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ROHAN

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La commune de Rohan (bzh.gif (80 octets) Roc'han) est chef lieu de canton. Rohan dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ROHAN 

Rohan vient du breton « roc’han » (petit roc).

Rohan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Crédin. Un camp fortifié y est édifié en l'an 251. En 1104, le seigneur Alain Guethenoc, abandonne sa résidence de Castel-Noec (Castennec, en Bieuzy-les-Eaux) pour installer une forteresse sur le plateau de Roc'han ou Roch'an, non loin de son frère, Geoffroi Ier, vicomte de Porhoët et demeurant à Josselin. 

Alain Ier, troisième fils d'Eudon Ier, vicomte de Porhoët, reçoit en héritage, vers 1116, toute la partie occidentale du Porhoët, alors peu habité. Il possède un château à Castennec et en bâtit un autre sur les bords de l'Oust, et lui donne le nom de Rohan. Il prend alors le nom d'Alain Ier de Rohan et communique ce nom à ses descendants. En 1128, Alain de Rohan fait de son château sa résidence habituelle. Après avoir fondé le prieuré de la Coarde à Castennec, en faveur des moines de Redon, il fonde un prieuré, en faveur de l'abbaye de Marmoutier, à proximité du château de Rohan : "l'année de l'Incarnation du Seigneur 1128, sous le règne de Louis, Conan étant comte de Bretagne, moi Alain, vicomte, j'ai donné et donne à Saint-Martin et aux moines du monastère situé près du château de Josselin, tout le bourg situé devant la porte de mon nouveau château appelé Rohan, et le terrain s'étendant au midi jusqu'à la rivière l'Oust à la condition d'y établir une église et un cimetière... plus un moulin, la moitié d'une villa, les dîmes et droits de la paroisse de Crédin.... à charge de prier pour moi et pour mes défunts. Fait en notre château de Rohan, sous le sceau et avec notre paraphe. A. de Rohan". Au bout de deux ans, les moines avaient bâti l'église de Saint-Martin et établi un cimetière. En 1130, le bourg prend le nom de Bourg-aux-Moines tandis que le bourg placé au nord du château conserve celui de Rohan. En 1205, Alain IV, vicomte de Rohan, confirme toutes les donations faites par son bisaïeul Alain Ier, et y ajoute quelques libéralités. 

Le prieuré Notre-Dame de Rohan, se trouve à l'extrémité de la paroisse de Saint-Samson. Il est fondé par un seigneur de Rohan en faveur des chanoines réguliers de Saint-Jean-des-Prés. Son temporel comprend la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Encontre, une maison prieurale, un jardin et des dîmes. Dans l'enquête faite en 1479, sur les droits et prérogatives des vicomtes de Rohan, on lit : "En iceluy lieu y a une église et prieuré, nommé le prieuré de Rohan, où il y a un prieur de l'ordre des chanoines réglez de Saint-Jehan-des-Prés, ... de la valeur de sept ou huit vingts livres (140 ou 160 l.)" (Tallandier, p. CXCI). Ce prieuré est annexé plus tard à la cure de Saint-Samson, et le recteur est obligé d'y célébrer la messe aux principales fêtes de la sainte Vierge.

Rohan semble être une paroisse castrale issue de la paroisse de Saint-Gouvry (démembrement de Crédin). Un aveu de 1461 indique au sujet de la ville de Rohan "laquelle voulait être close de murailles et cernée de douves" qu'elle n'a plus "qu'apparences de fossés".

En 1994, Rohan fusionne avec les communes de Saint-Gouvry (Sainct Govry, en 1513) et de Saint-Samson. En 1284, Saint-Samson faisait partie de Bréhan. Rohan dépendait autrefois du doyenné de Porhoët.

Note 1 : Rohan est situé sur la rive droite de l'Oust, à l'extrémité des communes de Saint-Gouvry et de Crédin. En 1891, sa superficie n'est que de 50 hectares ; sa population de 602 habitants seulement. Ce qui lui donne un peu d'importance c'est l'existence d'un marché le mercredi et le samedi de chaque semaine et d'une foire mensuelle, assez fréquentée. Comme beaucoup d'autres villes, Rohan est né et a grandi à l'ombre d'un château féodal.

Note 2 : Le petit territoire de Saint-Gouvry, de figure triangulaire, paraît avoir été formé d'une pointe de Crédin. Il est limité au nord par Saint-Maudan, à l'ouest par Gueltas, au sud par Crédin et à l'est par Saint-Samson. En 1891, sa superficie est de 337 hectares, sa population de 208 habitants. Le bourg est à 2 kilomètres de Rohan, à 35 kilomètres de Ploërmel et à 53 de Vannes. On n'a encore signalé aucun vestige celtique ou romain sur ce territoire, mais les Bretons y ont laissé les noms significatifs de Talhoet et de Keroret. Le nom de la localité est lui-même breton : Saint-Gouvry s'écrivait Saint-Govri en 1422 et Saint-Gobrice en 1387 ; c'est le même que saint Gobrien, évêque de Vannes, mort en 725. La paroisse, qui l'a pris pour patron, est nécessairement postérieure à cette date. Elle existait déjà, paraît-il, vers 1120, quand le vicomte Alain Ier y fonda le château et le bourg de Rohan. Cette dernière localité ayant été bientôt érigée en paroisse, à cause de l'importance de ses seigneurs, on trouve, dès 1387, la mention de Saint-Gouvry et de Rohan, comme paroisses séparées. Cet état se maintint durant plusieurs siècles. En 1610, Rohan, privé de la présence de ses seigneurs, fut uni à Saint-Gouvry et passa désormais, mais bien à tort, pour une simple trêve, parce que le recteur commun des deux paroisses fixa sa résidence habituelle à Saint-Gouvry. En 1790, Saint-Gouvry perdit Rohan pour la seconde fois, et fut même absorbé par lui en 1801.

