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CANTON DE BELLE-ILE-EN-MER

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Le canton de Belle-Ile-en-Mer (jadis dénommé Belle-Isle-en-Mer) fait partie de l'arrondissement de Lorient (Bretagne - Morbihan). Le canton de Belle-île-en-Mer comprend 4 communes.

Plan de Belle-Ile-en-Mer

 

Belle-Ile-en-Mer et ses 4 paroisses

Note 1 : Les Vénètes sont vraisemblablement les premiers qui ont peuplé Belle-Ile-en-Mer. "Insula quae in mari nata est occupantis fit. Romano jare et nostro", c'est ce que nous apprend d'Argentré dans son histoire de Bretagne, quand il dit "que les Vénétois seigneuriant en l'isle de Bel-Ile". C'est le géographe Ptolémée qui inscrit le premier sur sa carte des Gaules le nom de Vindilis pour désigner Belle-Ile pendant l'occupation romaine (on découvre d'ailleurs en 1747 deux médailles romaines, l'une de Jules César, l'autre de Vespasien). Belle-Ile-en-Mer est sous la domination romaine tout le temps que la Bretagne y est assujettie, c'est-à-dire, depuis la victoire complète de César, environ 465 années, à compter de l'an 56 avant Jésus-Christ jusqu'à l'an 409 de notre ère. De l'an 905 à 910, Belle-Ile-en-Mer est saccagée et dépeuplée par les incursions des Normands, comme le stipule une charte de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé "Quam olim Normanorum rabies devastaverat et ejus colonos exulaverat".

Note 2 : En 1006 ou 1004, Belle-Ile-en-Mer est désignée sous le nom de Guedel dans l'acte de donation du duc de Bretagne, Geoffroy II, à l'abbaye de Redon. Guedel vient, semble-t-il, de "Guet" ou "Guez" qui veut dire beau et de "El" qui veut dire île. Le nom de Guedel est remplacé plus tard par celui de Guerveur. Sous Francois Ier, Belle-Ile devient Calonesus (du grec Kalos = beau et Necos = île). L'île de Belle-Ile-en-Mer est ensuite cédée en 1029 à la nouvelle abbaye de Quimperlé. L'évêque de Quimper Orscand, dont l'île relève alors, accorde à l'abbé de Quimperlé et à ses successeurs la juridiction épiscopale sur Belle-Ile-en-Mer et sur les autres paroisses qu'ils pourraient acquérir dans son diocèse. Cette situation se maintient durant trois siècles environ. Quand les moines quittent l'île pour rentrer à Quimperlé, ils sont remplacés par des prêtres séculiers appelés chapelains ou vicaires perpétuels. En 1250, l'évêque de Quimper, Hervé de Landeleau, veut reprendre à l'abbé les droits épiscopaux aliénés par son prédécesseur Orscand. Le pape Innocent IV lui donne raison pour certaines églises enclavées dans son diocèse, mais rejette complètement ses prétentions sur Belle-Ile-en-Mer, en sorte que ce territoire se trouve en dehors de tout diocèse et réellement nullius. En 1408, le pape Benoît XIII d'Avignon donne une bulle pour annexer à la mense abbatiale de Quimperlé la prévôté de Belle-Ile-en-Mer et le prieuré de Locmaria de la même île, avec leurs revenus. Bientôt après, les prieurés de Palais, de Sauzon et de Bangor sont annexés aux offices claustraux de Sainte-Croix. Il ne reste ensuite que les vicaires, qui prennent bientôt le titre de recteurs, chacun dans sa paroisse. On ne connaît aucun nom des anciens prieurs.

