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PRINCIPALES FONDATIONS FAITES AU SANCTUAIRE DE BONNE-NOUVELLE. |
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Principales fondations faites au sanctuaire de Bonne Nouvelle avant 1789.
Il n'existe pas de liste complète des fondations faites au sanctuaire de Bonne-Nouvelle. On ne saurait d'ailleurs en établir une, puisque l'inventaire le plus détaillé sur ce point, dressé en 1770, ne les indique pas toutes. On trouve aux anciens registres paroissiaux de Rennes la mention du décès d'écuyer Raoul de Lessart, seigneur de la Robinais, époux de Vincente de Trécesson, qui fut inhumé le 4 avril 1620, dans le chœur de l'église de Bonne-Nouvelle. La fondation faite à cette occasion n'est pas portée au Cartulaire.
A la table du même inventaire on indique une fondation faite par Guyonne Philouze, épouse de Jean du Clos, sieur des Aulnais, greffier au Parlement. L’acte de cette fondation a disparu. Il en est de même pour plusieurs autres.
Cependant, si la liste qui suit ne reproduit pas toutes les fondations faites à Bonne-Nouvelle, elle est certainement la plus générale qui ait encore été dressée. Elle a été prise au Cartulaire déposé aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, sous la mention 1. H 5, 1, et daté de 1770.
La première en date parmi les libéralités concernant Bonne-Nouvelle est évidemment celle qui a trait à la fondation du couvent Dominicain, c'est-à-dire la donation faite au commencement de l'année 1367 par Perrot Rouxel, bourgeois de Rennes. En 1369, cette donation s'accrut d'une autre, faite par Perrin Lemercier, d'un terrain relevant du fief des Vaux, et en 1421 d‘une troisième faite par noble homme Jehan de Saint-Martin. Ces trois libéralités se rapportent aux immeubles sur lesquels fut établi le couvent et ses dépendances. Viennent ensuite, en 1426, au profit de Guy de Montrond, une participation à une messe perpétuelle accordée par les Dominicains, pour plusieurs et singuliers bienfaits reçus de lui.
En 1433, le 1er octobre, pour une messe, dame Jehanne des Vaux, de Maillechat, veuve de noble chevalier Jehan de Chevaigné, sieur du Plessis de Couaismes et de Champlin, abandonne dix sols de rente auxquels elle avait droit sur un immeuble donné.
En 1460, le 15 juillet, Gilles Mauny, pour enfeu, donne cent sols de rente.
En 1460, Robine du Rochercler, veuve Beauceporte, fonde une messe et donne cent dix sols.
En 1470, le 4 février, Jehan Eudin et Macée Lebret, son épouse, donnent un immeuble pour obtenir le droit d'être inhumés à Bonne-Nouvelle.
En 1480, Tomine Verger donne une maison pour des prières.
En 1484, Jan Ajournée, sieur des Roches, fonde une messe et laisse quatre livres de rente.
En 1490, au mois de novembre, fondation d'une messe perpétuelle par Jane Havart, qui donne cent sols de rente. Pour le maintien de cette fondation, le Parlement, dans un arrêt du 26 février 1616, dont l’expédition est signée Monneraye, donne raison aux Dominicains contre Raoul Philouze, sieur de la Guimondière, acquéreur de deux maisons hypothéquées par la fondatrice.
En 1491, donation d'immeubles par Jamet, sieur de la Grée, pour prières.
En 1491, le 10 avril, pour prières, donation d'immeubles faite par Georges Hallochier et Hamonette Ravenel, terrain relevant de la seigneurie des Préaux.
En 1492, le 28 septembre donation d'immeubles par Guillaume Hagomar, seigneur de la Guichardière, pour prières. (Le terrain légué devait un jour de corvée à faner dans les prés du seigneur évesque de Rennes).
En 1492, fondation de Jehan Chesnel, escuyer, seigneur de Maillechat, en Guipel, dix livres de rente pour inhumation à Bonne-Nouvelle, avec hypothèque sur son fief de Béziel, paroisse de Tremblay.
En 1495, au mois d'actobre, legs de dix livres de rente par escuyer Olivier de Coëtlogon, ancien procureur général, pour enfeu.
En 1498, donation d'immeubles, pour prières, par dom Margois Cornabel, prestre.
En 1510, donation de quatre-vingts livres de rente, faite par Anne de Bretagne, reine de France, faveur confirmée par les rois de France Henri IV, Louis XIII et Louis XIV.
En 1520, le 27 décembre, damoiselle Jeanne de Tixue, dame dudit lieu, de Clairefontaine et de Sevedavy, veuve de Messire Jehan Ferrière, chevalier, seigneur de Tixue, donne pour messes et tombe armoiée des armes de sa maison, cinquante livres de rente, avec hypothèque sur le lieu de Clairefontaine, paroisse de Vignoc, dépendant de la baronnie de Hédé.
En 1520, noble homme Jean Mousset, sieur de Mainmenier et du Courtil-Pinel, avocat en Cour d'Eglise, lègue huit livres de rente pour une messe.
En 1524, le 9 mai, Julienne Beauceporte, dame Coulombier, fonde une messe et donne un immeuble.
En 1526, au mois de novembre, Missire Bernard, chanoine de Rennes, recteur de Cyz, fonde une messe et donne un immeuble.
En 1528, fondation de Missire Henry, promoteur de Rennes. Donne dix livres monnaie de rente sur la Chesnais, en Rannée.
En 1529, le 13 mars, donation d'un terrain par Macé Peltier et Olive Leporc, pour prières.
