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SAINT-LEGER-DES-PRES |
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La commune de
Saint-Léger-des-Prés ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-LEGER-DES-PRES
Saint-Léger-des-Prés vient de saint Léger, né en Neustrie (en 616), évêque d'Autun, martyrisé vers 677-678.
Saint-Léger-des-Prés est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Combourg. C'est au XIème siècle qu'est mentionnée pour la première fois l'église de Saint-Léger, fondée par les seigneurs de Combourg (ecclesia de Sancto-Leodegario), que les bénédictins de l'Abbaye Saint-Florent en Anjou reçoivent en don, et unissent à leur prieuré de Tremblay jusqu'en 1769. Le sire de Combourg y possède les landes de Landehuan, mises en culture au XVIIème siècle et afféagées, plus "un emplacement de moulin à vent et un four à ban".
Nous avons assez longuement raconté les origines de Saint-Léger (aujourd'hui Saint-Léger-des-Prés) en parlant du prieuré Saint-Martin de Tremblay (voir la commune de Tremblay). Dès le XIème siècle, en effet, les Bénédictins de Saint-Florent de Saumur reçurent en don l'église et les dîmes de Saint-Léger-des-Près. Les papes Callixte II en 1122, Innocent II en 1142, et Urbain III en 1186, confirmèrent successivement l'abbé de Saint-Florent dans la possession de l'église de Saint-Léger-des-Près,« ecclesiam Sancti Leodegarii ». Albert, évêque de Saint-Malo de 1163 à 1184, fit la même chose, et à la prière du prieur de l'Abbaye-sous-Dol il confirma même les moines dans leur droit de lui présenter le recteur de Saint-Léger-des-Près (Archives départementales de Maine-et-Loire). Les religieux de Saint-Florent unirent à leur prieuré de Tremblay leurs possessions en Saint-Léger-des-Près, et le Pouillé ms de Saint-Malo (1739-1767) nous dit que le prieur de Tremblay était encore à cette époque grand décimateur en Saint-Léger-des-Près. Toutefois en 1769 dom Jean-Baptiste de Bellegarde, prieur de Tremblay, abandonna au recteur de Saint-Léger-des-Près toutes les dîmes grosses et menues de cette paroisse pour lui tenir lieu des 500 livres qu'il réclamait pour sa portion congrue (Archives départementales de Maine-et-Loire). On voit par là combien est erronée la tradition locale relatée par l'annotateur du Dictionnaire de Bretagne, II, 776, qui prétend que le choeur de l'église de Saint-Léger-des-Près appartenait aux religieux de la Vieuville, obligés de l'entretenir. Le choeur ou le chanceau étaient toujours à la charge des gros décimateurs ; or, jusqu'en 1769 ceux-ci furent à Saint-Léger-des-Près les moines de Saint-Florent, représentés par leur prieur de Tremblay ; c'était donc à eux qu'incombait la charge de ce chanceau. Il est bien vrai que les Cisterciens de l'abbaye de la Vieuville possédaient en 1682 un fief en Saint-Léger-des-Près, et que ce fief s'étendait dans le bourg ; mais ils n'eurent point pour cela la jouissance des dîmes de la paroisse ni la présentation du recteur. Le prieur de Combourg, moine de Marmoutiers, avait bien, lui aussi, en 1680 le bailliage de Pirauden et du Verger, en Saint-Léger-des-Près ; toutefois ses droits étaient peu de chose auprès de ceux du prieur de Tremblay (Pouillé de Rennes).