Note 3 : Après la mort de Salomon III du nom et dernier roi de Bretagne, les princes bretons se partagent entre eux la succession du défunt et se disputent près de 80 ans la souveraineté. Dans ce partage, le comté de Vannes (dont fait partie Belle-Ile-en-Mer) échoit à Pasquetin, gendre du feu roi. Le possesseur de Belle-Ile vers la fin du Xème siècle, Alain Cainart (ou Canhiart ou Cagnart), comte de Cornouailles, ayant des démêlées avec Geoffroy Ier, duc de Bretagne, celui-ci s'empare de ses états et fait don de Belle-Ile à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon (en la personne de Maynard, abbé de Redon), en 1006. Alain Cainart, qui revendique Belle-Ile, fonde alors l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé et lui fait don (en la personne de Gurlois, abbé de Quimperlé) de tous ces biens parmi lesquels se trouve Belle-Ile. Ce qui donne lieu à une bataille juridique entre l'abbaye de Redon et l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Le procès va durer près de 61 ans, et c'est finalement le Pape qui impose la restitution de Belle-Ile aux moines de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. En fait, les moines de Redon sont déboutés de leurs prétentions l'an 1117, par sentence de Gérard, évêque d'Angoulême, légat du Saint-Siège en France, confirmée par le pape Pascal II. Morvan II, évêque de Vannes, est alors nommé commissaire par le pape Calixte II en 1117 ou 1119, pour ce différend survenu entre Hervé, abbé de l'abbaye de Redon, et Gurchandus, abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. Pendant ce long procès, les bénédictins de Quimperlé auront la jouissance de cette île, et ils en jouiront durant 543 ans depuis 1029 jusqu'à 1572. Belle-Ile-en-Mer est donnée ensuite par Charles IX à Albert de Gondi, maréchal de Retz (cette terre est érigée en marquisat en sa faveur), à condition que "pour la sûreté de l'île, il y fit construire un fort à ses dépens, qu'il y entretiendrait une garnison et un état-major, et que ses successeurs au trône pourraient comme lui faire l'union de Bel-Ile à la couronne quand bon leur semblerait". Cependant les bénédictins de l'abbaye de Quimperlé ne cèdent la terre qu'après avoir plaidé près de 12 ans contre le maréchal de Retz. Ils consentent à l'échange de Belle-Ile-en-Mer contre celle de Callac et d'Housillé. C'est ainsi que la seigneurie de cette île passe de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé à la maison de Retz, sous le règne de Charles IX, en 1572. Cet Albert de Gondi est l'époux de Catherine de Clermont, baronne de Retz, dont il a Charles de Gondi, tué du vivant de son père, au Mont-Saint-Michel, l'an 1596. Charles est l'époux d'Antoinette d'Orléans, fille d'Eléonore, duc de Longueville, dont il laisse Henry de Gondi, duc de Retz, qui épouse Jeanne de Scepeaux, duchesse de Beaupreaux et comtesse de Chemillé. Henry est le dernier marquis de Belle-Ile-en-Mer de la maison de Retz. Accablé de dettes, il se voit obligé de vendre le marquisat de Belle-Ile à Nicolas Fouquet, ministre d'Etat et surintendant des finances, pour la somme de un million trois cent soixante neuf mille neuf cent trente six livres (1 369 936 livres). Nicolas Fouquet est l'époux de Marie Madeleine de Castille, fille unique de François de Castille Ville-Mareuil, maître des requêtes, dont il a Louis Nicolas, comte de Vaux, mort en 1703, Charles Armand, prêtre de l'Oratoire, et Louis, marquis de Belle-Ile, qui épouse Catherine de Lévy, fille de Charles, comte de Carlus, dont est issu Louis Charles Auguste Fouquet, marquis de Belle-Ile, pair et maréchal de France. C'est sous la régence de Philippe de Bourbon, duc d'Orléans, en 1719, que M. le maréchal de Belle-Ile, petit-fils de Nicolas Fouquet, consent l'échange au roi et que sa majesté cède à ce duc et pair, pour le marquisat de Belle-Ile, "le comté de Gisors en Normandie, et les terres de Longueil, de Montoir, d'Anvillart, de la Pérade d'Alby, des landes de Carcassonne, de Lyons, de Savigny et autres domaines".

Voici donc en raccourci, l'ordre successif des seigneurs de Belle-Ile-en-Mer : - 1) les Vénétois ou le Sénat de Vannes, - 2) les Romains, par leurs magistrats, - 3) Pasquetin, comte de Vannes, - 4) les comtes de Cornouaille, ancêtres d'Alain Cagnart, - 5) le duc Geoffroi Ier, - 6) le duc Alain son fils, - 7) les bénédictins de Redon, durant 23 ans, - 8) les bénédictins de Quimperlé, pendant 543 années, - 9) la Maison de Gondi, durant 86 ans, - 10) la Maison de Fouquet, durant 61 ans, - 11) le roi de France (réunion de Belle-Ile-en-Mer à la couronne de France par le roi Louis XV).

Voir aussi  Belle-île-en-Mer Les Seigneurs de Belle-île-en-Mer.

Voir aussi  Belle-île-en-Mer Gouverneurs et Commandants de Belle-île-en-Mer

Ordre successif des Officiaux de Bel-île et de leurs Promoteurs [Note : Telle est la liste des recteurs, officiaux et promoteurs de Bel-île, rapportée sur les registres respectifs des 4 paroisses de l’île depuis 177 ans à compter de l’an 1577 à 1754]. 1° Official : Vincent LE GURUN, recteur du Palais ; Promoteur : François LE GAL, recteur de Locmaria. 2° Official Jean PIET, recteur de Bangor ; Promoteurs : Horace RAISONNIER, recteur du Palais et François LE PUHE, recteur du Palais. 3° Official : Jean DREAN, recteur de Bangor ; Promoteur : François LE PUHE, devenu simple prêtre par sa démission. 4° Philippe JOUNY, recteur du Palais ; Promoteurs : le même François LE PUHE, prêtre et Charles MAHINET, recteur de Bangor. 5° Antoine LE CRAM, recteur du Palais ; Promoteurs : le même Charles LE MAHINET, Antoine LE CLEC'H, prêtre du Palais, Michel JEGO, prêtre du Palais, ensuite recteur de Locmaria, et Pierre MELOT, prêtre du Palais. 6° Claude MALLET, recteur du Palais ; Promoteur : Pierre MELOT, recteur de Sauzon. 7° Jacques-Marie CHOBLET, recteur du Palais ; Promoteurs : 12 ans sans promoteur, et Gilles GEGAT, recteur de Locmaria et promoteur à partir de 1748, ...