Note 3 : De l'ancien diocèse de Saint-Brieuc et de l'archidiaconé de Goello, Saint-Samson est limité naturellement à l'ouest par le Larhon, au sud par l'Oust, et à l'est par deux ruisseaux. Il est limitrophe de Saint-Barnabé, de Saint-Maudan, de Saint-Gouvry, de Rohan, de Crédin et de Bréhan-Loudéac. En 1891, sa superficie est de 1912 hectares, et sa population de 1082 habitants. Le territoire produit des céréales et un cidre très estimé. Le bourg, sur les bords de l'Oust, est à 2 kilomètres de Rohan, à 35 de Ploërmel et à 53 de Vannes. De la période celtique il reste, près du village de la Vieille-Ville, un galgal, long de dix pieds, large de cinq et haut de trois seulement ; il a perdu de son importance primitive, parce que ceux qui ont besoin de pierres vont y puiser. De la période romaine on connaît rien. Au VIème siècle les Bretons occupèrent ce pays, comme le prouvent les noms encore subsistants de Brangolo, Kerio, Coetquelen, Quengo, etc... D'ailleurs le patron de la localité est breton lui-même. Saint Samson était évêque de Dol ; il mourut le 28 juillet vers l'an 570. L'érection de la paroisse est nécessairement postérieure à cette date. On a dit que Saint-Samson faisait partie de Bréhan-Loudéac au XIIIème siècle (Dict. top.). Le seul argument qu'on puisse invoquer est ce passage d'un acte de 1284 (V. S.) : « La ville de Seint-Sansson et la Ville-Hoéou, o toutes lour appartenances, sizes en la paroisse de Bréhan-Loudéac » (Pr. I. 1072). Or il ne s'agit pas là de la paroisse, mais de la ville ou du village de Saint-Samson, qui se trouve encore aujourd'hui, comme la Ville-Hoyeux, en Bréhan-Loudéac. La paroisse de Saint-Samson était de la vicomté de Rohan et de la sénéchaussée de Ploërmel (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de ROHAN

l'église Saint-Samson (XVème siècle), reconstruite en 1904. Les fonts baptismaux de forme octogonale datent du XVème siècle. L'église abrite plusieurs statues dont une statue en bois polychrome de saint Isidore ;

Nota 1 : L'église de Saint-Samson a la forme d'une croix latine, et n'offre rien de particulier. Les autels latéraux sont dédiés à la sainte Vierge et à saint Joseph. La chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Encontre se trouve auprès de la ville de Rohan, dont elle n'est séparée que par la rivière d'Oust. Elle dépendait d'un petit prieuré, fondé probablement par un seigneur de Rohan, et possédé par les chanoines réguliers de l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés. Le bénéfice valait, en 1470, environ 160 livres de revenu annuel ; on l'appelait le Prieuré de Notre-Dame ou le Prieuré de Rohan. En 1891, on voit encore près de la chapelle la maison du prieur. Ce prieuré fut annexé de très bonne heure à la cure de Saint-Samson, et le recteur était obligé d'y célébrer la messe aux principales fêtes de la sainte Vierge. Actuellement encore, on y fait tous les offices de la paroisse, un dimanche par mois, pendant la belle saison. La chapelle primitive menaçant ruine, Jean II, vicomte de Rohan, la fit rebâtir en 1510, comme le prouve l'inscription suivante, gravée au-dessus de la porte méridionale : Lan que dit fust mill cinq centz X, — Jehan de Rohan me fist bastiz — Et rédiffier a honneur ; — Hucheloup en fust le miseur ; — Et affin que mon non ne celle, — De bone Encontre lon mapelle. Cette chapelle, assise sur une petite esplanade pratiquée dans le flanc d'une colline rocheuse, a la forme d'une croix latine, à chevet polygonal. Les portes en plein cintre sont ornées de colonnettes et d'accolades à crosses végétales ; les fenêtres sont ogivales et à meneaux flamboyants. La voûte est en pierre sur croisées d'ogives, et sur ses clés on voit l'écusson des Rohan : de gueules à 9 macles d'or, 3, 3, 3, et la lettre A couronnée, qui rappelle la reine Anne de Bretagne. Même écusson sur les consoles des statues de Notre-Dame de Bonne-Encontre et de sainte Apolline. Au-dessus du maître-autel est un tableau du Rosaire, où se remarquent plusieurs personnages, en costume du temps de Louis XIII, représentant peut-être des membres de la famille de Rohan. Tout le dallage recouvre des tombes. Au nord du choeur se trouve un oratoire seigneurial, transformé en sacristie. Là se voyait un tombeau de chevalier, surmonté d'une statue, qui le représentait agenouillé. Etait-ce le tombeau de Jean II de Rohan, ou simplement celui d'un seigneur du Quengo ? — On l'ignore, car les Vandales ont passé par là : la tombe est démolie et la statue de granit a servi à boucher une fenêtre ! (Semaine religieuse, 1889, p. 820). En 1790, Saint-Samson fut érigé en commune du canton de Bréhan-Loudéac, du district de Josselin, et du département du Morbihan. En 1791, son recteur, M. Darlot, eut la faiblesse de prêter serment à la constitution civile du clergé, ce qui n'empêcha pas de vendre nationalement deux maisons et leurs dépendances appartenant à la cure, puis la maison du prieuré de Notre-Dame avec ses jardins, bois et pré. A la réorganisation de 1801, Saint-Samson passa dans le canton de Rohan, arrondissement de Ploërmel ; puis, en vertu du Concordat, il fut détaché de l'ancien diocèse de Saint-Brieuc, et annexé au nouveau diocèse de Vannes (J-M. Le Mené).

