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PLOUMILLIAU

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La commune de Ploumilliau (bzh.gif (80 octets) Plouilio) fait partie du canton de Plestin-les-Grèves. Ploumilliau dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). Pour connaître les différents recteurs et maires de Ploumilliau (cliquez sur recteurs ou maires)

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUMILLIAU

Ploumilliau est pour Plou-Méliau et signifie paroisse de Méliau. Le saint de ce nom était le fils de Budic, roi de la Domnonée, laquelle comprenait les diocèses de Quimper, de Léon et de Tréguier. Après la mort de Théodoric, son frère aîné, Méliau monta sur le trône et se fit remarquer par sa piété et par sa grande douceur. Le plus jeune de ses frères, Rivod, dévoré d’ambition et jaloux comme Caïn, attira Méliau dans un piège et lui trancha la tête. Des miracles ayant attesté la sainteté de Méliau, il a été mis au nombre des martyrs.

Ville de Ploumilliau (Bretagne)

Ploumilliau est une ancienne paroisse primitive qui, outre sa trève Keraudy (aujourd'hui en Ploumilliau), englobait autrefois les territoires de Trédrez et Locquémeau sa trève (aujourd'hui en Trédrez). Ploumilliau n'apparaît pas dans les documents officiels avant 1426. Pourtant Keraudy, sa trève, y figure dès le XIIème siècle.

On ne trouve, en effet, pas trace du nom de Ploumilliau dans les chartes de 1160 et 1182 énumérant les possessions des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers. Ils étaient pourtant présents à Saint-Jean, à Keraudy (ou Keroudi), à Christ et au Mouster.

Ploumilliau semble être cité en 1330 dans l'enquête de canonisation de Saint-Yves sous le nom de " Ploeymiam ". En effet, " Hamon de Reger, de la paroisse de Ploeymiam (peut-être Ploumilliau ?), âgé de 75 ans " (témoin n° 153) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves.

Le 28 avril 1424, Robert de Dinan, seigneur de Chateaubriand et de Montafiland, " desirant le sauvement de son âme et pour être participant en bonnes et devotes prières, oraisons, messes ... et pour être reçu en icelle abbaye " accorde aux religieux de Bégard " deux sols monnoye d'annuelle et perpétuelle rente dessus tous ses héritages et tout ce qui peut appartenir d'héritage, en la paroisse de Ploumilliau ".

En 1554, à l'occasion de la perception d'un impôt établi pour la solde des troupes du Roi en Bretagne, des habitants de Ploumilliau, mauvais payeurs, sont arrêtés à Lannion. Ce qui provoque une émeute à Lannion. Les entêtés Milliautais n'en furent pas moins obligés de payer.

Keraudy est formé du breton "ker" (village) et du nom "Audy" (ou Ody) attesté dès le XVIème siècle. Le premier curé de Keraudy aurait été nommé dès 1541. Kéraudy est une dépendance de la commanderie de Pont-Melvez. On y trouve plusieurs lieux-dit tels que Le Clandy (la maladrerie), le Mouster (le monastère), Mouster-ar-Chapel (le monastère de la chapelle). Devenu église tréviale en 1653, Keraudy fut érigé en paroisse par décret du 25 février 1851.

Le 28 octobre 1597, le capitaine La Fontenelle vint de Douarnenez au bourg de Ploumilliau, avec 300 cavaliers, et y attaqua une troupe royaliste de 150 hommes de pied, commandé par Villechapin (ou Ville-Chuppin), qui fut tué dans le combat : " Le mardy 28 jour d'octobre 1597 le sieur de La Fontenelle assisté d'environ 300 cavaliers vinst de Douar an enes au bourg de Ploemilieau pour deffaire le cappitaine dict Ville Chuppin (...) estant des trouppes du Sr de Kergomar, quel Ville Chupin estoict ondit bourg assisté d'environ 150 hommes de pied qui y estoient venus pour contraindre les paroisses de paier ce qu'ils restoient pour les fortifications de Guingamp, lequel capitaine (...) avecq 12 ou 13 de ses soldats furent tuez et les autres mis en routte (...) ".

L'ancienne paroisse de Ploumilliau dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Morlaix.

Ville de Ploumilliau (Bretagne)

L'ancien prêtre Carluer de Ploumilliau semble avoir été rappelé à l'ordre plusieurs fois par sa hiérarchie : 1° Lors d'une visite à Ploumilliau, le 14 juillet 1704 : " Attendu qu'au mépris de l'article des Statuts synodaux qui défend à tous prêtres, à peine de trois mois de prison, d'avoir aucune servante qui n'ait au moins cinquante ans, etc., et là-dessus, le sieur Carluer, prêtre de Ploumilliau, qui a contrevenu à ce règlement, - fait pour l'édification des fidèles, - est sévèrement blâmé ". 2° Lors d'une visite à Ploumilliau le 14 juillet 1706 : " Estant deûment informé que le sieur Carluer, prêtre de la paroisse de Ploumilliau, tient un si grand ménage qu'il ne scaurait en prendre le soin convenable, et remplir en même temps les devoirs et les obligations d'un bon ecclésiastique ... ". Comme conclusion l'évêque le reprend, et l'oblige à aller, en novembre suivant, passer trois mois au séminaire, pour reprendre l'esprit ecclésiastique. 

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Ploemyliau (fin XIVème siècle), Ploumilliau (en 1426), Ploemiliau (en 1481).

Voir aussi la situation de la paroisse de Ploumilliau durant la Révolution.

 

Ville de Ploumilliau (Bretagne)

 

Note 1 : les armoiries de Ploumilliau sont d'argent à un léopart de sable accompagné en chef de trois coquilles du même. Ce sont les armes de Lanascol, adoptée par Ploumilliau avec l'autorisation de la famille Quemper de Lanascol. Ploumilliau pouvait s’enorgueillir de présenter deux églises et six chapelles. S’y ajoutaient les 24 calvaires. Keraudy, qui était sous l'Ancien Régime, une paroisse succursale de celle de Ploumilliau dès 1681, fut attachée à la commune de Ploumilliau avant le 16 février 1791.