En 1529, au mois de mai, Pierre Mayeuc lègue quatre livres six deniers de rente et fonde une messe.
En 1529-1531, donations d'immeubles pour messe et enfeu prohibitif, avec pouvoir d’y mettre écussons et banc, par noble homme Jehan Goujon, seigneur d'Artois, de la Rivière, etc., maître des requêtes et conseiller.
— En 1579, les religieux font condamner les héritiers de ce seigneur à payer trois années d'arrérages d'une rente de cent livres, faisant partie de la donation de Messire Goujon. Une sentence du Présidial de Rennes ordonne : « Certains mots faux, calomnieux et scandaleux, employés contre les religieux de ce couvent de Bonne-Nouvelle en l’escript du procureur du sieur d'Artoys, estre rayés et biffés sur peine d'amande de vingt livres ».
En 1530, Jeanne Lecoutelier fonde une messe perpétuelle et donne un immeuble.
En 1532, Guillemette Rolland, femme Farnel, donne des immeubles pour inhumation et prières (trois petites maisons).
En 1538, le 19 août, fondation d'une messe par escuyer Mathurin de Cacé, seigneur dudit lieu, fils de Bertrand et de Johanne Becdelièvre ; lègue sept livres de rente.
En 1538, pour messe et enfeu, Messire Guy d'Erbrée, conseiller au Parlement, escuyer, seigneur de la Chèse en Plélan-le-Grand, lègue six livres de rente.
Sur l’acte de la fondation faite par Guy d'Erbrée, on lit « Et chacun et la plus neuve et saine partie des religieux d’icelui couvent, congregés et assemblés au son de la campane, en leur chapitre chapitrant et chapitre faisant pour disposer de leurs affaires en manière accoutumée, lesquels et chacun en forme de corps politique ont consenti et octroyé à Guy d'Erbrée, escuyer, seigneur de la Chaize..., veuf de Jacquemine de la Piguelaye, une pierre tombale moyennant une rente de cent sols monnoie. Fait le mercredi 5 février 1538 ».
En 1540, au mois de mars, une messe fondée par Guillaume Oger, qui lègue dix-sept sols de rente.
En 1541, Messire Louis d'Acigné évêque de Nantes, abbé du Relecq, prieur de Lehon et de Combour, fonde une messe et enfeu et donne douze livres de rente.
En 1542, le 18 avril, noble homme Guillaume Le Duc, sieur de la Regnaudais et de la Busnelaye, provost de Rennes, époux de Briande de la Pavaye, lègue cent sols de rente messe et enfeu, fondation accrue d'une rente de quatre livres, le 28 avril 1542.
En 1543, au mois d'octobre, Gabriel Bedier, sieur de Tesnières, veut être enterré en habit religieux et apporté par quatre religieux. Il donne pour messe et enfeu cent sols de rente, avec hypothèque sur une pièce de terre dite la Cochardière.
En 1546, au mois de novembre, noble homme Goluin Aguillelmy, sieur de Champeaux, donne un jardin et fonde une messe après laquelle les religieux devaient réciter un Libera sur la tombe de Messire Mousset, sieur de Maume, son beau-père.
En 1547, au mois de juin, Missire Pierre Mousset, recteur de Chastelier, fonde une messe et lègue dix livres de rente.
L'acte du 11 mars 1532, concernant la fondation faite par Guillemette Rolland, porte que sa donation est approuvée par noble homme Bérard, sieur de la Haute-Touche, qui avait droit à cent dix livres sur les biens donnés. La fondation faite par la veuve de ce Bérard est donc évidemment, postérieure à 1532. Cette fondation, faite par Perronne Chauchart, dame de la Ville-du-Bois du Mottay, veuve de François Bérard, seigneur de la Haute-Touche et de la Ville aux Vées, comprenait pour partie le pré du Polieux en Saint-Etienne, contenant deux hommées de pré, tenu du vénérable chapitre de Saint-Pierre, avec obéissance et chevauchée le jour de la foire Saint-Pierre et Saint-Paul. Les époux Bérard avaient aussi donné aux Dominicains une somme d'argent, mise en fonds par les religieux pour forvenir à leur entretien et particulièrement des étudiants à Paris ou ailleurs. Cette donation qui n'est pas datée au Cartulaire de Bonne-Nouvelle, a dû être faite vers 1554.
La concession faite aux époux de la Haute-Touche, Bérard, était de trois tombes, dont une, la première, demeurait propre au seigneur de la Bédoyère, procureur général. La deuxième tombe à la demoiselle de la Brandière, à cause de sa terre de la Ville-du-Bois. La troisième aux Chauchart, seigneurs de la vicomté de Pontfily, avec pouvoir aux uns et aux autres de faire poser leurs tombes et de les faire armoier, et au dit seigneur de la Bédoyère son banc..., sans que les religieux soient obligés d'y contribuer.
En 1554, donation d'immeubles, pour prières, par Messire Chauviry, de la Chauveraye.
En 1567, fondation d'une messe, payée quinze livres de rente, par haute et puissante dame Renée de la Feillée, dame d'Assérac, de Fauxgarel, de Gué de Lisle, vicomtesse de Plehedel.
En 1570, Georges Legay, marchand, donne une maison et un jardin pour prières.
En 1573, fondation faite par Jean Jacapin sieur du Tertre, procureur au Parlement, et Macée Bazire, sa compagne, qui pour prières donnent aux Dominicains une maison et un jardin.
En 1573, honorables gens Jacques Blandin et Bienvenue de la Houlle, sa femme, sieur et dame de Lesmen, du Verger, du Haut-Chemin, léguent douze livres tournois de rente perpétuelle pour messe et enfeu, avec hypothèque sur un pré situé paroisse Saint-Martin, au terroir de Groumallon.