l'église Saint-Gouvry (XVIème siècle), reconstruite au XVIIème siècle, et restaurée en 1868. De l'église primitive, il ne subsiste que la baie du chevet et son vitrail. Le vitrail daté du XVIème siècle met en scène les personnages de la Crucifixion, et porte les armoiries de Bretagne, des Rohan et des familles Le Moyne de Talhouët, Bréhaut et Clisson d'Arradon. Une cloche en bronze date de 1756. La table de communion et la chaire à prêcher datent du XIXème siècle. A noter aussi une tête reliquaire de saint Gouvry en bois peint et datée du XVIIème siècle ;

Nota 2 : L'église paroissiale, dédiée à saint Gobrien, est de style ogival du commencement du XVIème siècle. La fenêtre de l'est, à meneaux formant fleur de lys, renferme quelques écussons : 1° d'hermines plein (Bretagne), 2° de gueules à 9 macles d'or (Rohan), 3° parti de Rohan et de Bretagne (Jean II, vicomte de Rohan, et Marie de Bretagne, sa femme), 4° d'argent à 3 merlettes de sable, au chef de gueules chargé de trois besants (Le Moyne), 5° de sable à 7 macles d'argent (Arradon), 6° de gueules au lion passant d'argent (Bréhant), 7° parti de Clisson et d'argent. La paroisse était à collation libre. Le recteur dîmait à la 11ème gerbe sur Saint-Gouvry, mais il n'avait que son casuel à Rohan ; en 1756, son revenu net était évalué à 500 livres. Saint-Gouvry était du doyenné de Porhoët, de la vicomté de Rohan et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Bréhan et du district de Josselin. Son recteur, M. Jean Le Bot, rétracta le serment qu'il avait prêté par surprise, s'exila en Espagne et y mourut. Pendant la Révolution, la fabrique se vit enlever quatre champs au Pradic et quatre prairies. En 1800, à la suppression des districts, Saint-Gouvry passa dans l'arrondissement de Ploërmel et en 1801 dans le canton de Rohan. Au rétablissement du culte, en 1802, il fut uni à Rohan, et il n'a recouvré son autonomie religieuse qu'en 1843 (J-M. Le Mené).

l'église Saint-Gobrien (fin du XIXème siècle), oeuvre de l'architecte nantais René Ménard et de l'entrepreneur nantais Edouard Doublé. Il s'agit d'un édifice moderne, de style gothique, construit en 1897 pour remplacer l'ancienne chapelle Saint-Gobrien devenue église paroissiale en 1653, maintes fois restaurée et agrandie et finalement démolie. L'église actuelle est bénite et ouverte au culte le 29 avril 1897. Le portique est surmonté d'un tympan sculpté. Le choeur est éclairé par deux verrières, dont l'une représente saint Gobrien (oeuvre signée M. Lorin, Chartres, 1912). Les vitraux du transept et de la nef sont de G. Merhlin, Angers, 1914. Le maître-autel en bois sculpté de style ogival est un don des moines de Timadeuc ;

la chapelle Saint-Martin (XIIème siècle), située au cimetière de Rohan et édifiée par les moines de l'abbaye de Marmoutier en 1127 à l'initiative d'Alain de Rohan. Il s'agit d'une dépendance d'un ancien prieuré de Saint-Martin de Josselin. En 1330, placée sous le double vocable de saint Martin et de Notre-Dame de Bon Secours, elle devient église paroissiale de Rohan et le restera jusqu'en 1653. Rebâtie vers 1646, elle est vendue comme bien national en 1791 et à nouveau reconstruite en 1812 avec les pierres de l'ancien château de Rohan. Elle est bénite le 17 mai 1814. Le clocheton date de 1812. Le retable en bois peint date du XVIIIème siècle et abrite plusieurs statues, comme la statue du Christ en croix en bois polychrome du XIXème siècle, et les statues de saint Michel, saint Martin, Notre-Dame de Bon Secours, un Ecce Homo ainsi qu'une Vierge à l'Enfant. La verrière, représentant les habitants de Rohan priant la Vierge, est une donation de l'abbé Mathurin Ropert en 1909. Elle abrite des peintures du XVIIIème siècle, dont une "Lamentation du Christ", du peintre Dupont Pinsci ;

