalo, la Ville-Galio, Kercadoret, Mauretour, Kereven, la Froide-Ville, Perhemeno, Keribouet.
PATRIMOINE de TREVENEUC
l'église Saint-Colomban
(XIVème siècle - 1743 - 1751). Elle est mentionnée lors de la prise de
possession des prééminences de Coëtmen en 1485 par Gilles Compadre pour
François de Neufville duc de Villeroy et Marguerite de Cossé son épouse : "
Et de là sommes allés à Tréveneuc et entrés dans l'église et fait sonner la
cloche, avons remarqué en la principale vitre au haut d'icelle un écusson
écartelé au premier et quatrième d'argent au chef de gueules, et au deuxième et
troisième de gueules à 5 annelets d'argent. Puis avons mis le dit Compadre en
possession du cours de dixme et sommes rentrés à Lanvollon, en l'hostellerie où
pend pour enseigne le soleil " (Archives Nationales M. 372).
En forme de croix latine, elle comprend une
nef avec bas côté sud de quatre travées, un transept formé de deux
chapelles en ailes, séparées de la nef par deux arcades et du bas côté
sud par deux arcades, et un choeur. L’aile sud est peu débordante. L’édifice
date du XVIIème siècle et a été agrandi du bas côté au XIXème siècle.
L'édifice est reconstruit et agrandi au milieu du XIXème siècle (entre 1743 et 1751) à l'exception
du pignon sud qui date du XIVème siècle. La nef fut construite en 1743 par
des artisans du bourg, le choeur et l'aile nord en 1745. L’adjudication du
clocher eut lieu en 1747 et le coq, dû au sr. Manoir, placé en 1748. Le
portail latéral fut érigé en 1751 et le lambris exécuté en 1754. Le bénitier en granit date du
XVème siècle. La peinture sur toile intitulée " Saint
Servais " date de 1691. L'église abrite trois retables en bois doré :
celui, situé derrière le maître-autel, date du XVIIIème siècle. Elle
renferme des statues anciennes de Notre-Dame, saint Columban et saint Yves ;
la chapelle Saint-Marc (1715),
située à Saint-Marc. Il s'agit d'une ancienne
chapelle reconstruite en 1715, puis restaurée entre 1781 et 1786. Edifice
en forme de T dont le transept est séparé de la nef par un arc diaphragme
supportant le clocheton. " Presqu’entièrement
reconstruite en 1715, elle fut profondément modifiée de 1781 à 1786. On
boucha alors la fenêtre du grand autel, ouvrit les deux fenêtres latérales
ainsi qu'une fenêtre dans le pignon midi et refit l'autel Saint-Marc "
(R. Couffon). On y trouve un retable daté du XVIIIème siècle avec statues
de saint François et de saint Antoine de Padoue de cette époque. Elle
abrite aussi des statues anciennes de saint Marc, saint Brieuc et saint Gilles ;
le château de Pommorio
(1780-1790). A signaler l'existence d'un château-fort édifié par Pierre Chrestien
(vicomte de Tréveneuc) vers 1430. Propriété de Vincent Chrestien en 1514, en 1536 et en 1543. Propriété
ensuite de la famille Espivent de la Villesboisnet. La
façade postérieure est modifiée dans la seconde moitié du XIXème
siècle par des ajouts dominés par une tourelle d'escalier ;
la ferme de Kerezen (1791),
transformée aujourd'hui en magasin d'antiquités ;
A signaler aussi :
l'établissement de la Ville-Quinio
(époque gallo-romaine) ;
la
découverte à La Ville-Quinio de quelque 3000 monnaies de bronze ;
Voir
"
Informations
diverses sur la ville de Tréveneuc ".
ANCIENNE NOBLESSE de TREVENEUC
Dès 1490, la paroisse de Tréveneuc avait pour maisons nobles Kercadoret et Pommorio. Pierre Chrestien, cité de 1442 à 1470, est chambellan du duc de Bretagne François Ier. François Chrestien, fils de Pierre, est vicomte de Pommorio et de Tréveneuc, et chancelier de Bretagne (en 1481), puis sénéchal de Rennes (en 1486). Le château de Pommorio a vu naître M. Henri de Tréveneuc, membre de la Constituante, en 1848, puis de l'Assemblée législative jusqu'à l'avènement de Napoléon III.
A la réformation de juillet 1427, est cité un seul noble de Tréveneuc : Nicolas Berthou (ou Bertho) et son épouse. A la réformation du 19 mars 1514, plusieurs nobles de Tréveneuc sont cités : Vincent Chrestien (sieur de Pommorio), Pierre Jehannot, Sevestre Raison et Jean Poences.
Lors de la "revue et monstre généralle des nobles, ennobliz,
exemptz et aultres tenantz fiefs nobles et subjects aux armes de l’Evesché de
Saint-Brieuc, tenue à Moncontour par haut et puissant Messire Tristan du
Perrier, Comte de Quintin ; noble et puissant Messire Guyon de la Motte,
Chevalier, sieur de l’Orfeuil et de Vauclerc ; Messire Amaury de la Moussaye,
Chevalier, sieur du dict lieu de la Moussaye, commissaires commis et députez par
mandement patent du Duc nostre souverain seigneur, quant à ce, les viije, ixe et
xe jours de janvier l’an mil iiiie lxix ", on mentionne, en janvier 1469, pour
Saint Qué et Tréveneuc :
– Pierre et François Chrétien.
– Guillaume,
Geffroy et Guillaume Jeannot, le jeune.
– Guillaume Hallenault.
– Yvon et
Jeanne Garrel.
– Olivier Rouault.
– Jean Bertho.
A la réformation du 23 mars 1536, sont mentionnées deux maisons nobles de Tréveneuc : Pommorio (à Vincent Crestien) et Kercadoret (à Catherine Le Maistre).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Saint-Quay et Tréveneuc :
Jehan BERTHO de les Fontaines (10 livres de revenu) :
défaillant ;
François CHRETIEN (80 livres de revenu) : porteur dune
brigandine et comparaît en archer ;
Pierre CHRETIEN (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine
et comparaît armé dune vouge ;
Jehanne GARREL (5 livres de revenu) : défaillant ;
Yvon GARREL (10 livres de revenu) : défaillant ;
Guillaume HALENAUST (10 livres de revenu) : défaillant ;
Geoffroy JEHANNOT (40 livres de revenu) : défaillant ;
Guillaume JEHANNOT (20 livres de revenu) : défaillant ;
Guillaume JEHANNOT (120 livres de revenu) : défaillant ;
Olivier ROUAUST (5 livres de revenu) : défaillant ;
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