En 1575, au mois d'octobre, Gilles Blandin, sieur du Verger, et sa femme, Hélène Bonnery, donnent à Bonne-Nouvelle trois petits prés dits prés Potier, en Saint-Grégoire, pour prières.
En 1578, fondation d'une messe par noble et vénérable Missire Gilles de Kerampuil, sieur de Bigodon, chanoine, recteur de Cletguen, et pour ce lègue dix livres de rente perpétuelle.
En 1578 au mois de novembre Gaspar Escoufflart, sieur de Mainmenier, époux de Marguerite Jarny, fonde une messe et lègue six livres de rente.
En 1582, le 2 octobre pour prières, Pierre Cannieu, boulanger, époux de Perrine Suart, lègue vingt livres de rente.
En 1584, le 22 mai, messe et enfeu, fondation faite par haute et puissante dame Tournemine, douairière de Vauclair, qui lègue vingt livres tournois de rente.
En 1585, le 27 mars, fondation d'une messe par demoiselle Catherine Morel dame de la Tirlaye, qui donne deux cent quarante livres.
En 1586, donation l'un immeuble par époux Joliff, pour prières.
En 1586, messe, fondation faite par Perrine Leroy, dame de la Cormeraye, qui donne quatre cent quatre-vingts livres.
En 1587, au mois de décembre, fondation d'une messe par enfants de la Lande, nés de Guillaume et de Janne de Launay. Ils donnent vingt-sept livres de rente.
En 1589, Arthur Cusson, maître fourbisseur et Guillemette Grohant, sa femme, s'engagent à bâtir un logis qui restera au couvent après leur mort et celle de leurs enfants.
En 1590, le 25 juin, Renée du Gué de la Motte, de Gennes, de Bois-de-Cucillé, dame de la Marzelière, baronne de Bonnefontaine, lègue six cents livres pour messe et prières.
En 1591, messe fondée par haute et puissante Jeane de Goulaine, dame de la Forest, cinquante-deux livres de rente.
En 1596, escuyer Jean de la Porte, sieur du Val, conseiller au Parlement, fonde messe et enfeu et donne treize livres de rente.
En 1596, Messire Antoine de Rocquefort, seigneur de Bastenay, premier capitaine des chevau-légers de France, mareschal-de-camp en l’armée du Roi en Bretagne, fonde une messe pour chaque jour de l'année et donne mille escus.
En 1596, fondation d'une messe par Missire François-Chaussière, chanoine et scholatique, qui lègue seize livres de rente.
En 1596, enfeu à noble homme J. Martin, sieur de la Vairie et de Grasbusson, advocat au Parlement, pour quatorze livres de rente.
En 1597, donation d'un immeuble pour inhumation et service par Marc Legay, sieur de la Cloche.
En 1597, au mois de juin, pour prières, legs d'une maison, par Missire Hélic-Vallée, religieux de Saint-Sauveur de Redon.
En 1599, au mois de février, Jacqueline de Bourgneuf, dame du Rocher et de Vaudequy, pour prières, donne cent écus, sol.
En 1599, au mois de juin, fondation faite par escuyer François Rouxel, sieur de Launay et de Paingrave. Lègue cinquante-deux libres de rente.
En 1599, le 17 juillet, Perrine Gaultier, dame du Valmérault, fonde un enfeu et une grand’messe annuelle de Requiem, et lègue une rente foncière de dix livres, à elle due par sire Jan Leduc, sieur de Laugeraie, sur l'hypothèque d'une vigne située en la paroisse de Saint-Etienne, près la Croix-Guéhéneuc ou Belloir.
En 1601, rente de trois escus et un tiers, fondation de quatre messes, par les maîtres orpheuvres de Rennes.
En 1602, Françoise Daniel, dame de Lanrédon, donne cinq écus de rente pour une messe.
En 1603, le 18 mars, fondation de noble homme Jean-Martin Laisné, sieur de la Vairie ; messe et enfeu, au prix de six cents livres.
En 1604, le 22 janvier, messe et enfeu prohibitif, permission de faire graver ses armoiries et de faire peindre ses armes dans la vitre de la chapelle de Nostre-Dame ; fondation de Roch Lezot, seigneur de la Villegeoffroy, le Vaurozé, etc., conseiller notaire et secrétaire du roi, en son nom et en celui de Noëlle de la Corbinière, sa compagne. Donne trois cent soixante-douze livres. A la messe, on devait allumer auprès de la fausse-châsse six cierges chargés des écussons du sieur Lezot.
En 1604, le 16 novembre, Guillemette Ramberge, dame de Launay ; fonde une messe et donne quatorze livres de rente.
En 1605, au mois de janvier, enfeu à noble homme Jean Le Levier, seigneur de Keroshiou, conseiller au Parlement, avec droit d'escabeau, d'accoudoir et d'impression ; legs de vings livres de rente.
En 1605, le 23 mai, les époux Jean Chesnot, sieur du Chesne-Cramou, lèguent, quatre livres de rente pour prières.
En 1605, noble homme Pierre Martin, sieur de Broize, advocat général du roi, et Péronnelle Piedevache, dame Coueslen, sa compagne, donnent trois cents livres pour prières.
En 1606, au mois de septembre, messe et enfeu pour haute et puissante Marguerite de Beaumanoir, dame de Tyvarlan, de Morlac, etc., qui lègue cent livres, rente perpétuelle.