Nota 3 : La paroisse ne renferme que deux édifices religieux, qui ont été tour à tour le centre ecclésiastique : Saint-Martin et Saint-Gobrien. Dès 1127, le vicomte Alain Ier donna aux Bénédictins de Saint-Martin de Josselin « le bourg situé devant la porte de son nouveau château de Rohan, à la condition d'y établir une église et un cimetière ». Au bout de deux ans, les moines avaient déjà rempli cette double condition, et, en 1129, Jacques, évêque de Vannes, confirma cette donation. (Pr. I. 554, 561). La chapelle, dédiée à saint, Martin de Tours, fut d'abord desservie par les Bénédictins et fut le siège du prieuré du Clos, qui en 1479 rapportait environ 30 livres de rente annuelle. La bourgade de Rohan, groupée près de cette chapelle, ayant, acquis une certaine importance, fut détachée de Saint-Gouvry et érigée en paroisse distincte. Saint-Martin devint alors église paroissiale. Dès 1387, les archives du Chapitre montrent Rohan constitué en paroisse et payant un cens annuel de 6 sous, tandis que Saint-Gouvry n'en payait que deux. En 1542, Saint-Martin était encore église paroissiale et Saint-Gobrien n'était qu'une simple chapelle sans cimetière. Mais déjà Rohan perdait de son importance par l'éloignement de ses seigneurs, et en 1610 il fut uni à Saint-Gouvry. Dès lors le recteur des deux paroisses, demeurant habituellement à Saint-Gouvry, Rohan fut parfois, mais bien à tort, considéré comme simple trève. Un résultat de l'union fut l'abandon de l'église paroissiale de Saint-Martin, qui était hors de la ville, et le transfert du service religieux à Saint-Gobrien. Ce second édifice était ancien, comme le prouvent quelques petites fenêtres romanes qu'on y voit encore. Pour l'approprier à sa nouvelle destination, il était question, en 1653, de l'entourer d'un nouveau cimetière, et en 1696 de l'agrandir d'une chapelle, de construire un dôme et d'installer des cloches et, une horloge. On faisait à Saint-Gobrien les baptêmes, les mariages et les sépultures, exactement comme à Saint-Gouvry. C'est dans cette église qu'on desservait la chapellenie des Jéhanno, fondée et présentée par la famille de ce nom ; il en était de même de celle des Royo. En 1790, Rohan fut de nouveau détaché de Saint-Gouvry, pour former une commune, du canton de Bréhan-Loudéac et du district de Josselin. Son recteur, M. Jean Le Bot, rétracta en 1791 le serment qu'il avait prêté par surprise, et partit l'année suivante pour l'Espagne, où il mourut. Pendant la tourmente, on vendit nationalement un pré et deux champs, dépendant de la cure, la chapelle, le bosquet et trois pièces de terre, constituant le prieuré de Saint-Martin du Clos. Au remaniement des cantons, en 1801, Rohan absorba Saint-Gouvry, fut érigé en chef-lieu, et eut dans sa circonscription : Crédin, Réguiny, Radenac, Lantillac, Pleugriffet, Bréhan et Saint-Samson. En 1802, il devint cure de canton. Saint-Gouvry lui resta uni jusqu'en 1843 seulement (J-M. Le Mené).

Nota 4 : Le prieuré de Saint-Martin de Rohan, dit aussi le prieuré du Clos, à cause du clos qui fait partie de sa dotation, est une annexe de Saint-Martin de Josselin. Il a pourtant une existence à part, au moins comme centre paroissial de Rohan, son cimetière est l'unique cimetière de la localité : la chapelle de Saint-Gobrien, qui est aujourd'hui l'église paroissiale, n'était alors qu'une simple chapelle sans cimetière. En 1479, le prieuré du Clos est mentionné dans une enquête du vicomte de Rohan, comme rapportant environ trente livres de rente annuelle (Taillandier). Ce petit prieuré-cure, desservi d'abord par un moine bénédictin, détaché de Saint-Martin de Josselin, tombe plus tard en commende. Ainsi Jean Men, choriste à la cathédrale de Vannes, et chanoine en 1572, est en même temps prieur du Clos et recteur de Rohan : la mort lui ravit ces bénéfices en 1583. L'église de Saint-Martin de Rohan, s'en allant de vétusté, est rebâtie vers 1646, du temps du recteur Jean Busson. Plus tard, la Révolution supprime les dîmes, puis vend les immeubles du prieuré. La chapelle, la maison et les terres, situés en Rohan, sont vendues, le 29 janvier 1791, à M. Henry du Quengo, pour 1 350 livres, puis revendues, le 3 novembre 1792, à la commune, pour 1 260 livres. Huit pièces de terre, situées en Crédin, sont adjugées, le 31 mars 1792, au sieur Rolland, pour 2 112 livres (J. M. Le Mené).

