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PLEYBER-CHRIST

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La commune de Pleyber-Christ (pucenoire.gif (870 octets) Pleiber-Krist) fait partie du canton de Saint-Thégonnec. Pleyber-Christ dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEYBER-CHRIST

Pleyber-Christ vient du breton "ploe" (paroisse) et de "Iber", un saint breton. Christ viendrait, semble-t-il, des seigneurs de Kergrist.

Pleyber-Christ est issu du démembrement de la paroisse primitive de Ploeber (Pleyber ou Ploe-Iber). L'ancienne Ploe-Iber fut scindée en deux : la partie orientale (aujourd'hui Pleyber-Christ) échut à un certain Rivaut et la partie occidentale (aujourd'hui Saint-Thégonnec) échut à un certain Rival ou Riual. " Quand fut démembré l’ancien territoire de Pléiber, qui couvrait 8.700 hectares, chacun des deux tronçons garda le nom de la paroisse, et il y eut deux paroisses Pléiber-Christ et Pléiber-Saint-Thégonnec [Note : Vers le début du siècle dernier, cette dernière s’appela Saint-Thégonnec tout court]. A quelle époque remonte le sectionnement ? Peut-être au milieu du XIIème siècle. C’est alors que, sous l’influence des Templiers se répandit chez nous la dévotion au Christ, en tant que tel " (H. Pérennès).

Au VIème siècle, la paroisse de Ploe-Iber, regroupait les communes actuelles de Saint-Thégonnec, Saint-Martin-des-Champs, Sainte-Sève, Pleyber-Christ et la partie ouest de Morlaix. Un démembrement de Ploe-Iber a eu lieu en 1128 (Sainte-Sève, Saint-Martin-des-Champs) et en 1180.

Pleyber-Christ est une paroisse qui appartient aujourd’hui au doyenné de Saint-Thégonnec. D’une superficie de 4.546 hectares, elle comptait, vers 1936, une population de 2.298 habitants. La forme orthographique pleyber est relativement moderne ; on écrivait anciennement Pléiber [Note : L’éponyme de Pleiber serait, d’après Loth, Eber. Comparer Lannebeur en Plouguerneau, et Lann-eber dans les Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor (Les Noms des Saints Bretons, p. 36.) A l’encontre de cette opinion, on peut avancer que le nom Pleiber, se prononçant en deux syllabes, ne désigne pas une paroisse en Plou. Nous savons que Pléiber est un nom de famille].

Les vieux documents ajoutent à la circonscription territoriale qui portait le nom de pléiber, diverses appellations : Pléiber-Rivault (1297), Pléiber-Rinant (1310, 1406, 1427), Pléiber-Rinal (1345). La dénomination de Pléiber-Christ apparaît déjà en 1163 dans une bulle du pape Alexandre III pour Saint-Jacut-de-la-Mer : villam Christi de Ploeiber, cum appendiciis suis.

Deux industries prospéraient jadis à Pléiber (aujourd'hui Pleyber-Christ) : celle du blanchiment des textiles et celle de la fabrication du papier. Il y avait au bord du Jarlot et sur l’eau de Kermorin, dix papeteries. 1° Le vieux moulin de Rosanvern, fondé en 1632 par Matthieu Trémin, Normand, qui l’avait afféagé au seigneur de Lesquiffiou. 2° Le moulin neuf de Rosanvern, afféagé en 1647 par le seigneur de Lesquiffiou à Pierre Le Cordier. 3° Roudougalan ou Roudougoalen, fondé en 1635 par Pierre le Cordier. 4° Glaslan, fondé en 1629 par Julien Cordier. 5° Roudougoalen-Isellaf qui existait dès 1621 et était exploité par Etienne Cordier. 6° Lanascoat, parfois dit en Plourin. 7° Quirin, fondé au XVIIIème siècle sur les terres de Lesquiffiou. 8° Kermorin, fondé sur les mêmes terres au XVIIIème siècle. 9° Roudougoalen-Huellaf, fondé au XVIIIème siècle. 10° Roudougoalen-Rapiés, fondé au XVIIIème siècle. A partir de 1630 les registres de Pléiber-Christ (aujourd'hui Pleyber-Christ) contiennent de très nombreuses mentions de maîtres et de compagnons papetiers dont les noms se reconnaissent aisément. Tous ont une consonance française qui tranche sur les rudes noms celtiques des paysans. Il y a parmi eux des Normands, plusieurs étaient de la Manche. A François Gigant, Normand, établi à Pléiber vers 1650 se rattachait Marie Gigant, religieuse, née à Pléiber-Christ le 13 Juin 1764, qui fut guillotinée à Brest le 9 Juillet 1794 (Archives départementales. Fonds Le Guennec). La fabrication du papier fut reprise après la Révolution, à la Lande, au fond de la vallée de la Queffleut par M. Andrieux. Elle demeura, florissante jusque vers 1880.

