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SAINT-POL-DE-LEON |
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La commune de Saint-Pol-de-Léon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-POL-DE-LEON
Saint-Pol-de-Léon vient de saint Paul-Aurélien, saint breton du VIème siècle, originaire du Glamorgan, au Pays de Galles. La graphie Pol ne remonte pas au-delà du XVIème siècle, auparavant, on écrivait Paul ou Paoul. Le comte Withur, parent de saint Paul Aurélien, et qui gouvernait jadis le pays de Léon sous la suzeraineté de Judual, roi de Domnonée, avait sa résidence à l'île de Batz. Sur demande du comte Withur, Saint Paul Aurélien, accompagné d'un jeune guerrier de Cléder, nommé Nuz, délivre l'île de Batz d'un horrible dragon. Pour les remercier, le comte Withur concède à Nuz une terre qui est appelée, dit-on, "Ker-gour-na-deac'h" (maison de l'homme qui ne fuit pas) et à saint Paul, l'île de Batz où il fonde un petit monastère et un vaste territoire sur le continent, autour de l'oppidum qui prend alors son nom : Castel-Paol. Nommé évêque de Léon, Saint Paul Aurélien meurt à Batz.
Saint-Pol-de-Léon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouénan ou de Plougoulm (d'après Couffon). Au IXème siècle, la ville de Saint-Pol-de-Léon portait le nom breton de Kastell-Paol. Elle est citée en 884 dans la vie de Saint-Paul-Aurélien et confirme la présence d'un site fortifié (pagus Leonensis). C'est dans un lieu appelé Villa Wormawi, aujourd'hui Gourveau (en Saint-Pol-de-Léon) que parvient saint Paul-Aurélien, après avoir, venant d'Ouessant, traversé le Léon. C'est sur ce site que saint Paul-Aurélien établit son monastère qui devient plus tard le siège de l'évêché de Léon. La ville aurait d'abord, selon un texte du Xème siècle, porté le nom de Legio.
L'an 875, les Normands débarquent en Léon et commettent de nombreux forfaits : la ville est prise d'assaut et la cathédrale est détruite. Saint-Pol-de-Léon est détruit en 1175 par Henri II de Plantagenêt. La vicomté de Léon est démembrée et Saint-Pol fait dès lors partie de la châtellenie de Lesneven. Henri II, roi d'Angleterre, à la tête d'une armée considérable, prend, en 1710, le château de saint Paul (Castel-Paol), qu'il fait raser. En 1275, Hervé IV, comte de Léon, cède son domaine au duc Jean Le Roux. Une partie de la seigneurie de Léon forme une vicomté qui, au XIVème siècle, passe par alliance dans la famille de Rohan. La vicomté de Léon est érigée en principauté en 1572.
La fondation d'un couvent des Carmes en 1353 correspond à la période de prospérité de la ville de Saint-Pol-de-Léon. Ce couvent est fondé par Jean V (Jean IV), et Marie d'Angleterre, sa femme, en 1348 (Bibliothèque nationale, m. 55, fr. 11, 551), « encore à présent, on voit en la grande vitre de leur église les représentations des dits ducs et duchesse, neanmoins les seigneurs de Kermavan, grande et ancienne maison du dit Evêché (on prononce à présent Kerman ou Carman), s'en disent fondateurs, et veritablement s'ils ne le sont, ils ont été si insignes bienfaiteurs, qu'ils en ont toutes les marques armes en la grande vitre, tombeau élevé au milieu du choeur, ceinture ou liziere d'armes dedans et dehors. Le choeur de leur église fut fait et fermé de chaises et de menuiserie du temps de Guy le Barbu, évêque (1385-1410), car sur la porte d'iceluy se voient quatre écussons, scavoir : d'un côté celui du dit évêque, et auprès celui du seigneur de Penhoet, et de l'autre ceux du seigneur de Kermavan et du seigneur de Boiséon ». « Hervé de Kersulguen, seigneur de Kergoff (G. 77) pour le manoir de Kergo a aux Carmes, un escabeau dans le choeur, attaché à la clôture jouxte le premier pilier du côté de l'Evangile, — item dans le cloître du dit couvent, au coin suzain devers midy, en la chapelle nommée Christ il a quatre tombes et escabeau avec ses armoiries ». Cette chapelle des Carmes, reconstruite en 1618, restaurée en 1778, est démolie vers 1830 (H. 165).
La ville de Saint-Pol-de-Léon est endommagée à la fin de la guerre de Succession (1375). Les portes de ville et faubourgs sont attestés en 1421. Une halle (XV-XVIème siècle), détruite en 1773, couvrait la quasi-totalité de la rue principale (rue du Général-Leclerc). Lors de des guerres de la Ligue, la ville de Saint-Pol-de-Léon, qui prend le partie de la Sainte-Union, est pillée par Guy Eder de la Fontenelle en 1592.
Les couvents de minimes et d'ursulines s'installent dans la première moitié du XVIIème siècle.
- La communauté et la chapelle des Minimes sont fondés par Prigent Le Ny, chanoine trésorier, recteur de Plougoulm, et par les habitants de Saint Pol, qui, dès 1620, donnèrent 6.000 livres. La chapelle des Minimes est dédiée à Saint François de Paule et à Sainte Geneviève (Archives de l'Evêché). En 1769, cette communauté des Minimes ne comptant plus que trois religieux, est dissoute par autorité royale, et les religieux transférés à Saint-Fiacre, en Plourin-Morlaix. Il est alors question d'établir dans la communauté des Minimes une maison pour recueillir les prêtres âgés et infirmes ; mais nous n'avons pu constater si ce projet avait été mis à exécution. La chapelle des Minimes possédait jadis une belle descente de croix d'après Rubens, qui se voit actuellement au Musée départemental.
- La fondation de la maison des Ursulines doit être attribuée à Mme Anne de Perrien, douairière de Trévigner, dont deux des filles étaient religieuses Ursulines à Tréguier. Sept religieuses de cette communauté arrivent en conséquence à Saint-Pol, le 9 Septembre 1629, et le lendemain leur chapelle est bénite par le R. P. Bony, jésuite. Dix ans plus tard, le monastère est établi en un lieu plus convenable, et la nouvelle chapelle est dédiée à Notre-Dame de Vrai-Secours, en raison de l'image miraculeuse d'une madone donnée à la Communauté par un sieur « Tanguy de Saint George, commandant un vaisseau lors de la prise des îles Ste Marguerite ». Voici, d'après les Annales des Ursulines, comment ce capitaine était devenu propriétaire de cette statuette de la Vierge : « Comme les soldats étaient occupés au pillage, un capitaine hérétique se saisit d'une image de la Sainte Vierge qu'il trouva dans le trésor d'une église, et la jeta par terre pour en retenir la châsse, qui était toute d'or, ce que voyant le seigneur de Saint-George, il la releva de terre pour la garder avec honneur, ensuite de quoy prenant congé du capitaine huguenot, il l'embrassa, et comme leurs têtes étaient jointes ensemble, celle de l'hérétique fut emportée d'un coup de canon qui tua encore un homme qui le suivait, sans que le seigneur Saint-George reçut aucun mal. Il s'en crut entièrement redevable à Notre-Dame et médita à son retour de faire rendre à son image tous les honneurs qui seraient en son pouvoir, vu même que par sa protection il avait échappé à plusieurs autres périls pendant son voyage. Pour cette fin il la donna à ce monastère lequel en reçoit de très grand bien et tout le pays aussi ». Le 9 Mars 1792, les religieuses Ursulines sont expulsées de leur communauté pour n'y plus rentrer, car lors de leur reconstitution au Concordat, elles s'établirent dans l'ancien Séminaire, près du Créisquer. Le clocher de leur ancienne chapelle a été transféré sur la chapelle de la maison de retraite des prêtres âgés et infirmes.
Les " dames de la Retraite ", établies à Saint-Pol (aujourd'hui Saint-Pol-de-Léon) par les soins de Mgr. Pierre le Neboux de la Brosse, dès le 1er Décembre 1680, font l'acquisition auprès du Sr. de Pennanru, pour la somme de 1.700 livres, le 14 Décembre 1686, d'une métairie noble appelée la Grange, rue Baz, paroisse Saint-Jean, « donnant du pignon Occidental sur la dite rue et au Midy sur la vanelle qui mène de la rue Baz à la croix et au couvent des Ursulines ». Le prix d'acquisition est payé par Mgr. de Léon qui, par acte du 25 Juillet 1692 (H. 213), demande en retour « que la messe du dimanche de chaque retraite, tant bretonne que française, sera dite à notre intention, et que tant qu'il plaira à Dieu de nous laisser en vie, le prêtre qui aura célébré cette messe dira en se retirant de l'autel, à genoux sur le marchepied, ces paroles : " Dieu donne à notre Evêque les grâces qui lui sont nécessaires ", et les personnes qui feront la retraite répondront : " Ainsi soit-il ". Si la retraite est de femmes qui n'entendent que la langue bretonne, ces paroles seront dites en cette même langue. Et après qu'il aura plu à Dieu nous retirer de ce monde, le prêtre dira au même endroit : " Dieu donne à Pierre, cy devant Evêque, de ce diocèse, le repos éternel ", et, les femmes retraitantes répondront : " Ainsi soit-il " ». Les dernières Religieuses, expulsées en 1792, sont : Marie-Anne Jacquette de Mathézou, Marie-Josèphe-Renée de Mathézou, Pétronille de Kerguélen, Marguerite de Kerguélen du Meudy, Mirtille du Plessis, Marie-Jacquette-Charlotte Mathézou de Kervenigant, Françoise-Nouel de Kersalaun et Marie-Renée de Larchantel (P. Peyron).
Besnard, ingénieur des Ponts et Chaussées conçoit une nouvelle halle (1773), détruite vers 1860. Les chantiers religieux reprennent au XVIIIème siècle (nouveau palais épiscopal, séminaire, collège du Léon,...).
La paroisse de
Saint-Pol-de-Léon, qui dépend de l'évêché de Léon, s'appelait autrefois Minihi-Paol
ou Minihi-Saint-Paul
(territoire
monastique de Paul) et compte jusqu'à 7 vicariats ou paroisses du Minihy :
trois affectés à la ville et quatre à la campagne :
- Toussaints avec pour trève
Roscoff, comprenant la banlieue nord-ouest et le bourg de Roscoff (vicariat
champêtre) ;
-
Saint-Jean-Baptiste,
comprenant les quartiers de Saint-Yves et de l'Hôpital (vicariat de la ville) ;
- Notre-Dame de
Cahel ou le
Crucifix devant le choeur,
comprenant les quartiers de la Fontaine-Paul et de Saint-Michel (vicariat de la
ville) ;
- Saint-Jean-l'Evangéliste
ou Trégondern,
avec les bourgs de la Madeleine et de Penpoul (vicariat champêtre) ;
-
Saint-Pierre
avec pour trève Santec,
comprenant la banlieue nord-ouest et la chapelle de Saint-Adrien à Santec (vicariat
champêtre) ;
- Le
Crucifix-des-Champs,
qui s'étendait au sud-ouest, vers Kerisnel (vicariat champêtre) ;
-
Le Crucifix-de-la-Ville
ou
le Crucifix devant le trésor,
qui renfermait la chapelle du Creisker (vicariat de la ville).
Ces sept paroisses sont réunies par un décret de l'évêque, en date du 27 mai 1687,
en une seule et même paroisse, mais leur union définitive n'intervient qu'en 1720.
Voir
: Le
service paroissial du Minihy ou du refuge de Saint-Pol.
On trouve les appellations suivantes : Oppidum Pauli, ou Sancti Paulinanni (vers 869-870), Sanctus Paulus (en 1193, en 1207 et en 1252), Saint Pal en Léon (en 1296), Saint Poul en Leon (en 1405), Saint Paoul de Léon (en 1451).
