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HISTOIRE DES DIFFERENTS SIEGES DE DINAN |
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Quand nous considérons les remparts de Dinan clôturant une ville déjà fortifiée par la nature, et le château unissant la force et l'élégance dans son granit intact, nous pouvons reprendre les mots de l'ingénieur Garengeau [Note : Jean-Siméon Garangeau ou Garengeau (fils unique de François Garangeau, maître-menuisier, et de Marie Dubois), né à Paris en 1647 et mort le 25 août 1741 à Saint-Malo, est un ingénieur militaire français], en 1693, en dire que la place était très forte avant l'usage du canon. Elle l'était même alors que l'arme nouvelle eut été adoptée, car Garengeau aurait pu dire que les fortifications de Dinan, vues par lui, étaient bien contemporaines de l'artillerie, ont été conçues pour y résister, sans nul doute, et très certainement pour en contenir, comme cela est visible. Mais Garengeau voulait probablement entendre l'artillerie de son époque.
Dinan était donc une importante place forte encore opposable au canon à la fin du XVIème siècle. Pendant longtemps on s'appliqua au renforcement des défenses de cette ville et durant trois cents ans au moins, de la fin du XIIIème siècle à la fin du XVIème siècle, on travailla périodiquement à l'amélioration des fortifications dont l'origine remonte au XIème siècle.
Sous le règne de Louis XIV on ne tenait pas pour négligeables les murs de Dinan, bien qu'ils ne correspondaient plus aux moyens d'attaque et n'avaient aucun rapport avec l'architecture militaire selon les conceptions de Vauban. Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle et même au début du XIXème, on eut l'impression que les vénérables remparts pouvaient représenter un abri et jouer un certain rôle éventuel.
A quoi ont donc servi les fortifications de Dinan à travers le temps ? Ont-elles vu de tumultueux assauts d'hommes, hurlant grimpant à des échelles, sous des jets de pierres et le ruissellement de liquides bouillants ? Ont-elles renfermé une population affamée donnant la chasse aux chiens et aux rats pour subsister, pendant qu'un ennemi bien nourri interdisait toute sortie et vivait grassement sur la campagne ravagée ? A ces questions, nous pouvons à peu près répondre non ! Mais par contre les fortifications ont eu parfois leur efficacité, Par le respect qu'elles inspiraient, pour contenir à distance des bandes, qu'une ville ouverte eut attirées. La nuit venue, les portes fermées, la veille assurée, les Dinannais dormaient paisibles et les villageois d'alentour pouvaient venir chercher refuge derrière ces solides remparts. Le rôle de la place de Dinan s'est souvent borné à cela. Mais lorsqu'une armée importante se présentait, les choses allaient différemment.
Nous allons voir dans les pages qui suivent quels ont été les sièges de Dinan si toutefois le titre que nous donnons à cette petite étude est vraiment applicable aux actions militaires qui se sont déroulées sous les murs de la vieille cité.
Voir " Le siège de Dinan en 1065 ".
Voir " Le siège de Léhon en 1169 ".
Voir " L'attaque et incendie de Dinan en 1257 ".
Voir " Dinan durant la guerre de Succession de Bretagne ".
Voir " Le siège de Dinan en 1359 ".
Voir " La reddition de Dinan en 1364 ".
Voir " Le pillage de Dinan en 1380 ".
Voir " La reddition de Dinan en 1488 ".
Voir " La prise et capitulation de Dinan en 1598 ".
Voir " Dinan durant la Révolution ".
Voir " Le siège de Dinan en 1815 ".
Voir " L'occupation de Dinan par les Allemands en 1940-1944 ".
(M. E. Monier).
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