La paroisse de Saint-Léger (Saint-Léger-des-Prés) dépendait autrefois de l'ancien évêché de Saint-Malo. Le bourg de Saint-Léger-des-Prés était, semble-t-il, entouré de douves avant 1580. En effet le comte de Combourg jouissait jadis d'une foire très importante qui se tenait le 20 octobre chaque année au bourg de Saint-Léger, et à cette foire le guet devait être fait le jour même de la foire, la veille et les deux nuits, comme à Combourg, "par les hommes et tenanciers habitant en ladite bourgade de Saint-Léger et ès clostures des douves anciennes estant à l'environ dudit bourg" (Déclaration de Combourg en 1682). C'est pourquoi, suivant une déclaration de Combourg en 1580, le prieur de Tremblay, à cause du prieuré de Saint-Léger (son annexe) était tenu les deux soirs (de la veille et du jour) de la foire de Saint-Léger "de fournir et bailler torches et flambeaux allumés pour faire l'assiette du guet, et iceux apporter au devant de la porte du cimetière dudit Saint-Léger. En outre (devait ledit prieur) trois demeaux d'avoine grosse, mesure de Combourg, chacun an, le lendemain de ladite foire, que tiennent les plaids dudit Combourg au bourg de Saint-Léger, pour les chevaux des officiers du seigneur de Combourg". C'est par décret du 20 août 1920, que Saint-Léger devient Saint-Léger-des-Prés.
On rencontre l'appellation Ecclesia de Sancto Leodegario au XIème siècle.
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Léger (aujourd'hui Saint-Léger-des-Près) : Guillaume du Boisjagu (il résigna en faveur du suivant). Jean Briend (il prit possession en 1555 et résigna en 1574). Jean Guillot (il fut pourvu le 16 novembre 1574 ; décédé vers 1583). Robert Fermonneau (pourvu le 23 mars 1583, il résigna en faveur du suivant). Jean Eon (il fut pourvu le 3 août 1587). Jean Lancisour (il prit possession le 18 juin 1595 et résigna en 1607). Julien Roger (il fut pourvu le 27 octobre 1607). Mathurin Lancizeur (décédé vers 1619). Michel Chevalier (il prit possession le 9 mai 1619). Michel Heillon (il succéda au précédent le 22 juin 1622). Jacques Perrigault (en 1659 ; décédé vers 1667). Vincent Desoucher (il fut pourvu le 30 février 1667). Jean Nouvel (il résigna en faveur du suivant). Julien Marié (il fut pourvu le 18 mars 1679 ; il fit en 1698 enregistrer ses armoiries : d'azur à un pal d'or ; il gouvernait encore en 1700). Julien Frain (il résigna en faveur du suivant). Julien Cellier (il fut pourvu le 28 février 1711 ; décédé en avril 1733). Guillaume Boullant (pourvu le 18 avril 1733, il résigna au suivant). Charles Ruault (pourvu le 17 janvier 1741, il se démit). Marcel Langlois (pourvu le 24 janvier 1742, il fit bâtir le presbytère actuel, contigu à l'église vers le Nord ; décédé en 1777). Vincent Guillotin (pourvu le 13 octobre 1777, il se démit aussitôt). Guillaume-Gabriel Heurtru (il fut pourvu le 16 octobre 1777 ; décédé en 1783). Mathurin Morfouace (il fut pourvu le 28 octobre 1783 ; décédé en 1788). Pierre-Joseph-Armel Alloyer (pourvu le 23 décembre 1788, il fut enfermé à Saint-Melaine en 1792). Louis-Mathurin-Joseph Duval (en 1803). Joseph Garnier (1803-1810). Pierre Legrand (1810-1849). François Vallet (1849-1875). Joseph Guichard (1875-1876). François Datin (1876-1883). Théodore Caillère (à partir de 1883), ......
Voir
" Quelques
anciens faits divers de la paroisse de Saint-Léger (aujourd'hui Saint-Léger-des-Prés)
".
Voir
" Le
cahier de doléances de Saint-Léger-des-Prés en 1789
".