Note 4 : Belle-Ile-en-Mer est située, au sud de la côte de Bretagne, à 47° 15' de latitude nord, et 14° 25' de longitude du premier méridien de l'Ile-de-Fer. Sa plus grande longueur est de 4 lieues du nord-ouest au sud-est, sa plus grande largeur de 3 du sud-ouest au nord-est, et sa circonférence, sans suivre les sinuosités de la côte, d'environ 12. Elle se trouve à 8 lieues sud-ouest de l'entrée du Morbihan ; 10 ouest-nord-ouest du Croisic, 3 sud-quart-sud-ouest de la presqu'île de Quiberon, 8 sud-sud-est-quart de sud du Port-Louis, 18 sud-est des Glénans dans les parages du Finistère, 4 ouest de Hoedic et 3 de Houat. Cette situation est importante, non pas tant par les avantages qu'elle procure à la France, que par le tort qu'elle ferait à la navigation si elle était possédée par une puissance maritime telle que l'Angleterre.

Belle-Ile-en-Mer se nommait jadis Calonésus, de deux mots grecs signifiant belle et île, en latin bella insula dans le même sens ; son plus ancien nom est Guedel ou Guadel d'origine celtique. Elle appartenait aux Vénètes, représentés par le Sénat de Vannes, ensuite aux Romains, représentés aussi par leurs magistrats, et dont des tombes et des obélisques y attestent la présence dans ces temps reculés. Après leur expulsion de la Gaule, elle appartint aux comtes de Cornouaille, ou, d'après Ogée, différents comtes dont Vannes formait un comtat particulier. Elle fut souvent ravagée et pillée par les pirates normands qui finirent par s'y établir ; elle fut surnommée l'lle-des-Larrons, où se réfugiaient tous les malfaiteurs et banqueroutiers du continent ; elle était alors toute couverte de bois, dont il ne reste aujourd'hui aucune trace ; on n'y voit que les belles plantations de l'infatigable et habile agronome M. Trochu, si bien remplacé par ses dignes fils, l'agriculteur et le général, et, çà et là quelques arbres dans les vallées et près des maisons des cultivateurs. Ces sauvages déprédateurs en furent chassés par Conan-le-Tort, comte de Rennes, et par Geoffroy, son, fils, qui la donna aux Moines de Redon. En 1006, après sa mort, Alain, son fils., confirma ce don mais plus tard il en fit présent à Alain Caignard, comte de Cornouaille, qui réclamait comme lui appartenant du chef de sa mère, et comme, ayant été usurpée sur lui pendant sa minorité. Après l'avoir gardée jusqu'en 1028, celui-ci la donna à l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, fondée depuis peu par lui, et dans l'acte de donation elle est nommée pour la première fois Belle-Ile. Malgré tous les efforts persévérants des moines de Redon, elle en conserva la propriété jusqu'en 1572, et, après 400 ans de possession, elle l'échangea avec Albert de Gondi, comte de Retz, pour les terres de Callac, et de Hosillier en Basse-Bretagne, du revenu de dix mille livres. L'année suivante, Charles IX érigea Belle-Ile en marquisat en faveur de M. de Gondi pour récompenser les services par lui rendus à ce prince dans l'entreprise passagère de la flotte anglaise envoyée ; sous le commandement du comte de Mongommery, au secours des protestants de la Rochelle. En 1658, MM. de Gondi la vendirent, après 85 ans de possession, 1,400.000 livres à M. Fouquet, surintendant des finances.