Note 1 : ARREST DE LA COUR Rendu sur les Remontrances et Conclusions de Monsieur le Procureur Général du Roi, qui enjoint à toutes personnes qui ont des grains en Bernes et Mulons de les faire battre incessamment, et les faire porter aux Marchés publics. Du 11 Mars 1752. EXTRAIT DES REGISTRES DE PARLEMENT. " Le Procureur Général du Roi, entré en la Cour, a remontré, que dans plusieurs endroits de la Province, surtont dans l'Evêché de Léon, il y a quantité de personnes qui laissent leurs bleds en bernes et en mulons, et ne veulent point les faire battre, dans l'espérance de les voir monter à un plus haut prix : Que d'autres en font des amas considérables, pour les vendre à un taux excessif : Que plusieurs Particuliers vont au-devant des Païsans et autres, qui aportent des grains à vendre au marché, les arrêtent sur le chemin, et là les achètent et les cachent dans des maisons particulières, pour en faire des magasins ; Que d'autres vont à toutes heures de jour et de nuit chez des Particuliers, enlevent les fromens et les bleds, sans qu'on sçache ce que deviennent ces grains ni où ils sont portés : Qu'il a reçu une lettre de son Substitut à Brest, qui lui représente l'extrême rareté des grains, en sorte que la quantité de bleds qu'on aporta au marché du 7 de ce mois à Brest, ne suffisoit point pour fournir aux besoins du tiers de la Ville : Que suivant une lettre du Procureur Fiscal de Landerneau, la livre de pain passe cinq sols. Enfin, que la chereté excessive provient de ce que ces grains demeurent en mulons, et qu'on en forme des amas considérables. A CES CAUSES, ledit Procureur Général du Roi a requis, qu'il y fût pourvu sur ses conclusions qu'il a laissées par écrit. Oui le raport de Maître Picquet, Conseiller en Grand'Chambre, et tout considéré : LA COUR, faisant droit sur les remontrance et conclusions du Procureur Général du Roi, enjoint à toutes personnes, qui ont des grains en bernes et mulons, de les faire battre incessamment et de les porter aux marchés publics pour y être vendus, à peine de cent livres d'amende, au profit de l'Hôpital le plus prochain des lieux, faute de quoi, enjoint aux Juges des lieux de faire battre et vendre lesdits grains à la diligence des Substituts dudit Procureur Général et des Procureurs Fiscaux, chacun en droit soi, sur le prix de la vente desquels grains, seront préalablement levés les frais de justice, de transport desdits grains, salaires d'Ouvriers, et l'amende ci-dessus. Fait défenses à toutes personnes de faire des amas de grains, d'en receler ni prêter la main à l'enlèvement d'iceux, à peine de cinq cens livres d'amende pour la première fois, et de punition corporelle en récidive. Fait pareillement défenses d'aller au-devant des Païsans et autres qui aportent des grains à vendre au marché, de les arrêter sur le chemin, de les y acheter, et de les cacher dans des maisons particulières pour en faire des magasins, sur les mêmes peines : Enjoint aux Juges des lieux de descendre, à la requête desd. Substituts et Procureurs Fiscaux, dans les greniers des personnes qui ont des grains, pour lesdits grains être transportés aux marchés publics, et vendus au plus offrant et dernier enchérisseur, sur le prix desquels grains seront pris aussi les frais de transport et autres en dépendans, le surplus délivré aux propriétaires ; et afin que personne n'en prétende cause d'ignorance, ordonne que le présent Arrêt sera lu et publié à l'issue des Grand'Messes des Villes et Paroisses de la Province ; lu, publié et enregistré dans tous les Sièges Présidiaux et Royaux de ce ressort, et affiché dans tous lieux où il y a Marché, à la diligence desdits Substituts ; même envoyé dans les Jurisdictions Seigneuriales de la Province, avec injonction de tenir la main à l'exécution dudit Arrêt, sur les peines qui y échéent, et d'envoyer dans un mois audit Procureur Général, les actes d'enregistrement et de publication. Fait en Parlement de Rennes, le 11 mars 1752. Signé : L. C. Picquet ".
Note 2 : Liste non exhaustive des maires de Saint-Pol-de-Léon : François Augustin Prud'homme de Kerangon, député de la sénéchaussée de Lesneven aux Etats généraux de 1789 (1791-1803), Jacque François Anne Michel de Kerhorre (1803-1809), Jacques Gabriel Kerherméviel (1809-1811), Jean-François Michel de Kerhorre (1813-1817), De Rodellec du Porzic (1817-1821), Michel de Kerhorre (1821-1823), Eugène Jégou du Laz (1823-1826), Alfred Michel de Kerhorre (1826-1832), Pierre Miorcec (1832-1847), Alfred de Kerhorre (1847-1867), Casimir Huon de Kermadec (1867-1880), Claude Créach (1880-1882), Pierre H. Drouillard (1882-1888), Alain Budes de Guébriant (1888-1931), Alain Marie Simon de Guébriant, petit-fils du précédent (1932-1944), Henri Le Sann (1944-1965), François Branellec (1965-1971), Louis Guilcher (1971-1977), Adrien Kervella (1977-2008), Nicolas Floch (2008-2020), Stéphane Cloarec (2020-...), etc ...
Voir
: Les
délibérations de Saint-Pol-de-Léon, à partir de 1628.
Voir
: Notes
sur Saint-Pol-de-Léon, à l'ombre du Kreisker.
PATRIMOINE de SAINT-POL-DE-LEON
l'église Saint-Paul-Aurélien (XIII-XVème siècle).
Elle est commencée vers 1227 par l'évêque Derrien (décédé
en 1238). L'édifice
actuel comprend une nef de sept travées avec vas-côtés et double bas
côté sud pour les trois dernières travées, un transept, dont les ailes
ont chacune quatre travées, et un choeur de plan irrégulier, formé de
quatre travées droites et d'un rond-point. Le
bras nord a conservé des éléments de la cathédrale romane, fondée par
l'évêque Hamon (1161-1172) sur le site d'un castrum gallo-romain. Elle possède deux
clochers du XIIIème siècle. Il s'agit d'un édifice de 84 mètres de
longueur et de 44 mètres de largeur au transept ; sa hauteur sous voûte
est de 16 mètres. Les cloches datent du VIème siècle. La nef en
pierre de Caen est construite à la fin du XIIIème siècle et au début du
XIVème siècle. La nouvelle nef
est consacrée en 1334 (sous l'évêque Pierre Bernard), ses voûtes réalisées en
1349 (sous l'évêque Guillaume Rochefort). Le transept et
le choeur sont édifiés au XVème siècle : vers 1430, l'ancien choeur
roman, sinistré pendant la guerre de Succession, est entièrement
reconstruit (Note : à ce sujet, on relève dans les comptes du duc Jean V
en mai 1431, le versement de 1 200 livres à l'évêque de Léon pour
l'aider à réédifier son église - Archives Nationales 11542) et les voûtes en sont achevées vers 1472.
De nombreuses armoiries timbrent les clés de voûtes du choeur :
le lion du Léon, les macles des Rohan, les quintefeuilles de Jean Validire
(évêque de 1427 à 1433), le fasce de six pièces des du Chastel, les
grelots d'or de Guillaume Ferron (évêque de 1439 à 1472). Des devises ou
cris accompagnent souvent les armoiries (ex. Arabat ! pour les Hamon,
sieurs de Pennanru). Un ensemble de chapelles est construit autour du choeur au début du XVIème
siècle. La clef de voûte du carré du
transept porte les armes de Jean Prigent, évêque de Saint-Pol de Léon du 13 juillet
1436 au 27 janvier 1439. A la voûte du choeur se voient celles de son
successeur Guillaume Ferron, évêque de 1439 à 1472. Une cloche, fondue
par Arthur Guimarc'h date de 1563. A l'intérieur la nef
comprend sept travées avec bas-côtés. Le buffet d'orgue date de 1660
(remploi du garde-corps du jubé du XVème siècle). Le retable du
Mont-Carmel, avec statue de saint Michel terrassant le dragon, date de la
seconde moitié du XVIIème siècle. Le retable du Rosaire date de 1643. Le
retable du Saint-Sacrement, oeuvre de François Le Pen, date de 1633. Une
enquête demandée par l'évêque Jean-Louis Gouyon de Vaudurand, en 1749,
mentionne trente-six autels avec leurs balustrades (vingt deux autels seront
alors conservés). L'autel en granit dit "autel communal" date de 1662. Un autel et
retable en granit date du XVIème siècle. Un autel en bois sculpté et
doré avec un retable représentant la Vierge implorant Dieu pour les
habitants de Saint-Pol, date du XVIIIème siècle. Le maître-autel en
marbre, restauré en 1825, date de 1745 : il a été exécuté
sur les plans de Henry Villars, architecte. L'ensemble des vitraux,
oeuvre de Lobin de Tours, de l'atelier du Carmel du Mans, Gaudin et Labouret
de Paris, date des XIXème et XXème siècles. On y voyait jadis des débris
de vitraux d'un Jugement dernier, datés du XVIème siècle, et d'un vitrail
consacré aux oeuvres de miséricorde daté de 1550. Sur une voûte de la
Trinité se trouvait une inscription "Ma Doué" (Mon Dieu)
et "Arebat" (Il ne faut) avec les armes des Hamon de
Penanru (XVIème siècle). Les stalles du choeur en bois
sculptées datent de 1510-1520 :
on y voit les armoiries de Mgr de Carman (1504-1514) et celles de Mgr Guy
Leclerc (1514-1523). La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. Le
lutrin du choeur, en bois sculpté, date du XVIème siècle. La clochette
dite de saint Paul date du VIème siècle. Deux petites cloches en bronze
datent de 1612 : l'une porte l'inscription "1612 M. P. Migorel Ma
Faicte", l'autre porte l'inscription "Migrel". Un
calice en argent du début du XVIIème siècle était frappé des armes du
chanoine de Lesguen. Près du porche méridional, on trouve un bénitier en
granit du XVIème siècle et un sarcophage antique du XIIème siècle (semble-t-il,
celui de Conan Mériadec). Le reliquaire de
Paul-Aurélien, dessiné par le chanoine Abgrall et exécuté par les
ateliers de M. Armand Galliat (orfèvre de Lyon) date de 1897 : il sort des ateliers d'Armand Calliat,
orfèvre à Lyon. On y trouve des boîtes à crânes (XVIème siècle) et
plusieurs tombeaux : celui de Jean Le Scaff, sénéchal de Léon (1500) et
d'Anne du Bois de Kerlosquet son épouse (XVIème siècle), du chanoine
Richard (décédé en 1539), du chanoine François Le Voyer, seigneur de
Kerisnel (décédé en 1570), de Mgr Rolland de Neufville (1562-1613),
décédé en 1613 (XVIIème siècle), de Mgr Rieux-Sourdéac,
décédé en 1651 (XVIIème siècle), de Mgr François de Visdelou, décédé en 1668
ou 1671 (édifiée par Nicolas de la Colonge en 1711), de Mgr de la Marche, décédé en 1806 (1869), ainsi que le tombeau de
Mgr Guillaume de Kersauzon, évêque de Léon et décédé en 1327 (XIXème siècle).
Trente-six enfeux garnissent, à partir de la cinquième travée
de la nef, la quasi-totalité du pourtour de la cathédrale. S'y ajoutent
six autres ouverts dans les murailles du choeur. L'enfeu du chanoine Olivier Richard (XVIème
siècle). Devant le maître-autel en marbre noir qui date de 1745,
une grande dalle noire dans le pavage du choeur indique le lieu de la
sépulture de saint Paul Aurélien. Derrière le maître-autel, des
inscriptions latines rappellent l'érection de la Cathédrale en Basilique
mineure, le 1er septembre 1901. Au collatéral nord du choeur, on peut voir
l'ancien maître-autel du couvent disparu des Carmes, la chapelle de
Kerautret, avec sa tombe de chanoine, et la dalle tumulaire des chanoines Le
Veyer et de Kerguz. L'autel de saint Paul Aurélien est exécuté en 1897
par les ateliers de Denis Derrien. Devant l'autel se trouve la pierre
tumulaire d'Amice Picard, morte en odeur de sainteté en 1652. Dans la
troisième chapelle sud, anciennement chapelle Saint-André, la clef de
voûte est décorée des armes de la famille Hamon de Penanru. La
cathédrale renferme une série de neuf confessionnaux, dont cinq datent des
XVII-XVIIIème siècle. La plus ancienne des six cloches, que possède la
cathédrale, est le bourdon (du nom de Jacques), daté de 1568 et fondu par
Artus Guimarch de Morlaix (1,56 m de diamètre, poids de 2 067 kg). L'église
abrite les statues de Notre-Dame du Bon Secours (XVème siècle), saint Paul
Aurélien. Les saints bretons honorés plus spécialement sont : saint Paul
Aurélien, saint Maudet, saint Yves, saint Herbot, saint Coulm, saint
Tanguy, sainte Haude
(voir des photos de la cathédrale
de Saint-Pol-de-Léon) ;
Nota 1 : " ... De là l'on nous a conduict en la ville de Sainct-Paul-de-Léon, distante de trois lieues, et sommes entrés dans l'esglise cathédralle dud. lieu, où avons veu que la principalle viltre est toute remplie, hault et bas, des armes et alliances de la maison de Kersauson, et, dans la mesme esglise, du costé de l'Epitre du grand autel, il y a une viltre où sont deux écussons des mesmes armes, le suzain décoré d'une crosse d'évesque et, au-dessus de la viltre, il se void les mesmes armes en bosse, relevées pareillement d'une crosse d'évesque, et dans l'arcade près, dans lad. cathédralle, il y a trois escussons et en bosse aussi des armes de la maison de Kersauson, et dans la chapelle dud. Saint-Martin, apartenant au seigneur, baron de Kersauson, l'autel est garni des mesmes armes en bosse, dessus et desoubz. De plus, avons remarqué en icelle chapelle de Sainct-Martin une tombe eslevée, laquelle est ornée et enrichie, tant en dehors qu'en dedans, lad. tombe, de dix escussons des armes et alliances desd. Kersauson, deux desquels sont ornés du collier et couronne de baron, timbre et heaulme en pannes portés par des lyons. Au-dessus de lad. tombe, dans lad. esglize cathédralle, il y a une viltre aussi toute remplie des armes de la maison dud. chevalier et de ses alliances ; dans icelle chapelle de Sainct-Martin, il y a encore une aultre viltre armoyriée de trois mesmes escussons et de leurs alliances ; dans la mesme chapelle de Sainct-Martin, il y a une aultre viltre dans laquelle sont deux escussons des armes et alliances desd. Kersauson, au-dessous de laquelle il y a une grande tombe de marbre, dans une arcade, sur laquelle est l'effigie d'un évesque, en bosse de marbre. En sortant de lad. cathédralle, l'on nous a conduict dans l'église du couvent des Pères Carmes, où nous avons veu dans la viltre et au haut d'icelle un grand escusson armoyrié des armes de Guergorlay et de Keroignant, dont la mère dud. prétendu chevalier est propriétaire " (Ce procès-verbal, signé par frère Jacques de Jalesmes et frère François Budes, est revêtu du sceau de leurs armes et contresigné de Couvran, adjoint. - Tiré des archives du château de Pennendreff). Fondations pieuses et charitables de la maison de Kersauson : 1° Fondation de la chapellenie de Saint-Martin, en la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, par Guillaume de Kersauson, évêque de ce siège de 1295 à 1327, lors de la reconstruction qu'il fit de partie de la dite cathédrale. 2° Fondation par les seigneurs de Kersauson d'un anniversaire en mémoire dudit sr. évêque de Kersauson, célébré dans la dite cathédrale de Léon, jusqu'à la Révolution, le 13 juin de chaque année. 3° Anniversaires et fondations aux R. P. Carmes de Saint-Pol-de-Léon, par la même maison dont les armes sont en prééminence à la maîtresse vitre en alliance avec les maisons de Kergorlay et de Keroignant (J. de Kersauson).
