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PLOARE |
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L'ancienne
commune de Ploaré ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOARE
Ploaré est une paroisse d’environ 4.000 habitants vers 1936, appartenant au doyenné de Douarnenez. On trouve cette bourgade mentionnée aux XIVème, XVème et XVIème siècles sous le nom de Ploelré (Peyron, Cartulaire de l'Eglise de Quimper, pp. 8, 371). Après avoir fait observer que Alré est le nom breton de la ville d'Auray, M. Loth signale la terre de Alré en Devonshire, et Alré en Somerset, puis il avance que ce n’est pas là un nom de saint (Les Noms des Saints Bretons, p. 10). Pourquoi pas ? Il y a en Ploaré un hameau dénommé Lezarlai et Saint Erlé (métathèse de Elré) [Note : La Réformation de 1426 et le manuscrit de Laubrière, de Lesquiffiou, écrivent Ploerlé] est titulaire de l’église paroissiale.
Ploaré, avant la révolution, possédait les trêves de Gourlizon et du Juch et les chapelles de Sainte-Hélène et de Saint-Michel.
Rattaché à Plonéis au Concordat, Gourlizon fut érigé en paroisse à la date de 1879. Le Juch était devenu indépendant en 1844. Quant aux chapelles de Sainte-Hélène et de Saint-Michel, elles sont en Douarnenez, devenu paroisse à son tour en 1875.
Note 1 : LAENNËC ET
PLOARÉ. On sait que l’illustre docteur
René-Théophile-Hyacinthe Laënnec, né
à Quimper, le 17 Février 1781, mourut à Kerlouarnec, en Ploaré, le 13 Août
1826, après une carrière trop courte consacrée à la science, à la charité,
à la prière [Note : Docteur Henri Bon : Laënnec (1781-1826).
Dijon, 1925. — Docteur Henri Duclos : Laënnec, Flammarion, 1932. —
Docteur Lagriffe : Laënnec après 1806. — La Thèse de Laënnec
(Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1921, pp. 9-14 ; 1924 :
3-11)]. Il fut inhumé au cimetière paroissial. Voici l’épitaphe de sa
pierre tombale : ICI REPOSENT - RENÉ THÉOPHILE HYAthe - LAENNEC - MÉDECIN DE
S. A. R. Mme - DUCHESSE DE BERRY - LECTEUR ET PROFeur ROYAL - EN MÉDECINE - AU
COLLÈGE DE FRANCE - PROFeur DE CLINIQUE - A LA FACULTÉ DE PARIS - DE L’ACADÉMIE
ROYALE - DE MÉDECINE. - CHEVr DE LA LÉGn D’HONNEUR - NÉ A QUIMPER EN 1781 -
MORT A KERLOUARNEC - LE 13 AOUT 1826 - ET - Dme JAQte GUICHARD - SON ÉPOUSE - NÉE
A BREST EN 1779 - MORTE A KERLOUARNEC - LE 2 AOUT 1847 - PRIEZ POUR EUX. En
Octobre 1919 fut fêté à Quimper et à Ploaré, le centenaire du Traité de l'Auscultation
médicale, en présence des délégués de l'Ecole de Médecine de Nantes, de la
Faculté de Médecine de Paris et du Collège de France. Une autre solennité
fut célébrée à Ploaré, le 19 Août 1926, sous la présidence de Mgr.
Duparc, évêque de Quimper et de Léon, et de M. le Préfet du Finistère, à
l’occasion du centenaire de la mort de Laënnec. Au cours de la cérémonie
religieuse, Mgr. Duparc fit un remarquable panégyrique du héros de la fête,
rendant hommage à la science et à l’esprit de foi qui firent de lui un grand
Français et un grand Breton. Au cimetière, d’éloquents discours furent
prononcés par le professeur Chauffard, de l'Académie de Médecine, le docteur
Mével, maître Poulhazan, M. Labbé, professeur à la Faculté de Paris. M. du
Fretay reçut ensuite les invités du Comité d’organisation au manoir de
Kerlouarnec, où l’on eut le plaisir d’entendre plusieurs toasts. Le 14
Septembre 1934 eut lieu, au Cimetière de Ploaré, la touchante cérémonie
d’exhumation des restes du célèbre médecin et de Mme René Laënnec. Ces
reliques, réparties en deux cercueils, furent transportées à l’église
paroissiale, où ils séjournèrent, jusqu’au 23 Septembre, pour être à
nouveau inhumées dans un caveau cimenté à l’emplacement même de la fosse
actuelle. Entre temps, un moulage fut pris de la boîte crânienne de Laënnec.
Il faut enfin signaler, en 1936, les assises à Douarnenez-Ploaré, de la Médecine
Générale Française, sous la présidence du professeur Sergent. Une séance
fut consacrée à la mémoire de Laënnec et une souscription organisée pour
l’érection d’une statue à Paris (H. Pérennès).
Note 2 : NOTABILITÉ. M. L’ABBÉ FRANÇOIS QUINIOU. Né à Ploaré, le 14 Mars 1870, l’abbé Quiniou mourut recteur de Penmarc'h, en 1931. Il consacra son activité littéraire à des travaux sur Saint-Thégonnec, Mellac et Penmarc'h. La liste de ses productions, universellement appréciées, s’étend de 1905 à 1929.