Le seigneur de Penhoat prend possession des territoires de Sainte-Sève, d'une partie de Saint-Thégonnec et de Morlaix. Le reste de Ploe-Iber appartient au vicomte du Léon. Pleyber sera alors divisée en deux parties : Ploeyber-Riwall (correspondant à Saint-Thégonnec) et Ploeyber-Rivault (correspondant à Pleyber-Christ). L'abbaye de Saint-Jacut aurait eu des droits sur la paroisse de Pleyber-Christ. 

Pleyber-Christ (Pléiber) possède cinq manoirs : Lesquiffiou, Le Treuscoat, Coatgonval, Lohennec, Kervrac’h ; cinq autres ont disparu : Roche-Héron, Coatilézec, Keromnès, Kermorin et Kerjézéquel.

On rencontre les appellations suivantes : Villa Christi de Pleyber (en 1163), Pleiber Rivault (en 1297), Ploeyber Rivaut (vers 1330), Pleyber Rivaut (en 1403, en 1438 et en 1485), Pleiber Christ (en 1458). C'est au XVème siècle que le nom additionnel de Christ s'est substitué à celui de Rivaut.

Pleyber-Christ

Note 1 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE PLEYBER-CHRIST AVANT LA RÉVOLUTION : le 5 Juin 1556, Nomination de Yves Gauquet (Archives vaticanes, Paul IV, Bullaire, L. 34, f° 40). — En 1558. Hervé Kerourfils, chanoine honoraire. — En 1581. Mort de Claude Le Borgne. — En 1587. Démission de Pierre Janic. — le 26 Juillet 1593. Mort de Jean Prigent. — En 1596-1613. Le Coz. — En 1613-1622. François Pennec. — En 1622-1638. Yvon Martin. — En 1639-1644. Guillaume Rocou. — En 1644-1678. Alain de Rospiec. — En 1679-1690. René Le Drogo. — En 1690-1718. Julien Le Drogo. — En 1718-1740. Jacques Halléguen. — En 1744-1777. Yves-Marie de Kersulguen. — En 1778-1791. Jean Grall. Liste non exhaustive des VICAIRES DE PLEYBER-CHRIST AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1596-1636. Herlan. — En 1637-1649. Yvon Mingam. — En 1649-1655. François Kériell. — En 1655-1670. Alain Labbat. — En 1670-1673. Meudec. — En 1673-1678. Yves Kéramblouc'h. — En 1678-1690. Claude Bosse. — En 1690-1696. Allain Fanë. — En 1696-1711. Allain Pezron. — En 1711-1715. Pierre Guesdon. — En 1715-1737. 0 Herlan. — En 1725-1744. Jacques Mével. — En 1737-1744. François Meudec. — En 1744-1756. Louvrier. — En 1744-1748. Hervé Donval. — En 1748-1770. François Meudec. — En 1756-1759. François Labbat. — En 1759-1767. Claude Meudec. — En 1768-1782. Roudaut. — En 1782-1791. Le Veyer. Liste des RECTEURS DE PLEYBER-CHRIST APRÈS LA RÉVOLUTION : 1804-1814. François Abgrall. — 1815-1828. Jean-Pierre Corre. — 1828-1835. Guy Marrec. — 1836-1850. Jean Cloarec. — 1850-1861. Gabriel Caroff. — 1861­-1866. Sébastien Creignou. — 1866-1875. Guillaume Le Guen. — 1875-1879. Jean-Pierre Caquelard. — 1879-1885. François-Marie Jaouen. — 1885-1893. Félix-Hyacinthe Buors. — 1893-1899. Michel Guédès. — 1899-1926. Jean-Baptiste Guillou. — 1926-1937. Alain Pouliquen. — 1937. Laurent Abily, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE PLEYBER-CHRIST APRÈS LA RÉVOLUTION : 1800-1805. A. Le Roux. — 1805-1815. Jean-Pierre Corre. — 1815. Guillaume Platinec. — 1815-1829. Thomas Bernard. — 1821-1827. Bertrand Tudal. — 1827-1840. Jean-Marie Le Priol. — 1829-1831. Guil­laume Bossard. — 1831-1832. V.-M. Quéméneur. — 1832-1837. Jean-Marie Le Roux. — 1837-1852. René Le Mao. — 1840. François Dilasser. — 1840-1844. François Le Bras. — 1844. Louis Inizan. — 1844-1849. Corentin Corlosquet. — 1849-1862. Alain Cloarec. — 1852-1866. Hervé Castel. — 1856-1872. André Kervella. — 1862-1866. Martial Le Hir. — 1866-1869. Edmond Jouannet. — 1869-1873. Charles Naveau. — 1872-1875. Joseph Rogel. — 1873-1889. Matthieu Carval. — 1875-1880. Jean-Marie Quéau. — 1880-1893, Jean-Louis Merret. — 1889-1905. Yves-Jean Pouliquen. — 1893-1897. Jean-Marie Le Gall. — 1897-1907. Jacques-Marie Moal. — 1905-1910. Hamon Guérec. — 1907-1926. Louis Abjean. — 1910-1920. François-Marie Calvez. — 1926-1934. François Marzin. — 1928. Amboise Salou, .... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir   Pleyber-Christ " Le clergé de Pleyber-Christ durant la Révolution ". 