Nota 2 : INVENTAIRE DES OBJETS MOBILIERS DE LA SACRISTIE DE SAINT-POL fait le 31 Décembre 1790 (Archives départementales, L. 1) : « Descendus et entrés dans la sacristie, avons fait ouverture des armoires y étant, et se sont trouvés : - 1° Un grand soleil d’argent doré avec son étui, - 2° Un autre soleil de vermeil, - 3° Un anneau de vermeil enchassant un diamant, - 4° Deux livres d'Epîtres et Evangiles, couverts en argent modelés en figures de Saints, - 5° Un autre livre gothique couvert en argent, - 6° Un bénitier d’argent avec son goupillon, - 7° Une suspense de cuivre doré, - 8° La statue de saint Paul en argent, - 9° La botte qui servait de pied estal, en bois, contenant des reliques, - 10° Une croix et deux châsses en argent doré, à l’autel de la férie, - 11° Une couronne de vermeil n’ayant que quatre fleurs de lys, - 12° Une croix de vermeil, - 13° Une croix d’argent, - 14° Deux grands anneaux d’argent, - 15° Une aiguière d’argent, - 16° Un plat d’argent, - 17° Deux orceaux unis d’argent propres à mettre les saintes huiles et le saint chrême, - 18° Un petit plat de vermeil, - 19° Une paix en vermeil, - 20° Quatre flambeaux d’argent, - 21° Deux encensoirs d’argent, - 22° Deux navettes, - 23° Deux grands croix d’argent, - 24° Un baton cantoral, - 25° Deux petits orceaux d’argent avec leur plateau, - 26° Quatorze calices d’argent, - 27° Trois calices de vermeil, - 28° Seize patènes, - 29° Deux calices d’argent dont l’usage a été accordé aux srs. Keroulas et Tromelin pendant leur vie, - 30° Une petite couronne d’argent servant au grand soleil, - 31° Des pantes de dais, - 32° Une châsse d’argent contenant le chef de saint Edme, - 33° Deux bras en argent, - 34° Un dome en vermeil soutenu de quatre lions, - 35° Deux ciboires d’argent, - 36° Un custode en vermeil, - 37° Une boîte à hostie en argent, - 38° Une lampe d’argent dans le choeur, - 39° Six grands chandeliers de cuivre, - 40° Un grand chandelier de cuivre, - 41° Une grande croix en cuivre, - 42° Deux petits chandeliers au grand autel, - 43° Deux chandeliers en fer, - 44° Vingt-deux chandeliers de différentes grandeurs en cuivre, - 45° Quatre bras et leur plaque en cuivre, - 46° Deux petites croix en cuivre, - 47° Une coquille en argent, - 48° Une botte en argent en contenant trois autres plus petites à l’usage des fonts baptismaux, - 49° Une fontaine en cuivre, - 50° Un bénitier avec son goupillon en cuivre, - 51° Quatre grands chandeliers de fer, - 52° Deux aubes uniforme avec des garnitures, - 53° Vingt-deux autres aubes, - 54° Une grande nape de communion pour les prêtres, - 55° Neuf essuie mains, - 56° Vingt-deux corporaux, - 57° Vingt-six purificatoires, - 58° Cinquante napes d’autel, - 59° Six napes de communion, - 60° Un ornement complet rouge à galon et fleur d’or, - 61° Un ornement rouge complet à galon d’or, - 62° Un ornement rouge à dentelle d’argent, - 63° Un ornement en laine rouge complet, - 64° Un ornement de soie à couleur de rose à grande dentelle d’or, - 65° Un ornement à croix blanche à fleur d’or avec de petites dentelles d’or, - 66° Un ornement de velours cramoisi à croix d’or relevé en bosse avec les dentelles et les franges des étoles en argent, - 67° Une chasuble soie et laine avec des galons d’or, - 68° Une chasuble à fleur fond blanc et rouge à petite dentelle d’argent, - 69° Huit chasubles de diverses couleurs, - 70° Un ornement complet avec dalmatiques et cinq chapes dont trois pareilles, le fond à grandes fleurs rouges et or et deux dalmatiques. - 71° Cinq ornements complets, - 72° Dix-huit chapes de toutes couleurs (six rouges, six blanches, trois violettes, trois vertes), - 73° Vingt-huit ornements pour les basses messes, - 74° Trois ornements complets pour les messes de férie, - 75° Cinq chasubles vertes galon d’or et d’argent, - 76° Une étole pastorale, - 77° Cinq devant d’autel (servant au choeur), - 78° Une chasuble verte à galon d’argent, - 79° Tous les livres nécessaires au service, - 80° Un grand dai en velours cramoisi galon mat d’or et franches d’or avec quatre panaches ». Pour compléter cet inventaire, nous donnons la nomenclature des reliques encore conservées à la Cathédrale : - Une Sainte Epine de la couronne de Notre-Seigneur, - Le doigt de saint Pol et un os de son bras, - L’omoplate et une vertèbre de saint Hervé, - Une partie du fémur de saint Laurent, - Un fragment d’os de saint Goulven. Pour l’histoire de ces reliques, nous renvoyons à l’intéressant ouvrage de M. le chanoine Thomas : Saint Pol Aurélien et ses premiers successeurs. Du trésor de la sacristie, il ne reste plus à la Cathédrale qu’un très beau calice en argent repoussé ayant appartenu, au commencement du XVIIème siècle, au chanoine de Lesguen, protonotaire apostolique, chevalier du Saint-Sépulcre, dont on voit les armes sous le pied du calice, d’or au palmier d’azur, avec les initiales de son nom X. L. Sur la coupe, sont représentées les scènes du baiser de Judas, et de saint Pierre coupant l’oreille à Malchus. Sur le noeud se voient, en trois compartiments, Moïse, Aaron et David jouant de la harpe. Sur le pied, Notre-Seigneur tombant sous le poids de sa croix, et la Véronique essuyant la sainte Face. C’est un très joli travail d’orfèvrerie, dans le style de la Renaissance (P. Peyron).
Voir L'histoire
de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.
Voir Les
Confréries de Saint-Pol de Léon.
Voir La
psallette de Léon.
Voir Le
Clergé de Saint-Pol du Léon.
Voir Extrait
des comptes de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.
Voir Prise
de possession de Mgr. Guy Le Clerc en l'Evêché de Léon.
Voir Réception
des seigneurs de Rohan en qualité de chanoines de Léon.
la chapelle Notre-Dame-du-Kreisker
ou Notre-Dame-du-Creisker (XIV-XVème siècle).
La fondation de la chapelle primitive remonte au VIème siècle. Une
jeune lingère ayant travaillé un jour de fête chômé en l'honneur de la
Vierge, malgré les remontrances de Saint Kirec (ou Guévroc) fut subitement
paralysée de tous ses membres. Après son repentir, le saint la guérit et
elle lui donna sa maison pour en faire une chapelle. On lui donna le nom de
Kreis-ker parce qu'elle était située au milieu du village, faubourg de la
ville. La première chapelle en bois ne résista pas aux ravages des
Normands au IXème siècle. Les Anglais ayant pris la ville et brûlé le Kreisker le 3
mai 1375, l'édifice est reconstruit (semble-t-il, par les Anglais) dans le dernier quart du XIVème
siècle. Après le départ des Anglais, la tour fut couronnée, au XVème
siècle, d'une flèche fabuleuse et l'édifice sensiblement modifié. De plan irrégulier, l'édifice
actuel comprend une nef de trois travées avec
bas-côtés, un transept non débordant, sur le carré duquel s'élève la
célèbre tour, et un choeur de deux travées avec bas côté sud. Cette chapelle est complètement remaniée au XVème siècle et paraît
avoir servi de chapelle municipale destinée aux réunions du corps de ville
jusqu'au XVIIème siècle. On y distingue deux campagnes principales de
construction. La façade occidentale, le transept,
l'élévation nord du choeur et le chevet remontent à la fin du XIVème
siècle. Dans le second quart du XVème siècle, l'édifice est
profondément remanié. Les armes de l'évêque Jean Prigent à la clef de
voûte du carré du transept précisent la date du début de ces travaux,
puisque cet évêque ne demeura que trois ans sur le siège de Saint-Pol, de
1436 à 1439. La tour de croisée date de 1436-1439. L'étage des cloches et la
flèche sont achevés dans la seconde moitié du XVème siècle : la flèche
octogonale est cantonnée de quatre clochetons étagés. Le Kreisker est
réparé en 1576 et manque de tomber en ruines en 1633. Le 23 novembre 1638,
le clocher, ayant été frappé par la foudre, on décide de la consolider :
les travaux ne pourront démarrer qu'à partir du 26 juin 1639. La tour,
haute de 78 (ou 79) mètres et qui présentait un intérêt certain pour les
navigateurs, est à nouveau restaurée sur ordre de Napoléon daté du camp
de Friedland le 15 juin 1807 (la tour repose sur quatre piliers de 3m20 de
côté). Le clocher de la chapelle Notre-Dame du Kreisker est le plus haut
de Bretagne. L'intérieur comportait jadis plus de vingt chapelles privés
ou domestiques. La chapelle sert de chapelle au Grand Séminaire
jusqu'à la Révolution, avant d'être celle du collège au XIXème siècle.
La chaire à prêcher, qui provient de la cathédrale, date de la fin du
XVIIème siècle. Dans le collatéral du choeur, on voit le retable de la
Visitation qui date de 1684 et qui provient de l'ancien couvent des Minimes. Une
toile peinte du XVIIème siècle a pour sujet la Visitation
(voir des photos de la chapelle
Notre-Dame du Kreisker) ;
Voir L'histoire
de la chapelle du Kreisker ou Creisker.
Voir Le
gouvernement du Creisker.
Voir Les
prééminences de Notre-Dame du Creisker.
Voir Les
chapellenies de Notre-Dame du Creisker.
la chapelle Saint-Pierre (XVème siècle -
1772), située dans le cimetière.