En 1607, Macée Bazire, veuve Jacopin, pour enfeu dans la chapelle Saint-Thomas, lègue six cents livres.
En 1608, le 4 juillet, Collin Vaugru fonde une messe et lègue quatre livres de rente.
En 1610, Suzanne de Guémadeuc, douairière de Kersauson, pour messe et enfeu, lègue trente livres de rente.
En 1612, le 27 avril, dame Jeanne Huby, veuve de feu Messire Budes, seigneur du Rufflet, conseiller du roi en sa Cour de Parlement, fonde messes et donne six cents livres.
En 1612, au mois de juillet, Suzanne de Poix, dame de la Villemenier, fonde deux messes et lègue trente livres de rente.
En 1616, Michel Bouyen et Françoise Chartier, sa femme, louent aux religieux un terrain sur lequel ils font une boutique, qu'ils s'engagent à laisser au couvent après leur mort et celle de leurs enfants.
En 1616, Yvonne Dubourg, femme de Pierre Richard, marchand à Rennes, lègue quinze livres de rente pour prières.
En 1617, noble homme Pierre Poisson, sieur de la Mettée, avocat, fonde messe et lègue quinze livres de rente.
En 1619, au mois de juillet, Messire Louis Trochet, sieur du Temple, époux de Jacquemine Drouadaine, donne un immeuble et fonde deux messes.
En 1619, au mois de décembre, messe et enfeu, fondation faite par Perrine du Petit-Pré, veuve de Messire Georges Leclerc, sieur des Latays, avocat, qui lègue quinze livres de rente et sa chaîne d'or, laquelle fut déposée à Bonne-Nouvelle en 1626, après le décès de la fille de la donatrice.
En 1620, le 1er janvier, haute et puissante dame Louise comtesse de Maure et de Mortemart, baronne de Lohéac, vicomtesse du Ferré, dame de Landal, du Plessix-Anger et de la Rigaudière, pour récitation de litanies, donne trois cents livres.
En 1620, le 15 janvier, haute et puissante dame de la Motte, douairière de Molac, marquise d'Assérac, baronne de la Hunaudaye et de Montafilant, lègue vingt-cinq livres de rente pour messe et enfeu.
En 1621, au mois d'août, Jane Guyot, dame de la Glaume, fonde une messe et donne vingt livres de rente.
En 1622, au mois de décembre, escuyer François Thomas, sieur de Vaunoise, lègue quarante livres de rente pour une messe, fondation exécutée par Jean Thomas, seigneur de la Cosnelaye, héritier du testateur.
En 1622, fondation de messes par escuyer Gilles Godard, sieur du Plessis, avocat au Parlement ; lègue soixante livres de rente, garanties en 1641 par une hypothèque sur la métairie de la Brétesche, en Saint-Grégoire, hypothèque donnée par noble homme Gilles Martin, époux de Jeanne Godard.
En 1623 au mois de février, Jane de Coëtlogon, vicomtesse d'Apigné, pour fondation de messes, donne quatre cents livres.
En 1623, au mois de février, messe ; seconde fondation de Messire Roch Lezot, chevalier, gentilhomme ordinaire de la Maison du Roi, seigneur de la Villegeoffroy et du Vaurozé, conseiller secrétaire du roi, doyen de la chancellerie en Bretaigne, époux de Louise Tuffin ; lègue trente-six livres de rente, avec hypothèque sur les terres de la Villegeoffroy et du Vaurozé, en Betton.
En 1623, au mois de février, fondation de Messire Regnault de Sévigné seigneur de Monmoron, conseiller au Parlement ; lègue trente-cinq livres pour messe et enfeu.
En 1624, messe et enfeu ; fondation de Messire Gervais Huart, seigneur de la Grand-Rivière, conseiller du roi et son provost en sa provosté de Rennes, époux de Jacquette Monneraye ; lègue vingt-cing livres tournois de rente, avec hypothèque sur le lieu de la Vigne, situé près le pavé de Maurepas, paroisse de Saint-Laurent.
En 1624, le 25 novembre, Yvonne Le Métayer, douairière de Belestre, veuve de Messire Siméon Brandin, seigneur dudit lieu, conseiller du roi au Parlement de Bretagne, fonde une messe et donne quinze livres tournois de rente à elle dues par Jacques Piart, sieur des Bouffres.
En 1625 Missire Mathurin Chastain, chantre à Toussaints, lègue neuf livres de rente pour prières.
En 1627, au mois d'octobre, fondation d'une messe en basse voix, de quinque plegis, par Pierre Ruault, marchand à Rennes, qui lègue dix-huit livres de rente.
En 1628, au mois de mai, enfeu prohibitif, avec droit de faire graver sur la tombe armoiries, écussons et impressions ; fondation faite par Julienne de la Tousche, veuve de Messire Jean Lebel, seigneur de la Tour-Gavouyère ; lègue vingt livres de rente, avec hypothèque sur la terre du Bois-Roger, dépendance de la Jaroussais, en Janzé.
En 1628, au mois de septembre, noble homme Robert Girard, sieur du Boismartel, procureur au Parlement, et demoiselle Laurence Jonchée, sa compagne, donnent aux religieux de Bonne-Nouvelle une petite maison avec jardin, située près la cour de la Reverdiais, paroisse Saint-Jean, soumise envers la seigneurie de Saint-Melaine au devoir de la chevauchée, le jour de la foire de Saint-Melaine, pour un enfeu prohibitif en la chapelle Sainte-Anne, pour eux et leurs successeurs, avec une pierre tombale, un banc à queue et accoudouer, armoiés de leurs armes.