Note 2 : Il semblerait qu'une (ou deux écoles) ait existé à Ploumilliau dès 1487. En effet un acte de 1487 mentionne : " Comme cest temoing qui jeune estoit environ l'aige de quinze ans alloit et venoit a l'escolle à deux chapelles qui sont en la paroesse de Ploumilliau appelées St-Cado et Brezehan par ledict ostel de Kerninon pour accompagner les enfants dudit Le Roux aller a l'escolle ... ".

Note 3 : la commune de Ploumilliau est formée des villages : Trivinic, Prat-en-Veil, Keralary, Kernevez, Guerguilleguen, Keranbellec, Trézaou, Kerambat, Lisse, Kercanay, Kerifin, Henveur, Guerguiomar, Kerezout, Hentglas, Keranglas, Quinquis, le Mouster, Lavouenan, Kerdual, Tréman, Kervren, La Garenne, le Peulven, Poulherre, Ogès, Kerduraison, Kertanguy, Meintoul, Keransaudy, le Gouelliou, etc....

Note 4 : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUMILLIAU : Noble Rolland Chrestien, jusqu’en 1704. - Noble Jean-François du Mousterou (1704-1725), recteur du Minihy. - René-André Rolland (1725-1744). - Noble Jean de Lezormel (1744-1786), licencié, chanoine de Notre-Dame-du-Mur. - Guy Maurice (1786-1790), ..., Yves-Marie-Victor de Villiers de Lisle-Adam (de 1864 jusqu'à fin 1888) [Note : Yves-Marie Victor de Villiers de Lisle-Adam est né à Maël-Pestivien le 28 septembre 1808, dont voici l'extrait de baptême, tiré des registres de l'église paroissiale de Maël-Pestivien : " Lisle-Adam Yves-Marie-Victor Delisle Adam, fils légitime de Jean-Jérôme-Charles Villiers de Lisle-Adam propriétaire et de dame Marie-Gabrielle-Thomase Hamon de l' Isle-Adam, né à Kerohou en cette paroisse le vingt huit septembre mil huit cent huit a reçu les cérémonies du baptême ayant été ondoyé le jour de sa naissance le douze octobre même année, parrain et marraine ont été Yves-Marie Gourlay Kervizien, juge au tribunal civil de Saint-Brieuc et Marie-Anne Conan, veuve d'Allain Bellom, propriétaire, demeurante au Guenmané, en Lanrivain, qui, avec le père présent, ont signé. Marie-Anne Connan. Gourlay-Kervizien. Marie-Louis Des Jars, Mare-Thérèse Gourlay, femme Hamon ". Yves-Marie-Victor entra dans les ordres, et fut un prêtre pieux et distingué doublé d'un érudit. Il avait été à Rome compléter ses études théologiques qui lui valurent le diplôme de docteur et ce fut dans la Ville Eternelle qu'il reçut la consécration sacerdotale. Il devint ensuite recteur de Kerpert, puis de Ploumilliau, où il mourut vers la fin de 1888.

Bourg de Ploumilliau (Bretagne)

Note 5 : Chanson Paotred Plouillio. " Trois mois après le tirage au sort, plusieurs jeunes de Ploumilliau sont incorporés le 7 décembre 1806 dans le 60ème régiment de ligne, qui se compose essentiellement de recrues des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). Leur régiment part pour l'Italie et participe à l'occupation de l'Illyrie, de l'Albanie et de la Dalmatie. Durant l'été 1807, on voit cette unité tenir garnison tour à tour à Curzola, Stagno, Raguse, Cattaro, Castel Nuovo... En cette fin d'année 1807, l'un des conscrits de Ploumilliau, Erwanig Jacob, victime de fièvres, succombe à l'hôpital civil de Padoue, loin du pays natal. Deux mois plus tard, Yannig Prat, à son tour, décède à l'hôpital militaire de Venise, frappé du même mal. Au printemps 1809, le 60ème de ligne s'illustre particulièrement en Italie du Nord, où il accumule les victoires. Puis il pousse jusqu'en Hongrie où il livre avec succès les batailles de Raab et de Wagram. Le 14 octobre de cette même année, Napoléon signe avec l'Autriche la paix de Vienne. Le 60ème est alors dirigé sur un nouveau théâtre d'opération, l'Espagne, que deux de ses bataillons gagnent à la fin de 1811. Ils participent entre autres au blocus de Figueras. C'est à l'hôpital militaire de cette dernière ville que meurt le troisième conscrit de Ploumilliau, Pierre-Marie Laveant, victime lui aussi de la fièvre, à 27 ans, le 30 mai 1812. Des quatre « Paotred Plouillio », un seul en réchappe, Guillaume Le Meleder : il participe à la prise de Terragone, au siège de Valence, et au passage du Douero. En 1814 son régiment repasse les Pyrénées et livre bataille contre Wellington et les Anglais à Toulouse. L'année suivante, il rentre au pays et reprend le métier de tailleur qu'il exerçait avant de partir à l'armée. Le 2 juin 1818, il épouse la fille d'un boulanger de Ploubezre, Marie Le Calvez. Le couple s'installe à Servel. De cette union naissent sept enfants. La septième naissance est fatale à Marie qui meurt avec son bébé le 21 août 1838. Guillaume lui survivra 17 ans et s'éteindra le 4 mars 1855 à l'âge de 69 ans " (D. Giraudon).