Belle-Ile-en-Mer n'avait pas d'autres fortifications qu'une vieille enveloppe formant, du côté de la terre, une enceinte de maçonnerie à redan, avec des fossés creusés dans le rocher et surmontés d'un pont-levis, lorsqu'au mois de juin 1674 la flotte hollandaise, forte de 70 voiles, sous les ordres de l'amiral Tromp, vint mouiller devant le Grand-Sable. Louis du Boullet, seigneur de Logerie, commandant de l'île avait pour garnison le régiment de Navailles et quelques compagnies de marine ; on avait construit à la hâte un retranchement en terre défendu par les milices bourgeoises de Vannes et d'Auray ; avec une partie des gardes-côtes de l'endroit, le reste étant répandu sur le rivage, mais en général avec trop peu de précaution. Tromp devine cette imprudence, et fait embarquer 50 hommes dans une chaloupe, avec injonction de tourner l'île, et de chercher à y pénétrer à la faveur de la nuit. Elle aborde dans une petite anse du sud où, une fois débarqués, ses soldats, après avoir égorgé quelques paysans endormis, mettent le feu à un village de Locmaria, signal pour la flotte et sujet d'alarme aux défenseurs du Grand-Sable qui tous, abandonnant leur poste, se sauvent dans la fortification. Dès le même jour, 27 juin, le comte de Horn, chef de l'armée de terre, descend au Grand-Sable à la tête de 5,000 hommes de troupes réglées, et fait sommer le commandant de se rendre ; sur la réponse fière et négative de celui-ci, il ne veut ou n'ose l'attaquer ; il ravage brûle quelques hameaux pendant un mois qu'il y reste, et se rembarque le 7 juillet suivant à 5 heures du soir, après son illusoire et barbare triomphe.

Ce fut alors qu'on ouvrit les yeux sur l'importance de cette île de Belle-Ile-en-Mer et sur sa situation avantageuse pour le commerce maritime ; on sentit qu'elle était pour tous les navires de nos ports de l'Océan qui vont aux Indes on qui en reviennent, ainsi que pour ceux qui se livrent au cabotage, un "attérage" des plus intéressants, soit à cause de la beauté et de la sûreté de ses rades où les navires de tous rangs peuvent, par tous les temps, mouiller à l'abri des vents contraires, soit par la certitude de trouver une retraite sous la protection des forts des batteries de la côte, s'ils viennent à être poursuivis par des corsaires ou autres vaisseaux de guerre ennemis, habitués à prendre la hauteur de cette île pour point de croisière dans l'assurance d'y rencontrer toujours des caboteurs ou des bâtiments partis de l'Amérique ou des Indes orientales. Ce ne fut néanmoins que 10 ans après qu'on commença à y travailler sérieusement ; on éleva quelques redoutes, et, en 1685, le maréchal de Vauban fut chargé de construire une citadelle. Malheureusement il fut gêné par l'emplacement, et, malgré toute son habileté, il n'a pu éviter certains défauts présentés par la nature elle-même, des hauteurs qui l'environnent et la commandent ; son génie n'a fait que les corriger. Elle ne fut achevée que vers 1692, et depuis une garnison royale y a toujours été maintenue. J'ai vainement cherché la maison habitée par ce grand homme dans ses différents voyages à Belle-Ile. Les descendants de Fouquet, cet exemple si frappant d'élévation et d'abaissement, à qui La Fontaine et Pellisson pour l'honneur éternel des lettres françaises, sont seuls restés fidèles, ont conservé cette possession jusqu'en 1719 où le Roi là réunit à son domaine, et donna en échange à M. le comte de Belle-Ile, depuis maréchal de France, le duché de Gisors et Vernon, en lui permettant de garder durant la vie ce nom qu'il a su entourer d'illustration et de gloire. Elle a passé ensuite la province de Bretagne, d'après un contrat du 18 février 1759 jusqu'au moment où elle été rendue au Roi sous le nom de marquisat royal de Belle-Ile-en-Mer.

Nous l'avons déjà vue attaquée par des ennemis jaloux ; elle va l'être encore. En 1703, elle fut bloquée par la flotte combinée d'Angleterre et de Hollande sous les ordres de l'amiral Rook, qui appareilla, après quinze jours d'une station inutile pour elle dans cette rade, et fatigante pour les soldats et les habitants obligés de veiller et le jour et la nuit. Elle le fut de nouveau, au mois d'octobre 1746, par l'escadre anglaise commandée par l'amiral Lestok, qui venait de manquer son expédition sur Lorient ; elle s'éloigna, après avoir occasionné à la garnison beaucoup de fatigues durant quinze jours, surtout du 24 au 28 que tout le monde fut forcé de bivouaquer. Enfin, en 1761, il y eut encore une descente des Anglais, qui avaient formé le projet de prendre Belle-Ile pour avoir un équivalent du Port-Mahon enlevé sur eux, en 1756, par le maréchal duc de Richelieu. Le commodore ou amiral Keppel s'étant chargé, au commencement de 1758, de reconnaître et de sonder par lui-même la côte, y débarqua avec quatre ou cinq hommes, un dimanche, pendant la grand'messe de Locmaria ; habillé en matelot, il y examina seulement le Port-Andro, parce que des soldats du régiment de Berwick, voyant des marins armés sur le rivage, coururent pour les arrêter. Mais ceux-ci se rembarquèrent promptement, et leur chef vit d'un rapide coup-d'oeil que cette partie n'était pas assez fortement défendue par l'artillerie, relativement à sa situation vis-à-vis la belle rade. Par suite de ces remarques, le 7 avril 1761, sous les ordres du commodore, l'escadre anglaise composée de 20 vaisseaux. de ligne et frégates, avec 3 galiotes à bombes, 120 navires de transport qui portaient 14,000 hommes de troupes réglées, entra, par la pointe de Locmaria, dans la rade de Belle-Ile, où elle mouilla en travers du Grand-Sable.