En 1629, le 22 novembre, Guillemette Broust, dame de Grandmaison et Sevegrand, fonde des messes et lègue partie de la métairie du Clos-Guérin, autrement Frilouze, en Betton, au terroir de la Plesse, puis pour un enfeu lègue soixante livres de rente.
En 1630, le 25 mai Messire Maurille des Landes, conseiller au Parlement, époux de Dame Marie du Plessis, fonde deux messes et donne mille livres.
En 1631, le 23 juillet, Peronne Huby, dame de Kermagaro, veuve de Messire François d'Andigné, seigneur de Kermagaro, la Châsse, Saint-Malon conseiller au Parlement, fonde deux messes et lègue cent livres de rente.
En 1631, fondation faite par Françoise Frotet, dame de la Dobiaye, veuve de Messire Julien Gedouin, seigneur de la Dobiaye, de Saint-Jean-sur-Couasnon et de Bazouges, président, au Parlement, conseiller d’Etat : legs de mille deux cents livres.
En 1632, au mois de septembre, fondation d’une messe par noble homme Etienne Debroise, sieur de la Roche, qui lègue vingt-six livres de rente.
En 1633, le 29 septembre, pour prières, Missire Charles Hamonneaux, chapelain de Saint-Senelé et Saint-Gilles, au passage du Pontréan, donne mille huit cents livres.
En 1634, messe et enfeu : fondation de nobles gens Jean Trouillot, sieur du Chesne, procureur en la Cour bourgeoise de Rennes, et Charlotte Bagot, sa compagne ; donnent cent pistoles d'or, estimées huit cent cinquante livres.
En 1634, au mois de septembre, messe fondée par Messire Jean Peschart, seigneur baron de Beaumanoir, qui lègue vingt livres de rente ; fondation exécutée par François Peschart, seigneur de Bienassis, son héritier.
En 1634, messes et enfeu ; fondation faite par Messire François de Becdelièvre, seigneur de la Busnelaye, premier président en la Cour des Comptes ; legs de quarante livres de rente, avec hypothèque sur la terre de la Busnelaye.
En 1635, au mois de septembre, Louise de la Porte, dame de Monterfil et de Lesmée, pour enfeu, d’une longueur de sept pieds, trois pieds de laize dans le chanceau et balustre de l'autel de Nostre-Dame, côté de l’Evangile, puis plaque de cuivre pour graver écussons et armoiries. Verse d'abord mille six cents livres, puis quatre cents livres.
En 1635, au mois de novembre, escuyer Legonidec, seigneur des Aulnais, conseiller au Parlement, époux de Louise Marcadet, lègue six livres de rente pour prières.
En 1636, au mois d'avril, noble homme Tanguy Bohier, sieur de Pratanlouët, fonde une messe et donne vingt-quatre livres de rente.
En 1636, le 6 août, dame Jacquemine Pinel, dame de la Rivière, douairière du Boisguy, compagne de Messire Guillaume Lepetit, sieur de la Rivière-Souchart, donne pour prières quatre cents livres.
En 1637, Marguerite Ledo, épouse de Maître Olivier de la Vairie, procureur, fonde messe et donne soixante livres.
En 1636, le 10 juillet, fondation de noble homme Jean Gillot, sieur de la Crozille, avocat au Parlement, qui promet huit cents livres, « à condition que en cas qu'il meure à vingt lieues de Rennes, son corps soit inhumé en la chapelle de Nostre-Dame au couvent de Bonne-Nouvelle, et à la charge et à perpétuité, que les religieux, après avoir fait sonner la cloche demi-heure durant, s’assembleront tous immédiatement après avoir chanté vespres, les vigiles des fêtes de la Purification, Visitation, Assomption, Nativité et Conception de Notre-Dame, en sa chapelle, où ils iront processionnellement chantant un respons, et là, après avoir fait mettre deux châsses sur sa tombe avec leur drap mortuaire et deux cierges allumés auprès et deux autres aussi sur l'autel allumés, deux versetiers chanteront à haute voix les litanies de la Vierge qu'on chante en l'église de Laurette, et tous les religieux respondront en reprenant chaque motet tout entier, ce qu'on appelle les litanies doubles, et à la fin se dira une collecte du jour et ensuite un De Profundis, une collecte pour les défunts et un Requiescant un pace avec aspersion d’eau bénite ».
En 1637, 18 décembre, Françoise Le Lamballays, dame de la Courrouze, fonde meses et donne quatre cents livres, somme versée par M. Delourme-Rabassé, lieutenant de Dol, en 1638.
En 1639, le 5 juillet, escuyer Jacques Ravenel, sieur des Ferrières, conseiller au Présidial de Rennes, fonde deux messes et donne mille livres.
En 1639, au mois d’août, escuyer François de Rosmar, sieur de Kergoff, donne douze boisseaux de froment de rente annuelle, mesure de Treguier, pour messes et prières. Sa sœur et héritière, pour acquitter ce legs, convint de payer trente livres de rente.
En 1639, au mois de septembre, noble homme Giles Guition, sieur de la Bécherie, fonde une messe et donne deux pièces de terre, la Grande-Cour-Morel et la Petite-Taverne, en la paroisse de la Mézière.
En 1640, le 15 juillet, messe et enfeu ; fondation de Messire Claude de la Bouëxière, seigneur de Kergrée, des Métairies et de Brantonnet, qui donne six cents livres.
En 1640, le 16 novembre, Missire Clément Aumaistre, prieur de Saint-Cyr, fonde une messe et donne quatre cents livres.
En 1643, Julien Le Gouvello, conseiller du roi en sa Cour de Parlement, fonde des messes et donne quatre cents livres.