Chanson de Ploumilliau (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUMILLIAU

L’EGLISE

Il n’est vrai qu’en partie que l’église paroissiale de Ploumilliau a été construite au début du XVIème siècle (vers 1500) par l’atelier Beaumanoir de Morlaix. En fait, le premier édifice dédié au culte fut construit très tôt, sans doute juste après la fondation du « Plou ». Cet édifice fut restauré, une première fois, connue, dès le début du VIIIème siècle. Il bénéficie d’une nouvelle restructuration vers le XIème ou le XIIème siècle. Beaumanoir construisit l’église au début du XVIème siècle, en gardant de l’ancienne ce qui pouvait l’être. Cette église, très endommagée au moment des guerres de la Ligue en 1590, fut restaurée sous la direction de l’architecte Lahaye (ou La Haye) et le maître-peintre Jean Morvan entre 1602 et 1608. La base et le clocher semblent datés de 1475, le pignon est de 1602, ainsi que l'indique l'inscription suivante : " Le 13 jour de may an 1602, Fiacre La Haye et I. Le Coz ount faict cet pignon à l'hon(neur) de Dieu et Monsieur St Milliau ", et la nef de 1608, date portée sur le troisième pilier. Avant cette reconstruction, procès-verbal de l'état de l'église avait été dressé en 1602 par Fiacre La Haye, qualifié " maître-architecte ", aidé de Jean Morvan, maître-peintre. Au milieu du XIXème siècle, à la demande et sur les plans de l’abbé Villiers de l’Isle-Adam, des modifications importantes furent apportées.

Eglise de Ploumilliau (Bretagne)

 

Eglise de Ploumilliau (Bretagne)

En forme de croix latine, l'église comprend une nef avec bas côtés de sept travées, avec, au droit des deux dernières, des chapelles en ailes, et un choeur. Le chevet de l’église, la maîtresse vitre, les meneaux des fenêtres de la façade midi sont du style renaissance, et datent des années 1602 à 1608. Il est à remarquer que les deux porches ouest et sud sont surmontés chacun d'une secrétairerie ; et que sous le porche, le même bénitier sert à l'extérieur et à l'intérieur. L'édifice a été classé le 18 janvier 1921 (R. Couffon). Au point de vue artistique, les parties les plus remarquables sont, par ordre d’importance : le porche gothique du XIVème siècle, une ouverture ogivale entourée d’une guirlande quatre feuilles surmontée d’un trèfle y donne accès ; les moulures en sont ornées d’une vigne avec feuilles et grappes. A l’intérieur du porche, douze niches (six de chaque côté), chacune surmontée d’une coquille, le tout en granit, ont abrité jusqu’en 1793, les statues des douze apôtres. Un plafond en granit aux nervures ogivales soutient le plancher de la chambre des Archives, éclairée d’un côté par une fenêtre ogivale et au midi par une fenêtre quadrangulaire grillagée. On accède à cette chambre par un escalier tournant renfermé dans une élégante tourelle gothique ajourée et recouverte d’une pyramide octogonale d’un très bel effet. Le tout en granit du pays. Une tourelle identique, mais plus élevée , renferme l’escalier en pierre donnant accès à la galerie du clocher gothique. Les vitraux renaissance sont l’œuvre de la maison Laigneau à Saint-Brieuc.

Bourg de Ploumilliau (Bretagne)

Bourg de Ploumilliau (Bretagne)

   

La balustrade du chœur est partiellement faite de panneaux du XVIIème siècle : la Cène, Notre-Seigneur au Jardin des Oliviers, l'Arrestation, Jésus devant Pilate, Jésus devant le grand-prêtre, la Flagellation, le Couronnement d'épines, l'Ecce Homo, Notre-Seigneur tombe sous la croix, la Crucifixion, la Résurrection. La chaire est du XVIIIème siècle. Les fonts datent du début du XVIème siècle, ainsi que l'indiquent les armes en alliance de Tanguy de Kermenguy et de Plesoue de Launay-Ploesquellec. L’église abrite des statues anciennes (Sainte Vierge, saint Miliau, saint Yves et saint Apôtre,..) et les tombes de deux recteurs décédés dans leur paroisse (l’abbé Victor Villiers de l'isle-Adam, décédé en 1889 et l’abbé Derrien, décédé en 1907).

Eglise de Ploumilliau (Bretagne)

 

Eglise de Ploumilliau (Bretagne)

 

Dans cette église se trouve la statue de l'ANKOU (la Mort, squelette armé d'une faux, XVIIème siècle), que l'on mettait autrefois, avec une autre statue semblable, sur le corbillard. L'Ankou de Ploumilliau est peut-être le dernier exemplaire qui subsiste aujourd'hui.

Ankou de Ploumilliau

 

Voir aussi   Ploumilliau " Prééminences de l'église Saint-Miliau de Ploumilliau "

Voir aussi   Ploumilliau " Description de l'église de Ploumilliau

Les autres édifices religieux.

A Keraudy, l’église, un véritable joyau, fut construite à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle (vers 1535). Keraudy fut une paroisse depuis 1541, mais ce n’était qu’une trêve. Elle fut rattachée à la commune de Ploumilliau. L'église Notre-Dame de Keraudy, est classée monument historique avec son calvaire et les murs d'enceinte de son cimetière, le 16 janvier 1935. Les panneaux de l'ancien jubé datent du XVIème siècle. Le tabernacle du maître-autel, oeuvre de Louis Crucher (sculpteur à Tours), date de 1685. En 1653, l'édifice qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers, est échangé entre le commandeur René de Saint Offange (qui reçoit en rente 16 boisseaux de froment) et le seigneur de Lanascol.

Eglise de Keraudy en Ploumilliau (Bretagne)