Note 2 : NOTABILITÉS. MGR. LE BORGNE DE KERMORVAN, ÉVÊQUE DE TRÉGUIER. M. Le Guennec a découvert, dans les doubles des vieux registres paroissiaux de Pleyber-Christ déposés aux archives départementales, l’acte de naissance de l’évêque de Tréguier, Mgr Charles-Guy Le Borgne de Kermorvan. Il naquit au manoir de Kerjézéquel, en cette paroisse, le 12 Janvier 1695. C’était le fils cadet de messire Jacques Le Borgne, seigneur de Kermorvan, lui-même cadet de la maison de la Tour-Keraouel en Plounévez-Lochrist et de dame Catherine Le Borgne, fille de Guy Le Borgne, sieur de Treuscoat en Louannec, bailli de Lanmeur et auteur d’un Armorial Breton, imprimé à Rennes en 1667. M. Waquet a eu communication de l’oraison funèbre de ce prélat, prononcée dans la cathédrale de Tréguier, le 25 Mai 1762, et en a extrait divers détails biographiques. L’orateur, par une antithèse comme on les aimait à l’époque, prétend offrir le défunt « en spectacle d'humilité dans l'élévation de sa grandeur, et de grandeur dans la profondeur de son humilité ». Celui-ci après avoir étudié à Vannes, Quimper et Paris avait obtenu une belle cure près de Blois, lorsque les instances de ses parents le décidèrent à revenir en Bretagne, où il se contenta d’être d’abord simple vicaire à Plouguin. Mgr. de La Bourdonnaye, évêque de Léon, distingua bientôt son mérite, l’appela à Saint-Pol, le nomma chanoine grand-pénitencier, vicaire général, obtint pour lui l’un des archidiaconés du diocèse, et le demanda pour être son successeur. Mais c’est sur le siège épiscopal de Tréguier qu’il devait être appelé à monter en 1745. On louait sa piété, sa cordialité, son humeur douce, son cœur généreux. Pourtant, son portrait conservé à l’ancien évêché de cette ville, le montre sous des traits assez austères et durs, peut-être accentués à l’excès par un pinceau malhabile. Il est mort en 1762. L’un de ses frères fut chanoine de Quimper, un autre chanoine de Saint-Quentin et abbé de Meilleray. MARIE-JULIENNE GIGAN. Fille aînée de Joachim et de Marie Hervéou, Marie-Julienne Gigant naquit au bourg de Pleyber-Christ, le 13 Juin 1764. Professe du monastère des Paulines de Tréguier, elle dut quitter son couvent à la Révolution, et se retira à Taulé chez ses parents. Inculpée à Morlaix, le 29 frimaire an II (19 Décembre 1793), ainsi que François Gigant, son parent, « d’avoir tenu des propos tendant au rétablissement de la royauté », elle fut avec lui, écrouée à la maison d’arrêt de la cité. Transférés quelques jours après dans la geôle du Carmel, les deux prisonniers y connurent une extrême détresse. Decourt, le chirurgien des hôpitaux, faisait savoir, le 9 nivôse (29 Décembre 1793), au Bureau Central de Morlaix, que, tuberculeux, sujets à de fréquentes hémoptysies, il leur était impossible de se procurer les objets de première nécessité, tout comme de payer, éventuellement, des frais d’hôpital (Archives départementales, 26. L. 47). Marie-Julienne Gigant, condamnée par le tribunal révolutionnaire de Brest, pour « avoir tenu à Morlaix, le 29 frimaire an II, des propos tendant au rétablissement de la royauté ! » fut guillotinée dans la ville de Brest, le 21 messidor an II (9 Juillet 1791), à l’âge de trente ans (Archives départementales, 66 L. 1.,folio 29 verso). FRANÇOIS-YVES DE LA ROCHE-KERANDRAON. Né à Pleyber-Christ le 28 Novembre 1760 du mariage de Paul de la Roche et de Thérèse de Kersaintgily, François-Yves se distingua au combat livré en 1778 par la frégate Belle-Poule à la frégate anglaise l'Aréthuse, au large de Plouescat. Lieutenant de vaisseau en 1786, il émigra six ans plus tard. Ayant participé à l’affaire de Quiberon et combattu avec Cadoudal, il fut déporté à la Nouvelle-Angleterre. Capitaine en 1816, il mourut à Morlaix en 1822 contre-amiral et commandeur de Saint-Louis. PÈRE LOUIS LEJEUNE, OBLAT DE MARIE. Né à Pleyber-Christ le 12 Novembre 1757, Louis Lejeune, après avoir fait ses études secondaires au Collège de Saint-Pol-de-Léon, entra chez les Oblats de Marie et se mit en contact avec les études ecclésiastiques à Sion, près de Nancy, puis à Autun. Les expulsions de 1880 l’obligèrent à quitter la France, et, c’est en Irlande qu’il fut promu au sacerdoce. Ayant conquis en Sorbonne son diplôme de licence, il fut nommé professeur de théologie en Hollande. C’est en 1896 qu’il partit pour le Canada. A Ottawa, de 1898 à 1913, il enseigna la Littérature française à l’Université. En 1901, il avait fondé la Revue littéraire, dont il resta le directeur pendant sept ans. En 1913, il laissa l’enseignement. Deux tâches l’occupèrent exclusivement : le ministère paroissial au Sacré-Coeur, et la publication d’ouvrages historiques et littéraires. En 1891, il publia trois volumes : Les Auteurs anglais du Baccalauréat. En 1895, deux volumes : Les Auteurs grecs du Baccalauréat. En 1900-1906, sept volumes de la Revue littéraire. En 1916-1918, quatre volumes : Tableaux synoptiques de l'Histoire du Canada et de l'Acadie. En 1922, un volume de spiritualité : La beauté de l’âme, dont les deux éditions sont épuisées. Mais son chef-d’oeuvre, qui lui coûta des années de recherches aux Archives fédérales d'Ottawa et ailleurs, ce fut le Dictionnaire général du Canada, imprimé à Paris sous ses yeux en 1929-1931 et publié en 1932 : deux volumes de plus de mille pages chacun, comprenant plus de trois mille articles. La Société historique du Canada lui décerna sa Médaille d’or, et le Saint-Siège la décoration pro Ecclesia et Pontifice. Il mourut à Ottawa en Février 1935 (Courrier du Finistère, samedi 2 Mars 1935) (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de PLEYBER-CHRIST

