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CASSON |
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La commune
de Casson ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CASSON
Casson vient du latin "Casnus" (chêne).
La paroisse de Casson est mentionnée dès 1123 dans une charte de Louis le Gros donnée par ce prince en 1123 en faveur de Brice, évêque de Nantes. En 1124, le roi de France Louis VI (ou Conan IV, duc de Bretagne), confirme la possession de l'église paroissiale à Brice, l'évêque de Nantes. L'évêque de Nantes prétend à cette époque à la suzeraineté temporelle de 67 paroisses dont celle de Casson. A partir de cette époque et jusqu'à la Révolution, l'évêque de Nantes demeure suzerain de Casson. Au Moyen Age, les seigneuries du Plessis et de La Pervenchère (ou Pervanchère) relèvent également de l'évêché de Nantes. Un vieux manuscrit précise que "Ste Anne et Casson ont été joints en une seule paroisse au temps que vivait un certain seigneur protestant qui résidait à la Cognardière...", soit dans les années 1500. L'évêque de Nantes lève une portion de dîmes de Casson et jouit des coutumes du bourg de Casson. Le seigneur de Launay, en Casson, lui doit "une paire d'esperons blancs".
Casson est par excellence une paroisse de châteaux et compte de nombreux huguenots éparpillés sur l'ensemble de la paroisse. L'ancien château de Casson appartient en 1260 à Main-du-Moulin (ou Nain du Moulin). Les nobles résidant à Casson sont les de Boux, (qualifiés de hauts et très puissants seigneurs), les Pioger de Saint-Preux, les Caillaud de Beaumont et les Richard de La Pervenchère.
On trouve les appellations suivantes : Cacionus (en 990), Cassun (en 1075), Cassona (en 1123), Cassonium (en 1278), Casson (en 1287).
Note
1 : Au XVIIème siècle, François Dollier de Casson (1636-1701), capitaine de
cavalerie, quitte les armes, reprend ses études, embrasse l'état ecclésiastique
et entre au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris en 1657. Sa formation terminée,
il est envoyé au Québec où il est désigné comme l'un des aumôniers
de l'expédition du marquis de Tracy contre les Iroquois (14 septembre-5
novembre 1666). Ayant reçu l'ordre d'ouvrir la voie aux missions
sulpiciennes dans les territoires de l'ouest, il est envoyé avec Galinée à la
recherche des sources du Mississippi. Les deux prêtres accompagnent La Salle
jusqu'au lac Ontario et passent l'hiver 1669-1670 sur la côte nord du lac Érié,
dont ils prennent possession au nom du roi Louis XIV. Après son retour, Dollier
devint supérieur du séminaire sulpicien de Montréal. Les Sulpiciens décident
la construction d'une église paroissiale à Ville-Marie, dont M. Dollier trace
le plan et, le 30 juin 1672, M. de Courcelle en pose la première pierre :
Notre-Dame est mise en service de 1678 à 1829. M. Dollier, promu supérieur, en
est le curé durant trente ans, puis grand vicaire de l'évêque. En juillet
1672, François Dollier de Casson, supérieur du séminaire, dresse le plan des
rues de Ville-Marie. François Dollier de Casson occupe, en faite, le poste de
supérieur du séminaire Saint-Sulpice de Montréal à partir de 1671 et jusqu'à
son retour en France, en automne 1674. Tombé malade en 1674, il écrit son
Histoire du Montréal. Les médecins lui recommandent l'air du pays natal. Il séjourne
quatre ans au château de Casson, sur l'Erdre, et s'y fait le précepteur de son
neveu de Bossac. A partir de 1678 et suite à son retour à Montréal, François
Dollier de Casson remplit la fonction de supérieur du séminaire Saint-Sulpice
de Montréal, poste qu'il conserve jusqu'en 1701. Il meurt le 27 septembre 1701 (Voir
François
Dollier de Casson).
Note 2 : Le 25 août 1731, la paroisse de Casson comptait trente chevaux environ, vingt couples de boeufs, cent vaches, deux cents moutons et soixante cochons. Il y avait aussi dans la paroisse de Casson deux mille arpens de terre dont mille qui avaient de la valeur (l'arpens vaut un demi hectare).
Note 3 : liste non exhaustive des maires de Casson : Pierre Parré (avant 1808), Urvoy de Saint-Bedan (sous l'Empire et la Restauration), Vincent Pellé (en 1830), Charles Lefièvre (en 1840), Guillard (de 1848 à 1852), Jacques Parré (sous le Second Empire), Richard de La Pervenchère (de 1870 à 1884), Jules Pellé (de 1886 à 1896), Henri de Bouillé, Guillaume de Bouillé (en 1911), Fernand de Bouillé (en 1925), Launay, Salmon, ...