Nota 1 : L'ancienne paroisse de Keraudy n'est pas riche en documents, et cela n'est point pour nous étonner, vu qu'elle n'était, pendant la période que nous étudions, que simple chapelle vicariale ou « prétendue succursale de Ploumilliau ». Cette intéressante chapelle, fondée par la famille Quemper de Lanascol, jouissait cependant de quelques revenus et avait déjà, bien avant la Révolution, son chapelain ou desservant. On pouvait voir encore, à la fin du XIXème siècle, l'antique maison qui lui servait de presbytère, appelée toujours par les Keraudiens ar presbitor koz, et dont la triste figure, avec son immense toit de chaume, indiquait assez qu'elle n'était pas de ce siècle. D'après le cahier de paroisse de Keraudy, un M. Tensorer, qui administrait cette trève au moment de la Révolution, y est mort en 1792 et y fut inhumé dans le cimetière, au côté gauche de la barrière d'entrée. C'est le seul détail que l'on connaisse sur lui. Plus tard, en 1794, l'abbé Louis-Marc Le Guern, dont nous aurons à parler au chapitre Ploumilliau, quitta la chapelle de Saint-Cado située en cette paroisse, pour aller exercer son culte à Keraudy, et il fit, à cette occasion, la déclaration dont voici la teneur : « Ce jour, 6 fructidor, an III de la République une et indivisible, s'est présenté le citoyen Louis-Marc Le Guern, prêtre catholique, lequel a déclaré exercer son culte dans la chapelle de Keraudy, ainsi qu'il l'exerçait auparavant dans celle de Saint-Cado, etc..., répétant en tant que besoin sa déclaration du 10 messidor dernier et requérant copie des dites déclarations. Et a signé Louis-Marc Le Guern, prêtre catholique romain ». Vers la fin de la Révolution, un prêtre insermenté nommé Neuder desservit encore la trêve de Keraudy, où il est mort ; mais son corps fut transporté à Plougras, sa paroisse natale, pour y être inhumé. Enfin, après le Concordat de 1801, un M. Morvan, prêtre de Plouzélambre, fut nommé comme desservant à Keraudy. Tout porte à croire que ce même M. Morvan était en même temps vicaire à Ploumilliau. Toujours est-il qu'il se réfugia en Angleterre pour attendre la fin de la persécution, après avoir refusé, comme M. Montréer, le digne recteur de Plouzélambre où il était alors, le serment à la Constitution civile du clergé. C'est à son retour dans le diocèse que Mgr Caffarelli lui confia le poste de Keraudy, où il resta jusqu'en 1812, époque où il fut transféré recteur de Plounérin, où il est mort en 1814. La belle trêve de Keraudy n'a été définitivement érigée en paroisse que le 2 avril 1851, sur la pétition des Keraudiens et la proposition de Mgr Le Mée, alors évêque de Saint-Brieuc. Tout naturellement, M. le recteur de Ploumilliau ne vit pas cette séparation avec plaisir, attendu qu'on lui enlevait ainsi la plus belle section de sa paroisse. Sentant toutefois que la résistance devenait inutile, il se décida bientôt à capituler (le diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire - 1899).

Note 2 : Jadis chapelle Saint-Jean de Keraudy ou " le temple de Saint-Jean ", ancien membre de la commanderie de Pontmelvez en Ploumilliau, puis église tréviale et enfin érigée en église paroissiale par décret du 25 février 1851. L'édifice en forme de T, comprenant une nef avec bas côtés de cinq travées et clocher-mur. Il date de la première moitié du XVIème siècle ; et, la maîtresse vitre portant autrefois les écussons en alliance de Pierre Quimper, sr. de Lanascol, et de Jeanne Bérard, on peut le dater avec plus de précision des environs de 1535. La nomination du premier curé de l'édifice actuel, François Le Four, date d'ailleurs du lundi 25 avril 1541. Porche voûté sur arcs ogives. En 1940, le mobilier se composait d'une tribune avec les 12 apôtres, faîte avec l'ancien jubé (XVIème siècle), d'une porte en bois sculpté avec panneau représentant la sainte Vierge, saint Jean-Baptiste, sainte Barbe, saint Yves (XVIème siècle), de fragments de vitraux (XVIème siècle), d'un maître-autel et d'une chaire du XVIIIème siècle, de fonts baptismaux ornés de têtes sculptées (XVIème siècle) et de plusieurs statues anciennes : Crucifix, sainte Vierge, saint Joseph, sainte Anne, saint Jean-Baptiste, saint Jean l'évangéliste, saint Yves, saint Eloi et saint Roch (R. Couffon). 

Nota 3 : dans la maîtresse vitre, ne subsistent que trois panneaux de la Crucifixion. Au centre, sur un fond de damas bleu, le Christ en croix, dessiné en grisaille brune. La croix est jaune et le sol brun. A gauche, sur un damas rouge cerise, la Vierge porte un nimbe dont les rayons d'or se détachent sur un fond plus soutenu. Elle est vêtue d'une robe rouge vermillon et d'un manteau bleu. A droite, saint Jean l'évangéliste, en robe blanche à ceinture d'or et manteau violet. Nimbé d'une auréole rouge, il se détache sur un fond de damas violet ; le sol est jaune brun. Dans la fenêtre du pignon du transept, trois panneaux, qui ne paraissent pas provenir d'un même vitrail, représentent saint Jean Baptiste, la Vierge, et saint Yves présentant un donateur. A gauche, saint Jean-Baptiste, en blanc et en or, se détache sur un fond bleu damassé. Au centre, la Vierge, couronnée et nimbée d'or avec ses longs cheveux sur le dos, tient l'Enfant nu dans ses bras. Tout autour formant gloire, des flammes d'or. Sur le socle se lit l'inscription : "Guille de Queleuc (sans doute Quellenec) sr. du Dybe". A droite, sur un fond de damas bleu, saint Yves, en housse blanche parsemée d'hermines et portant un nimbe à rayons d'or sur fond plus soutenu, présente un donateur en surplis, à genoux sur un coussin vert. L'architecture du dais qui encadre ce panneau renferme en grisaille une statue de saint Pierre. Le carton de ces panneau appartient encore à l'école rhénane. A noter que suivant le procès-verbal des prééminences de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur, les armes de Pierre Quemper et de sa seconde femme Jeanne Bérard (ou Bérart) figurant dans la maîtresse vitre de Keraudy permettent de la dater des environs de 1530. La chapelle côté épître dédiée à saint Yves relevait de la seigneurie de Kermenguy en Ploumilliau (Société d'Emulation des Côtes-d'Armor - 1935). 