l'église Saint-Pierre (XVI-XVIIIème siècle). L'édifice comprend une nef de six travées avec double bas-côtés et un chevet à noues multiples. Commencé au milieu du XVIème siècle, l'édifice est considérablement remanié de 1640 à 1670 (réfection du haut de la nef et du porche latéral sud). Par décision du 16 août 1678, le choeur est avancé vers l'Est. Le 30 octobre 1707, un marché est passé avec les architectes Guillaume Tocque et Jean Fily pour l'agrandissement du vaisseau et l'édification, à l'ouest du porche, d'un bas-côté symétrique. Le chevet est refait en 1866 suivant les plans de M. Boyer (architecte à Morlaix). La sacristie est reconstruite en 1700 et une seconde sacristie est édifiée en 1869. Dans la nef, l'une des poutres porte l'inscription "Y. Inizan Gouverneur 1659". Le clocher est la partie la plus ancienne : il porte au bas la date de 1550 et l'inscription "l'an 1550, Anthoine Le Bahe, Profabrique". Au dessus du portail principal, on peut lire la date de 1551, et plus haut la date de 1588. A l'intérieur et au niveau de la tribune, se trouve l'inscription "An l'an 1555 G Cleoba Profabric". et à la base de la flèche se trouve l'inscription "I. Léon Gouverneur ce l'an 1603". Sur la plate-forme, le beffroi, à une chambre de cloches, est amorti par une flèche octogonale abattue le 10 mars 1817, puis rétablie. Le portail latéral (1606) abrite les statues des douze Apôtres (1666), oeuvre de Roland Doré : les statues sont posées dans des alvéoles décorées d'une simple coquille et séparée par des pilastres. Le bénitier, encastré dans une colonne avoisinant le porche, porte l'inscription "Yvo. André. G. 1664". Le maître-autel date du XVIIème siècle. Les autels de Saint-Jean et de Notre-Dame de Pitié datent du XVIIème siècle. Les autels du Rosaire et de Saint-Joseph datent de 1700. L'église abrite les statues de saint Pierre, saint Roch, saint Michel, saint Jean-Baptiste, saint Jean (en évêque), saint Ange gardien, deux Vierges-Mères et un Christ tenant la croix. L'église possède une croix de procession en vermeil qui date du XVIème siècle et une croix reliquaire de 1760 ;