Note 3 : liste non exhaustive des RECTEURS DE PLOARÉ (Voir Douarnenez) : — En 1512 : Hervé de Lézongar ; était également recteur de Fouesnant, Penhars et Pleyben. — En 1538 : Décès de Chateautio ; recteur également de Moëlan. — En 1544 : Décès de Louis de La Jaille, recteur. — En 1580 : Alain Le Joncourt. — En 1596 : Hervé Kergonan. — En 1602 : Guillaume Petit. — En 1615 : Décès de Hervé Guéguen. — En 1615-1639 : Jean Capitaine. — En 1640-1656 : Henri Guéguennou. — En 1657-1675 : Jérôme Paillart. — En 1676-1706 : Guillaume Paillart. — En 1708-1722 : François-Hyacinthe de la Fruglaye ; était également recteur de Crozon, de 1717 à 1722, puis seulement recteur de Crozon, d'où il fut nominé évêque de Tréguier en 1731. Mourut en 1745. — En 1722-1724 : Guillaume-Corentin de la Boissière ; devint chanoine de Quimper. — En 1725-1726 : Charles-Pierre Huchet. — En 1742-1747 : Bernetz. — En 1748-1758 : Jean-François-Joseph Kersauzon de Penandreff. — En 1759-1770 : Le Brun, vicaire, devient recteur. — En 1771-1776 : Du Parc. — En 1776-1791 : Charles-César Le Clec'h ; déporté en rade de l'île d'Aix, il y mourut en 1794. Pendant la Révolution, Ploaré eut pour curé constitutionnel Clet Bourbé, d'Audierne, qui était professeur de physique au collège de Quimper, lorsqu'il fut élu curé de Ploaré, où il fut maintenu au Concordat, et y mourut le 18 Juin 1809. — En 1809-1839 : Jean Guezengar, de Plogoff. — En 1839-1869 : Charles Boga, de Plouézoc'h. — En 1869-1875 : Yves-Marie Pouliquen, de Guiclan. — En 1875-1885. Gélébart. — En 1885-1890. François Billant. — En 1890-1925. Louis-Fortuné-Michel Jossin. — En 1925. Pierre Bothorel, né à Cast en 1871. Liste non exhaustive des VICAIRES DE PLOARÉ : En 1847. François Julien. — En 1853. Olivier Le Vern. — En 1855. Emile Hams. — En 1856. Corentin Toulemont. — En 1858 (7 Avril-14 Août). Maurice Monfort. — En 1858 (14 Août-28 Décembre). Jean Letty. — En 1858. Jacques Peton. — En 1864 (20 Mai-11 Octobre). Silvain Adigard des Gautries. — En 1864. Martin Mingant. — En 1865. Jean Heurté. — En 1870 (14 Avril-1er Novembre). François Tanneau. — En 1870. Jean Le Gall. — En 1871. Jean Coat. — En 1871. Alain Le Meur. — En 1872. François Billant. — En 1875. Henri Kerloc’h. — En 1882. Jean Kérisit. — En 1883. Hervé Libérat. — En 1892. Jean Fertil. — En 1896. Yves-Marie Le Jollec. — En 1898-1922. Jacques Le Pape. — En 1903-1904. Henri Coquet. — En 1904-1910. Louis Mévellec. — En 1910-1930. Aimé Le Reste. — En 1922-1925. Pierre Boulic. — En 1930. Louis Abolivier, .. (Archives de l'Evêché).
Note 4 : Liste non exhaustive des maires de Ploaré : François Le Men (1794), Kernaléguen (1803-1804), Yves René Chardel (1808-1809), Fidèle Marie Halna du Fretay (1808-1817), Aimé Halna du Fretay, père et fils (1817-1866), Auguste Halna du Fretay (1871-1888), Jean Guillaume Poulhazan (1888-1892), Charles Halna du Fretay, fils d'Auguste (1893-1908), Jean Andro (1908-1917), Hervé Duval (1919), François Halna du Fretay, fils de Charles (1920-1944), Jean Querné (1944-1945). Le 14 juin 1945, Ploaré, Pouldavid et Tréboul sont rattachés à Douarnenez, par arrêté préfectoral.
Voir
"
Le
cahier de doléances de Ploaré en 1789
".
PATRIMOINE de PLOARE
l'église Saint-Herlé (XVI-XVIIème
siècle), remaniée au XVIIème siècle. Ce qui frappe avant tout
dans l’église de Ploaré, c’est son clocher superbe, l’un des plus
remarquables de la région cornouaillaise. Situé sur une hauteur, au centre
du bourg, il domine tout le pays d’alentour de sa flèche élancée, dont
l’extrémité se dresse à plus de 65 mètres, au-dessus du niveau du sol.