Eglise de Keraudy (Ploumilliau - Bretagne)

 

Eglise de Keraudy (Ploumilliau - Bretagne)

Voir aussi   Ploumilliau " Prééminences de l'église Notre-Dame de Keraudy, en Ploumiliau "

Voir aussi   Ploumilliau " Description de l'église de Keraudy

Saint Cado (1758, avec pierres réemployées de 1616), la chapelle se situe juste à l’entrée du bourg. Elle aurait eu Jehan Launay pour fondateur. Elle relevait de la seigneurie de Lanascol. L'édifice actuel, de plan rectangulaire, porte la date de 1758. Il fut vendu sous la Révolution à Louis Geffroy et Olivier Guennec. La famille Dagorn en fit don à la fabrique le 16 octobre 1813 et elle fut érigée en chapelle de secours le 11 juin 1814 et restaurée alors. Le haut du clocher porte la date de 1815. Dans le chevet, l'on a conservé les armes des Quemper de Lanascol et Le Leizour, ainsi qu'une pierre provenant de l'ancien édifice et portant la date de 1616. La lettre du 24 octobre 1813 demandant la ratification de la donation indique : " Saint Cado, à qui la chapelle est dédiée, est si révéré dans tout le pays qu'on y accourt tous les jours et même de fort louin pour y chercher la guérison de plusieurs maux qui affligent l'humanité tels qu'humeurs, ulcères (dits mal de Saint Cado) incurables à l'art de la médecine et dont Dieu, qui est admirable dans ces saints, se plaît à opérer la guérison en faveur de la confiance que l'on a en leur mérite " (R. Couffon). En 1938, la chapelle renferme les statues anciennes de saint Cado, de trois pèlerins montrant leurs ulcères, de la sainte Vierge, de saint Laurent, de saint Fiacre et de saint Marc. Le retable, en pierre et bois polychrome, date du XVIIIème siècle.

La chapelle du Christ (XVIIème siècle, restaurée en 1933). Elle aurait appartenu à l’origine à l’ordre des Templiers. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocher-mur, datant du XVIIème siècle, et restauré en 1933. Il renferme en 1940 les statues du XVIIème siècles suivantes : Christ montrant ses plaies, sainte Vierge, saint Joseph, saint Miliau. " Cette chapelle se trouvait située entre le chemin qui conduit de Keroulas à Kerambellec et le chemin conduisant du convenant Kerizien à celui de Trefao. Dans cette chapelle on trouvait simplement sur la maîtresse vitre les seules et uniques armes des seigneurs du Parc, en écartelure et en alliance avec : d’or au lion de gueules " (A. B.). 

La chapelle Saint Vincent, construite en 1643. Déjà en ruines en l'an X, il ne reste plus rien. Elle revenait à l’origine aux « Quemper Lanascol ». On été conservés un fenestrage (XVème siècle) et un bénitier (1643).

La chapelle Saint Joseph, restituée à la Fabrique en 1818. Déjà en ruines en l'an X. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire.

La chapelle Saint Guenno ou Saint-Gouéno, détruite avant 1793, située non loin de Kerblat. Située dans la frairie de Kervennou, elle est en ruines en l'an X. Elle relevait de la seigneurie de Kerhuel.

La chapelle de Saint Jean Brézéhan (ou Bresechan) qui appartenait au Palacret et dépendait de l’ordre des Templiers. Les procès verbaux de 1735 et de 1769 la signalent en mauvais état à l'exception du clocher reconstruit en 1734, et la statistique de l'an X en ruines. Elle était de plan rectangulaire avec chapelle latérale sud et renfermait jadis les statues de Notre-Dame, de saint Jean évangéliste, de saint Jean-Baptiste, de saint Yves et du Baptême de Notre-Seigneur.

La chapelle du Mouster, désaffectée en 1940 et aujourd'hui détruite. Elle était dédiée au Sacré-Coeur.

Quelques calvaires et croix : 

A noter qu'au XIXème siècle, la commune de Ploumilliau comptait plus de 26 croix et calvaires :

- le calvaire du cimetière de l'église Saint-Milliau (XVIIIème siècle) ;

- la croix de la route de Kerauzern (XVIIème siècle) ;

- la croix située à 1 km au nord-ouest du bourg (XVIIème siècle) ;

- les croix de Croaz-Ver et de Kerizout ;

- les calvaires de Coz-Douar (1622, situé route de Kerausern et oeuvre du sculpteur Roland Doré) et de Kerveder.

Quelques fontaines :

- la fontaine de Kerdrinquen ;

- la fontaine de Trévinnec.

Fontaîne Saint-Jean de Ploumilliau (Bretagne)

Divers édifices à citer :

- la motte du Roudoulou, qui offre des traces de fortification romaine ;

- le menhir du Rest ;

- les débris de la voie romaine dite Hent-Broz-Coz, près de Croas-Simon ;

- les souterrains de Saint-Jean et de Kerhélary (Age de fer) ;

- l'ancienne école Notre-Dame.

Ploumilliau (Bretgne) : école Notre-Dame

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUMILLIAU

La seigneurie de Kerenglas (ou Keranglas) appartenait en 1539 à Marguerite de Kerbuzic, dame de Keranglaz et de Kerlaouénan, et était aux Le Gouz dès 1682 au moins. En 1766, la seigneurie est à Jonathas de Kergariou (comte de Kervegan) en possession de Guerguiniou à Ploumilliau et du fief du Portal en Ploubezre.

La seigneurie de Leurven est, en 1535, la propriété de Marie Plouezoc'h, puis passe entre les mains des familles Kermerc'hou (Jean de Kermerc'hou épouse Lucrèce Le Chevoir), Arrel (vers 1590, suite au mariage de Jean Arrel, sieur du Cosquer, avec Françoise Kermerc'hou) et du marquis de La Rivière en 1682.

La seigneurie de Kerdu-Coatanscours possédait jadis un droit de haute justice. Propriété d'Yvon de Coatanscours (en 1536), de Jacques de Coatanscours (époux de Marguerite de Kerbuzic, veuve de Raoul Poulard et héritière de Kerbuzic et de Kerdu). Comme propriétaires de Kerdu, on  trouve aussi la famille du Boisgelin, la famille de Kerbuzic [Note : Cette famille porte " De sable fretté d'or, un annelet de même en chef ". Elle s'est fondue dans Coëtanscours]. 