Pleyber-Christ

Nota 1 : L’église de Pléiber (Pleyber-Christ), placée sous l’invocation de la Sainte Croix et de Saint Pierre, est, dans son ensemble, un monument du XVIème siècle, comme l’atteste la date de 1551 qui surmonte le portail Ouest. A la base de la flèche nous lisons I : LEON : GOVERNEVR : CE : LAN : 1603 ; elle remonte donc au début du XVIème siècle. La partie la plus ancienne de l’église est l’extrémité orientale de la façade midi ; qui contient une fenêtre à fleurs de lys d’environ 1510. Le monument a été agrandi ou remanié sur sa périphérie à diverses époques. La partie antérieure du bas-côté Nord, où se trouve la chapelle du Rosaire, fut édifiée entre 1628 et 1647. Le porche méridional porte la date de sa construction : 1666 ; il contient contre ses parois les douze apôtres en kersanton, et au tympan, la scène de la collation à saint Pierre du pouvoir des clefs. La partie du bas-côté Sud qui est au-dessous du porche, est de 1708, tout comme celle du bas-côté Nord qui lui fait pendant. Le chevet de l’église fut bâti en 1678 [Note : Le chevet de l’église fut restauré en 1866]. Il est encadré de deux sacristies dont l’une, celle de l’angle Nord-Ouest de l’église, est de 1700, et l’autre de 1869. L’extérieur de l’église comporte cinq nefs dont les arcades ogivales reposent dans les deux sens de la longueur et de la largeur de l’édifice sur des piles cylindriques sans chapiteaux. De cette disposition résultent dix chapelles latérales, auxquelles correspondent, à l’extérieur, des pignons aigus à crochets. La grande nef est ornée de frises et traversée de poutres sculptées. Au milieu de l’une de ces poutres on lit : Y : INIZAN : GOVr : 1659. Les deux belles portes en chêne du porche latéral son exécutées en superbe menuiserie. Au milieu de chaque vantail est un panneau carré sur lequel font saillie, en lettres majuscules ornées, les monogrammes I H S et M A, surmontant un coeur. Sur la porte de gauche figure cette inscription : IAN. INIZAN GOV. 1666. Le 19 Janvier 1873, la foudre tomba sur le clocher de l’église, brisant le paratonnerre, puis rebondit sur une maison voisine, descendit par la cheminée dans la salle de l’auberge où toutes les personnes présentes furent électrisées et eurent leurs verres vidés par le fluide capricieux. L’une d’elles, un malheureux jeune homme, qui se trouvait près de la porte, fut tué. Les vitres de la mairie et le cadran de l’horloge furent brisés, sans que le mécanisme de l’horloge éprouvât la moindre avarie (H. Pérennès).