En 1644, au mois de février, Nicolas Avenel, sieur de la Boullaye, fonde messe et lègue trente livres de rente.
En 1644, au mois de décembre, Julienne de Vaujouaye, fille de feu Olivier et de Hélène Hervieux, fonde messe et donne trois cents livres.
En 1645, au mois de juin, messe et enfeu, fondation de Perronnelle Phelippe, veuve de Messire François Grignart de Champsavoy ; donne vingt-cinq livres de rente.
En 1648, au mois de décembre, messe et enfeu, avec pierre tombale armoiée, fondation du seigneur de Boisadam, époux de dame Marguerite Martin ; il donne soixante livres de rente à percevoir sur les grandes dixmes qui se lèvent en Bourseul.
En 1649, fondation de dame Louise de Quengo, douairière de Brefeillac, messe et enfeu ; en 1656, MM. de Tronquédec et de la Hautaye, ses héritiers, versent mille soixante livres pour cette fondation. Le cœur du feu seigneur de Brefeillac, repose à Bonne-Nouvelle, le corps étant inhumé en l'église des Révérends Pères Carmes Déchaussés de Carhaix, fondée par lui.
En 1649, messe et enfeu, fondation de Louise James, veuve de Messire Jean du Halgouët, seigneur de Kergrée, qui donne quatre cents livres.
En 1650, au mois de mars, noble homme Amaury Garnier, sieur du Buisson, fonde par testament une messe perpétuelle et six messes de Requiem pour lui et sa compagne, Roberte Gontier, et pour ce donne le Clos Gilet, contenant quatre journaux et demi, et un pré dit de Launay, d'un journal, au terroir du Chesnay, dépendant du lieu noble du Buisson, en la paroisse de Melesse, sous la juridiction du Plessis-Melesse. Ces messes devaient être célébrées sur la tombe du testateur, auprès de celle de Mlle de Sevegrand, sa tante.
En 1652, Madeleine Douasne, épouse de Georges Meusnier, fonde un salut solennel à perpétuité et lègue quarante livres de rente.
En 1653, au mois de mai, messe et enfeu, par escuyer Pierre Hervieux, sieur de la Vante, qui lègue trente livres de rente.
En 1654, au mois de mai, fondation de messes par Jeanne Courriolle, veuve de Messire Georges de Kerguezec seigneur de Brays et de Jucé, conseiller au Parlement, qui donne mille livres.
En 1655, au mois d'avril, demoiselle Guyonne Henry, fille de feu sieur de la Tanneraye, fonde une messe et donne six cents livres.
En 1659, au mois de juin, fondation de dame Jeanne Monneraye, dame du Quersans, veuve de Messire Jules du Quersans, seigneur du Prélouays, conseiller du roi en sa Cour de Parlement de Bretaigne, fonde prières et lègue environ deux journaux de terre situés près le bourg et paroisse de Montgermont.
En 1660, au mois de décembre, Me François Picot, notaire, et Gilles Picot, chirurgien, pour Simonne Herbert, née Picot, fondent deux messes et donnent cinquante-cinq livres de rente.
En 1661, au mois de mai, Raoul Bonnier, sieur des Bagotières, fonde une messe, donne cent livres puis ajoute quatre-vingts livres pour l'entretien d'une lampe.
En 1662, au mois de mai, messe et enfeu, fondation de haut et puissant Messire Charles de Vaucouleurs, seigneur de la Ville-André, qui lègue trente livres de rente, avec hypothèque sur la terre seigneuriale de la Boullays-Ferrière, en Plouasne.
En 1662, noble homme Guillaume du Liepvre, sieur des Ecotais et de la Thébaudais, greffier des Requêtes du Palais, en reconnaissance de plusieurs biens qu'il avait receus de Dieu et spécialement pour sa santé miraculeusement recouvrée par la faveur et l'intercession de la glorieuse Vierge honorée à Bonne-Nouvelle, fonde une messe basse par semaine..., avec le De profundis, pour lui et demoiselle Julienne Letaneux sa compagne, et leurs parents et amis vivants et trépassés, et pour icelle a payé comptant la somme de six cents livres.
En 1663, Service et enfeu. Fondation de Messire Louis de la Bourdonnaye, vicomte de Couëtion, conseiller au Parlement, qui verse six cents livres.
En 1663, au mois d’août. Messire Legouvello, seigneur du Trémeur, conseiller au Parlement, fonde messes et lègue seize livres de rente.
En 1663, au mois de septembre, dame Julienne Lechevalier, veuve de feu Messire Hervé de Coniac, en son vivant conseiller du roi et doyen du Parlement de Bretagne, seigneur de Toulmen, L'Hermitage, etc., stipulant pour elle escuyer Gilles Martin, sieur des Renardières, du Plessix, de Bonabry, advocat aux Parlements de Paris et de Rennes, acquiert droit de sa sépulture au tombeau de défunt Jean Martin laisné, escuyer, sieur de la Vairie, son oncle maternel et frère aisné de feue Marguerite Martin, mère d'icelle dame de Coniac de Toulmen, augmentant la fondation faite par le susdit feu sieur de la Vairie, son oncle, donne quatre cents livres tournois... Elle pourra mettre son écusson et celui des armes de ladite damoiselle Marguerite Martin, sa mère, au lieu et en la ceinture que ledit feu sieur Martin de la Vairie avait le sien, comme il paraît encore autour du tombeau.
En 1664, Service et enfeu. Fondation de messire Jean de Bréhand, seigneur de Galinée, conseiller au Parlement, pour sa femme Françoise Lefer ; verse huit cents livres.