La seigneurie de Parisy, arrière fief de Runefau est encore surnommée en 1682 "fief du Mouster" ou "fief Parisir". Propriété de la famille Le Run, sieurs de Kerézou (en 1682), puis de Marie de Guillemot, veuve de Joseph Jourin (en 1778-1787).

La seigneurie de Boslassec (ou Boslasser ou Botlazec) est inconnue.

Les nobles de Ploumilliau dont nous avons trouvé trace sont les familles de Kervern, Raison de Kermenguy, Le Leizour, de Keropartz, de Kerloaguen. Toutes ces familles existaient au XVème siècle, c’est-à-dire avant le rattachement de la Bretagne à la France. La palme de l’ancienneté semble revenir aux Kerloaguen (1426), aux Kermenguy (1427), suivis d'Yves Le Leizour, seigneur de Lanascol, qui fut anobli par le duc de Bretagne en 1439. Sa petite-fille et unique héritière, Jeanne Le Leizour, épousa en 1474, Jean Quemper, de la famille des seigneurs de la Roche-Derrien, qui devint ainsi seigneur de Lanascol. Ce Jean Quemper obtint la prééminence sur la paroisse de Keraudy par acte du 21 avril 1499.

Kerret (Jacques), écuyer, seigneur de Guerguiniou (paroisse de Ploumilliau) et de Penanquer (1591). Epoux de Margilie Cariou (Arch. Côtes-d'Armor 2E117). Epoux de Marguerite le Chevoir.

Kergrist (Alain), seigneur de Kurdudual (paroisse de Ploumilliau). Royaliste. Né vers 1565. A été gendarme de Kergomar à Coatfrec. Kergrist (François), seigneur de Kervern (en Keraudy, paroisse de Ploumilliau). Né vers 1544. Au commencement des troubles de la Ligue, se retira au château de Coatfrec pour sa conservation sous Kergomar. Lorsque Kergomar "alla à l'armée au voyage d'Angers au devant de Monsieur de Montpensier", il donna à François de Kergrist le commandement du château (Arch. Fin. 1E431). Cette famille Kergrist était aussi seigneurs de Kergadiou, du Plessix et de Goazanarbant (en Plestin), de Kerambellec (en Plouaret), de Kegrist et du Vieux-Chastel en Ploubezre. Le blason porte " D'or à quatre tourteaux de sable, 3, 1 au croissant de même en abyme ". Devise : " Sanctum nomem ejus ". A signaler que Jean, vivant en 1463, épousa Marie Salliou, de la maison de Lesmais (en Plestin). La branche aînée s'est fondue dans Kergariou puis Barbier.

Arrel (Jean), seigneur du Cozkaer et de Leurven (paroisse de Ploumilliau). Fils de Pierre Arrel. Il avait épousé (avant décembre 1585), Françoise de Kernerc'hriou, fille de Pierre de Kernerc'hriou, sieur de Kernerc'hriou, et de Lucrèce le Chevoir, laquelle Françoise était décédée avant le 6 février 1619. De cette union étaient nés deux enfants. Il épousa en seconde noce Marguerite Le Gualès dont il eut aussi deux enfants. Il prêta serment à la Sainte Union à Morlaix le 9 mars 1590. A noter, qu'un homme d'armes de la Compagnie de Boiséon porte ce nom en 1590. Arrel (Yves), scolastique et chanoine de Tréguier. Né vers 1565. En 1598, il demeurait au manoir de Leurven. En 1601, était sieur de Coatmen, doyen de Lanmeur et prieur de Kernitron (Arch. Fin. 1E431, Arch. C. d'Armor 2E38).   

Coatanscour (Yves), seigneur de Coatanscour (paroisse de Plourin), Kerbuzic, Kerdu, etc....Fils de Jacques de Coatanscour et de Marguerite de Kerbuzic, dame dudit lieu. Prisonnier des ligueurs à Morlaix "dans la tour de Kergurunet" en Juillet 1590. Marié par contrat du 26 mai 1592 à Jeanne Barbier. Mort à Saint-Mathieu de Morlaix le 12 juillet 1641 (Arch. C. d'Armor E2889).

Coetlogon (Jean), seigneur de Kerhuel. Participe à la défense de Kerouzéré avec ses cousins (voir Goesbriand - Généalogie de Coetlogon - Arch. C. d'Armor 2E128).

Le Chapelain (Jean), seigneur de Kerguymarch. Se réfugia à Coatfrec durant la Ligue. Rédigea son testament le 30 mars 1593. Il habitait alors à Kerresoult (?) en Ploumilliau (Arch. C. d'Armor G168).

Les manoirs de Ploumilliau

Gollot (Golloet), ostel de Charles Bégaignon, et chef-lieu de frairie, d’après la réformation de 1427.

Guern Guillaume, ostel de Jean Tournemine d’après la réformation de 1427.

Kerangouverh, métairie noble d’après la réformation de 1427. Ce serait Kergomar, qui est prononcé Kergourc’h.

Kerbiriou, cité haute-justice, Ker-huelle – Ker-Biriou, à MM. de Trogoff.

Kerdu, terre noble. Fournit un homme d’armes à la montre de 1481.

Kerenglas, ancien château, cité par la réformation de 1427. Ancienne terre noble qui porte encore aujourd’hui le nom de château, n’offre plus qu’un monceau de ruine, entouré de douves profondes. Cette forteresse était située à l’extrémité d’une langue de terre formée par la réunion de deux vallons, à l’est et sur la limite extrême de la commune de Ploumilliau. Dans les quatorzième et quinzième siècles, ce château, fortifié par la nature et par l’art, appartenait à la famille de Keranglas, dont un des membres dota l’hospice de Lannion d’une rente de cinq quintaux de froment. Il passa, dans le siècle suivant, dans la maison de Kergrist.

Kerizien, manoir existant encore.

Kermenguy, frairie de Kerdual, manoir selon la réformation de 1427.