A l'origine, la chapelle était en forme de croix latine. Elle a été
amputée de deux ailes. Elle comprend aujourd'hui une nef de huit travées
avec bas-côtés. La tour date du XVIIIème siècle : elle est
coiffée d'un dôme en forme de cloche. La nef date du XVème siècle. Le
collatéral nord ainsi que la façade occidentale sont refaits au XVIIème
siècle. On voit à l'intérieur, plusieurs enfeus funéraires dont l'un
porte les armes de la famille Pontantoull. La chapelle abrite les statues
anciennes de la Vierge-Mère et de sainte Madeleine. A signaler que cette
chapelle n'était pas jadis le siège de la paroisse du Minihy dite de
Saint-Pierre, mais un bénéfice sans charge d'âmes, appelé Gouvernement
de Saint-Pierre, et qui était souvent donné à des étrangers. On lit
dans l'histoire manuscrite de M. le président de Robien, nous dit M. de
Kerdanet (Albert le Grand, p. 210), « que les pierres de taille de la
tour de la chapelle de Saint-Pierre, à Saint-Pol, étaient couvertes de
caractères armoricains ou celtiques et que le dérangement des lettres
prouvait que les pierres provenaient d'un ancien édifice construit par les
celtes » ; quoi qu'il en soit de cette assertion, il est certain que la
chapelle Saint-Pierre était ancienne, et son ancien clocher, que l'on voit
figurer sur le tableau du Rosaire, à la Cathédrale, porte les caractères
du XVème siècle. Voici la description de cette église d'après l'enquête
de 1698 (R. G. 270) : « L'église située au quartier de Trégondern est
grande, ayant deux croisées (bras de croix), un maître-autel et vingt
autres autels tant dans les dites croisées que le long de la nef. L'église
est pavée de pierres tombales. Joignant l'église, il y a un grand cimetière
muré contenant de circuit au dedans plus de 600 pas et autour du cimetière
il y a treize reliquaires de pierre de taille ; le dit cimetière est
presque entouré de pierres tombales ; il y en a même quantité d'autres
hors le même circuit ; il y a quantité de petits bénitiers proches les
dites pierres tombales ; il y a aussi quatre chapelles autour du cimetière,
dont l'une est en ruine ; il n'y a pas d'autre cimetière dans tout le
Minihy, excepté à Rosco et Santec ». A cette époque, le sieur
Pichard, clerc tonsuré, « fils du sieur de Quermerio Pichart, maire et
sénéchal de St Paul, était titulaire de l'église cimetière et
gouvernement de St Pierre ». « Toutes les vitres de la dite église
sont délabrées ; dans la croisade au Midi il y a une grande rose de pierre
de taille sans vitrage. Le bas de l'église sert de magazin pour y serrer
les affus de canon. Dans le cimetière se fait l'exercice des armes
publiquement tant des troupes qui viennent au quartier de St Paul que de la
milice du dit St Paul » (P. Peyron) ;
Nota 3 : - Notre-Dame de Confort : « Dans le cimetière de l'église de Saint-Pierre (P. Cyrille, p. 498) il se voit un oratoire à part joignant l'église, garni d'un autel fort dévot et dessus il y a une belle image, fort ancienne de N.-D. de Consolation, à laquelle autrefois on avait une grande dévotion, et l'on y celebrait pour l'ordinaire grand nombre de messes pour le soulagement des âmes du purgatoire ». « Il y avait dès 1524, une chapellenie dite de N.-D. de Confort, inter duo maria pro leprosis, desservie dans une chapelle située dans le cimetière Saint-Pierre, chargée d'une messe par semaine lorsqu'il y avait des ladres dans le Minihy de Léon ». - Sainte-Catherine : Chapelle située au cimetière de Saint-Pierre, siège d'une chapellenie dont était titulaire, en 1641, Jean de Silguy. Elle avait été fondée par les sieurs de Kermorus de Penfentenyo, qui en étaient les présentateurs ; mais la chapelle étant en ruine dès 1698, la desserte de cette chapellenie fut transférée au Creisquer (G. 123). - Saint-Nicolas : Chapelle voisine de l'église de Saint-Pierre, où se tenait la Congrégation des hommes depuis 1754. Il y avait, de plus, au cimetière de Saint-Pierre, deux autres chapelles, mais, dit l'enquête de 1698, elles avaient plutôt la forme d'oratoires, « n'étant fermées du côté du Couchant que par de simples balustrades en bois ». - La Magdeleine : chapelle fort ancienne et qui n'existe plus, près du cimetière de Saint-Pierre ; il en est question en 1477, lors de l'entrée solennelle de Mgr. Michel de Guibé, évêque de Léon. - Une chapelle de Saint-Jean et de Saint-Sébastien fut élevée près de la chapelle Saint-Pierre, vers 1520 (P. Peyron).
Voir Le
gouvernement de Saint-Pierre.
Voir Les
fondations et chapellenies de la chapelle Saint-Pierre.
Voir Les
peintures ou fresques de l'église Saint-Pierre en Léon.
la chapelle Saint-Charles-Borromée (XVIIème), dépendance d'un
ancien manoir appartenant à la famille de Coëtlosquet. " Chapelle
appartenant aux Coetlosquet (1703), au terroir de Querigou, en Trefgondern
" ;
la
chapelle Saint-Joseph (1846). Il s'agit d'un édifice en forme de croix
latine avec chevet à pans coupés, construit en 1846. Le clocher est
l'ancien du couvent des Ursulines. La chapelle abritait jadis les statues de
saint Pie et saint Liguori. « La propriété de Bel-Air fut acquise en
1837 pour servir de maison de retraite aux prêtres, et la chapelle
actuelle, construite en 1846, fut couronnée de l'ancien clocher du couvent
des Ursulines » (P. Peyron) ;
la
chapelle des Ursulines. Les Ursulines s'établissent à Saint-Pol le 9
septembre 1629. Expulsées de leur communauté le 9 mars 1792, elles
rentrent à Saint-Pol après le Concordat et s'établissent dans l'ancien
séminaire. L'édifice actuel comprend deux édifices rectangulaires placés
bout à bout : le plus important et le plus récent date de 1932 et a été
construit sur les plans de M. Lionel Heuzé. Les stalles, qui proviennent de
Ploermel, datent du XVIIIème siècle. La chapelle abrite une statue de
Notre-Dame de Vrai Secours ;
Voir
La
communauté religieuse des Ursulines à Saint-Pol-de-Léon.
la
chapelle Saint-Yves (XIXème siècle). Il s'agit de la chapelle de
l'Hospice. A noter qu'un hôpital sous le patronnage de Saint-Yves existait
avant 1498 (G. 120). En 1650, « les seigneurs de Kermavan et de
Kergournadec'h y avaient de belles marques de bienfaiteurs ». De forme rectangulaire, la chapelle comprend un chevet à pans
coupés. Les vitraux modernes renferment les portraits de saint Paul
Aurélien, saint Corentin, saint Brieuc et saint Yves. La chapelle abrite
une statue de saint Yves ;
la
chapelle de l'Hôpital. Il s'agit d'une pièce carrée de l'établissement
hospitalier (château de Keroulas). Il n'y a pas de clocher ;
la
chapelle de l'Ecole Notre-Dame de la Charité. Il s'agit d'un édifice
moderne de plan rectangulaire, dans lequel ont été remployés deux
fenestrages du XVème siècle en pierre de Caen ;
la
chapelle Notre-Dame de Bon-Secours. Il s'agit d'un édifice rectangulaire
avec clocheton paraissant remonter au XVIIIème siècle ;
la
chapelle Notre-Dame de la Clarté, à Kersaliou, sur le chemin de Saint-Pol
à Roscoff, petite chapelle sur une petite colline proche le manoir de
Kersaliou. Il s'agit d'un édifice de plan
rectangulaire qui était autrefois l'objet d'une grande dévotion de la part
des marins. « Les nautoniers de ce pays se trouvans jettez à la coste,
sans bonnement connaistre l'endroit où ils sont, et se voyant couverts et
accablés de brouées et obscurités, ayant imploré l'assistance de la
Vierge saincte, et fait promesse de visiter ce petit oratoire, se sont vus
souvent délivrez de plusieurs dangers et de faire naufrage ». Cette
chapelle est signalée comme existant encore en 1856. La chapelle abrite les statues de saint Antoine en ermite et
d'un saint évêque bénissant ;
la
chapelle de l'Institution Notre-Dame du Kreisker (XIXème siècle), située
dans l'ancien couvent des Ursulines. Il s'agit d'un édifice de plan
rectangulaire datant du XIXème siècle. Le retable de l'autel date des
environs de 1700 ;
l'ancienne
chapelle de Bonne-Nouvelle ou de Pratcuiq. « Proche la ville du costé
de l'Occident (Père Cyrille, p. 498), la chapelle de N.-D. de
Bonne-Nouvelle, où se tient le collège pour l'instruction de la jeunesse ;
elle estait autre fois fort dévotement fréquentée lorsque le commerce
d'Espagne florissait aux bourgs de Penpoul, Rosgoff et Pouldu, et encore
maintenant, les habitants de la ville ne la peuvent oublier ni perdre de vue
lorsqu'ils se trouvent pressés de quelque calamité punique ». M. de
Kerdanet ajoute en note : « On n'en voit plus que les ruines, près du
manoir de Penanrue ». La première nomination du scholastique ou prêtre
chargé de l'école date de l'année 1580 (Archives de l'Evêché), « il
tint l'école en une chapelle dite de Notre-Dame de Pratcuiq ou
Bonne-Nouvelle, qui se trouve à quelques 200 pas loin des dernières
maisons de la ville, du côté du Couchant, et qui est à présent interdite
et abandonnée » (L'auteur écrit en 1763). Le 4 Septembre 1640, cette
chapelle fut revendiquée par des particuliers qui n'entendaient pas qu'elle
servit désormais de classe. « L'école continua cependant de s'y faire
jusqu'au 6 Mai 1681, jour auquel les habitants de Saint-Pol, avertis par le
Sir Evêque, qu'il était dans le dessein d'empêcher qu'il ne se tint plus
d'école dans la dite chapelle, pour éviter plusieurs inconvénients,
firent la censive d'une maison à four dépendante du Séminaire, alors régi
par des prêtres du diocèse ». Ce fut l'origine du collège actuel. Le
8 Septembre 1739, Mgr. Jean-Louis de la Bourdonnaye érigea une congrégation
de la Sainte Vierge pour les hommes, et leur donna la chapelle de Pratcuiq
pour lieu de réunion. En 1754, le siège de la congrégation fut transféré
à la chapelle de Saint-Nicolas, joignant Saint-Pierre. Cette congrégation
d'hommes, supprimée le 23 Juin 1791, fut rétablie le 15 Janvier 1815 (P.
Peyron) ;
les
anciennes chapelles de Saint-Pol-de-Léon, aujourd'hui détruites ou
disparues : - la chapelle Notre-Dame du Mont-Carmel (détruite vers 1830) ;
- la chapelle Notre-Dame de Lorette (située jadis au cimetière des Carmes et
détruite vers 1830. « Ce sacré lieu (F. Cyrille, p. 498) est fort
visité de tous les passants. MM. de la Cathédrale de Léon, touttes les
fois qu'ils viennent en procession à ce monastère, sortant de l'église,
s'arrestent par dévotion, devant cette petite chapelle pour chanter une
antienne en l'honneur de la très immaculée Vierge ») ; - la chapelle Saint-François de Paule (dédiée
également à sainte Geneviève et ancienne chapelle des Minimes édifiée
en 1626) ; - la chapelle de Mouster-Paul (elle existait au XVIème siècle,
entre Saint-Pol et Roscoff. Il n'en reste plus trace) ; - la chapelle Notre-Dame de
Bonne-Nouvelle (" entre la ville de Saint-Paul et le bourg de
Roscoff, non loin d'une chapelle qu'on nomme Mouster-Paul, sur le bord du
grand chemin. Elle est assez fréquentée de tous les passants. Elle est
située au village de Lagat-Bran ") ; - la chapelle
Saint-Vennal (cette chapelle se trouvait entourée d'un petit cimetière,
sur la route de Landivisiau) ; - la chapelle Saint-Eneoc (nous avons trouvé
mention de cette chapelle dans une pièce du XVIIème siècle) ; - chapelle
Saint-Nep (chapelle voisine de la chapelle de Saint-Yves, n'existe plus) ; - la chapelle Saint-Michel
(Cette chapelle, appelée du Mont Saint-Michel ou de Creach-Mikel, était
située près de Pratcuiq. Les seigneurs de Penhoet en étaient fondateurs.
Nous avons dit qu'en 1628, le Chapitre s'y rendit en procession pour rendre
grâces à Dieu de la prise de La Rochelle) ; - la chapelle Saint-Roch (1630-1632).