Note 4 : LETTRE DE DEMANDE D'EMPLOI DU CURÉ CONSTITUTIONNEL DE CASSON adressée aux Administrateurs du District de Nantes . 14 VENTÔSE, AN II (4 MARS 1794) : " Citoyens, Expose Jean-Baptiste-Michel X..., ex curé constitutionnel de la ci-devant paroisse de Casson en ce district, officier public d'icelle, qu'ayant remis à la municipalité ses lettres de prêtrise en lui dénonçant formellement qu'il renonçait à ses fonctions de prêtre, et qu'en cette qualité il ne voulait plus exercer tout ce qui y était relatif ; qu'ayant d'ailleurs perdu une partie de son patrimoine dans la commune du Pellerin qui a été incendiée par les infâmes brigands de la Vendée, que par ce moyen ses facultés pour vivre étant réduites à très peu de chose, il faut pour obvier à ce déficit qu'il cherche à s'employer d'une manière utile au bien public dont il ose se flatter d'être un des plus zélés partisans et défenseurs. Il requiert, citoyens administrateurs, voyant ci attaché son certificat de civisme, qu'il vous plaise lui accorder une place d'employé dans l'un de vos bureaux, vous promettant d'avance que son but est de coopérer de tout son pouvoir à l'anéantissement des brigands couronnés, coalisés contre notre sainte liberté, et à la prospérité de son pays auquel il est dévoué jusqu'au dernier soupir. Et ferez justice. Nantes, le quatorze ventôse an II de la République Française, une, indivisible et impérissable. X... " (Archives de la Loire-Inférieure).
PATRIMOINE de CASSON
l'église
Saint-Louis (1841), œuvre de l'architecte Chevantais ;
la
chapelle Sainte-Anne (1849), située au lieu-dit Sainte-Anne et édifiée
avec les matériaux de l'ancienne chapelle. Cet édifice religieux
primitif, qui était situé près du village de La Fresnaye,
servait d'église paroissiale jusqu'à la fin du XVème siècle :
elle comprenait un bâtiment de 19 mètres de long sur 6 mètres de
large avec au fond l'autel Sainte-Anne. Ce n'est que cinq cents ans plus
tard que les deux ailes nord et sud sont ajoutées avec les autels
Saint-Roch et Saint-Antoine. Dévastée durant la Révolution,
il est jugé nécessaire de la reconstruire près du bourg. La nouvelle chapelle,
qui est construite sur un terrain offert par M. Urvoy de Saint-Bedan, est bénie le 11
juillet 1849 par l'abbé Félix Fournier. Seule la
statue de Sainte Anne a été sauvée de l'ancien édifice. On y trouvait
jadis une fontaine dont l'eau possédait des vertus ;
Voir
L'histoire
de la chapelle Sainte Anne de Casson
la
chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance (1860). Cette chapelle datait semble-t-il
du début du XVIIème siècle et se nommait encore jadis "chapelle des Bergers" (car les
dons étaient surtout constitués par de la laine de mouton). Elle est
reconstruite au XIXème siècle (en 1860) grâce à Mlle de Gramont ou Grammont, au comte de
Bouillé et à M. Landais de La Cadinière ;
le
château de la Pervenchère. Propriété de Jean Pernochère en 1435. Le domaine de la
Pervenchère appartient à la famille de Naix (XV-XVI-XVIIème siècle),
puis à Pierre de Chambellé (en 1683), à Olivier
Langlois, seigneur des Ousches (en 1740) et à la famille Richard (famille de
capitaines de navires, d'armateurs et de planteurs à Saint Domingue). Ces
derniers s'allièrent aux Donaud, Sallentin, Poydras, de Cornulier,
Poulpiquet du Halgouet, de Lorgeril. En 1791, Pierre Richard de La
Pervenchère, ancien maire de Nantes, décède au château de La
Pervenchère à l'âge de 48 ans. Dans les salles du château à deux
tourelles, on peut voir de belles boiseries et des fresques représentant
des scènes de chasse. Ce château, propriété au XXème siècle de la famille
Mattmann, possède une chapelle privée. Le domaine de la Pervenchère
est acquis en 1965 par la Ville de Nantes pour en faire un centre aéré ;
le
manoir du Plessis (1756), et sa chapelle Sainte-Anne. Propriété de Main Du Moulin
(ou Nain du Moulin) en 1260. Suite au mariage en
1451 de Jeanne de La Barillère et de Raoul Le Porc, seigneur de Larchats,
la propriété passe entre les mains de la famille Le Porc. Vers 1651 le
domaine du Plessis de Casson est la propriété de Claude Dollier. En l'an
1636, naît à la Praye ou à La Dévoraye (paroisse de Grand-Fougeray), François Dollier de Casson qui à peine débarqué
à Québec en 1666, est choisi comme l'un des quatre aumôniers de
l'expédition du marquis de Tracy contre les Iroquois (on l'appelle "le
deuxième fondateur de Montréal"). En 1760,
a lieu la bénédiction de la chapelle du château de Casson, appartenant à
Martin de Boux, époux de dame Richard du Pontreau. La demeure passe
ensuite aux mains de la famille Urvoy de Saint-Bedan (au XVIII-XIXème siècle).