la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre (1510), située à Saint-Samson et édifiée par Jean II de Rohan (voir inscription près de la porte sud de la nef), afin de remplacer l'ancienne chapelle du château de Rohan datant de 1104. C'était primitivement le siège d'un petit prieuré, dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-des-Près, servant en même temps de chapelle au château. La date de 1510 est gravée sur une pierre de la façade Sud (au-dessus de la porte méridionale, en lettres gothiques) : "- L'an que dit fust mil cinq centz diz, - Jehan de Rohan me fist bastiz - Et rediffier à l'honneur ; - Hucheloup en fust le miseur - Et affin que mon nom ne celle, - De Bonne Encontre l'on m'appelle". Cette chapelle, assise sur une petite esplanade pratiquée dans le flanc d'une colline rocheuse, a la forme d'une croix latine, à chevet polygonal. A l'intérieur, on voit l'écusson des Rohan : de gueules à 9 macles d'or 3,3,3. Au-dessus du maître-autel est un tableau du Rosaire, où se remarquent plusieurs personnages, en costume du temps de Louis XIII, représentant, dit-on, des membres de la famille de Rohan. Les clefs de voûte portent en alternance les macles des Rohan et le A couronné d'Alain IV de Rohan. L'oratoire seigneurial est ouvert par une arcade sur le côté nord du choeur : il a été transformé en sacristie. Jadis un enfeu, cet oratoire est surmonté de la statue d'un chevalier agenouillé en prière. Est-ce le tombeau de Jean II de Rohan, ou simplement celui d'un seigneur du Quengo ? On l'ignore, car les vandales ont passé par là : la tombe est démolie, et la statue de granit a servi à boucher une fenêtre. Tout le dallage couvre des tombes. C'est là que sont inhumés de 1674 à 1788 les membres de la seigneurie du Quengo (la famille Henry du Quengo). La clôture, en bois sculpté, de l'entrée de la sacristie, date du début du XVIème siècle. La statue, en bois polychrome, de la "Vierge à l'Enfant" date du début du XVIème siècle. Le retable du Rosaire date du XVIIème siècle. La toile intitulée "Le Rosaire" date de 1644 : il s'agit d'une donation de la famille Henry du Quengo. La statue en bois de saint Barthélemy date du XVIIème siècle. A signaler que le 3 avril 1793, sous la Révolution, la maison prieurale et son jardin sont vendus à P. Boisgerand, pour 1 500 livres ;

le manoir de Quengo (XVIème siècle), situé à Saint-Samson, et propriété de la famille Quengo, puis de la famille Henry au XVIème siècle (vers 1513, à la suite d'une union avec Marguerite du Quengo). Les lucarnes sont sculptées. Les armoiries "de gueule à trois épées d'argent" sont celles d'Henry du Quengo. Olivier Henry du Quengo était l'un des compagnons de Du Guesclin. La demeure abrite aujourd'hui une maison d'enfants de l'A.R.A.S.S. ;

le manoir de Brangolo (1647), situé à Brangolo. Les huisseries sont ornées de blasons. Des motifs héraldiques sont sculptées sur des pierres. Une pierre de la façade indique l'année 1647 ;

l'ancien manoir de Talhouët (1650), propriété de la famille Le Moyne (vers 1650). L'édifice est doté d'une tourelle. Le manoir est vendu comme bien national à la Révolution puis démoli. Dans un des murs de la maison actuelle se trouve une pierre qui porte les armes de la famille Le Moyne ;

le calvaire et la fontaine de Saint-Gouvry (1878). L'ensemble est orné de deux statues (saint Gouvry et saint Eutrope), offertes à la paroisse en 1903 par les frères Cabigo ;

la fontaine Notre-Dame-de-Bon-Secours (fin du XIXème siècle), située rue du cimetière. Elle abrite une petite statue de Notre-Dame de Bon-Secours ;

le moulin de Saint-Samson, situé au n° 16 rue du Moulin ; 