Elle fut construite près de Saint-Pol, en 1630, pour le service des malades
de l'hôpital bâti à cette époque pour recueillir les pestiférés. Voici
quelques-unes des délibérations prises par la maison de ville à cette
occasion (Registres de la municipalité de Saint-Pol-de-Léon) : « Le 2
Septembre 1629, a été remonstré que la maladie contagieuse a prins en
ville de Morlaix et de Landerne, et arrivant que la ville de St Paul serait
atteinte de la même maladie faulte de maison pour recepvoir les malades, la
ville serait en danger d'étre désertée, il serait en conséquence nécessaire
d'adviser et délibérer pour la construction de la maison de santé, disant
(le procureur syndic) avoir fait tirer et rendre sur ce lieu, quantité de
pierres à la dite fin, offrant de faire travailler dès les premiers jours,
pour l'édification de la dite maison et de la chapelle qui sera construite
en l'honneur de Dieu et de Monsieur St Roch, ainsi qu'il a été ci-devant délibéré
». Le 4 Août 1631, la chapelle n'est pas encore construite, et
cependant le mal de contagion menaçant toujours Saint-Paul, l'on prend les
mesures les plus énergiques pour éviter tout contact avec les localités
contaminées. « Sur ce que le procureur syndic a remonstré la maladie
contagieuse estre en la ville de Morlaix, proche de cette ville de trois
lieues, et que les habitants du dit Morlaix fréquentent et hantent
journellement cette ville, ont esté les habitants d'avis, deffense estre
faite aux habitants de cette ville de quelque condition que ce soit de loger
et bailler retraite à ceux du dit Morlaix, Plougaznou et autres lieux
suspects de contagion ». Ce ne fut que l'année suivante, 6 Mars 1632,
que M. le chantre, « en l'absence de Monseigneur l'Evêque fut prié de
mettre la première pierre en la chapelle de St Roch en la maison de santé
». Le 5 Juillet 1632, la chapelle s'achève et on décide que «
l'on mettra au pignon de la chapelle St Roch les armes du Roy et à côté
celles de Messire Rolland de Poulpiquet, sieur de Feunteunspeur, qui a donné
le fond ». Cette chapelle de Saint-Roch se voit en perspective dans le
tableau du Rosaire de la Cathédrale ;
Nota 4 : A signaler que la première pierre du couvent des Minimes est posée le 24 mars 1626. Une décision royale, datée de 1769, ordonne le transfert à Saint-Fiacre (Plourin-les-Morlaix) des 3 Minimes résidant encore au couvent. Le 15 juin 1807, un décret impérial ordonne la destruction du couvent des Minimes. L'église de la maison des Minimes était située, selon la copie du plan Besnard dressé en 1776, à l'emplacement de l'actuel chapelle des religieuses Ursulines. Son profil extérieur est connu par deux documents. Le premier est la vue panoramique de la ville peinte au bas du tableau de la Confrérie du Rosaire établie dans la cathédrale en 1643. Le second est un dessin de 1756 tiré du manuscrit de Robien, conservé à la bibliothèque municipale de Rennes.
Voir La communauté religieuse des Minimes à Saint-Pol-de-Léon.
Voir La communauté religieuse des Carmes à Saint-Pol-de-Léon.
les
anciens oratoires de Saint-Pol de Léon situés à Trégondern (1950), à
Bel-Air (1958), à Lanvellon (1958), Lesveur (1958), Lambervez (1958), à
Kerigou (en 1958) et à Keriou (en 1958) ;
un ossuaire
(XVIème siècle). L'entrée du cimetière renfermait jadis neuf ossuaires
où se trouvaient quatre statues en kersanton. Sur l'un des ossuaires se
trouvait l'inscription "M. Le Cam pre choriste et soubsdiacre de
Leon feit faire celle reliquaire lan MVC (1500)". Il y avait dans
le cimetière, outre Saint-Pierre, trois chapelles aujourd'hui détruites :
Notre-Dame du Confort, Sainte-Catherine, Saint-Nicolas et deux oratoires.
Près du cimetière, étaient la chapelle de la Madeleine et celle de
Saint-Jean, également détruites ;
le calvaire
(1901) situé au lieu-dit Le Champs-de-la-Rive ;
d'autres
croix ou vestiges de croix : Creac'h-Michaël (1926), Croas-ar-Meignon
(1910), Kerangoues ou Croas-ar-Boutouiller (1861), Kergompès (1773),
Kerzaody (XIXème siècle), Kerrom (1826), La Magdeleine (1819), Pempoul
(1822), la croix de la cour du presbytère (XVIème siècle), la croix du
cimetière de Saint-Pol de Léon (XIXème siècle), la croix Saint-Joseph du cimetière (XVIème
siècle), Trégondern (1931), Trofeunteun (XIXème siècle). A signaler
aussi la croix de Gourveau aujourd'hui disparue ;
le château de Kernevez (1849).
Il s'agit de l'ancien château de la Villeneuve édifié sur les terres de
la famille de la Forest (armes : "d'azur à la quintefeuille
d'or") et attesté au Moyen Age, puis
reconstruit au début du XVIIème siècle, par les Poulpiquet de Coat-Lez.
Ce château primitif existait encore en 1848. Il n'en subsiste aujourd'hui
que la cheminée monumentale, datée de 1627, remployée dans la cuisine du
château actuel (le manteau de la cheminée est sculpté d'armoiries et de blasons).
Le château actuel est construit, par l'architecte parisien
Joseph Antoine Froelicher (1790-1866), entre 1849 (date des plans) et 1866 (date où il
est habitait) pour la famille Guébriant (ou Guébriand). Il
s'agit, aujourd'hui d'une imposante demeure à quatre étages, édifié
autour d'un pavillon à pans coupés, coiffé d'un lanternon. L'accès à
l'entrée se fait par un double escalier à balustres. On peut y voir une chapelle
carrée avec un chevet à trois pans datée de 1850 : cette chapelle
provient de Cléguer (utilisation des ruines de l'ancienne chapelle du
manoir de Kerliviry) et a été remontée dans le parc.
Le parc, réalisé en 1842, est l'oeuvre de Denis et Eugène Bülher. Le
parc, qui comporte un étang et une fontaine du XVIIIème siècle, est
agrandi en 1920 par le paysagiste Edouard André. Au XVème siècle, le territoire
et le manoir primitif appartenaient à la famille La Forest. Ce château
ou manoir sera successivement la propriété des
familles La Forest (en 1427 et en 1540), Poulpiquet (en 1613 et
en 1756) puis Guébriand ou Guébriant (au début du
XIXème siècle, suite au mariage en 1804 de Sylvestre de Guébriand avec
Olympe de Poulpiquet)). Le comte Jean Baptiste Budes de
Guébriant, né en 1602 au château de Plessis-Budes (près de
Saint-Brieuc), épouse en 1632 Renée du Bec, fille du marquis de Vardes.
Nommé maréchal, le 22 mars 1642, à l'âge de 41 ans, Jean
Baptiste Budes de Guébriant est tué le 19 novembre 1643 au siège de
Rothhweil. Hervé Budes de Guébriant, né en 1880 à Saint-Pol-de-Léon,
ingénieur agronome, est à l'origine de la création de Groupama et de la
MSA. Alain Budes de Guébriant, ancien maire de Saint-Pol-de-Léon, est
fusillé par les Allemands en août 1944. Jean Budes de Guébriant, né en
1911 à Saint-Pol-de-Léon, ingénieur agronome, décède au château de
Kergounadeac'h en 2001. A noter qu'en 1427 Jean de de la Forest épouse
Catherine de La Haye (fille d'un armateur et négociant de Morlaix). Ce
n'est qu'au début du XIXème siècle que La Villeneuve prend le nom de
Kernevez ;
le château Gaillardin (1625).
Il se compose d'une tour ronde centrale, reliée à deux pavillons carrés.
Propriété de la famille Pontantoull, seigneur de Kerrigoal (en 1558), puis
de Mgr de La Marche, évêque de Léon (en 1772) ;
l'ancien manoir du XVIIème siècle, situé
au n° 20, rue Corre ;
le manoir de
Kersaliou (1510 ou 1515), édifié par Bizien de Kersaintgilly (dont le fils
Guillaume épouse en 1547 Jeanne de Kersulguen). Le manoir se compose de
trois bâtiments entourant une cour centrale, et le tout est protégé d'un
mur d'enceinte. Sur l'un des côtés du portail d'entrée se trouvent les
armes de la famille de Kersaintgilly ("de sable à 6 trèfles
d'argent"), et sur l'autre, celle des Kerc'hoent, alliés aux
premiers. Voici une description du portail de Kersaliou par Flaubert en 1847
: "Porte en plein cintre du XVème siècle, surmontée d'un bonhomme
coiffé d'un chaperon, fenêtre dans le toit avec un pinacle d'où sortent
de côté deux gargouilles ... un lion et un bonhomme". La cour
comporte des dalles d'un ancien cimetière de Roscoff. On y voit plusieurs
tours : une tour ronde qui abrite un escalier à vis, une tour à angles
droits qui s'était écroulée en 1860, puis reconstruite en 1999. A proximité se
trouve la chapelle, dédiée à Notre-Dame de la Clarté, et une fontaine.
Un cadran solaire porte la devise : "Hora quolibet amicis". Propriété
successive des familles de Kersaintgilly (en 1480 et en 1640), Simon
de Kérénez (en 1675), David de Coathuon (avant 1792), Champagny (avant
1890), Gouyon de Beaufort (avant 1918), Raindre ou Reindre (en 1918, en la
personne de Pierre Reindre et de son épouse Marie de Lallemand du Marais), Ausseur (en
1922, en la personne de Jean Marie Ausseur), Murat (en 1940, en la personne
de la princesse Murat d'origine américaine et épouse d'Achille Murat), Poncelin de
Raucourt (en 1949, en la personne de Guy Poncelin de Raucourt). Vers 1890, le vieux manoir est abandonné par la famille Champagny et
laissé à des fermiers. A noter que le plus ancien membre de la famille de
Kersaintgilly connu est Geffroy de Kersaintgilly mentionné en 1248
(habitant près de Guiclan) comme partant pour les croisades. En 1593, on
trouve mentionné Hervé de Kersaintgilly, capitaine de la ville de Roscoff
et époux de Guillemette Polart de la Villeneuve en Plouézoch. Hervé de
Kersaintgilly, né en 1612 à Kersaliou, est le fondateur de la colonie de
l'île Bourbon (devenue la Réunion en 1793). En 1675, le manoir est occupé
par Louise Olive de Kersaintgilly, fille d'Hamon de Kersaintgilly et Anne de
Kergariou, seigneur de Kersaliou. Ce manoir aurait abrité aussi Guy Eder de
La Fontenelle ;
le
château de Kersaliou (vers 1890), édifié par
Louis-Marie-Floriant-Augustin, comte Gouyon de Beaufort (demeurant au
château de Keranroux en Ploujean), est acquis par la
famille Raindre ou Reindre (en 1918, en la personne de Pierre Raindre ou
Reindre, époux de Marie de Lallemand du Marais), puis en 1922 par une société "Kersaliou"
(Colonie de Vacances de Kersaliou) qui
organise des colonies de vacances. L'édifice comprend quatre corps de
bâtiments. Sur la gauche se trouve une imposante tour carrée à trois
étages et flanquée de deux cheminées. Sur la droite se trouve une tour à
toit plat et crénelé. Le corps central est couronné de créneaux et
comporte une terrasse bordée de balustres. Une aile droite (corps de logis
à toit triangulaire) est détruite par Pierre Raindre en 1920 ;
la
maison (vers 1530), située place du Petit-Cloître et édifiée pour le
chanoine Richard ;
la
maison (vers 1520), située rue du Petit-Collège et édifiée pour le
chanoine Hamon Barbier ;
la
maison de marchand (XVI-XVIIème siècle), située au n° 2 rue Rozièrers ;
la fontaine Saint-Roch (XIXème siècle),
réédifiée en 1897 par la famille Guébriant ;
la fontaine Lenn-Ar-Gloar (XVème siècle).
Elle est formée d'un édicule en granit, abritant une antique statue de la
Vierge-Mère, dans une niche. Cette fontaine fut bénite par saint Paul ;
l'ancien évêché
de Saint-Pol-de-Léon (1750). Dans le palais épiscopal était une chapelle,
dans laquelle se faisaient assez souvent les ordinations. Sous l'Empire, l'Evêché
était destiné au logement du sénateur titulaire de la sénatorerie de
Bretagne, M. Cornudet. De 1820 à 1827, il fut occupé par les Religieuses
de la Retraite ; on y compta six cents hommes à la première retraite qui y
fut donnée, sous la présidence de M. Le Goff, curé de Saint-Pol-de-Léon,
si bien que les exercices avaient lieu à la Cathédrale. De 1827 à 1837,
le palais épiscopal, sous la direction de M. Bohic, servit de maison de
retraite aux prêtres âgés et infirmes (P. Peyron) ;
l'ancien séminaire
de Saint-Pol-de-Léon (1708), restauré au XIXème siècle. Le monastère des Ursulines de Saint-Pol,
fondé en 1630 par Christophe de Lesguen, chanoine de Léon, s'y installe
après la Révolution ;
un lavoir (moyen âge) ;
plusieurs maisons anciennes de Saint-Pol-de-Léon : la maison située au 11, rue du
Général Leclerc (XVème siècle), la maison au Rhum Pempoul (XVI-XVIIème siècle), la
maison située 6, rue Rozière (XVIème siècle, ancien tribunal des régaires), la maison
à tourelle de la rue Rozière (XVIIème siècle), la maison prébendale (XVIème siècle)
édifiée par Richard vers 1535 ;
l'hôtel de Keroulas (XVIème siècle) ;
l'ancienne mairie
de Saint-Pol-de-Léon (1680) ;
le
collège du Kreisker (1788) ;
Voir
Le
collège de Saint-Pol-de-Léon.
l'hôpital
de Saint-Pol-de-Léon (1710) ;
Voir
L'Hôpital
Saint-Yves à Saint-Pol-de-Léon.
la mairie
de Saint-Pol-de-Léon (1706). Il s'agit de l'ancien palais épiscopal, situé à côté de la cathédrale et restauré
en 1750 ;
l'ancien
moulin
à eau de Kerc'hoent ;
A signaler aussi :
le dolmen Boutouiller (époque néolithique) ;
le rocher du guet (âge de fer) ;
le Kanndi de Gourveau (XVIIIème siècle), le Kanndi de Prat-Cuic
(XVIIIème siècle) ;
le bassin de rinçage (XVIIIème siècle) ;
des vestiges de guérites (1694) ;
l'ancien
manoir de Bel-Air (XVI-XVIIème siècle), édifié sur le domaine du manoir
des Salles. Le corps de logis date du XVIIIème siècle. Il sert aujourd'hui
de maison de retraite (Maison Saint-Joseph). Sur sa chapelle, se voit le
clocher de l'ancienne communauté des Ursulines, remonté là en 1847.