Bataille de Belle-Ile-en-Mer

 

Bataille de Belle-Ile-en-Mer

 

Bataille de Belle-Ile-en-Mer

Le 8 au matin, elle met à la mer 45 bateaux plats, avec toutes les chaloupes et canots, les vents étant au nord petit frais ; à 9 et 10 heures, les envahisseurs détachent une division de plusieurs vaisseaux de ligne et de transports, font porter dans la rade de Sauzon tous leurs bateaux plats à la traîne chargés de troupes, et viennent s'embosser en même temps devant le port de ce bourg qu'ils canonnent et bombardent, avec menace d'y descendre. En même temps le gros de la flotte appareille, vent arrière, double la pointe de Locmaria, et vient occuper la rade de Port-Andro. A midi et demi, deux vaisseaux de 64 avec deux galiotes à bombes s'y arrêtent aussi et canonnent si vivement la batterie française qu'an bout de deux heures ils en éteignent les feux. Ensuite 1,300 hommes débarquent des bateaux plats qui les ont portés. Les troupes destinées à la défense, les chargent à la baïonnette avec tant de vivacité qu'ils sont dérangés dans leur attaque, la moitié des navires virent de bord, et les soldats descendus à terre sont tués ou pris. L'attaque de Sauzon ne fut faite que pour attirer dans cette partie l'attention de M. de Sainte-Croix qui commandait dans l'île, et occasionna une diversion dans nos troupes. L'escadre, n'ayant pas réussi dans sa tentative de débarquement, se retire dans la grande rade du Palais, où elle reste mouillée, et plusieurs vaisseaux et frégates à la voile ne cessent de croiser sur les différents parages de l'île, coupant toute communication avec le continent. Enfin, le 22 avril, dans les grandes marées, Keppel fait, dès la pointe du jour, des signaux pour qu'on recommence l'attaque par un temps favorable, par des vents nord-ouest petit frais et une mer calme. Huit vaisseaux de ligne se dirigent sur la pointe de Locmaria dans la rade de Port-Andro ; deux autres plus forts les suivent et poussent dans celle de Port-Maria et de Port-Blanc-d'Arzic.