En 1660, au mois de juillet, messe et enfeu. Fondation de Catherine Legouz, compagne d’escuyer Jacques de Querescant, sieur dudit lieu, qui donnent quatre mille livres provenant de la vente d'une maison à elle appartenant, nommée la Barbaye, située en la paroisse de Saint-Hélier ; en plus, avec réserve d'usufruit, le Mouton-Blanc, évalué à trois cents livres de rente. Les religieux s'obligent à faire au sieur et dame de Querescant une rente annuelle de cent livres.
En 1666, au mois de septembre, Pierre Mouton, advocat, sieur du Margat, époux de Hélène Chouin, fonde une messe et donne vingt livres de rente.
En 1666, au mois d'octobre, don de trois cent soixante livres effectué par Messire Etienne Jehannot de Bartillac, conseiller du roi, garde du Trésor royal, pour fondation à perpétuité des messes que Sa Majesté a voulu être dites et célébrées en la chapelle de la Sainte Vierge, pour le repos de l'âme de la sérénissime reine Anne d'Autriche, sa mère.
En 1666, le 22 octobre, Service et Salut fondés par noble homme Yves Goullet, sieur de la Rabinardière, échevin de Rennes, stipulant pour feue Françoise Bobèche, veuve de noble homme Pierre Judier, sieur du Basbourg, procureur, verse cinq cent soixante livres.
En 1667, au mois de septembre, fondation faite pour contribuer à entretenir un lecteur en philosophie, par le Père Bernard Guyard, docteur de Paris, et payée par noble homme Raoul Leforestier, sieur du Rocher, échevin de Rennes : mille livres.
En 1671, au mois de juin, Marie Lotz, dame douairière du Verger Brossay, fonde un Salut et donne huit cents livres, du consentement du seigneur du Harlay, son fils et principal héritier.
En 1671, enfeu. Fondation de demoiselle Jacquette Bernard, dame de Launay et de Loaisil, veuve de noble homme Pierre Lezot, sieur de Loaisil ; legs de cinq cent quatre-vingt-neuf livres.
En 1672, pour prières, messire Guy de Lopriac, seigneur de Kermassonnet, conseiller au Parlement, donne cent livres.
En 1672, messe et enfeu. Fondation faite par Jeanne Nouvel, dame de Kerguyo, qui donne douze cents livres.
En 1675, seconde fondation des de Kerguyo : Joseph Huby, escuyer, époux de Jeanne Nouvel, qui donnent trois mille deux cents livres.
En 1677, au mois de juillet, Antoinette Durand, veuve Gendron, donne trente libres de rente pour prières.
En 1683, au mois de septembre, fondation de damoiselle Michelle Hux, épouse de escuyer Bourgonnière, sieur du Coulombier, une messe à l'autel de la Vierge ; trente-cinq livres de rente, par hypothèque sur une maison placée en la rue des Prés.
En 1692, le 8 février, dame Françoise Le Chevallier, dame de la Chesnaye-Henry, veuve d'écuyer François Henry, seigneur de la Chesnaye, conseiller du Roi et son advocat au Siège Présidial de Rennes, fonde une messe et salut et donne quinze livres de rente.
En 1693, le 8 novembre, Marguerite Milon, du tiers-ordre de Saint-Dominique, déclare, étant en sa plus grande santé, choisir sa sépulture en l'église du couvent de Bonne-Nouvelle et donne cent livres.
En 1698, au mois de décembre, ratification de la fondation faite par Maître François Legault, sieur de l'Isle ; vingt-cinq livres de rente pour prières.
En 1708, fondation d'une messe par dame Claire du Boisgelin, veuve de Messire Eustache de Lys, chevalier, seigneur de Beaucé. Le capital de cette rente, soit quatre cents livres, fut versé aux Dominicains de Bonne-Nouvelle, en 1756, par M. le marquis de Rosnyvinen, acquéreur de Beaucé.
En 1712, le 6 février, Madeleine Essillard des Fontaines, du tiers-ordre de Saint-Dominique, demeurant à Rennes, rue aux Foulons, paroisse Saint-Jean, fonde messe et prières et verse six cents livres.
En 1719, fondation faite par M. Desfontaines-Jamoays, qui verse quinze cents livres, avec réserve d’usufruit. Parmi les religieux qui signent, à cet acte figurent : François Lezot, Jean Mellet, Hyacinthe Duclos, professeurs en théologie, Antoine Priour, Lepontois, Gilles Lancelot, noms encore pour la plupart représentés à Rennes.
En 1738, au mois d'octobre, Louis Héry fonde une messe et verse deux cent quarante livres.
Voilà pour les fondations faites à Bonne-Nouvelle, avant la Révolution de 1789, la liste extraite du Cartulaire de 1770 et des pièces annexées. A cette date, le religieux qui a fait l'inventaire des papiers du couvent de Bonne-Nouvelle constate qu'ils étaient en désordre et que beaucoup de liasses manquaient. Aussi trouvons-nous à la table plusieurs mentions de fondations, avec renvoi à un feuillet numéroté ; puis ce feuillet est resté blanc, parce que l’acte à inscrire n’a pas été retrouvé. Au début du présent chapitre, nous en avons cité deux au nom de Philouze et de Delessart. Il y en a plusieurs autres, notamment au nom d'une religieuse du tiers-ordre dite Françoise la Guerchaise, et à celui de Drouet de Montgermont, Montelier, Laurence Vincent, dame du Bout-du-Chemin, Simon, veuve Bigot, etc.