Voici les inscriptions que l’on y lit : A la façade Ouest, à droite
de la base, cette formule en caractères gothiques, M : DLc3 (1553) ANTHOINE
LE BAHÉ : PRO. FABRICQUE [Note : A gauche de cette inscription on voit
un goëland planant au-dessus de quelques sardines]. A
l’intérieur de l’église, au niveau de la tribune : AN : LAN. 1555. G.
CLEUBA. PROCUE : F. A l’angle Sud-Ouest : LAN 1557. A la deuxième
galerie, sous le clocheton Nord-Ouest : N. O. M. LORANS P : F : LA : 1582.
Sur le clocheton Sud-Est : V : D : Mre : P : C : M. A la base de la flèche,
derrière le clocheton Nord-Est : H : LE : BELEC. : O G : LAN : 1586. A
l’intérieur de la flèche, du côté Est, au-dessus de la vieille cloche,
sont sculptés ces mots : MI : G : PAILLART (ici un coeur avec des flammes
et le monogramme du Christ) RECTEUR, ET DOCTEUR [Note : Ce personnage
qui a tenu à faire sculpter son nom et son titre à l’intérieur du
clocher avait comme armoiries : d’argent à la croix frettée d’or
(Armorial de 1696)]. Le clocher a donc été bâti progressivement dans la
seconde moitié du XVIème siècle. « Ce qu’il y a de particulier dans
ce clocher, note M. Chaussepied, c’est le curieux mélange des formes
ogivales et Renaissance... C’est aussi que les clochetons gothiques sont
coiffés de dômes et que les deux autres, de style Henri II, ont reçu des
flèches pour couronnement » (Le Clocher de Ploaré, Bulletin de
la Société Archéologique du Finistère. 1927, pp. 91-94). Dans la nuit du
15 au 16 Mars 1751, le clocher de Ploaré fut endommagé par la foudre, qui
démolit deux clochetons, deux contreforts, quelques arcades et piliers
(Cahier de délibérations, Archives de l'Evêché). « Le tonnerre
s’introduisit dans l’église, rapporte Cambry, un dimanche, au moment de
la célébration de la messe. Frappés de terreur, les assistants se croient
à leur dernier jour. Le célébrant, qui conserve tout son calme, se
tournant vers les fidèles : " Priez et soyez à Dieu, leur dit-il
", puis il prononça une absolution in articulo mortis, et continua
l’office. Personne ne quitta l’église. Le tonnerre en sortit après
avoir tué deux personnes et blessé quelques autres » La
tour de Ploaré possède quatre cloches. Sur la plus ancienne figure
l’inscription suivante : NOBLE ET DISCRET MESSIRE JEAN FRANÇOIS JOSEPH
KERSAUZON DE PENANDREFF PRETRE ET AUTRES 1755 AI NOMME PAR MONSIEUR JACQUES
MATHIAS DE KERATRY CHEVALIER CHEF DE NOM ET DARMES DE LA PAROISSE DE PLOARE
ET DAME MARIE JOSEPHE DU LISCOAT VEUVE DOUAIRIERE DU BRIEUX — PIERRE
GOVLAIR FAB. Les trois autres cloches furent refondues en 1920. L’église
compte cinq nefs, avec sept arcades ogivales qui encadrent la nef
principale. L’un des piliers du bas-côté Nord, porte la date de 1572. Le
chevet doit dater de 1620 environ (Henri Waquet, « Vieilles Pierres
Bretonnes », p. 135). Au porche Sud, on lit sur la voûte : M : H
: PAILLART : R : 1673, puis : I : IOVNCOVR : F. La sacristie
a été remaniée au XVIIIème siècle. Le lambris de l’église a été
repeint en 1885. Les noms des principaux donateurs figurent aux clefs de voûte.