A signaler aussi :

l'ancien château de Rohan, édifié vers 1120 par le vicomte Alain Ier (fils d'Eudon Ier, vicomte de Porhoët) et berceau de la famille Rohan. Alain Ier, reçoit pour son partage, vers 1116, toute la partie occidentale du Porhoët. Il possède un château à Castennec, où il se fixe d'abord ; il en bâtit un second, vers 1120, sur les bords de l'Oust et il lui donne alors le nom de Rohan, qui passe à tous ses descendants. Il conserve le titre de vicomte, comme ses frères, et le transmet à sa postérité. En 1127, il donne "à Dieu, à Saint-Martin de Marmoutier et à ses moines, représentés par les religieux de Saint-Martin de Josselin, tout le bourg situé devant la porte du nouveau château de Rohan, et le terrain s'étendant au midi jusqu'à la rivière de l'Oust, à la condition d'y établir une église et un cimetière" (Pr. 1 554). Au bout de deux ans, les moines avaient rempli la double condition : leur bourg prend le nom de Bourg-des-Moines qu'il porte encore aujourd'hui, pendant qu'un autre bourg, situé au Nord du château, conserve celui de Rohan. Le château originel est constitué d'une "motte féodale surmontée d'une tour carrée, avec bâtiments accessoires, talus ou mur d'enceinte, et douves profondes, ou pénètre l'eau de la rivière... Plus tard, des tours rondes sont ajoutées à l'enceinte". Il est partiellement détruit par les Anglais sous les ordres du comte de Northampton en 1342 (confirmé par les Annales de Bretagne "L'an 1342, le roi Edouard vient en personne venger la mort de Robert d'Artois. Il prend Rohan, Pontivy et forme en même temps les sièges de Vannes et de Nantes"), puis restauré ou reconstruit. Le 25 juillet 1429, à la mort du vicomte Alain VIII, son successeur, Alain IX, est exempté du rachat de son fief, à condition que Tristan de la Lande soit autorisé à occuper la forteresse de Rohan qui est alors sous les ordres du capitaine Jean de Keradreux. Le château compte en 1462, six tours rondes et une tour carrée de 15 mètres de côté à l'extérieur et de 7,50 mètres de côté à l'intérieur. Voici la description qu'en donne le vicomte Jean II en 1479 : "Le chasteau de Rohan, place forte et advantageuse, bien emparée de tours, maisons, clostures et fossez, pour la défense d'icelui et des biens des subjets du pais, lorsque nécessité adviendroit, où il y a guet et garde, capitaine et connestable, et vaut cette capitainerie plus de 400 livres par chacun an" (Tall. H. CLXV). Après l'acquisition du comté de Porhoët (1407), les Rohan désertent peu à peu le château qui leur sert de berceau, et donnent la préférence à Josselin et ensuite à Blain. Pris et repris en 1484 (par le duc François II), en 1488 (par le duc d'Orange, commandant des troupes mercenaires allemandes du duc François II) et en 1490 (par le maréchal de Rieux), le château est ensuite abandonné par la famille Rohan. Aussi, pendant les troubles de la Ligue, le château de Rohan n'a à subir aucune attaque. Jean II de Rohan, avec l'aide du roi de France Charles VIII, restaure le château entre 1495 et 1502 sous la surveillance de Hervé de Mancazre, capitaine de la place. En 1534, Antoine de Montboucher est capitaine de "la place complètement rénovée". En 1594, pendant les guerres de religion, les ligueurs catholiques investissent la ville et le château. Le vicomte est alors Henri II, calviniste déterminé comme sa mère Catherine de Parthenay. Il est crée en 1603 Duc de Rohan et Pair de France par le roi Henri IV, son cousin. Ses talents militaires font de lui le chef des protestants, et il ne craint d'ailleurs pas de soutenir la guerre contre Louis XIII et de déchirer sa patrie par une lutte fratricide. Il meurt en 1638 et il est enterré à Genève. Sa fille unique Marguerite épouse en 1645 Henri Chabot, marquis de Sainte-Aulaye, à condition que les enfants à naître de ce mariage portent le nom des Rohan, et en 1648 le roi Louis XIV renouvelle en leur faveur les titres de Duc de Rohan et de Pair de France. Les armes des Rohan sont : de gueules à 9 macles d'or, 3, 3, 3. Les armes des Chabot : d'or à 3 chabots de gueules posées en pal, 2. 1. Depuis l'union des deux familles, elles sont écartelées. Un aveu de 1682 donne les renseignements qui suivent : "Le château de Rohan consistant en un grand corps de logis, fortifié de grosses tours, terrasses, forteresses, défenses, machicoulis, portes canonnière, remparts, ponts levis et dormants, basses-cours cernées de murailles, douves et fossés, avec éperons, flancs, boulevards, abords, issues et jardins. Auquel château la dame duchesse de Rohan (Marguerite) a droit de mettre capitaine, lieutenant, portier, et autres officiers, exempts de tous devoirs et impôts, avec les droits, prérogatives et libertés de guet et arrière-guet, garde de portes, et réparations de douves, tant par cens qu'autrement ; lequel droit se lève annuellement de tout temps, à raison de cinq sous monnaie, tant sur chacun des hommes proches que sur les hommes éloignés ses vassaux. La ville de Rohan, qui était autrefois cernée de murailles et fossés, est noble, franche et exempte de tous subsides, fouages, impôts et autres subventions, tant ordinaires qu'extraordinaires ; et se tiennent dans la dite ville quatre foires chaque année, savoir ; la foire de Saint-Jean le 25e de juin, la foire de Saint-Samson le 28e de juillet, la foire de Saint-Macé le 21e de septembre, et la foire de Saint-Martin le 11e jour de novembre" (Arch. Nantes). Le château tombe définitivement en ruine après 1682 et la Révolution lui porte le dernier coup de grâce. Les ruines et l'emplacement du château sont vendus le 25 août 1802 par le duc de Rohan à M. Janzé. Puis, le 22 novembre 1814, le baron Janzé revend au duc Louis Auguste de Rohan Chabot "l'emplacement et les ruines de l'ancien château de Rohan". En 1840, seules demeurent "les douves, des débris de l'enceinte, la base d'une grosse tour à l'est et une tourelle au nord". En 1841 (ou 1844), les pierres utilisables sont données par le duc Fernand de Rohan-Chabot aux Trappistes pour la construction du monastère de Timadeuc et l'emplacement du château est cédé, au même moment, à la ville de Rohan, pour y faire un champ de foire. D'autres détails concernant le château apparaissent dans le "Mémoire" rédigé par le vicomte Jean II en 1479 [voir Le duché de Rohan (déclaration de 1682)] ;