PATRIMOINE de SAINT-LEGER-DES-PRES
l'église
Saint-Léger (XVIème siècle). Il s'agit de l'édifice religieux primitif
(prieuré du XIème siècle) rebâti au XV-XVIème siècle. Dédiée à
saint Léger, évêque et martyr, cette église est un édifice sans style
dont les parties anciennes semblent du XVIème siècle ; il paraît
cependant qu'on y voyait encore au commencement du XIXème siècle un arc
fort antique, peut-être roman, séparant le choeur de la nef. Cette église
a été restaurée vers la fin du XIXème siècle, et l'on vient d'y placer
trois autels en bois, sculptés par M. Bellanger. Le sire de Combourg était,
dès le XIème siècle, seigneur de Saint-Léger, et en 1696 il se fit
maintenir dans ses droits de supériorité en cette église. Mais à la
même époque René Guéhéneuc était seigneur fondateur de Saint-Léger,
à cause de sa seigneurie de la Rivière-Chantegrue. En 1530, un prêtre
nommé Mathurin Royrand fit plusieurs fondations en l'église de Saint-Léger-des-Près,
notamment celle d'une chapellenie dite des Cinq-Plaies ; le titulaire devait
tous les vendredis dire une messe et lire la Passion de N.-S. à l'autel
Saint-Jean-Baptiste. Le premier chapelain fut Jacques Royrand, neveu du
fondateur (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 20). Mais le Pouillé
ms. de Saint-Malo nous dit qu'au XVIIIème siècle il n'y avait plus ni
confrérie ni fondation en cette église (Pouillé de Rennes). Le chœur est remanié au XVIIème
siècle. On y trouve trois retables. Le retable du maître-autel date du XVII-XVIIIème siècle et abrite une
peinture intitulée "Adoration des Mages" (1708) encadrée de part
et d'autre par des statues de saint Pierre et saint Léger datées du
XVIIème siècle. L'ensemble est restauré vers 1982-1990. Le chevet portait en 1702 les armes des seigneurs
de Combourg, de Guéhéneuc et de la Rivière-Chantegrue. L'église possède
de nombreuses pierres tombales dont l'une porte les dates de 1519 et de 1606
et le mot "Prodhomme" ;
la
chapelle Saint-Joseph-Saint-Yves de Chévillé (1602), fondée par sire Thébault et son
épouse Guyonne Eon. Cette chapelle frairienne est signalée en 1707 comme
étant fondée de messes ; son chapelain Jean Jourdan étant décédé, Luc-René
de la Cornillière, chanoine de Saint-Malo, fut pourvu du bénéfice. Vendue
nationalement pendant la Révolution, elle a été depuis donnée à la
fabrique ; on y dit la messe aux Rogations et à la fête de saint Joseph
(Pouillé de Rennes) ;
la
croix David (XV-XVIIIème siècle) ;
la
croix (XVIIème siècle), située à Le Jaunet. Cette croix porte une
inscription ;
la
croix du cimetière ;
le
château de Saint-Léger (1690). Il possède deux pavillons : le pavillon de l'angle du sud-est date de
1890. Il s'agit en fait de l'ancienne maison dénommée "la
Croix-Chemin" achetée en 1664 par Pierre Guéhenneuc (ou Guéheneuc) et Jeanne
Aoustin, seigneur et dame de La Rivière-Chantegrue. Le Pouillé de
Rennes stipule que le château de Saint-Léger est relativement moderne
: en 1664 Pierre Guéhéneuc et Jeanne Aoustin, seigneur et dame de la Rivière-Chantegrue,
achetèrent une maison appelée la Croix-Chemin, voisine du bourg de Saint-Léger
; en 1690 leur fils René Guéhéneuc reconstruisit cette maison, à
laquelle on donna le nom de château de Saint-Léger, nom qu'elle porte encore ;
la
ferme "des Planches" (XVIIème siècle). Propriété de Julien
Hyacinthe Doré (au XVIIIème siècle), puis de la famille Boullault de Combourg ;
le
presbytère (XVIII-XIXème siècle) ;
le
lavoir (XIX-XXème siècle) ;
A signaler aussi :
la découverte de
vestiges gallo-romains près du lieu-dit La Ville-Marie ;
l'ancien manoir de la
Rivière-Chantegrue. Propriété de la famille Guéhéneuc en 1664 ;
ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-LEGER-DES-PRES
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Saint-Léger-des-Prés :
Raoul
FARUEL (10 livres de revenu) : défaillant ;
La réformation de 1513 ne donne comme terre noble que la Rivière appartenant alors à François du Boisbaudry, seigneur de Trans ;
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