Le maître-autel, du XVIIème siècle, est orné d’un double tabernacle et
d’un rétable à tourelles. A la porte du tabernacle inférieur,
l’agneau est couché sur la croix. Au tabernacle supérieur l’on voit un
ostensoir sculpté encadré de deux Vertus. Tout en haut apparaît le Christ
ressuscité. A gauche et à droite du tabernacle on aperçoit les statues de
saint Pierre et de saint Paul. Deux beaux chandeliers en chêne sculpté décorent
l’entrée du choeur ; à gauche, figure saint Herlé, en diacre ; à
droite, un beau groupe de la Trinité, où la colombe surmonte la tiare du Père
Eternel. Au haut du bas-côté Nord est l’autel de sainte Anne, à
colonnes torses, avec le Père Eternel dans la hauteur. Statues modernes de
saint Antoine et de saint Isidore. Une inscription peinte porte : Santez
Anna hor patronez - Hor sikourit en danjer. Non loin de cet autel est un
vieil aigle en chêne. Au fond du bas-côté Sud, on aperçoit l’autel de
saint Yves, dominé par cette suggestive inscription : TUD : VAD :
ARAOG : PROCEZI GOVLENNIT SKLERIJEN TAL : AN : AVTER : MA : SAVET : D'ENORI
: SANT : YOUEN. L’autel comporte quatre colonnes torses. Au centre du rétable
apparaît saint Yves, entre le pauvre et le riche. Statues modernes de saint
Herbot et saint Alar. Deux autres autels se voient, l’un au bas-côté
Nord, consacré au Rosaire, et décoré d’un tableau du peintre
Quimperlois Rome, portant la date de 1640, et représentant la bataille de Lépante,
et au-dessus, la Sainte Vierge remettant le Rosaire à saint Dominique (Le
Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, p. 311-312) ;
l’autre autel, au bas-côté Sud, est sous le vocable des Trépassés. Ici
encore une Piéta, donnée par Napoléon III. Aux façades Nord et Sud, l’église
a reçu deux vitraux modernes rappelant la mémoire de Dom Michel Le Nobletz
; ils sortent des ateliers de Claudius Lavergne. A la partie inférieure de
ces verrières nous lisons d’une part : « Comment N.-D. de Confort fit
connaître à Dom Michel Le Nobletz la part qui lui était échue dans l’héritage
de Saint Corentin. 1618 ». Et d’autre part : « Comment Dom Michel
Le Nobletz après 22 ans de séjour à Douarnenez reçut les adieux de ses
fidèles et les bénit. 1640 » (Chanoine Pérennès : La Vie du Vénérable
Dom Michel le Nobletz par le Père Maunoir, p. 315). L’une des cuves
de granit qui servent de bénitiers porte la date de 1727. La chaire à prêcher
semble du XVIIIème siècle. Elle est munie de cinq panneaux latéraux
sculptés, représentant les quatre évangélistes, avec saint Herlé au
panneau central. Au bas du collatéral Sud, on remarque un foyer avec cheminée
aux fonts baptismaux. Au bas-côté Nord, dans une tombe déjà ancienne,
fut inhumée Marguerite Le Nobletz, soeur de Dom Michel. Plusieurs mères y
déposent leurs petits enfants lents à marcher, après les avoir portés
processionnellement le long des nefs [Note : Abgrall et Billant. La
dalle tumulaire de l’église de Ploaré (Bulletin de la Société Archéologique
du Finistère. 1885, pp. 442-448)]. Sur une des grandes armoires de la
sacristie on lit : N : YERAER F. 1752. " Ploaré possède une belle
église du XVIème siècle avec une tour du XVème, surmontée d'une flèche
et de clochetons Renaissance. Ce clocher a 55 mètres d'élévation et
s'aperçoit à plusieurs lieues en mer. La porte principale doit être aussi
signalée pour la singularité de ses sculptures ; on y distingue des
navires et des poissons qui indiqueraient que l'édification de cette église
est due en partie aux armateurs de Douarnenez. Au porche occidental, et sur
plusieurs édifices voisins, on a aussi représenté au-dessus de sardines,
qui ont toujours fait l'objet du commerce de ces parages, le mesgoul, grand
goéland qui plonge en volant sur les bancs immenses de ces petits poissons
" (Bretagne contemporaine, t. II, p. 12) ;
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la
chapelle de Sainte-Croix. Non
loin du bourg, vers l'Est, à l’entrée du manoir de Kerlouarnec se trouve
la curieuse chapelle minuscule de Sainte-Croix. On lit des deux côtés du
chevet : G : LE : SAOUT : F : 1655 — M : H GVEGENOU : R : 1655 ; au
fronton de la chapelle : CH : PELLENNEC : F : 1701 ;
la
chapelle de Saint-Laurent. A trois kilomètres au Sud-Est du bourg de Ploaré, dans l’important
village de Lanvic, existait jadis une petite chapelle dédiée à saint
Laurent, qui fut diacre tout comme saint Herlé. Plusieurs maisons gothiques
en pierre de taille, remaniées au XVIIIème siècle, décorent encore ce
pittoresque hameau. Nous y avons relevé les dates de 1767, 1768, 1781,
1783, ainsi que les noms de famille Celton et Gloaguen. Un puits offre la date de 1789 ;
la
croix de Kerlouarnec. Non loin de Kerlouarnec on voit une croix de granit sans Christ ;
la
croix Croaz-Kerloc'h. En bordure de la route de Quimper, à environ 3 kilomètres
Sud du bourg, se dresse une croix dénommée Croaz-Kerloc'h, du nom du
village voisin. Elle est remarquable par la hauteur du fût octogone en
granit, qui mesure 3 m. 50. Le socle porte les dates de 1743, 1861 et 1869
[Note : Cette dernière date est celle d’une mission]. Cette croix a
été restaurée et sertie d’un mur de clôture en 1937 ;
l'ancien
manoir de Coatanezre. Du manoir de Coatanezre [Note : En breton Coatâner,
avec l’accent sur la deuxième syllabe nasalisée. Littéralement : le
bois de la corvée due par le vassal à son seigneur], qui se trouvait
près du bourg de Ploaré, dans la direction Nord-Est, il ne reste qu’un
pan de mur d’enceinte. Ce manoir appartenait, au XVème siècle, à la
famille de Berrien. On trouve déjà en 1336 un Guillaume de Coatanezre qui
blasonnait : de gueules à 3 épées d’argent garnies d’or, les
pointes en bas, rangées en bande, prévôt de l’île Saint-Tutuarn (Ile
Tristan). Bertrand de Coatanezre, archidiacre de Kemenet-Illy en 1458, décédait
l’année suivante, vice-chancelier de Bretagne, à 300 livres de gages (Bulletin
de la Société Archéologique du Finistère, 1905, p. 87). A la fin du
XVème siècle, le manoir passa aux seigneurs du Vieux-Châtel en Kerlas,
paroisse de Plonévez-Porzay, par le mariage de Louise de Berrien à Olivier
de Quélen. D’après un aveu de 1541, le manoir de Coatanezre était
toujours sous la juridiction du prieuré de l’île Tristan. Cet aveu nous
apprend en outre qu’à la vigile de l'Ascension, le seigneur du manoir
devait se rendre à l’église de Pouldavid, pour porter à l'Ile Tristan
les reliques conservées dans cette église, et par la suite il devait les
rapporter au bourg de Douarnenez jusqu’à une croix appelée croaz en
quet. Les Coatanezre avaient alliance avec les nobles familles,
notamment avec les de Ploeuc, les Lescuz et avec les Lanros (Dom Morice, Preuves...