Les Boux de Casson ont en effet comme héritier Charles Urvoy de Saint-Bedan,
suite au mariage, en 1778, de Charles Urvoy avec demoiselle Adélaïde Boux
de Casson (présents au mariage : le chanoine Olivier Urvoy de La Motte,
l'écuyer Jean Van Berchem et Vettelé du Hautpuisé). Le fils
Jacques Urvoy de Saint-Bedan (1778 à 1858) se marie à Marie Chevigné de
Saint-Etienne et Savenay. La fille de ces derniers, Pélargie Urvoy, devient
dame de Bouillé. En 1850, le recensement nous donne comme habitants : Jacques
Urvoy de Saint-Bedan (71 ans), son fils Olivier (37 ans), sa fille et son
gendre Fernand, comte de Bouillé (29 ans) ;
Note : Le Plessis Casson est rentré dans la patrimoine des Dollier le 9 septembre 1651 (à noter que François Dollier avait alors 15 ans), ainsi que le révèle un document de l'époque (Source : "Aveux rendu à la Seigneurie de Fougeray") : " 9 septembre 1651, contrat d'échange passé entre Messire Charles d'ANDIGNE, Chevalier des Ordres du Roy, Seigneur et Baron d'Angris, etc., demeurant en sa maison et paroisse du dit Angrie en Anjou ; et Messire Claude DOLLIER, Seigneur de la Dévoriaye et Dame Françoise d'ESCAILLUN, sa compagne (etc.), par lequel le Seigneur d'Aubigné transporte aux Seigneurs et Dame de la Dévoriaye, la terre et la seignerie du Plessis de Casson, la Bavilière et le Moulin en la paroisse de Casson, évêché de Nantes (etc.). En retour, les Seigneur et Dame de la Dévoriaye donneront au Seigneur d'ANDIGNE, la maison noble de la Glétière située en la paroisse de Pacé, diocèse de Rennes et de plus la maison noble de la Praye située en la paroisse de Fougeré (etc.) ". Deux jours plus tard, François DOLLIER (qui a 15 ans) rachète le manoir de la Praye (Source : "Aveux rendu à la Seigneurie de Fougeray") : " 11 septembre 1651. Contrat de vente passé entre Messire Charles d'ANDIGNE, Chevalier des Ordres du Roy, etc. et Ecuyer François DOLLIER, Seigneur du Terte-Port de Roche, demeurant à la maison du Port-de-Roche, paroisse de Fougeré, par lequel le Seigneur d'AUBIGNE vend au Seigneur DOLLIER, la maison noble située en la paroisse de Fougeré, appelée la Praye (etc.) ". Ce qui est certain : Depuis 1530 les DOLLIER sont "Seigneurs de la Praye et la Dévoriaye" (paroisse de Fougeré, aujourd'hui Grand-Fougeray) et habitent indifférement l'un ou l'autre manoir. C'est en 1636 que François DOLLIER naît à la Praye (ou la Dévoriaye) du second mariage de son père Claude DOLLIER avec Françoise d'ESCAILLUN. François Dollier (1636-1701), sera "Seigneur de la Praye" de 1651 à 1659, date de l'échange avec son frère Julien Dollier (1637-1704, dernier du nom DOLLIER), ainsi qu'en témoigne un second document de l'époque (Source : "Extrait des Titres concernant la Praye en Fougeray") : "13 aoust 1659 : Contrat d'échange passé entre Ecuyer François DOLLIER, Seigneur du Port de Roche et Ecuyer Julien DOLLIER son frère, Seigneur de la Porte, par lequel le premier donne au second la terre de la Praye, en échange de ce qui devait lui revenir dans la succession de feu Ecuyer Claude DOLLIER, père commun des parties (etc.)".
le
manoir de la Gamoterie, ancien rendez-vous de pêcheurs et d'artistes.
Ancienne propriété des Hailaust ;
le
manoir de la Bertaudière, et sa chapelle. Il s'agit d'un ancien rendez-vous
de chasse des familles Saint-Preux, Libault de La Chevasnerie et Le Meignan de l'Ecorce ;
le
manoir de la Gazoire. Propriété de la famille Boux de Casson. Les de Boux,
alliés aux Dufresne de Renae, furent artistes et ils protégèrent les
peintres et poètes Nortais et Castelbriantais ;
le
manoir de la Poupinière. Il s'agit du berceau de la famille Herbert ;
les
logis de la baie de Port-Mulon. Propriété des familles Tardiveau et Desmarets ;
le
logis de Quilhex. Il s'agit, semble-t-il, du nom d'une vieille abbaye dont
quelques murs subsistent. C'est aussi le nom d'une écluse qui marque le
début du canal de Nort à Brest ;
la
maison (Moyen Age), située rue des Moulins ;
2
moulins ;
ANCIENNE NOBLESSE de CASSON
(à compléter)
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