Kersénan (Kersenon, Kersenont). Tenu par une famille Hamon lors de la réformation de 1427. Autre château fort, n’existe plus également qu’à l’état de ruines. Au seizième siècle, Yves de Kersenont reçut ordre de Henri II de lever des troupes et d’aller joindre le maréchal de Brissac.

Kerveder, qui indique les armes comme au Baly (une demoiselle de Kerveder avait légué des biens à l’église du Baly, à Lannion, pour doter une chapelle située au flanc nord de l’église ; une porte qui permettait d’entrer directement dans cette chapelle a été murée, mais on voit son encadrement de pierre dans la maçonnerie du Baly, et la porte est ornée des armes de Kerverder). Le manoir de Kerveder appartenait donc à une famille de ce nom, dont les armes étaient : de gueules au chevron d’argent, accompagné en pointe d’une rencontre de bœuf de même.

Kervern (ou Kerwern, ou Kervoenn), château de Kervine. La famille L'Olivier, seigneur de la Villeneuve (en Guerlesquin) était aussi seigneurs de Kervern (en Ploumilliau). Leur blason porte " D'argent à la fasce de gueules, grillée d'or, accomp. de 3 quintefeuilles de gueules ". Devise : " Nobili pace victor ".

Lanascol, cité comme moyenne-justice, à M. de Lanascol. Le château est encore dans Plouzélambre à la Réformation de 1427, et il se peut qu’il a été reconstruit plus tard en Ploumilliau (le colombier est en Plouzélambre). Elle portait : d’argent au léopard de sable, accompagné en chef de trois coquilles rangées de même, et pour devise : en repos. Cette maison Quemper de Lanascol a fourni deux abbés de Bon-Repos, de 1375 à 1410 ; Nicolas, hommes d’armes de la compagnie de Jean de Penhoët en 1420 ; un abbé de Beauport en 1546 ; deux chevaliers de l’ordre de 1626 à 1644 ; un page du roi en 1715.

Lan Ploumilliau, métairie noble réformation de 1427.

Le Leurven (XVème siècle) : manoir, colombier (600 boulins), fontaine et chapelle à l'entrée du domaine. Siège d'une basse, moyenne justice dès le XVème siècle. Propriété de la famille de Kerloaguen (ou Ker Loagen, originaire de Plougonven) en 1422. Il a été identifié, à proximité, un colombier datant du XIVème siècle. Cette famille a ensuite légué le manoir aux Arrel qui se sont illustrés durant les guerres de la Ligue. Le domaine passe ensuite entre les mains de la famille Fleuriot de Langle, puis de la famille de La Rivière (suite au mariage d'une descendante des Fleuriot de Langle avec le marquis de La Rivière). Le marquis de la Rivière vend le manoir en 1735 à un négociant de Saint-Malo, un dénommé Du Velaer, directeur de la Compagnie des Indes et du port de Lorient. Le domaine est vendu comme bien national en 1794. On retrouve ensuite, comme propriétaire, entre autre la famille Auregan. Inhabité depuis 1959, il est depuis 2003 la propriété de la famille Lefèvre (Frédéric et Sandra Lefèvre) qui le restaure. A la métairie étaient rattachés jadis une trentaine de convenants : Keranvot, Pen ar Vouillen, Pen ar Hoat, Poul Fank, etc... Le cour est bordée par le logis au Nord, les dépendances à l'Ouest et un mur d'enceinte à l'Est. Elle était fermée à l'origine par un porche double. Près du puits se trouve un vasque circulaire en granit. La porte principale est magnifique par son décor en relief.

Roslogot (ou Rouxolgot), réformation de 1427. Les Roslogot (de) étaient seigneurs dudit lieu (en Ploumilliau). Leur blason porte " D'argent à la tour de sable, accostée de deux grues de même pendues par le bec aux créneaux de la tour ". Cette famille s'est fondue dans Plouézoc'h qui porte " De sable fretté d'or, à la bordure engreslée de gueules ". 

Roudoutous, motte féodale.

Rumédon, sieurerie des Carluer au XVII-XVIIIème siècle.

Quelques informations :

De Kerloaguen, sieur dudit lieu, de Kervesec, etc. , était de la paroisse de Ploumilliau. Il portait : d’argent à l’aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, avec cette devise : sans effroy. Monsieur de Kerloaguen fut président aux comptes en 1426 et commissaire à la réformation de 1446. Il eut pour fils Guillaume, prévôt des maréchaux et de l’hôtel du duc, qui refusa au trésorier Landais de faire périr le chancelier Chauvin dont il avait la garde.

Jehan Quemper (inhumé à Keraudy) était le fils d'Alain Quemper et de Tiphaine Le Glas. Il était de la famille des seigneurs de la Roche Derrien. Il épousa en 1474, Jeanne Le Leizour, fille unique de Alexandre Le Leizour et de Marguerite de Leservant et héritière de la seigneurie de Lanascol. Yves Le Leizour, le grand-père de Marguerite, avait été anobli en 1439 par le duc de bretagne [Note : Nicolas, homme d'armes de la compagnie de Jean de Penhoët en 1420, père d'Alain et aïeul de Jean, marié en 1474 à Jeanne de Leizour, dame de Lanascol. Un lieutenant des maréchaux de France à Lannion en 1740 (voir Pol Potier de Courcy)]. Leur blason porte " D'argent au léopard de sable, accomp. en chef de trois coquilles rangées de même ". Devise : " En bon repos ".

Voir aussi  Ploumilliau " Conflit entre le seigneur de Lanascol et l'évêque de Dol au XVIIIème siècle

Alain de Quemper de Lanascol est né à Nantes le 2 avril 1867 de Yves de Quemper de Lanascol et de Marie de Visdelou de Bonamour. Il mourut à Pipriac (Ille-et-Vilaine) le 4 octobre 1929.

De Keropartz, aussi de Ploumilliau, portait : d’azur au chevron d’or, accompagné de trois molettes de même.

