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Incendies, Inondations, Pestes et Maladies contagieuses à Nantes.

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INCENDIES ET INONDATIONS.

Nantes a été brûlée en 1116, et entièrement réduite en cendres. En 1680, un incendie consuma les rues de la Casserie, de la Clavurerie, de Saint-Nicolas et du Bois-Tortu ; deux ans après, c'est-à-dire en 1682, le feu réduisit en cendres ving-neuf maisons des rues de la Clavurerie, de la Boucherie et de l'Erault. Les maisons étaient alors bâties en bois.

Nantes a éprouvé des inondations à diverses époques, et presque tous les ans la Loire déborde ; mais les plus considérables sont :

1°. Celle de 1196, où la ville souffrit beaucoup ;

2°. Celle qui suivit l'hiver de 1235, tellement dur, que l'on rapporte que, de mémoire d'homme, on n'en avait pas éprouvé un aussi rigoureux. Le débordement ne fut pas moins terrible ; la ville fut presqu'entièrement inondée ;

3°. En 1414, la Loire déborda avec tant de force, et les eaux s'élevèrent si haut, qu'un grand nombre de personnes furent englouties et noyées, et que plusieurs maisons furent emportées ;

4°. En 1527, il y eut à Nantes des inondations qui ruinèrent une partie des moissons ;

5°. En 1569 , les eaux de la Loire débordèrent pendant tout le mois de janvier ;

6°. En 1579, les débordemens emportèrent tous les ponts de bois qui étaient sur la Loire et sur l'Erdre ;

7°. En 1582, le débordement fut si considérable, que les habitants de Saint-Vincent et de Saint-Léonard ne pouvaient sortir de leurs maisons, et que, pendant plusieurs jours, la communauté de ville fut obligée de leur faire porter des vivres dans des bateaux ;

8°. En 1586, les eaux emportèrent plusieurs arches du pont de Pirmil ;

9°. En 1650, elles couvrirent la place du Bouffay.

 

PESTE ET MALADIES CONTAGIEUSES.

Anciennement Nantes, comme toutes les villes considérables, était entourée de fossés où, les eaux croupissaient. Les fortifications forçaient à faire des rues étroites, pour ménager le terrain de manière que l'air s'y renouvellait difficilement, et que les gaz qui s'exhalaient des matières animales et végétales en putréfaction, y séjournaient sans cesse ; les cimetières se trouvaient dans l'enceinte. Il n'est pas étonnant que les maladies contagieuses fussent très-fréquentes et très-meurtrières. Depuis qu'on a ôté toutes ces causes, elles sont devenues beaucoup plus rares.

Les principales pestes qui ont fait sentir leur fureur à Nantes, sont :

1°. Celle de 592, qui ravagea la ville pendant un temps assez long. On fit des processions publiques pour appaiser le ciel.

2°. En 1221 une peste terrible joignit ses ravages à une famine considérable, et fit périr beaucoup de monde.

3°. Une maladie pestilentielle emporta une grande partie des habitants de la ville, en 1399.

4°. En 1404, tout le comté Nantais fut ravagé par la peste. On fit une procession où les Nantais marchèrent pieds nus, et le fléau cessa.

5°. Une nouvelle peste ravagea Nantes, en 1501. La ville alla processionnellement à Saint-Sébastien. On y porta un cierge qui pesait vingt livres et un quart, et faisait le tour de la ville. Cette procession fut inutile. La peste ne cessa point d'exercer ses cruels ravages. Les habitants aisés et le clergé se refugièrent au Loroux-Bottereau, et la ville devint presque déserte.

6°. En 1518, la peste désola encore la ville ; elle se renouvella en 1522 et 1523. On faisait vider et sceller les maisons où étaient morts les pestiférés.

7°. Elle recommença en 1530, elle dura jusqu'en 1535. La famine s'y joignit et fit périr beaucoup de monde.

8°. En 1563, la peste nécessite encore une procession à Saint-Sébastien, avec un cierge en présent.

9°. En 1569, en 1582, maladies contagieuses, terribles.

10°. En 1596, nouvelle procession à Saint-Sébastien, pour arrêter les ravages d'une peste affreuse.

11°. Peste terrible en 1602.

12°. En 1625, 1626 et 1631, maladies pestilentielles.

(J. LE BOYER).

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