Propriété successive des familles Kerguz (en 1607 et en 1698) et
Roquefeuil (en 1740). En 1843, le manoir est acheté par l'évêché pour y
établir une maison de retraite pour prêtres âgés ;
l'ancien
manoir de Beuzit (XVIème siècle), anciennement situé au lieu-dit
Beuzit-Bian. Propriété successive des familles du Bois, sieurs de
Kerlosquet (en 1448 et en 1534), Lanrivinen, sieurs de Briguen (en 1653), La
Sauldraye, Le Dantec (avant 1711), Chastenet, sieur de la Mirande (en 1711),
Pascal (en 1750), Huon de Kermadec (en 1776) ;
l'ancien
manoir de Brondusval (XVIème siècle). Propriété successive des familles
Kerbiquet (en 1443), Bartaige (en 1636), du Bois du Dourduff, Derval (en
1714) ;
l'ancien
manoir de Crechanton (XVIIème siècle). Propriété successive des familles
Franquet, La Porte (en 1668) et Bahezré ;
l'ancien
manoir de l'Estang ou Le Stang, berceau de la famille de l'Estang.
Propriété successive des familles Stang (en 1443 et en 1448), Lestang (en
1503 et en 1534), Le Jacobin, Derval (en 1714) ;
l'ancien
manoir de Gourveau (XVIème siècle), berceau de la famille de Gourvaou ;
l'ancien
manoir de Guenan (XV-XVIème siècle). Il ne subsiste qu'une fontaine.
Propriété de la famille de Kersauzon ou Kersauzen, sieurs de Rosarnou (en
1505 et en 1661), puis de la famille de Kersauzon-Goasmelquin ;
l'ancien
manoir de Keragon (XVIIème siècle). Propriété de la famille Clerecq (en
1709), puis de la famille Prud'homme (en 1789) ;
l'ancien
manoir de Keralivin (XVème siècle). Propriété de la famille Estienne (en
1503 et en 1534), puis de la famille de Coatlosquet (en 1650) ;
l'ancien
manoir de Kerambartz (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille Kerret
(en 1503 et en 1557), puis de la famille Kersec (en 1698) ;
l'ancien
manoir de Keramprat (XVIème siècle). Il possédait une chapelle privative
dédiée à saint Claude. Propriété successive des familles Le Jacobin (en
1444 et en 1698), Butault de Marzan (en 1704) et Durfort de Lorges (en 1737) ;
l'ancien
manoir de Kerandraon (XVIème siècle), constitué d'un corps de logis
encadré par deux tours carrées où se voyaient les armoiries de la famille
de Kermoysan. Il possédait une chapelle privative dédiée à saint Etienne
et datée de 1739. Propriété successive des familles Kerannou ou Keraminou
(en 1533), Keramunou (en 1549), Hamon (en 1604), Le Grand (avant 1620 et en
1698), et Kermoysan (lors de la Révolution) ;
l'ancien
manoir de Kerangouez (XVème siècle). La tourelle est abbattue en 1755.
Propriété successive des familles Riou (en 1443 et en 1534), Kergolay (en
1544 et en 1622), Cleuz du Gage (avant 1696), Barbier de Lescoat (en 1689),
Sarsfield (en 1719) ;
l'ancien
manoir de Keraudren, propriété de la famille Keraudren-Jacob (en 1698) ;
l'ancien
manoir de Keravel (XVIème siècle), restauré en 1975. Il possédait une
chapelle privative, aujourd'hui disparue. Propriété successive des
familles Coetanlem (en 1427 et en 1557), Kersaintgilly, Kerret (en 1600 et
en 1759), Kerguisiau de Kervasdoué ;
l'ancien
manoir de Kerc'hoent (XVème siècle), berceau de la famille Kerc'hoent. Il
possédait autrefois une chapelle privative. Propriété successive des
familles Kerc'hoent (en 1420), Névet (en 1452), Barbier (en 1533 et en
1638) ;
l'ancien
manoir de Kerennec (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Kérénec.
La chapelle privative dédiée à Notre-Dame du Bon-Secours datait du
XVIIIème siècle. Propriété successive des familles Kérénec ou
Kerhennec, Kerscau ou Kerscao (en 1503 et en 1698), Kersaintgilly (avant
1783) ;
l'ancien
manoir de Kerfissiec ou Kerfiziec ou Querfiziec (XVIIème siècle),
propriété de la famille Fliminc, puis de la famille Le Maigre ;
l'ancien
manoir de Kergoat (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Kerlezroux
ou Kerlezrou (en 1503 et en 1542) ;
l'ancien
manoir de Kergoff (XV-XVIème siècle), propriété successive des familles
Kerredan ou Keredan (en 1503 et en 1534), Hervé, sieurs de Kergo (en 1635),
Tanouarn ;
l'ancien
manoir de Kerigou (XVIIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle
privative dédiée à Saint Jean (dite Saint Charles Borromée en 1703) et
un colombier. Propriété de la famille Coetlosquet (en 1662) ;
l'ancien
manoir de Kerisnel (XVIème siècle). Propriété successive des familles Le
Voyer (avant 1570), Maillé (en 1601 et jusqu'au milieu du XVIIIème
siècle), puis de la famille Poulpiquet-Coetlez ;
l'ancien
manoir de Kerivarch (XVIème siècle), propriété de la famille du Dresnay
(en 1601 et en 1628) ;
l'ancien
manoir de Kerivoal (XVème siècle), propriété successive des familles
Sioc'han, Pontantoull (en 1534), Le Gac (en 1670) ;
l'ancien
manoir de Kerlevic (XVIème siècle), propriété de la famille du Bot (en
1534 et en 1557) ;
l'ancien
manoir de Kerlosquet (XVème siècle). On y trouvait sur une porte
renaissance les armes de la famille de Kerroignant. Propriété successive
des familles du Bois, sieurs du Beuzit (au XVème siècle), Keronyant ou
Kerroignant (en 1503 et en 1557), Keranguen, Morizur (en 1592), Kerret ;
l'ancien
manoir de Kermorus (1589). On y trouvait à proximité une fontaine.
Propriété successive des familles Penfeunteunio ou Penfentenio (en 1430 et
en 1552). L'édifice est reconstruit en 1589. En 1680, les Penfeunteuniou
obtiennent l'érection en châtellenie des terres de Kergoet et de Bodigneau
sous le nom de Cheffontaines. En 1766, cette seigneurie est érigée en
marquisat. Kermorus vit aussi naître en 1822 Gabriel-Jean-Marie Milin,
celtisant distingué et écrivain de la Marine (en 1847) ;
l'ancien
manoir de Kerrom ou Kerom (XVIIIème siècle), berceau de la famille de Kerrom. Sa
chapelle privative, dédiée à Sainte-Anne, est reconstruite en 1830 par
les soins de Francis de Miollis avec
les matériaux de la précédente chapelle, élevée en 1640 par le Père
Maillard (carme de Saint-Pol) dans l'îlot de
Sainte-Anne. « En 1640, non loin de la petite île qui n'est quasi qu'un
rocher, le Père Maillard, Carme de Saint-Paul, viel et affaibli de ses
longs travaux, restaurateur de son couvent, pour prendre quelque repos ou
plutot pour vaquer plus librement à la vie solitaire et érémitique, a bâti
un petit ermitage et une chapelle dédiée à Ste Anne à l'aide de René du
Louet de Coetjunval, chantre (plus tard évêque de Quimper), dans la terre
duquel il est bâti » (Bibliothèque nationale). Cette petite chapelle,
édifiée par le Père Maillard, n'existe plus, mais de ses ruines on a
relevé un petit oratoire sous le même vocable, au manoir de Kerom.
Propriété successive des familles Kerrom (en 1280 et en
1305), Kerlouan, Coetmenech ou Coëtmenech (en 1493 et
en 1503), Louet (en 1515 et en 1690), Harlay,
Le Prestre de Chateaugiron, Kerhorre (en 1777), Audren de Kerdrel. On
mentionne Prigent Coëtmenech en 1503 ;
l'ancien
manoir de Kersanton (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Gac (en
1662 et en 1725) ;
l'ancien
manoir de Kersaoulte (XVIème siècle). Propriété successive des familles
Suohan ou Sioc'han (en 1557 et en 1577), Polart (en 1637), Le Gac, sieurs de
Kersauté (en 1670) ;
l'ancien
manoir de Kersaudy (XVI-XVIIème siècle). Propriété successive des
familles Barbier, sieurs de Kerjean (en 1559), Kermellec (en 1656 et en
1670), Le Jacobin (en 1693) ;
l'ancien
manoir de Kerscao (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Le
Troadec (en 1671), Prigent (en 1696), puis Trédern ;
l'ancien
manoir de Kervern (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Borgne
(en 1668) ;
l'ancien
manoir de Lambervez (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Jeune
(en 1640), puis de la famille Milbeau (en 1698) ;
l'ancien
manoir de Mesarc'hant, propriété de la famille Le Jacobin (en 1610) ;
l'ancien
manoir de Penanrue (XIVème siècle), reconstruit au début du XVIIIème
siècle. Propriété de la famille Hamon (en 1392 et en 1557), puis de la
famille Dresnay (en 1610 et en 1698). Le manoir est reconstruit au XVIIIème
siècle dans le but d'héberger Jean-Louis de La Bourdonnaye, évêque de
Léon de 1701 à 1745. En 1769, le manoir est acquis par Jean-Etienne, comte
de Trédern ;
l'ancien
manoir de Penarpont (XVème siècle), berceau de la famille Penarpont.
Propriété successive des familles Penarpont, Marzein (en 1480), Marzin (en
1534), Keramunou (en 1549) ;
l'ancien
manoir de Penarstang (XVIIème siècle). Il possédait autrefois une
chapelle privative dédiée à Sainte Catherine dans l'église du Kreisker.
Propriété successive des familles Penfentenio (en 1615), Le Dall (en 1663
et en 1722) ;
l'ancien
manoir de Pratguic (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Prathir.
Propriété successive des familles Prathir, Parcevaux (au XVIème siècle),
Kersaintgilly (en 1644) ;
l'ancien
manoir de la Rive ou Ryve (XIVème siècle), berceau de la famille de La Rive.
Propriété successive des familles La Rive (au XIV-XVème siècle),
Tuzual (en 1534), et Kersaintgilly. On mentionne Riou de La Rive en 1467 et
en 1481 ;
l'ancien
manoir de Rosnevez (XVème siècle). Propriété successive des familles
Kerscau (en 1503), Kerscao (en 1534), Kerscau (en 1698), et Dresnay ;
l'ancien
manoir de Rukerdrein (XVème siècle), propriété de la famille du Bois (en
1443) ;
l'ancien
manoir de Rumin (XVIIème siècle). Propriété de la famille de Kerret,
puis des Ursulines de Saint-Pol (en 1629) ;
l'ancien
manoir des Salles (XVI-XVIIème siècle), situé 22 et 24 rue de la Rive.
Propriété successive des familles Le Jacobin (au XVIème siècle), Kerguz
(en 1607), Bréhant (XVIIème siècle), Robien de la Touraille, Macé de la
Robinais, puis Terrien veuve Banville. Il deviendra, au XIXème siècle, une
dépendance de la maison de retraite Saint-Joseph, installée à Bel-Air.