Nota 5 : Alain Ier, 3ème fils d'Eudon Ier, vicomte de Porhoët, eut pour son partage, vers 1116, toute la partie occidentale du Porhoët, alors peu habité. Il avait un château à Castennec ; il en bâtit un autre sur les bords de l'Oust, et lui donna le nom de Rohan, qui passa à tous ses descendants. Il conserva le titre de vicomte, comme ses frères, et le transmit à sa postérité. En 1127, il donna aux moines de Saint-Martin de Josselin, qui dépendaient de Marmoutier, « le bourg situé devant la porte de son nouveau château de Rohan, à la condition d'y faire une église et un cimetière » (Pr. I. 554). Alain II, son fils, lui succéda en 1128, et fit confirmer dès 1129, par l'évêque de Vannes, la donation de son père. Il établit des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Pontivy, à Priziac, à Locmalo,... fit alliance en 1160 avec le comte Conan IV et l'aida à s'emparer de Guingamp sur Henri de Goello. Alain III, vicomte de Rohan et de Castelnoec, marié à Constance de Bretagne, fonda en 1184, l'abbaye de Bon-Repos, dans la paroisse de Laniscat, et la dota sur ses domaines voisins et sur ses biens d'Angleterre. Il mourut en 1195, et fut inhumé à Bon-Repos. Alain IV, marié à Mabile de Fougères, augmenta la dotation de Bon-Repos, prit part, en 1197, à la victoire de Carhaix sur les Anglais, et mourut en 1205. Geoffroi, Olivier Ier et Alain V recueillirent l'un après l'autre sa succession. Alain VI, vicomte de Rohan en 1232, intervint dans une foule d'actes, réduisit à la soumission Geoffroi de Lanvaux, en 1272, et se rendit acquéreur de ses terres en Melrand, Moréac et Remungol. Il reconnut, en 1294, devoir au duc 9 chevaliers et demi, dont 5 pour la vicomté de Rohan, 1 pour le fief de Guémené, 3 pour ses possessions en Porhoët et un demi pour le fief de Gormené. Il mourut en 1304. Ses fils Josselin et Olivier II siégèrent 22 ans. Alain VII, vicomte de Rohan en 1326, marié à Jeanne de Rostrenen, se déclara pour Charles de Blois, prit part aux sièges d'Hennebont, d'Auray, de Vannes, vit ses châteaux de Pontivy et de Rohan ruinés par les Anglais en 1342, et périt lui-même au combat de Mauron le 14 août 1352. Jean Ier de Rohan, son fils, épousa Jeanne, héritière de Léon, fut fait prisonnier à Auray en 1364, et suivit Du Guesclin en Normandie, en Poitou et ailleurs. Il se remaria en 1377 à Jeanne de Navarre, contribua en 1379 à la restauration du duc Jean IV, et prit part à la campagne de Flandre en 1382. Il tenta de réconcilier le duc de Bretagne et le connétable de Clisson, et mourut en 1396. Alain VIII, marié à Béatrix de Clisson, recueillit en 1396 la vicomté de Rohan, et en 1407 les domaines de Porhoët, de Blain, de Pontchâteau, etc... Il se déclara en 1420 contre les Penthièvre, refusa de ratifier en 1427 le traité de Troyes, qui reconnaissait le roi d'Angleterre comme roi de France, et mourut en 1429. Alain IX, vicomte de Rohan, comte de Porhoët, seigneur de Léon, de Blain, de la Garnache, etc... parût à l'entrevue de Chantocé en 1431 et au siège de Pouancé en 1432. En 1451, il contesta au comte de Laval le premier rang aux Etats, donna en 1456 l'emplacement de son château des Salles de Pontivy aux Frères Mineurs, mourut à La Chèze le 20 mars 1462 et fut inhumé à Bon-Repos. Jean II, son fils, épousa en 1468 Marie de Bretagne, belle-soeur du duc François II, et eut par elle des prétentions à la couronne ducale. En 1479 il avait des sièges de juridiction féodale à Pontivy, à Gouarec, à Corlay, à Loudéac et à Baud. En 1485 il construisit le château de Pontivy et celui de Corlay. Dans la guerre de 1487 à 1488, il servit la France contre la Bretagne, et attaqua tour à tour Saint-Aubin du Cormier, Dinan, Pontrieux, Guingamp, Concarneau et Brest. Au mariage de la duchesse Anne, en 1492, il fut mis de côté : digne récompense des transfuges de la patrie ! Il mourut en 1516. Jacques de Rohan, son fils, mourut à Corlay en 1527. René I, lieutenant général en Bretagne, mourut en 1552. Henri I se fit calviniste et mourut à Blain en 1575. René II, également calviniste, mourut à la