II, 174), dont ils écartelèrent les armes à la cathédrale de Quimper (Le
Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, pp. 86-87). Neuf
membres de leur famille furent enterrés aux Cordeliers de Quimper entre
1436 et 1537 (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère,
1888, p. 28-31). La maîtresse-vitre de l’église de Ploaré portait l’écusson
de Pierre de Lannion et de Renée de Quélen, son épouse, qui possédaient
la baronnie du Vieux-Châtel au début du XVIIème siècle. En 1641, cette
baronnie, avec Coatanezre, est aux mains du fils de Renée, Pierre de
Lannion. En 1651, elle appartient à Jean de Lannion, d’où elle vient à
Renée-Françoise de Lannion, qui avait épousé, en 1649, Alain de Guer,
marquis de Pontcallec. Celui-ci la vendit, le 14 Juillet 1680, à René de
Lopriac, seigneur de Coëtmadeuc, marquis d'Assérac. La journée du 14
Juillet se passa à inventorier les terres et droits relevant directement du
Vieux-Châtel, et l’énumération se termine ainsi : « et sur ce que,
la nuit advenue, nous nous sommes rendus au bourg de Ploaré pour prendre
notre logement et le lendemain, quinziesme dudit mois... entrés dans l’église
parochialle dudit Ploaré... avons constaté les droits honorifiques et prééminenciers
». Les écussons de la fenêtre principale sont : parti au 1er d’argent
à 3 molettes de sable, au chef de gueules chargé de 3 roses d’argent,
au 2 d’argent à 2 fasces de gueules [Note : Le premier écusson,
note Mme la baronne du Fretay, est bien Lannion, le second doit être Quelen.
Celui-ci porte en réalité burelé d’argent et de gueules, mais
dans la description des armes de l’église de Kerlaz la même confusion
est faite entre les fasces et les buréles]. « Nous nous
sommes rendus... au lieu et manoir de Coatanezre, proche ledit bourg ou
estant, nous ayons aussy mint ledit sr. de Coëtmadeuc, en la personne dudit
Chevillart, en possession réelle et actuelle de ladite terre et seigneur de
Coatanezre, mettayrie, rante, chef-rante, droits, prééminences, prérogative,
fief et juridictions, justice, etc... de tous les droits à ladite terre...
par avoir faict audit Chevillart entrer dans les ruines et vestiges dudit
manoir, à présent presque a rais de terre... ». René de Lopriac étant
mort en 1707, son fils aîné, Jacques, marquis de Brie, recueillit d’abord
son héritage, mais il décéda à son tour le 29 Août 1712, laissant sa
succession à son frère cadet René, époux de Judith Rogon. Ce fut le fils
de ceux-ci : Guy-Marie de Lopriac, comte de Donges, marquis d'Assérac, et
sa femme, Marie-Louise de Raye de la Rochefoucauld, qui vendirent, en 1740,
à Charles-Marc Halna du Fretay, sénéchal de Châteaulin « les terres
et seigneuries du Vieux-Châtel et Coatanezre... ». Dès avant cette
acquisition, Charles-Marc Halna était tenancier à domaine congéable de la
terre de Coatanezre comme héritier de sa mère, Marie-Corentine Lyminyc,
fille de Nicolas et de Marguerite Moreau, sieur et dame du Cosquer. Celle-ci
avait épousé en 1688 Jacques Halna du Fretay, cadet de noblesse venu du
Penthièvre à la suite du marquis de Nevet, et qui par suite du décès de
ses frères sans héritiers mâles, devint plus tard chef de nom et
d’armes de sa maison. Le sénéchal de Châteaulin semble avoir fait plus
de cas de la seigneurie de Coatanezre que de l’autre, car il donna le
titre de seigneur de Coatanezre à son fils aîné, Jean-Charles, tandis que
sa fille cadette prenait celui de demoiselle du Vieux-Châtel. Presque tout
le bourg de Ploaré et une grande partie des environs dépendaient de la
seigneurie de Coatanezre, le reste appartenait au fief de Lespervez, rattaché
depuis longtemps à la seigneurie de Nevet. Par suite de la longue absence
des barons du Vieux-Châtel, non seulement leurs châteaux étaient tombés
en ruines, mais le reste était à l’avenant. Il n’y avait plus que
l’emplacement des moulins et le nouvel acquéreur s’étant avisé
d’affermer ses « mouttaux » au moulin de Keratry, s’aperçut
ensuite que le propriétaire précédent les avait déjà vendus à un
autre. Les taillis étaient dévastés, si bien que M. du Fretay décida de