Une partie du manoir devient la propriété de l'abbé Trémintin, puis de
la famille Urien (en 1921) ;
l'ancien
manoir de Treguintin (XVIème siècle). Propriété successive des familles
Maillé (en 1601), Artur, sieur du Stang, puis Sioc'han (en 1696) ;
l'ancien
manoir de Troguerot (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de
Traonguerault. Propriété de la famille Traonguerault ou Tuonguerault (en
1503), puis de la famille Sioc'han, sieurs de La Palue et du Troguerot
(avant 1638) ;
l'ancien
manoir de Tromelin ou Traonvilin (XV-XVIème siècle). Propriété de la
famille Keramynou ou Keraminou (en 1503 et en 1557), puis de la famille Le
Grand (en 1698) ;
l'ancien
manoir du Vrenit (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Coetnempren
(en 1503) ;
le
cimetière et les vieilles maisons : Il nous reste à signaler le cimetière, dont le mur de
clôture contient des ossuaires constitués simplement d'une série de grandes
niches surmontées d'un toit de pierre en bâtière. La chapelle est un
édifice-gothique dont l'intérieur ressemble à la nef du Kreisker. On ne s'en
douterait pas en voyant la lourde façade qui a été plaquée contre cette chapelle
au XVIIème siècle. Enfin, il faut mentionner quelques vieilles maisons.
L'une, datée de 1535, est celle des Richard, chanoines de Léon. Elle se trouve
derrière la cathédrale. Deux autres sont situées dans la Grande-Rue : la première
est en bois revêtu d'ardoises, l'autre est une belle construction du XVIIème
siècle, flanquée d'une tourelle en encorbellement. Dans une autre rue, on peut
voir un hôtel du XVIème siècle, l'hôtel Kéroulas (L. Lécureux) ;
ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-POL-DE-LEON
Quintin, sr. de Kerscao, — de Penanru, — de Kerozac'h et de Coëtamour en Ploujean, — du Beuzit, en Garlan, — de Kergadio, en Louargat, — du Hellin, en Saint-Thégonnec, — de Keraudy, en Plouezoch, — de Kerbasquiou et de Trebodic, en Plougaznou (Plougasnou), — de Kerandour, — de Kerampuil, — de Kerhamon, — de Roc'hglaz, — de Kerhuon, — de Trévidy, en Plouigneau, — de Coëtanfroter, en Lanmeur, — de Lescouac'h, — de Kernon, en Rospez, — de Trogriffon, en Henvic, — du Vieux-Trévoux, paroisse de ce nom, — de la Villeneuve, — de Pontsal. Extraction. — Sept générations en 1669. — Réformes de 1543, en Plougean, Garlan et Plouigneau, évêché de Tréguier. Blason : D'argent au lion morné de sable, accompagné de trois molettes de même. Richard Quintin (époux de Jeanne de Coëzanlem ou Coëtanlem) et François, son fils (père et frère de Marguerite Quintin de la maison de Coëtamour, veuve d’Alain Pinart et épouse en secondes noces de Jean de Kersauson), de la paroisse de Plougean (Ploujean), anoblis et franchis par mandement de 1491. — Yves, vivant en 1500, épouse Marie de Coëtanlem, dame de Keraudy. — Evin, gouverneur du château du Taureau, de 1597 à 1644. La branche de Trévidy fondue dans le Borgne.
Kerhoent (de) ou Kerc'hoent, sr. dudit lieu, paroisse du Minihy, — de Trohéon, en Sibéril, — de Botquénal, en Loperhet, — de Kergournadec'h, en Cléder, — de Coëtenfao et de Locmaria, en Séglien, — de Botigneau, en Cloharz, — de Tréanna, en Elliant, — de Brunault, en Trébrivan, — de l'Estang, — de Crec'quérault, en Plouvorn, — de Kerautret, en Plougoulm, — de Landeboc'her, en Plouzévédé, — de Mescouin, en Plougourvest, — de Morisur, en Plouider, — de Kerandraon, en Plouguerneau, — de Penhoët, en Saint-Thégonnec, — de Mescouez, en Plougaznou, — de Rozarvilin, — de Keroullé, en Ploudiry, — de Leurandenven, — du Lorieuc, en Crossac, — marquis de Montoir, en 1745, — vicomte de Donges, — marquis d'Assérac, en 1752, par mariage avec l'héritière de Lopriac. Ancienne extraction chevaleresque. — Neuf générations en 1669. — Réformes et montres, de 1426 à 1534, paroisses du Minihy, de Plougoulm et de Sibéril, évêché de Léon. Blason : Ecartelé de Kergournadec'h et de Coëtenfao ; sur le tout : Losange d'argent et de sable, qui est Kerhoent. Devise : Sur mon honneur. Kerhoent a produit : Jean et Hervé, hommes d'armes, dans une montre de Jean de Penhoët, en 1426, pour le recouvrement de la personne du duc. — Pierre épouse, en 1426, Havoise de Kerouzéré, dont autre Pierre, marié, en 1462, à Louise Huon, dame de Herlan et du Squiriou, père et mère de : 1° Alain, marié à Louise de Botquénal ; 2° Jean, auteur des srs. de Herlan.— Alain, fils du sr. de Botquénal, épouse, en 1530, Jeanne de Coëtquelfen et de Kergournadec'h. — Olivier, leur fils, chevalier de l'ordre, époux, en 1559, de Marie de Ploeuc, dame de Coëtenfao [Note : Marie de Ploeuc était fille unique et héritière de Pierre et de Jeanne du Quellenec. « Ladite dame mourut assez jeune, en 1573, et ledit sr., son mari, en l'âge de plus de 60 ans, l'an 1594, au mois de décembre, et est enterré en l'église paroissiale de Cléder, au choeur d'icelle, sous un tombeau haut et élevé, et dans ladite église est sa peinture, de son long, armé de toutes pièces, sa cotte d'armes de velours rouge cramoisi, son casque, ses éperons dorés et sa lance... Ce seigneur Olivier a immortalisé sa mémoire dans les bastiments superbes qu'il a entrepris, du faict du château de Kergournadec'h qui mérite d'estre mis au rang des belles maisons de France... » (Extrait d'une ancienne généalogie de la maison de Kerhoent, à la Bibliothèque nationale, par M. de Carné. Chevaliers bretons de Saint-Michel, pp. 193-194)], dont : 1° François, chevalier de l'ordre, marié à Jeanne, dame de Botigneau [Note : François, lieutenant pour le Roi pendant la Ligue, épousa, en 1583, Jeanne de Bottigneau, grande et riche héritière, fille unique d'Alain et de Marie de Kergorlay. « Ce sr. a vescu jusqu'à l'âge de 69 ans, aismé et chéri de tous en son pays, comme l'un des plus hommes de bien vertueux et généreux seigneurs de son temps. Il est décédé au mois de mars 1629, au château de Bottigneau, à deux lieues de Quimper-Corentin, et enterré en la chapelle du chasteau de Kergournadec'h, dédiée à Saint-Jean. Son corps fut accompagné sur la route, de plus de deux cents gentilshommes, et reçu à la porte de Quimper par M. l'évêque de Cornouailles. Son oraison funèbre fut faite dans la cathédrale par le R. P. de Bar, jésuite. La compagnie se rendit ensuite au château de Kergournadec'h, où il y avait tables préparées de trois cents couverts, magnifiquement servies de poisson ». Environ un an après la mort de son mari, Jeanne de Bottigneau quitta le monde et se rendit religieuse carmélite, au couvent de Nazareth, près de Vannes, où elle fit profession, le 4 novembre 1631, reçue par le R. P. Thibault, de l'ordre des Carmes. (Ibid.)] ; 2° Charles, sr. de Coëtenfao, aussi chevalier de l'ordre, et époux d'Isabelle de Crec'quérault [Note : Isabelle de Crec'quérault était fille de François et de Marie de Penhoët], auteur de la branche de ce nom, et de celle des marquis de Montoir. On trouve encore dans cette maison : Un sénéchal de Léon, en 1437. — Un chevalier de Malte (Toussaint, sr. du Mescouez), en 1688. — Quatre pages du Roi [Note : Ces quatre pages étaient : Maurice-Sébastien, sr. de Coëtenfao, en 1690 ; Louis-Melchior, sr. de Coëtenfao, en 1710 ; Jean-Sébastien de Coëtenfao, en 1690, et Joseph-Marie, sr. de Locmaria, en 1734]. — Deux brigadiers de cavalerie, en 1710 et 1748. — Un évêque d'Avranches, mort en 1719. — Un lieutenant général, en 1710, mort en 1721. — Un gouverneur du Minihy et de Morlaix, mort en 1741. La branche aînée de Kerhoent, fondue en 1452 dans Névet, puis du Louet et Barbier ; celle de Kergournadec'h, fondue, en 1616, dans Rosmadec ; celle de Coëtenfao, dans Le Vicomte. A signaler le mariage de François de Kersauson, sr. de Coathuel avec Marguerite de Kerhoent, au début du XVIIème siècle.
Les Prigent, srs. de Kerscao, — de la Porte-Noire, — de Quérébars, en Sibéril, évêché de Léon, portaient : D'azur, à l'épervier d'argent, soutenu d'un rocher de 3 coupeaux, de même, accompagné, en chef, d'un croissant accosté de deux étoiles, le tout d'argent (Armorial de 1696). Jean-Claude Prigent, père de Marie-Guillemette, sénéchal de Léon, et petit-fils d'un capitaine de vaisseaux du roi en 1627, fut anobli, à la demande des Etats, par lettres de 1755, à l'occasion de l'érection, à Rennes, de la statue de Louis XV. La famille Prigent (éteinte) a encore produit un major de vaisseaux en 1786.
Jacobin (Le), sr. de Keramprat et du Mesarc'hant, paroisse du Minihy de Léon, — du Dourduff, en Plougoulm, — de Kercourtois, en Plouguer-Carhaix. Ancienne extraction chevaleresque. — Huit générations en 1668. — Réformes et montres de 1443 à 1534, paroisse du Minihy de Léon. Blason : D'argent, à l'écu d'azur en abyme, accompagné de six annelets de gueules, mis sur orle, comme Lanuzouarn et Le Ny. Guillaume et Henri, entre les nobles du Minihy, en 1443. — Jean, époux, en la même année, de Jeanne du Roscoet, père et mère d'Yves, marié à Jeanne Le Rouge, de la maison du Bourouguel. — Henri, abbé de Saint-Mathieu en 1515. — Trois conseillers au Parlement, depuis 1646. Fondue, en 1704, dans Butault.
Boscal (originaire du Languedoc, maintenu à l'intendance de La Rochelle, en 1699), sr. de Réals, en Murvielle, — baron de Mornac, — sr. de Puysségur, — de Champagnac, — de la Motte, — de Saint-Laurent. Blason : D'azur, au chêne arraché d'argent, accosté de 2 croissants affrontés d'or et surmontés d'une fleur de lys de même. Antoine Boscal,. marié, en 1524, à Anne de Cossé. — César, capitaine d'une compagnie de gens d'armes, au régiment du Piémont, en 1606. — Un député de la noblesse de Saintonge aux Etats généraux de 1614. — Un chef d'escadron en 1782. Cette famille s'est alliée en Bretagne aux La Tullaye, Charbonneau, Kersaint-Gilly, Rodellec, du Vergïer et Botmiliau. Agathe-Antoine-René-Maurice de Rodellec (fils de Robert de Rodellec décédé en 1852 et de Sophie de Kersauson de Kerjan, fille de Maurice-Pierre-Joseph, chef de nom et armes de Kerjan, et d'Antoinette-Agathe-Julie de Maillard) vint habiter Saint-Pol-de-Léon, où il épousa Félicie-Marie-Louise Boscal de Réals, fille de Charles, comte Boscal de Réals, mort à Saint-Pol-de-Léon, le 1er janvier 1825, à l'âge de 55 ans, et de Henriette de la Tullaye. Madame de Rodellec, née de Réals, est décédée à Saint-Pol-de-Léon, le 8 juillet 1857, âgée de 51 ans. — Antoine de Rodellec est décédé à Saint-Pol-de-Léon, également, le 15 juin 1876.
Les Siochan ou Siokan, déclarés nobles d'ancienne extraction, par arrêt du 16 juin 1773 au Parlement de Bretagne, portent : De gueules, à 4 pointes de dard en sautoir passés dans un anneau en abîme, le tout d'or ; alias : De gueules, à la croix ancrée, d'argent (Guy Le Borgne). Sioc'han a produit : Hervé, croisé en 1248 (charte de Nymoc), d'après un titre scellé du sceau de Geoffroy de Kersaliou. — Geoffroy, bailli et receveur de Léon, compris parmi les légataires du duc Jean II en 1305. — Jean, écuyer dans la compagnie d'Olivier de Clisson. (Revue passée à Vannes le 1er mars 1375). — Jean, sr. de Kerrivoal, marié à Jeanne Fliminc, fait son testament en 1521. — Un abbé de Vaas, au diocèse du Mans, en 1777. Cette famille qui a pris une part glorieuse aux guerres de la Révolution et aux événements de 1832, lors de l'arrestation de la duchesse de Berry, a produit un chevalier de l'ordre de Marie-Thérèse en 1795, et deux frères, volontaires pontificaux, dont l'un blessé à Castelfidardo. La famille Sioc'han, originaire de Basse-Bretagne, s'est alliée aux Fliminc,. Crémeur, Le Gac, Helori, Dencuff, Hervé de Penhouët, Artur de la Gibonnais, Le Ségaller du Mescouez, de Kersauson, etc., etc., et depuis son établissement au Comté nantais, aux Budan du Vivier, de Biré, Mareschal de Poiroux, Prévost de la Chauvellière, de Vaujuas, Le Boulanger (Pour plus amples détails, voir Ouest aux Croisades, t. II, pp. 287-295).