Bataille de Belle-Ile-en-Mer

Les dix navires s'embossent en travers du lieu de leur destination respective. Peu de temps avant cette disposition, la partie de l'escadre arrêtée vis-à-vis de Sauzon vient se réunir à l'autre plus considérable, avec un renfort arrivé d'Angleterre dans la nuit du 21 au 22 [quatre vaisseaux de ligne, vingt-et-un bâtiments de transport chargés du régiment de Bourgoyne (dragons), quarante bateaux plats à la traîne, que les Anglais remplissent de troupes aussitôt après avoir mouillé]. Alors elle s'apprête à l'attaque de la batterie du Cardinal et menace de descendre à Sauzon ; ce qui prive les défenseurs d'un 2ème bataillon forcé de rester près du bourg, lorsqu'il aurait pu leur être si utile ailleurs. A 7 heures et demie, tous les vaisseaux embossés commencent à canonner les différentes batteries, et la bombarde jette force bombes et grenades ; ils tirent à ricochet et font des feux croisés sur les hauteurs pour empêcher l'approche des troupes ; l'escadre de Sauzon, par la même manoeuvre, retient celles qui se trouvent dans cette partie. Dans cette circonstance, M. le chevalier de Sainte-Croix emploie des troupes des régiments de Bigorre et de Nice ; en marchant sur la hauteur, il rencontre, dans la coulée à 50 toises de la côte, cent grenadiers anglais ; il détache la compagnie de grenadiers de Nice qui en un instant les culbute, en leur faisant 60 prisonniers et en tuant le reste. Après quoi ce régiment continue sa marche et rencontre en bataille, derrière un petit mur d'environ 4 pieds de hauteur, deux mille Anglais qui, débarqués, avaient gravi la montagne par une pointe de rochers descendant en pente douce et par un autre endroit voisin pendant que leurs vaisseaux ne tiraient plus qu'à poudre. Nice les attaque vivement ; ils se défendent de même, nous tuent ou blessent plusieurs officiers ; la moitié de la compagnie de grenadiers succombe avec beaucoup d'autres soldats. S'apercevant alors du peu de troupes qu'il doit combattre, l'ennemi monte le petit mur et fait un mouvement pour envelopper le bataillon qui, par un demi-tour à droite, recule chargé en dos par les Anglais. M. de Sainte-Croix ordonne au régiment de Bigorre de marcher sur eux ; la manœuvre est mal exécutée, et les feux des vaisseaux ennemis l'ayant obligé de s'acculer derrière Nice, il manque le plus beau moment possible de charger les assaillants. Il les aurait pris par leur flanc gauche lorsqu'ils faisaient un quart de conversion par la droite pour se présenter de front à la petite batterie de deux pièces de campagne qui leur tuait beaucoup de monde. Il aurait ainsi donné à Nice le temps de se reconnaître et de l'imiter en chargeant à la baïonnette ; l'artillerie continuant de tirer, l'ennemi aurait été obligé de mettre bas les armes après de grandes pertes : mais les deux régiments dans le plus grand désordre ne peuvent se former ; l'Anglais marche toujours en tirant comme à l'exercice, et, plusieurs ennemis ayant été tués ou blessés, les deux pièces alors sont abandonnées. Le chevalier de Sainte-Croix ayant à la tête des régiments, exécuté cinq attaques sans succès, fait sonner la retraite et rassembler toutes ses troupes sur les hauteurs de Palais. Voyant l'abandon de la côte, le commodore met toutes les siennes à terre par les trois points, et elles restent en bataille sur une hauteur toute la nuit s'attendant à une lutte qui n'eut pas lieu. Le 23 à dix heures dit matin, toute l'armée anglaise sur trois Colonnes occupa des hauteurs favorables, et vint asseoir près du bourg de Bangor son camp, qu'elle a occupé et où s'est tenu le quartier-général pendant tout le siège de la citadelle, battue en brèche 26 jours et autant de nuits par des batteries dont la plus proche était à environ 100 toises et la plus éloignée à 150. L'attaque fut vive et terrible, la défense intrépide et persévérante ; enfin le 7 juin 1761, le chevalier de Sainte-Croix, qui avait déployé le plus grand courage, fut forcé, pour ne pas sacrifier inutilement un plus grand nombre de ses braves soldats, puisque du continent ne lui venait aucun secours, de faire avec MM. Keppel et Hodgson, généraux de mer et de terre au service du monarque anglais, une honorable capitulation en treize articles dont le premier, accordé par une flatteuse distinction en faveur de la belle défense faite par la citadelle, est ainsi conçu : « Toute la garnison sortira avec les honneurs de la brèche, tambour battant, drapeaux déployés, mèche allumée et trois pièces de canon, avec 12 coups à tirer chacune ; chaque soldat en aura 15 dans sa cartouche (aujourd'hui giberne) ; tous les officiers, sergents, soldats et habitants pourront emporter leurs équipages, et les femmes suivront leurs maris ». En voici quelques autres qui pourront intéresser : Art. 3. — Il sera fourni des bâtiments pour transporter les troupes françaises, par le plus court chemin, dans les ports de France les plus voisins de Belle-Ile, et l'on profitera du premier vent favorable. Art. 5. — Il sera donné un bâtiment, lorsque les troupes seront embarquées, aux sieurs chevalier de Sainte-Croix, brigadier des armées du Roi, de la Ville, lieutenant de Roi, de la Garrigue, colonel d'infanterie, avec brevet de commandant au défaut du chevalier de Sainte-Croix, les officiers de l'état-major et ceux de l'artillerie et du génie compris, ainsi que les trois pièces de canon et les soldats du corps d'artillerie, pour être transportés à Nantes avec leurs femmes, avec les domestiques et équipages qu'ils ont dans la citadelle, sans qu'il soit permis de les visiter ; il leur sera fourni des vivres de bâtiment comme on en donnerait aux officiers anglais de pareil grade. Art. 8 — Les sieurs de Taille, capitaine-général de la garde-côte, Lamy, major, deux lieutenants de canonniers et 90 canonniers des garde-côtes, soldés par le Roi, seront maîtres de rester dans Belle-Ile, ainsi que tous les habitants, sans qu'il leur soit porté aucun préjudice dans leurs personnes ni dans leurs biens, et, s'ils ont envie de vendre leurs biens, meubles et immeubles, barques et filets pendant cet intervalle et de passer en grande terre, il ne leur sera fait aucun empêchement, mais tout au contraire, tous les secours et passe-ports leur seront fournis. Art. 10. — La religion catholique, apostolique et romaine sera exercée dans l'île avec la même liberté que sous la domination française, et les églises seront conservées avec leurs recteurs, curés et autres prêtres qui seront maintenus dans leurs privilèges, fonctions, immunités et revenus, et qui, en cas de mort, seront remplacés par l'évêque de Vannes. (Et il ne faut pas oublier que les Anglais étaient protestants, et que notre orgueil national subissait les humiliations des dernières années du règne de Louis XV). Art. 13. — Mise en liberté des prisonniers de guerre tant Anglais que Français. Trois jours seront accordés pour l'évacuation de la citadelle, et toutes les choses nécessaires pour l'embarquement seront prêtes pour recevoir la garnison et ses effets.  