Enfin plusieurs des fondations inscrites ne sont pas datées, soit par suite d'une omission, soit parce que le papier se trouve rongé à l'endroit qui portait la date. Ainsi l'on trouve sans date des fondations faites par : Mme de Gardisseul qui donne six cents livres ; veuve Tizon, qui verse cent quarante livres ; du Pourpry-Charruyer, qui donne trois livres douze sols de rente ; Goures de Belair, qui lègue trente livres de rente ; Sœur Nicolle Lobineau donne deux cents livres pour son inhumation ; Sœur Cyprienne Augené, du tiers-ordre de Saint-Dominique, donne également deux cents livres pour le même objet.
Le Cartulaire mentionne encore les noms de plusieurs religieux dominicains qui donnent à leur couvent l'argent provenant de leurs mesnagements ; il cite notamment les Pères Allain, Jean Thébault, Lodéac, Charpentier, Davoine, Aubin, etc.
Nous avons donné précédemment, à titre d'exemple, les formules employées par Jean Chesnel et Jean Martin dans les actes concernant leurs fondations. Voici celle d'une autre fondation faite en 1616 par Yvonne Dubourg, femme Richard, marchande à Rennes ; la testatrice « donne son âme à Dieu le Père tout-puissant, la recommande à la Bienheureuse Vierge Marie, à MM. saint Michel et saint Gabriel, anges ; saint, Jean-Baptiste, saint Jean l'Evangéliste, saint Pierre, saint Paul et saint Yves, duquel elle porte le nom à toute la bienheureuse compagnie de paradis, la priant, d'intercéder pour elle envers la béatitude éternelle ».
La fondation faite par Messire Legonidec des Aulnais mérite une mention, parce qu'elle est seule de sa sorte ; au lieu d'être post mortem, elle est pour le temps qui précède immédiatement le jour du décès : « Recognoissant qu'il est périlleux de mourir sans assistance de gens pieux et religieux pour acquérir une vraie repentance, pour à quoi obvier supplie les humbles et dévots religieux de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle le vouloir assister en la malladye dont il décédera... Pour ce lègue six livres de rente. Fondation de 1635 ».
Le paiement régulier des rentes léguées était garanti au moyen d'hypothèques établies, soit sur l'ensemble des biens des fondateurs, soit sur des immeubles spécifiés, soit sur des métairies acquises par les Dominicains et substituées aux immeubles primitivement grevés, puis affranchis par remboursement du capital des rentes. L'obligation légale de payer de suite ou dans un court délai le capital de la rente constituée eût été socialement utile, car elle eût prévenu les très nombreux procès qui se trouvent mentionnés à la suite des fondations et qui furent engagés contre les héritiers récalcitrants.
Le Cartulaire de Bonne-Nouvelle porte mention de cinq métairies achetées pour la garantie des fondations, et aux dates suivantes :
1638, la métairie de la Haie-Fossart, en Bréal, achetée à Messire Jean du Boberil, seigneur du Molland, et dame Hélène du Bouëxic, sa compaigne, et payée quatre mille six cents livres en prix principal et cent livres en épingles à Mme du Boberil.
En 1642, la maison et métairie noble de Tréfieuc, en Bréal, achetées à Messire de Cervon, chevalier du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur baron des Arsyes, époux de Charlotte Harel au prix de cinq mille six cent vingt-cinq livres en principal et cent cinquante livres pour épingles à Mme de Cervon.
En 1651, la métairie de la Motte-Beaucé, en Vezin, achetée à Messire Jacques Legonidec, seigneur des Aulnays, conseiller du roi en sa Cour de Parlement, époux de dame Louise Marcadet, et payée onze mille cinq cents livres en principal et cinq cents livres pour les foins, pailles et marnis.
En 1654, la métairie de Launay-Thébert, en Pacé, achetée à Messire Jacques Legonidec, seigneur des Aulnays , moyennant un prix unique de quatre mille cinq cents livres.
En 1672, la métairie du Chesne-Manier, en Bréal, achetée à Maître Mahé, sieur de Lépine, Procureur au Parlement, époux de Perrine Jullien, et payée trois mille livres.
A ces immeubles venaient s'ajouter la ferme du Clos-Guérin ou Frilouze, en Betton, léguée par demoiselle Guillemette Broust de Grand-Maison et de Sevegrand, d'assez nombreuses pièces de terre ou prairies isolées, plusieurs maisons et les diverses boutiques situées rue Saint-Dominique, derrière le Chapitre, auprès de la Sacristie, près la Tour, au pied de la Tour, à la deuxième vitre de l'église, dans la Cour-Marchande, rue des échanges, près le mur de l'église et dans la rue Haute, au pied du couvent.
Le Cartulaire mentionne en outre quelques sommes prêtées aux Etats de Bretagne, et divers privilèges ou exemptions de taxes publiques.
On y trouve aussi des indications qui ne concernent pas le sanctuaire même, mais qui renseignent sur divers faits antérieurs à notre époque, comme la mention suivante : « Lettre d'un grand-vicaire de Rennes au sujet d'une mission des Jacobins de Vitré pendant le Jubilé de 1776, qui assure que les confrères du Rosaire faisant leurs stations avec nous processionnellement satisfont comme les paroissiens avec les paroisses, en faisant cinq pour quinze, c'est-à-dire qu'une est pour trois ». Mais nous devons nous borner à ce qui intéresse le sanctuaire, et par suite limiter les citations [Note : Les longues recherches que ce chapitre a nécessitées nous ont été facilitées par la complaisance et la constante amabilité de notre archiviste départemental, M. Parfouru].
(Paul Philouze).
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