Rochelle en 1586. Henri II, créé duc de Rohan en 1603, devint le chef des calvinistes, se révolta plusieurs fois contre son roi et déchira sa patrie par une guerre fratricide ; rentré en grâce il mourut en 1638 et fut inhumé à Genève. Sa fille unique Marguerite épousa en 1645 Henri Chabot. Louis I de Rohan-Chabot, fut duc et pair en 1655. Louis II porta toute sa vie le titre de prince de Léon. Louis III, duc de Rohan en 1738, mort en 1791. Louis IV succéda à son cousin et mourut à Paris en 1807. Alexandre-Louis, duc de Rohan en 1807, mort en 1816. Louis V, duc et pair, mort cardinal de Besançon en 1833. Fernand, duc de Rohan, mort à Paris en 1869. Charles, duc de Rohan, mort en 1893. Alain, son fils, duc de Rohan, député du Morbihan. La famille de Rohan était l'une des plus illustres de la Bretagne ; elle était alliée aux rois de France et de Navarre ; ses membres, comme les Rieux, avaient à la cour de France rang de princes, en qualité de descendants des anciens souverains de Bretagne. Outre la branche aînée, dont la descendance directe a été donnée ci-dessus, il y avait la branche cadette de Guémené, qui existe encore en 1891 en Autriche, et celle du Gué-de-l'Isle, continuée par les Pouldu, éteinte en 1748. Les rameaux de Soubise et de Gié n'ont donné que trois ou quatre générations. Les armes de Rohan sont : de gueules à 9 macles d'or, 3, 3, 3. Les Rohan-Chabot portent un écartelé de Rohan et de Chabot. La vicomté de Rohan comprenait, à l'origine, les châtellenies de Rohan, de Castennec et de Pontivy (46 paroisses), la châtellenie de Gouarec ou des Salles de Perret (13 paroisses), celle de Corlay (12 paroisses) et celle de Guémené-Guégant (10 paroisses), total : 81 paroisses ou trêves (A. de La Borderie : Essai). Plus tard la châtellenie de Guémené en fut détachée, ainsi que celle de Corlay ; en retour la majeure partie du Porhoët lui fut acquise. En 1603, lorsque la vicomté de Rohan fut érigée en duché-pairie, on lui annexa les 21 paroisses de la châtellenie de La Chèze, en Porhoët, pour compenser les pertes antérieures. Le duché ainsi composé fut divisé en six châtellenies : Rohan, Pontivy, Gouarec, La Chèze, Loudéac et la Trinité-Porhoet. Dans chacune des six châtellenies, il y eut un siège de justice, avec sénéchal et procureur fiscal, et celui de Pontivy était tribunal d'appel à l'égard des cinq autres ; cette ville devint par-là même la capitale du duché. Le château de Rohan, mentionné en 1127, ruiné par les Anglais en 1342, et réparé peu après, est ainsi décrit par Jean II en 1479 : « Le chasteau de Rohan, place forte et advantageuse, bien emparée de tours, maisons, clostures et fosséz, pour la défense d'icelui et des biens des subjets du païs, lorsque nécessité adviendroit, où il y a guet et garde, capitaine et connestable, et vaut cette capitainerie plus de 400 livres par chacun an » (Taillandier H. CLXV). Ce château existait encore à l'époque de la Ligue, mais bientôt, abandonné par ses propriétaires, il tomba complètement en ruines. En 1844, le duc de Rohan-Chabot en donna les derniers matériaux aux Trappistes de Tymadeuc, et en céda l'emplacement à la ville, pour y faire un champ de foire. Il était placé sur le bord de l'Oust, afin, sans doute, de recevoir l'eau de la rivière dans ses douves (J-M. Le Mené).

Voir aussi vicomté de Rohan " La vicomté de Rohan ". 

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ANCIENNE NOBLESSE de ROHAN

La seule terre noble de Saint-Gouvry était Talhoët (ou Talhouët), qui appartenait en 1649 aux Perrin, et plus tard aux Le Moyne, dont un membre fut compromis dans la conspiration de Pontcallec et décapité à Nantes le 26 mars 1720.

Les seigneuries particulières de Saint-Samson étaient : 1° Le Quengo, berceau de la famille de ce nom, passé vers 1513 aux Henry. 2° La Ville-Moizan, aux Jeffredo en 1750. 3° Le Pierny, vers le nord. 4° Assigné, à la famille de ce nom. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Rohan. La paroisse de Rohan dépendait autrefois de Crédin.

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