Peu de jours après la capitulation de la citadelle et après le départ de la garnison française, le quartier-général descendit de Bangor à Palais, et les troupes britanniques se répandirent dans l'île en différents campements. Les Anglais firent de nouveaux retranchements sur les côtes et, pendant leur séjour, réparèrent les anciens pour leur propre défense. Les églises paroissiales de Locmaria, de Bangor et Sauzon, avec les chapelles de Saint-Sébastien et de la Congrégation des femmes à Palais furent prises pour servir d'hôpitaux aux vainqueurs, les ressources ordinaires ne suffisant pas. Ils y joignirent même plusieurs villages et des maisons ailleurs, preuve manifeste du grand nombre de leurs malades et de leurs blessés, outre celui de leurs morts.

Le 21 octobre et le 27 novembre 1761, des troupes anglaises avaient quitté Belle-Ile-en-Mer pour leur expédition de la Martinique. Le général Hogdson fut remplacé par M. de Crawford, qui le fut lui-même, en 1762 (17 mars), par le brigadier Lambert, ayant eu pour successeur le colonel Forester, du régiment de Stuart.

Le 27 novembre 1762, arriva dans l'île de Belle-Ile-en-Mer un parlementaire envoyé par M. de Redmont, commandant à Vannes, pour annoncer au gouverneur Forester que les préliminaires de la paix venaient d'être signés à Fontainebleau, le 3 du mois, entre les ministres et ambassadeurs plénipotentiaires de France, d'Espagne et d'Angleterre. Ils furent ratifiés bientôt après, et, le 8 décembre suivant, la flotte anglaise, composée de plusieurs vaisseaux de transport, et, le 9 du même mois, le vaisseau de guerre le Lancastre quittèrent la rade qui se trouva vide et libre pour la première fois depuis le 7 avril 1761. Le 10 et le 11 avril 1763, il arriva en rade 13 vaisseaux de transport et une frégate pour l'évacuation de la place, et le transport en Angleterre de toutes les troupes formant la garnison. Ils restèrent trois jours devant Palais, et, le 10 mai, le gouverneur et les autres chefs de corps s'embarquèrent aussi, après avoir remis la place à M. de Warren, maréchal des camps, commandant l'île, et au régiment de Vivarais. Le 11, ils avaient disparu, et depuis ce jour, après deux ans de possession par les Anglais, elle nous est restée par suite d'un échange contre Minorque, conquise par nous au commencement de cette guerre. Lorsque sous Louis XVI notre marine, grâce aux soins de ce roi véritablement ami de son peuple et à l'élan enthousiaste de la France, recouvra son ancien éclat dans nos luttes généreuses en faveur de l'indépendance américaine, aujourd'hui cruellement rougie de flots fratricides de sang, les Anglais n'osèrent rien entreprendre sur l'île, et pendant la tourmente de grandeur et d'effroi de notre prodigieuse Révolution, la fermeté et le courage de nos généraux et de nos soldats ne permirent pas à leurs vaisseaux d'exécuter leurs projets ambitieux sur notre possession. Sous l'Empire, pendant que la victoire, dans son vol dirigé par l'un des plus beaux génies guerriers de tous les temps, nous ouvrait les portes des diverses capitales de l'Europe, la fière Albion, dans l'égoïsme indifférent et rassuré de son île, tenait continuellement devant la nôtre, entre Quiberon, Houat et Hoedic, une escadre qui la rendait maîtresse de toutes les communications maritimes. Que de fois ses navires n'ont-ils pas pris nos embarcations et nos marins ! Les femmes, les dames surtout, ils les traitaient très-bien, et, après leur avoir permis de visiter les orgueilleux instruments de leur puissance, les chefs les faisaient ou les laissaient descendre aux lieux vers lesquels elles se dirigeaient. J'ai vu moi-même les difficultés de ce voyage, et j'ai pensé être pris par eux lorsque, joyeux écolier du collège de Vannes, je revenais jouir de mes vacances sur ces rivages chéris ; poursuivis par leurs péniches, dent les pierriers nous lançaient leurs biscaïens effleurant l'eau à nos côtés, nous étions parfois obligés, passagers et matelots, de relâcher dans un petit port voisin à l'abri des canons. Depuis la paix de 1815, après que le géant fut écrasé à Waterloo, l'art a de plus en plus fortifié par ses prodiges nouveaux cette île que ne prendraient pas aisément les ennemis, si l'avenir devait en susciter à notre belle France. 