Bigot (le), sr. de Runbezre et de Kerezoult (paroisse de Ploumilliau), de Kernigot et de Squiriou (près de Lannion). Le blason porte " D'argent à deux fasces de gueules accomp. de six quintefeuilles de même ".

Robert (en breton Ropartz), sr. de Goazven (en Brélevenez), de Kermeno (Ploumagoar), de Kerdu (en Ploumilliau). Cette famille s'est fondue dans les Raison.

Raison. Le blason porte " Bande de six pièces d'argent et d'azur ". Devise : " Le content est riche ". A noter que la branche aînée s'est fondue dans Penmarc'h.

Hemery (ramage de Cavan), sr. de Kerplat (en Ploumilliau). Le blason porte " D'or à trois chouettes de sable, membrées et becquées de gueules (sceau 1381), un annelet de gueules (sceau 1395) ". Devise : " Sans larcin ".

Noan (le), sr. du Hentmeur (en Ploumilliau) et de Kerdaniel (en Ploulech). Leur blason porte " De gueules à trois épées d'argent en pal, la pointe en haut ".

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Ploumilliau le fief appartenant au sieur du Portal Le Goux (10 livres), la seigneurie de Queronglas au sieur de Trorozec Le Goux (10 livres), la seigneurie de Leurven aux enfants du sieur marquis de La Rivière ou à Blanchelande (10 livres), la seigneurie de Querdu Coatanscours à M. le marquis de Coatanscours (10 livres), la seigneurie de Parisy à la dame de Kerscoat Le Run (10 livres), la seigneurie de Boslasser (10 livres).

Note : 1.- Le fief du Portal à Ploubezre, qui aurait appartenu aux Kerbuzic, est en 1682 à Le Gouz, sieur du Portal, de Keranglaz et de Guerguiniou. Ces trois fiefs appartiennent en 1766 à Jonathas de Kergariou, héritier en l’estoc maternel de Charles, marquis d'Epinay (voir Trorozec) [Références : 1 E 2890 (AD 22) ; B 1804 (AD 44)]. 2.- En 1700 Louis Le Gouz, seigneur de Trorozec déclare posséder « un petit fief simple de ligence ayant cours aux paroisses de Ploumilliau et Ploubezre relevant des fiefs de Runfau et Coatfrec sans aucune juridiction greffe ni officiers nommé le fief de Keranglaz ». Cette déclaration est à rapprocher d’une autre de 1683 où Keranglaz est pompeusement qualifié de châtellenie... Cette seigneurie de Queronglas appartenait en 1539 à Marguerite de Kerbuzic, dame de Keranglaz et de Kerlaouénan et était aux Le Gouz dès 1682 au moins. En 1766 elle est à Jonathas de Kergariou, comte de Kervegan par ailleurs en possession de Guerguiniou à Ploumilliau et du lieu noble du Portal [Références : 1 E 2890, 1 E 3066 (AD 22) ; B 1804 (AD 44)]. 3. - En 1535 la seigneurie de Leurven, inférieure à celle de Coatrédrez, est à Marie Plouezoc'h puis a appartenu aux Kermerc’hou, dont Jean de Kermerc’hou qui épouse Lucrèce Le Chevoir. Leur fille et héritière Françoise épouse Jean Arrel, sieur du Cosquer, vivant en 1590. En 1682 cette terre est au marquis de La Rivière [Références : B 1804 (AD 44) ; C 3479 (AD 35)]. 4. - La terre de Parisy à Ploumilliau, arrière fief de Runfau, est appelée en 1682 " fief du Mouster ou fief Parisir ". A cette date elle appartient à Le Run, sieur de Kerézou. En 1778-1787, elle est à Marie de Guillemot, veuve de Joseph Jourin [Références : 1 E 2418 (AD 22) ; B 1804 (AD 44)]. 5. - Boslassec : cette seigneurie de Ploumilliau est inconnue. La dîme de Botlazec dans la même paroisse, appartenant au seigneur de Lanascol, est mentionnée en 1649 [Références : 1 E 2252 (AD 22)] (Y. Botrel).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Ploumilliau (Ploemiliau) : Alain Gourmeau, Aliette de Coetanscours, Guillaume du Bois, Roullant Keranglas, Pierre Quelennec, Yvon Maistre, Alain Maistre, Guillaume Kermenguy, Yvon Kerbuzic, Roullaut Kerbuzic, Yvon Cariou, Jehan Roslogot, Jehan Corre, Guillaume Chicadou, Guillaume Robert et son père. En 1426, on mentionne les manoirs de Colloet (appartenant à Charles Begaignon, exploité par Guillaume Salmon), Guern Guiomar (appartenant à Jehan Tournemine, exploité par Yvon Saliou), Kerrest (appartenant à Guillaume Quelennec, exploité par Yvon de l'Aulnoy, Ker an Gourech (appartenant à Guillaume Kermenguy, exploité par Huon Azelin), Lan Ploemilyau (appartenant au vicomte de Coetmen, exploité par Guillaume Audren), Roslogot (appartenant à Yvon Roslogot, exploité par Huon Nicolas). On y mentionne aussi plusieurs lieux-dits : Ker Nevez, Ker Du, Ker Drenguen, Ker Ganguisyen, Kersenant, Ker Bigodou, Ker Bren, Ker Tutgoal,  Ker an Goc, Ker Guennou, Keraudi, Collot, En Mouster, Quenquis Lodalen, Quenquis Jestin, Cour Marel, Tre Guynec, Tre Man, Guern Yvon, Guern Hoago, Guern Guihomar, Bressechan, Halegoet, Tresavou, et le bourg.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de Tréguier de 1481, on trouve le nom des hommes d’armes suivants sur la paroisse de Ploumilliau : Pierre Raison, Jean Kermellec, Guillaume Tanguy, Ropertz Kerdu, Jean Chapelain, Yvon Kerguen, Sylvestre de Leslec’h, Denis Coettredrez, Yvon Loennic, Henri du Ponthou, Jean Hamon, Jean Le Mestre, Yvon Hamon.

(inspiré en partie de "Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les communes du département – tome 4 paru en 1859 (B. Jollivet)").

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