Nota : Hervé de Kersauson, troisième fils d'Alain et de Françoise Prau, naquit en 1583. Qualifié du titre de sr. de Coëtbizien, il épousa, le 30 juin 1625, Catherine Bougé, de Roscoff, et mourut 6 ans après, fin de 1631, laissant de son mariage : Hamon, sr de Coëtbizien, né à Saint-Pol en 1630, et demeurant dans la paroisse de Toussaint, lors de la réformation de 1669 à laquelle il comparut pour lui et ses fils Joseph et Olivier, avec son neveu François, sr. de Larmor. Il avait épousé, en 1655, Perrine Denis, d'une famille d'ancienne noblesse, qui, après avoir pris part aux montres de 1413 à 1534, en Plougerneau de Léon, où elle possédait la seigneurie de Lesmel, prouva sept générations à la réformation de 1670. Cette maison, fondue dans Poulpiquet, portait : D'argent, à 3 quinte feuilles de gueules, comme Bellingant. De ce mariage (Hamon de Kersauson et Perrine Denis) est issue Catherine, qui épousa, le 8 janvier 1689, Yves Sioc'han, sr. de Créachelen, de Kerrivoal, de Kersaouté, de Troguerut, de Tréguintin, de la Palné, de Praterou, de Creac'huelen, de Keradennec, de Saint-Jouan, de Kersabiec, etc. (J. de Kersauson).
Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Crucifix des Champs (aujourd'hui en Saint-Pol-de-Léon).
Bois
(du), seigneur de Rukerdrein, paroisse de Crucifix-des-Champs. D’argent
au cyprès de sinople. Jean se trouve mentionné entre les nobles du
Minihy.
Floc'h
(Le), D’azur au cerf passant d’or. Bernard se trouve mentionné
entre les nobles de Crucifix-des-Champs.
Kerbiquet
(de), seigneur de Bronduzval, paroisse de Crucifix-des-Champs. D’argent
à la quintefeuille de sable percée d’argent. Alain se trouve
mentionné entre les nobles du Minihy.
Kerhoënt
(de), seigneur dudit lieu, paroisse de Crucifix-des-Champs, de Saint-Nep,
paroisse de Trégondern, de Keranfaro, paroisse de Plougoulm, de Tuonéon,
paroisse de Sibiril. Losangé d’argent et de sable. Jean, fils d'Hervé,
se trouve mentionné entre les nobles de Trégondern et Plougoulm, et Pierre
se trouve mentionné entre les nobles de Sibiril.
Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Minihy (aujourd’hui en Saint-Pol-de-Léon) :
Jacobin
(Le), seigneur de Keramprat, paroisse du Minihy. D’argent à l’écu
en abyme d’azur accompagné de six annelets de gueules. Guillaume et
Henry se trouvent mentionnés entre les nobles du Minihy.
Kerromp
(de), seigneur dudit lieu, paroisse du Minihy. D’argent à deux
chevrons d’azur. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de
Plourin.
Riou,
seigneur de Kerangouëz, paroisse du Minihy. De sable à trois chevrons
d’argent. Guillaume, qui se trouve mentionné comme écuyer dans une
montre de 1378 (Histoire de du Guesclin, p. 391), semble être de ceux-ci ;
Jean se trouve mentionné entre les nobles de Trégondern.
Rucat
(de), seigneur dudit lieu, paroisse du Minihy. Jean se trouve mentionné
entre les nobles du Notre-Dame-de-Cahel.
Saint-Denis
(de), seigneur de Brignen, paroisse du Minihy. D’azur à la croix
d’argent. Pierre se trouve mentionné entre les nobles du Minihy.
Tugdual,
seigneur de La Rive, paroisse du Minihy. De gueules à trois trèfles
d’or, une quintefeuille de même en abyme. Thomas se trouve mentionné
entre les nobles du Minihy.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 23 nobles du Minihy :
Yvon
CLEREC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Ollivier
COGUEN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Yvon
DENIS (15 livres de revenu), malade, remplacé par Yvon Pennortz : porteur d'une
brigandine et comparaît armé d'une vouge ;
Jehan
DU VAL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en
archer ;
Jehan
ESTIENNE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Guyon
FAGAN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Fiacre
GLUIDIGUE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Hervé
HAMON (60 livres de revenu), remplacé par son fils Hervé : porteur d'une
brigandine et comparaît armé d'une vouge ;
Guillaume
HEMAR (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Jehan
HENRY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Yvon
KERGALLIC (30 livres de revenu), malade, remplacé par Nicolas Kergallic : porteur d'une
brigandine et comparaît en archer ;
Guillaume
KERMELLEUC (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en
archer ;
Jehan
KERMELLEUC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en
archer ;
Yvon
KERREDAN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
le
sire de KERROM (355 livres de revenu), avec Paul Ploescastel qui est porteur d'une
brigandine et comparaît armé d'une vouge ;
Jehan
KERSCAU (60 livres de revenu) : : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;
Maistre
Ollivier de LA BOUESSIERE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine
et comparaît en archer ;
Riou
de LA RIPVE (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Nicolas
LE GUEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Pierre
QUERE (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque et comparaît armé
d'une vouge ;
Maistre
Jehan RUCAT (75 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Pierre
RESTOU (20 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Ollivier : porteur d'une
brigandine et comparaît en archer ;
Pierre
SAINCT GEORGES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît
en archer ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 29 nobles du Crucifix :
Margilie
BERDIOU (10 livres de revenu), absent ;
Allain
BOUTOUILLER (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Pierre : porteur d'une brigandine et
comparaît en archer ;
François
COËTIVI (10 livres de revenu), absent ;
Hervé
COGUEN (100 sols de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
Christophe
DU BOYS (35 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;
Guillaume
JACOPIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Yvon
KERARUNNOU (25 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
le
sire de KERCOENT (300 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé
Richart, Guyon Philippes et Pierre Maczé : porteurs d'une brigandine et
comparaissent en archers ;
Hervé,
fils Rolland KERCOENT (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
Marguerite
KERCOENT (10 livres de revenu), remplacée par Tanguy Kerbalacon : porteur
d'un corset et comparaît armé d'une vouge ;
Guyon
KERLEZROUX (100 sols de revenu), absent ;
Hervé
KERROUYANT (20 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
Tanguy
KERSAINCTGILLY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît
armé d'une vouge ;
Bertran
KERSCAU (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en
archer ;
Guillaume
KERSULGUEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en
archer ;
la
veuve Pierre KERSULGUEN (15 livres de revenu), remplacé par Henry Page : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
Jehan
LE DOURGUY (10 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur
d'un corset et comparaît en archer ;
Jehan
Estienne LE JEUNE (100 sols de revenu), malade, remplacé par Paen Tretour : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
Tanguy
MARZIN (100 sols de revenu), malade, remplacé par Jehan Briz : porteur d'une brigandine et
comparaît armé d'une vouge ;
le
sire de PENFENTENIOU (645 livres de revenu) : remplacé par Guillaume Toupin,
Yvon Courtoys, Yvon Robert : porteurs d'une brigandine et comparaissent en
archers ;
Guyhomar
PENFENTENYOU (77 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît
armé d'une vouge ;
Chrestien
PILGUEN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en
archer ;
Jehan
PONTANTOULL (20 livres de revenu), de l'ordonnance :
Vincent
POULMIC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Guillaume
du QUENQUIS (30 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;
Jehan
RIOU (610 livres de revenu), malade, remplacé par Guyon "advoué"
Riou et Henry Myneuc qui est porteur d'une brigandine et comparaît armé
d'une vouge ;
Yvon
SAINCT DENYS (65 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît
armé d'une vouge ;
Catherine
SAINCT GOUEZNOU (30 livres de revenu), remplacée par Jehan du Sagrat : porteur d'une brigandine et
comparaît en archer ;
Hervé
TNOUGUERAULT (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et
comparaît en archer ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles du Minihy de Saint-Paul (Minihy de Saint-Pol) sont mentionnés :
Prigent
Coetmenech, sieur de Kerrom, en homme d'armes, archier, goustilleur et
paige, bien armés et montés ;
Vincent
Kergourlaoüen, pour Hervé sieur de Penfeunteunyou mineur, en brigandine à
deux chevaux. Injonction de faire homme d'armes ;
Yvon
Riou, sieur de Kerangoez, default, et l'on dict qu'il est o la royne ;
Jehan
Kerscau, représenté par Morice son fils, bien armé et monté en archer
;
Yvon
Pilguen, en brigandine, bien en poinct ;
Hervé
Hamon ;
Bernard
le Dourguy ;
Jehan
Pont an Toul ;
Jehan le
Jacobin. Injonction de s'armer ;
Guillaume
le Jacobin, représenté par Jehan Corneur, en brigandine ;
Jehan
Estienne, représenté par Pierre son fils, en brigandine ;
Daniel
Estienne, en brigandine ;
Guillaume
Ruscat, représenté par Olivier son frère, en brigandine. Injonction de hocquetton ;
Olivier
Saint Denis ;
Pierre
Kermellec ;
Guion
Fragan, représenté par Jehan son fils ;
Yvon
Beric, pour le fils mineur Yvon Coetnempren ;
Jehan
Kerret, représenté par Jehan Goupin ;
Hervé
Pont an Toul, mineur, représenté par Clement Durcorps ;
Guillaume
Provost ;
Robert
le Quenquis, en brigandine ;
Jehan
Cremeur, représenté par Alain son fils, en brigandine. Injonction de
salade et hocquetton ;
Yvon
Kerredan, représenté par Guillaume son fils, en brigandine ;
François
Kerourfils, sieur de Kerourfil. Injonction de s'armer ;
Olivier
de la Boëssière, représenté par Jehan Bos ;
Tanguy
Marzin, en brigandine ;
Hervé
Coguen ;
François
de Launay ;
Jehan
Keronyant, représenté par Guillaume Keronyant ;
Yvon,
fils de Morice Guernisac. Injonction de s'armer ;
Guyomarc'h
Penfentenio, default ;
L'héritier
maître Henry Kerscau, default ;
Henry le
Berre, default ;
François
de la Rive, default ;
Xpien (Chretien
?) Coatanlem, représenté par Jehan Le Feuvre, en brigandine, salade, espée
et javeline ;
Hervé
Keramynou ;
Yvon de
la Forest ;
Yvon
Leselec, représenté par François Foulard ;
Yvon
Kersaintgilly, par Xpofle (Christofe) Kerlerziou ;
Jehan an
Tuon, représenté par Yvon Derrien ;
Hervé
Le Gall ;
Jacob
Mercier, représenté par Guillaume son fils ;
Thomas
an Ozech, pour la mineure Jehan Derrien ;
Olivier
Kerneau, pour Jehanne Yvon Tuongueroult, en brigandine, salade, espée et javeline ;
L'héritier
Jehan Kermellec, default ;
Messire
Maudet de Kerc'oent. Injonction de s'armer ;
Richard
Estienne. Injonction de s'armer ;
Jehan
Tuongall. Injonction de brigandine ;
L'héritier
Guillaume Henry ;
Jehan
Kermerault, default ;
Xpofle (Christofe
ou Christophe) Kerlezrou, default.
A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles du Minihy-Saint-Pol (Le Mynyhy) sont mentionnés :
Le
sieur de Kereneec [Nota : Probablement de Kerscau, sieur de Kerenec] ;
Maître
Jehan Kerennellen ;
Hervé
Hamon ;
Hervé
Kerredan ;
Jehan
Kersausen ;
Hamon
Kerret, à présent Gervays Rochuel ;
Maître
Guillaume Kersangily ;
Le
sieur de Keranprat ;
Jean
Dencuff, sr. de Praguyc ;
Jehan
Phelipes ;
Christian
Coetanlem ;
Hamon
Kerredan ;
Maudet
du Bot ;
Yves
Keranminou ;
François
le Mercier ;
Hervé
Keronyant ;
Hervé
Kerredan ;
Le
fils de Maître Nycholas Kerhoant ;
François
Barvau ;
Alain
Thepault, tenant fief noble ;
Jehan
le Gouezou ;
L’héritier
Guillaume Denys ;
Gabriel
Syohan, tenant fief noble ;
Jehan
Syohan, tenant fief noble.
(à compléter)
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