défricher ce qui restait de celui de Coatanezre, c’est-à-dire environ
20 arpents. Il obtint, en 1747, une permission de défrichement, mais il ne
mit pas ce projet à exécution. Dans les règlements de succession entre
les enfants du sénéchal, en 1767, il est dit que la plupart du temps, les
greffes du Vieux-Châtel (affermés 36 et 48 livres par an) ne payent pas et
que « la juridiction est sujette à des procédures criminelles qui ont
du tems de feu monsieur du fretay excédé non pas le prix de ses greffes,
mais même celui de ses casuels ». L’une de ces procédures est un
jugement porté « contre le cadavre » d’un certain Henry
Louboutin dit Quitarch, du village de Kervignac, en Ploaré, « accusé
de s’être homicidé soy mesme, s’estant mis une corde au col qu’il
attacha à une poutre dont il s’est pendu et étranglé ». Il fut
condamné à « estre attaché par l’exécuteur de la haute justice au
derrière d’une charrette et traisné sur une clayc, la teste en bas, la
face contre terre par les rues de la ville de Pouldavid jusqu’à la place
du marché public où il sera attaché par les pieds à la potence et après
qu’il y aura demeuré vingt-quatre heures, jetté à la voirie ». Le
suicide avait eu lieu le 21 ou 22 Février 1743 et la sentence fut exécutée
le 5 Juillet suivant après jugement, appel, etc... Entre temps, le cadavre
avait été salé et déposé à la prison de Pouldavid, le tout aux frais
et dépens du seigneur du Vieux-Châtel. Le 17 Janvier 1746, Charles-Marc du
Fretay obtint un arrêt d’un autre genre. De temps immémorial avaient
lieu chaque année à Ploaré « des luttes et des courses d’hommes le
dimanche de la Trinité et le premier dimanche du mois de Septembre... dans
un chemin qui conduit du bourg de Ploaré à la chapelle de la Sainte-Croix
». L’église paroissiale attribuait comme prix aux concurrents deux gâteaux
« du prix de quatre livres ». M. du Fretay s’effaroucha des
accidents qui arrivaient parfois au cours des luttes, et aussi des « désordres
qui accompagnent ordinairement ces assemblées qui attirent des personnes de
différents sexes et âges ». Le fait de l’église donnant des gâteaux
pour « un exercice si profane », lui parut « un abus extrême
». La cour se rendit à ses raisons et fit « défenses de continuer
à l’advenir les luttes et courses en question aux Marguilliers et Trésoriers
de donner les deux gâteaux ». Le 2 Mars 1747, il obtint un autre arrêt
du Parlement ordonnant que la juridiction du Vieux-Chatel et Coatanezre soit
exercée au bourg de Ploaré « dans le portail de l’église
paroissiale le lundy de chaque semaine ou dans tel autre lieu dessent qui
sera indiqué par le suppliant dans son fief », et non à Pouldavid ou
à Douarnenez ainsi que l’usage s’en était à peu près établi. La
longue absence des seigneurs du Vieux-Chatel avait aussi fait négliger
leurs droits prééminericiers. Mme la baronne du Fretay mentionne un projet
de plaidoyer sans date, qui prouve que les seigneurs de Pont-Croix avaient
revendiqué les prééminences de l’église de Ploaré. Or ce plaidoyer établit
que le seigneur du Vieux-Chatel possède sous sa juridiction les « trois
quarts et demy » du bourg de Ploaré et qu’il est « conséquemment
» co-patron de l’église, ce qui suffit pour luy assurer les prééminences
qu’il se propose d’avoir... ; les titres mêmes de Pontcroix parlent
hautement en sa faveur, car le marquis de Pontcroix est seulement fondateur
supérieur, ce qui prouve qu’il a un autre fondateur proche qui ne peut-être
que le Vieux-Chatel, lors quoi qu’on en dise pour Madame de Forcalquier
[Note : Françoise-Renée de Carbonnel de Canisy, comtesse de
Forcalquier, marquise de Pontcroix, du Juch, etc... veuve de Louis-Bazile de
Brancas]. Lespervez ne relevant pas de Pont-croix, la supériorité que le
marquisat s’y donne est nécessairement relative au Vieux-Chatel.
Charles-Marc Halna du Fretay mourut à Châteaulin en 1755. Son fils aîné,
le sieur de Coatanezre, étant déjà décédé, ce fut le cadet,
Jacques-François, officier de la Marine Royale, qui hérita de ses biens.
