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BAILLE |
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La commune de
Baillé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BAILLE
Baillé vient, semble-t-il, du gallo-romain "Balliacus" (nom d'homme gallo-romain).
Tout ce que l'on peut dire sur l'antiquité de Baillé, c'est que cette paroisse existait dès le XIème siècle, si l'on s'en rapporte aux vestiges de son ancienne église, qui date de l'époque romane. Par ailleurs, nous ne savons rien à son sujet. La cure était à l'ordinaire, c'est-à-dire présentée alternativement par l'évêque et par le Pape. En 1790, Alexis Boëda, recteur et maire de Baillé, déclara que les biens de sa cure consistaient en ce qui suit : le presbytère, sa cour et son jardin ; — deux pièces de terre estimées 18 livres de rente — et la totalité des dîmes de la paroisse évaluée à 1500 livres de rente. Total : 1518 livres. Sur cette somme, il devait 130 livres de décimes, 48 livres pour entretien du chanceau et du presbytère, 60 livres aux pauvres de la paroisse. Total : 238 livres Il lui restait donc pour vivre, 1280 livres, charges déduites (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27).
La seigneurie des Flégés qui avait droit de moyenne justice remonte elle aussi au XIème siècle (propriété de la famille du Flégé en 1090). Les seigneurs du Tiercent avait un droit de pilori au bourg de Baillé. A l'entrée du cimetière de Baillé se trouvent deux des anciens poteaux des fourches patibulaires des seigneurs du Tiercent : ces fourches comprenaient, à l'origine, trois poteaux et se dressaient sur le rocher de Perret (voir Le Tiercent).
En 1803, la paroisse de Baillé, qui dépendait jadis de l'ancien évêché de Rennes, est supprimée et réunie à celle de Saint-Marc-le-Blanc. Elle ne fut rétablie officiellement que le 11 février 1820, et son nouveau recteur, M. Delouche, ne fut nommé que le 1er janvier 1822.
On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Bailleio (au XVIème siècle), de Ballayo (en 1516).
Note 1 : Dès 1685, un bureau de charité fut établi à Baillé pour le soulagement des pauvres de cette paroisse, qui recevaient, en 1790, 60 livres de rente du recteur.
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Baillé : Jean de la Piguelaye (chanoine de Rennes et doyen de Fougères, décédé en 1531). Yves Delausne (en 1574 et 1585). Pierre Degasnes (recteur en 1600 ; décédé en 1614). Antoine Garnier (il fut pourvu en 1614 ; décédé en 1631). Gilles Delaunay (nommé en 1631 résigna en 1638 ; décédé en 1639). Gilles Pirotais (pourvu le 15 novembre 1638, eut des difficultés avec l'archidiacre Jean Monneraye en 1668, et résigna en 1677 ; décédé le 10 février 1678 et inhumé le 12 dans l'église). Julien Michel (nommé en 1677, déclara en 1691 qu'il n'y avait point alors de chapelle fondée dans sa paroisse, mais que la bourse des défunts y avait 71 livres de rente ; il résigna en 1715 ; décédé le 13 janvier 1722, âgé de soixante-quatorze ans). Mathurin Michel (prêtre du diocèse, pourvu en juin 1715, il résigna en 1738 ; décédé le 2 octobre 1746, âgé de quatre-vingt-un ans). Yves Michel (prêtre de Vannes, il fut pourvu en décembre 1738 ; décédé le 23 avril 1750). Louis-François Loichon (il fut nommé le 4 mai 1750 ; décédé le 27 avril 1767). Mathurin-Alexis Boëda (prêtre du diocèse, pourvu le 28 avril 1767, il gouverna jusqu'à la Révolution). François Delouche (1822-1823). Pierre-François Bérenger (1823-1835). Joseph Buan (1835-1838). Toussaint Beauvais (1838-1851). René Lecomte (1851-1870). Thomas Chaillot (1870-1874). François Janvier (1874-1879). Emile Prenveille (à partir de 1879), ...
Voir
"
Origines
de la paroisse de Baillé ".