Je viens d'exposer Belle-Ile-en-Mer sous ses aperçus historiques, dans ses nobles luttes de courage persévérant contre les ennemis qui vinrent la menacer ou l'attaquer ; je dois la présenter sous les autres rapports et dans son intéressant ensemble que je ne pourrai que légèrement effleurer. Le climat de Belle-Ile est très-tempéré ; on la dirait détachée de ces mers favorisées des rayons d'un fécondant soleil ; elle semble la soeur bénie des îles fortunées de l'Orient ou de la Méditerranée. On y voit prospérer les fruits de ces fertiles terres, le raisin noir ou blanc, la mûre, la figue et les légumes savoureux ; les blés y sont beaux et abondants, ainsi que les plantes médicinales. L'agriculture, si justement appréciée partout aujourd'hui dans la France, et si docile aux encouragements et aux efforts de l'Etat et des particuliers, était tombée dans un dépérissement inconcevable depuis que le domaine bellislois avait été réuni à celui du prince et régi par les fermiers généreux qui, destructeurs ignorants et cupides d'un bon sol, en tiraient, pour ainsi dire, toute la quintessence, et chargeaient de la recette des hommes toujours accompagnés de grenadiers, la baïonnette au bout du fusil. La ruine arriva bientôt, et les cultivateurs, réduits à l'impuissance, mettaient la clé sous la porte, et allaient chercher sur le continent un sort moins affreux. La conquête passagère des Anglais en 1761 acheva le désastre par la perte que firent les colons de leur bétail, de leurs charrues, de leurs charrettes, et généralement de leurs outils aratoires, par la démolition ou l'incendie de beaucoup de leurs maisons ; ces malheureux furent forcés de quitter une patrie qui ne pouvait plus les nourrir. Les autres cherchèrent dans la pêche de la sardine un gain plus rapide et plus considérable que le produit de leurs labeurs. Ces émigrations de la misère contribuèrent à la dépopulation forcée de l'île. Après la triste paix de 1763 qui mit fin à nos revers par de désolantes concessions aux Anglais, Louis XV fit passer, l'année suivante, quatre-vingts familles venues de l'Acadie qui cessait de nous appartenir ; elles étaient en dépôt à Morlaix et à Saint-Malo et avaient été conduites par un prêtre des missions étrangères, Le Loutre, né dans la première de ces villes. Il était resté très-longtemps au Canada, et y avait même rendu des services à l'Etat. Ce respectable ecclésiastique travailla, de concert avec l'inspecteur des domaines, à l'établissement de ces Acadiens qui ont laissé dans l'île une race belle, robuste et de haute taille. L'agriculture répara peu à peu ses malheurs ; elle y devint ce qu'elle était alors sur le continent et sur les côtes (P. DUVAL).

Note 5 : A partir de 1830, l'île de Belle-Ile-en-Mer fut assez longtemps l'asile des détenus politiques. Après avoir eu des gouverneurs et des commandants parmi lesquels, depuis 1758, jusqu'en 1771, j'ai remarqué les noms de Messieurs : - Jacques Hédeline de Montauban, 1658, qui donna 40 pistoles au cardinal de Retz lorsque celui-ci s'embarquait à Belle-Ile pour se sauver en Espagne. - Le chevalier de Chavigny, 1661. - Le chevalier de la Fare, 1689. - Le marquis de Saint-Hilaire, 1759. - Le chevalier de Sainte-Croix, défenseur de l'île contre les Anglais, 1761. - Le marquis de Chevert, le marquis de Montmorin, 1771. - Les généraux Quantin et Rouland, sous l'Empire, l'île a été soumise aux règlements ordinaires qui ne demandent que de simples commandants de place.   

Belle-Ile-en-Mer

 

Belle-Ile-en-Mer  Combat naval de Belle-Ile ou des Cardinaux.

Belle-île-en-Mer Etat spirituel de Belle-Ile jusqu'en 1572.

Belle-île-en-Mer Etat spirituel de Belle-Ile depuis 1572 jusqu'à 1660.

Belle-île-en-Mer Etat spirituel de Belle-Ile depuis 1660 jusqu'à 1754.

Belle-Ile-en-Mer  Tentative d'échange de Belle-Ile-en-Mer entre l'abbaye de Sainte-Croix et le duc Jean III.

 

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LE PALAIS ( Le Palais ) ;

 

BANGOR ( Bangor ) ;

 

LOCMARIA ( Locmaria ) ;

 

SAUZON ( Sauzon ) ;

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Quelques repères historiques

- environ 5000 ans avant Jésus-Christ : construction des monuments mégalithiques : menhirs, cairns, tumulus ;
- environ 600 ans avant Jésus-Christ : arrivée des Celtes (ou Gaulois) en Armorique ; 
- premier siècle après Jésus-Christ : occupation romaine. Le Yaudet est le siège éphémère d’un évêché ;
- Ve–VIe siècles : arrivée des Bretons en provenance des îles britanniques. 

Nota : le nom de PLOU transformé en « PLU, PLO ou PLEU » est une forme du latin « PLEBS » (Peuple) et désigne la paroisse primitive. Il est suivi du nom de Saint (ou d’un qualificatif) fondateur et forme plus tard le nom des Communes. D’autres communes ne sont pas issues de « paroisse » mais de TRE : groupement d’habitations puis subdivision de la paroisse,  LAN : terre consacrée,  LOK : ermitage.

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