Celui-ci, entre deux campagnes, ne négligea pas de maintenir ses droits
seigneuriaux. C’est ainsi qu’en 1766, il demandait la réunion du «
général » c’est-à-dire des notables de la paroisse de Ploaré et
leur remontrait « que d’un côté la résidence qu’il fait dans
cette paroisse d’une partie de l’année et de l’autre la bienveillance
qu’il luy porte font qu’il voudrait s’expliquer.... des prétentions
dont il vat faire le détail ». En tant que seigneur de la baronnie du
Vieux-Chatel et de Coatanezre, il est fondateur de l’église, car «
celuy-là est fondatteur d’une église qui a fourny du fond pour la battir
», or « de tous les cottés la terre de cette seigneurie entoure
l’église..., le cimetière luy paye même une chef-rente ». Il entend
donc « avoir dans cette église un banc et un enfeu, armoyé de ses
armes, l’on veut dire le banc dans le sanctuaire, à gauche de celuy de la
seigneurie du Jucq et l’enfeu dans le Coeur, où sont actuellement ses
armes et pour que cet enfeu ne charge pas le Coeur, il se fera à ras de
terre, couvert néantmoins d’une platinne de cuivre pour le distinguer des
simples tombeaux ». M. du Fretay fait ensuite remarquer qu’ « après
le Jucq auquel on ne dispute pas la présence », seul avec lui le
seigneur de Keratry a droit de prééminences dans cette église, mais que
celui-ci cependant ne peut pas disputer les droits du Vieux-Chatel, car les
armes de cette seigneurie sont placées au-dessus de celles de Keratry dans
la maîtresse-vitre et les terres de Keratry relèvent en grande partie du
Vieux-Chatel. A la même réunion, M. du Fretay demanda qu’on vint à
composition pour certains droits seigneuriaux dus par l’église de Ploaré
et ses chapelles à la baronnie du Vieux-Chatel. Les fabriciens décidèrent
de prendre l’avis de « Messieurs Rannou et Laënnec, avocats à
Quimper » afin d’établir le bien fondé des prétentions du seigneur
du Vieux-Chatel. Nous ne connaissons pas l'issue de l’affaire ;
d’ailleurs la Révolution allait bientôt faire table rase de tous ces
honneurs et droit seigneuriaux. Le dernier seigneur du Vieux-Chatel et
Coatanezre, Jacques-François Halna du Fretay, ancien brigadier des armées
navales, mourut au bourg de Ploaré, à Mezaredan, près Coatanezre, le 1er
Frimaire an XIV (23 Novembre 1806). Il avait été emprisonné à Quimper
pendant la Terreur, tandis que sa femme et son plus jeune fils demeuraient
à Mezaredan, sous la surveillance de la municipalité. Les actes de l’époque
nous prouvent que celle-ci témoignait des meilleures dispositions à l’égard
de ses anciens seigneurs, et que nulle vexation ne leur vint de sa part,
bien ou contraire ;
l'ancien
manoir de Kerlouarnec. Le manuscrit de Laubrière de Lesquiffiou (Pleyber-Christ),
signale, en 1427, Yvan Kerlouarnec, noble du manoir du dit lieu. Nous savons
par Dom Morice, que Thébaud de Kerlouarnec fut chargé de veiller sur la
personne du duc Jean V, lors de son voyage en France, en 1418 (Dom Morice, Preuves,
II, 968). Les armes des Kerlouarnec étaient d’argent à 3 grilles de
sable. D’après le rentier et les aveux de la seigneurie du
Vieux-Chatel, Jan de Kerleuguy, propriétaire de Kerlouarnec en 1613, devait
sur cette terre à la baronnie du Juch une chef-rente de 47 sols, 6 deniers
et deux chapons [Note : Les Kerleuguy, originaires de Crozon,
blasonnaient d’argent à l’aigle éployée de sable]. En 1650, la
même rente est due par la dame douairière de Botminy comme héritière du
sieur de Kerlouarnec, et, en Mars 1680, par Jacques Halna du Fretay.
Celui-ci avait épousé en 1674, Louise Madec, veuve de Philippe de
Kerleuguy, et c’est probablement par elle que Jacques du Fretay était
devenu propriétaire des maison et métairie de Kerlouarnec. Louise Madec
n’eut d’enfants d’aucun de ces deux mariages, et laissa
vraisemblablement cette terre à son second mari. En 1680, celui-ci s’était
remarié à Marie-Anne du Brieuc. Il vient avec elle à Kerlouarnec, mais au
temps de son troisième mariage avec Marie-Corentine Lyminic, il semble bien
qu’il n’y habitait plus. En tout cas, ce manoir ne se retrouve pas dans
sa succession. Au XVIIIème siècle, le manoir noble de Kerlouarnec est aux
mains de Jacques Larcher, cousin de Michel Laënnec, auquel il le vend.
Après avoir appartenu à l’illustre René-Théophile, petit fils du précédent,
Kerlouarnec fut racheté, dans le cours du XIXème siècle, par un
descendant de Jacques du Fretay. Ce manoir est à l'Est et non loin du bourg ;
l'ancien
manoir de Keratry. Nul vestige ne subsiste de ce manoir situé au Sud-Est du
bourg de Ploaré, vers le Juch, à la limite extrême de la paroisse.