PATRIMOINE de BAILLE
l'église
Saint-Martin (XIVème siècle - 1573 - XVIIème siècle). Cette église
remplace l'église primitive du XIème siècle. En 1781, l'église
paroissiale de Baillé était dédiée à saint Martin. Quoiqu'en grande
partie reconstruit au XVIIème siècle, cet édifice, formé d'une seule
nef, présente encore, comme nous venons de le dire, d'incontestables
vestiges d'architecture romane : ce sont, au Sud, plusieurs contreforts et une baie qui ont survécu à la démolition du monument
primitif. Le choeur se termine par un chevet droit du XVIème siècle, et on
lit la date 1573 sur une fenêtre voisine. On y voyait en 1781 les autels de
la Sainte-Vierge et du Sacré-Coeur de Jésus (Archives départementales
d'Ille-et-Vilaine, 1 G, 3). La tour a été construite en 1827. Le seigneur
des Flégés avait droit d'avoir en cette église un banc seigneurial et
deux pierres tombales ; mais les prééminences et le titre de seigneur
fondateur de la paroisse de Baillé appartenaient au baron du Tiercent
(Pouillé de Rennes). Le chevet droit du chœur de
l'église date de 1573 (date gravée sur une fenêtre). La plus grande partie de l'édifice date du XVIIème
siècle. La tour date de 1827. La sacristie date du XIXème siècle. A noter
que si les seigneurs des Flégés possédaient autrefois dans l'église deux pierres
tombales, ceux du Tiercent, comme possesseurs du fief de Saint-Martin, y
avaient leurs armes et un enfeu ;
l'ancienne
chapelle Saint-Thomas, située encore dans le cimetière au XVIIIème
siècle, et aujourd'hui disparue. Le Pouillé ms. de Rennes dressé
par ordre de Mgr de Crissé (1711-1723) mentionne cet édifice dans les
termes suivants : « La chapelle de Saint-Thomas, dans le cimetière de
Baillé ; elle est plus ancienne que l'église ». Or, l'on peut
remarquer que les rédacteurs des Réformations de la Noblesse aux XVème et
XVIème siècles, aussi bien qu'Ogée au siècle dernier, désignent Baillé
sous le nom de Saint-Thomas de Baillé ; l'on voit même un recteur, Yves
Delausne, prendre le titre de recteur de Saint-Martin de Baillé en 1574, et
de recteur de Saint-Thomas de Baillé en 1585. Cette chapelle Saint-Thomas,
— qui n'existe plus, du reste, — aurait-elle été l'église paroissiale
primitive de Baillé ? Nous soulevons la question sans oser y répondre (Pouillé de Rennes) ;
la
chapelle de Flégés (1704), dépendance du château des Flégés. Cette
chapelle remplace une chapelle primitive qui est abandonnée au XVIIème
siècle. Le manoir des Flégés est très ancien : Hamon des Flégés fit, dès
le XIème siècle, une donation à l'abbaye de Saint-Georges, et un de ses
successeurs, portant le même nom que lui, se fit moine à l'abbaye de Rillé
en 1161. Il s'y trouvait une vieille chapelle abandonnée au XVIIème siècle,
et convertie aujourd'hui en étable ; on en construisit une autre en 1704,
et cette date paraît encore sur l'édifice. L'évêque de Rennes donna
commission en 1705, à Julien Patier, recteur de Saint-Mard-le-Blanc, pour bénir
cette « nouvelle chapelle de la maison des Flégés, en Baillé ».
On y retrouve à la fin du XIXème siècle les statues de saint Jean et de
saint Guillaume, et, chose assez singulière, un crâne humain et un coeur
en plomb encastrés dans la muraille intérieure (Pouillé de Rennes) ;
le
calvaire (XIX-XXème siècle), situé place de l'Eglise. Le Christ est
entouré de saint Jean et de la Vierge Marie ;
la
croix des Vallées, située sur le vieux chemin de Rennes ;
le
presbytère (1683-1714). La partie sud-ouest date de 1683, la partie sud-est
date de 1714. Le porche d'entrée date de 1691. Le fournil du presbytère
date du XVII-XVIIIème siècle ;
le
château des Flégés (1665-1672), situé route de Saint-Hilaire-des-Landes. Il possédait jadis une motte et
une chapelle du XVIIème siècle transformée en étable. Une nouvelle
chapelle est datée de 1704. Propriété successive de la famille du Flégé
(en 1090 et en 1210), de Jeanne du Tiercent épouse de Pierre de Baulon (en
1427), puis des familles Ferron (en 1454), de la Hautonnière (vers 1559),
du Chastellier (avant 1575), du Guesclin seigneurs de la Roberie (vers 1575
et en 1635), Porée seigneurs de Chaudeboeuf ou Chandeboeuf (en 1652), Bégasse
(en 1663 et en 1789) ;
la
maison "le Pavillon" (1617) ;
la
maison (1798) située au lieu-dit Champ-Masses-de-Haut. Cette maison est
rénovée au XXème siècle ;
un
moulin
à eau Le Perret (commune limitée par La Minette qui a plusieurs moulins à papier) ;
A signaler aussi :
l'ancien
manoir de la Déhairie ou de Ladhérie, situé route de
Saint-Hilaire-des-Landes. Propriété successive des familles Boylet (en
1427), de Tréal (en 1513), de Julienne du Chastellier dame de la Roberie et
des Flégés (en 1600), de Jacqueline Bégasse épouse de René d'Oultremer
seigneur du Margat (en 1676) ;
l'ancien
manoir de Montéval, situé route du Tiercent. Propriété successive des
familles du Tiercent (en 1427), Langlois seigneurs du Prémorin (vers 1601),
Ruellan seigneurs du Rocher-Portal (en 1603). Il est uni à la seigneurie du
Tiercent jusqu'en 1789 ;
ANCIENNE NOBLESSE de BAILLE
Voir
"
Seigneuries,
domaines seigneuriaux et mouvances de Baillé ".
Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Jean Randouillet et Jean le Gendre, plusieurs nobles sont mentionnés à Baillé :
Jeanne
le Tiercent, dame de la métairie du Flaige (Flégés) ;
Colin
Boislet (Boylet), sr. du manoir de la Rocherie (Ladherie ?) ;
l'hôtel
de Montéval appartenant au sr. de Tiercent.
A la montre de 1541 des feudataires de l'évêché de Rennes il n'est mentionnée aucune personne de "Sainct Thomas le Bailly".
(à compléter)
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