Keratry appartenait dès le XIIIème siècle au seigneur de Keratry et de
Mezanlès, en Ergué-Gabéric, qui avait comme armoiries : d’azur au
greslier d’argent surmonté d’une épée en pal, la pointe en haut
et comme devise : gens de bien passent partout (Archives départementales.
Fonds Le Guennec). Le manuscrit de Laubrière (Lesquiffiou) signale au
manoir de Keratry, en 1427, Yves Kernicher « à cause de sa femme noble
». Les diverses branches des Kernicher se trouvaient à Landudec,
Guengat, Plogastel-Saint-Germain, Ploaré. Comme armes ils portaient : d’azur
à 3 mains dextres d’argent 2 et 1, un fer d’épieu de même en abysme.
Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, le manoir était possédé par
François de Keratry et Renée de Toulguengat, son épouse. Leur fils
Jacques se maria le 24 Octobre 1696 avec Marie du Stangier ; leur union fut
bénite en la chapelle des Ursulines de Quimper, par Mgr. de Coëtlogon. De
ce mariage sortit Jacques, qui épousa, le 25 Août 1745, à Saint-Matthieu
de Quimper, Hélène Julliot. Emile, un de leurs descendants, député de
Brest en 1869, devint préfet de police le 4 Septembre, et général en chef
de l’armée de Bretagne, au camp de Conlie (Octobre-Novembre 1870). Emile,
son fils, né à Paris en 1832, mourut en 1904. Jean-François Keratry,
cadet, qui vit le jour en 1698, figura plus tard aux Etats Généraux de
Bretagne. En 1730, il tua en duel le marquis de Sabran, neveu du maréchal d'Estrées,
gouverneur de la province, qui s’était permis quelques propos indiscrets
contre les Bretons. « Vous êtes blessé, lui cria Sabran ». «
Un Breton blessé tue son adversaire », repartit le fougueux cadet (Revue
de Bretagne et de Vendée, 1898, p. 184). Ardent champion des libertés
bretonnes, son opposition au pouvoir royal lui valut d’être exilé en
1752. Rentré dans son pays, il fut élu président de la Noblesse aux Etats
de 1754, et plus tard en 1774. Il fut inhumé aux Cordeliers de Quimper, le
8 Février 1779. Auguste-Hilarion, son fils, né en 1769, à Rennes, écrivain
et homme politique, fut député du Finistère sous la Restauration,
conseiller d'Etat et pair de France sous Louis-Philippe, puis président de
l'Assemblée Législative sous la seconde République. Il mourut le 7 Décembre
1859. Les Keratry avaient leurs tombes au pied de l’autel du transept
Nord, en l’église de Ploaré. On y lit sur une pierre d’ardoise : EX :
STIRPE : DE : KERATRY : 1399 ;
l'ancien
manoir du Pénity. Ce manoir, qui date du début du XVIIIème siècle, se
trouve à deux kilomètres au Sud-Est du bourg. Sur le bâtiment on lit les
dates de 1711 et 1811. Le colombier en ruines est daté de 1709 (Archives du
diocèse de Quimper et de Léon) ;
A signaler aussi :
ANTIQUITÉS.
Un bétyle se dresse non loin de l’église paroissiale à l'Est, dans le
chemin qui mène à la chapelle Sainte-Croix. Des fouilles ont été pratiquées,
en 1909, sous la direction de M. le chanoine Abgrall, au Grand-Plomarc'h, en
bordure de la baie de Douarnenez, dans la propriété des demoiselles
Queinnec. Il s’agit de deux prairies séparées alors par un mur en
appareil romain, mesurant trente mètres de longueur. Dans la prairie inférieure,
deux chambres furent mises à jour. Elles étaient remplies de débris de maçonnerie,
tuiles, fragments de vases, cendres et charbons, coquilles et os, résidus
de cuisine puis de quelques monnaies de Constantin. Mêmes éléments dans
l’autre prairie. La première donna, de surcroît, un bel Hercule en
marbre blanc de 0 m. 54 de hauteur, une tête de jeune fille en bronze,
ayant servi de poids, une huire de bronze. On trouva dans l’autre chambre,
un squelette humain à moitié carbonisé. Des sondages et quelques fouilles
firent reconnaître le tracé d’une villa gallo-romaine de 28 mètres de
longueur (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1910, pp.
XLI-XLII). Il faut signaler également à 400 mètres au Nord de Kerlouarnec,
un menhir en grès armoricain, de 2 mètres de hauteur avec un mètre de
largeur à la base (H. Pérennès).
ANCIENNE NOBLESSE de PLOARE
A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Ploaré (Plouaray) sont mentionnés :
Michel
Kervingar, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine ;
Maître
Jehan Kerfloït, archer en brigandine.
A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Ploaré (Ploesré) apparaissent :
La
dame du Juch, default ;
le
sieur de Keratri, présent, dict estre sous l'esdict ;
Glaeren
Gouzien, default.
(à compléter)
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