Nota 2 : MOBILIER DE L'ÉGLISE. AUTELS. Maître-autel. — Le tombeau de l’autel, dû au ciseau de M. J.-M. Le Roux, de Saint-Pol-de-Léon (1823), porte, en son panneau principal, une représentation de la Cène. Le retable, oeuvre du XVIIème siècle, est extrêmement riche ; il porte, note l’abbé Calvez, un total de 66 sujets. Deux tabernacles superposés dominent l’autel. On aperçoit au tabernacle supérieur deux statuettes, de Saint Pierre et Saint Paul encadrées des bustes, en médaillons, de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge. Sur la porte, le Christ en croix, avec Madeleine à ses pieds. Plus haut le dais d’une niche en forme de dôme présente les statues de la Foi et de l'Espérance, et est surmonté du Christ ressuscité. Le maître-autel est serti d’un magnifique cadre offrant quatre niches. Dans celles du bas, se font pendant, deux grandes et belles statues : le Christ tenant sa croix de la main gauche, puis Saint Pierre, titulaire de l’église. Les niches supérieures renferment d’une part la Vierge-Mère, d’autre part Saint Roch. Autels du bas-côté-Nord. Du haut en bas de l’église, on rencontre l’autel de Saint-Yves, aujourd’hui du Sacré-Coeur, puis l’autel du Rosaire. Le premier, à colonnes torses, est de facture moderne, et présente, au fronton, Saint Michel. Un tableau du Sacré-Coeur y figure, encadré des statues de Saint Yves et de Saint Roch. Le second représente la Sainte Famille en bas relief, au milieu du coffre. Acheté en 1700 il fut complètement restauré en 1869. Autels du bas-côté Sud. — Il y a ici les trois autels de la Trinité, aujourd’hui de Saint-Joseph, de Saint-Jean et de N.-D. de Pitié. Le premier fut acquis en 1700. Le second renferme entre deux colonnes torses les deux saints Jean, le Baptiste avec l’agneau, l'Evangéliste avec l’aigle. Au fronton un ange gardien [Note : Deux colonnes voisines portent cette inscription : YVON : ANDRÉ : G : 1664 — Y : MADEC : GO. Sur la sablière en face, on lit : YVON ANDRÉ : DE K/OUGANT : GOVERNEVR : LAN : 1664. Tout cela s’harmonise avec la date de construction du porche]. Quant à l’autel de N.-D. de Pitié, qui appartient au XVIIème siècle, il est richement orné et présente, dans des niches à colonnes torses, les statues de sainte Marguerite et de sainte Thérèse. Au fronton de l’autel figure la Sainte Face, avec la lance, le roseau, l’éponge et le fouet. TRIBUNE, ORGUES. Les orgues, dont il est mention en 1764, furent restaurées en 1816 et en 1843. Elles disparurent en 1870 avec l’ancienne tribune. La tribune actuelle est due au ciseau du morlaisien Piton (1898) (abbé Calvez).

Nota 3 : PRÉÉMINENCES DANS L'ÉGLISE. A l’occasion d’un projet de reconstruction du bas-côté Nord de l’église paroissiale, un procès-verbal des prééminences fut dressé le 18 Mai 1631. Il signale dans la muraille costière une fenêtre comportant, une rosace et deux panneaux. On voit dans la rose un écusson d’azur à 3 huchets d’or, mi-parti d’argent à un croissant et 3 croisilles de gueules ; ce sont les armes nouvelles de Lesquiffiou en alliance avec celles de Trévigné [Note : Les armoiries anciennes de Lesquiffiou portaient d’argent à trois souches déracinées de sable]. Quant aux panneaux, ils portent d’azur à un fretté d’argent, puis les nouvelles armes de Lesquiffiou mi-parti d’azur à un fretté d’argent qui sont Keromnes, enfin un écartelé d’azur à un mouton d’argent armé. Jean Le Long, seigneur de Keranroux et de Kermorin ainsi que Claude de la Roche, seigneur de Kergroac'h, consentent à la reconstruction de l’église à condition que leurs bancs et tombes soient conservés au bas-côté Nord (Note du chanoine Peyron). Une pièce du 15 Janvier 1708 nous apprend que dans la chapelle Saint-Yves se trouvaient un banc et une arcade aux armes du seigneur de la Roche, de Kergroac'h, de sable à un lion et des billettes d’argent surchargées d’une hermine, et dans la fenêtre cinq écussons des mêmes armes pleines et en alliance (Calvez, Pléiber-Christ, pp. 33-34). Dans le bas-côté Midi de l’église, en la chapelle de la Trinité, un document du 2 Mai 1700 signale, en plusieurs endroits les armes de François Le Borgne, une pièce de 1729 y note celles des seigneurs du Treuscoat. A l’angle Sud-Ouest de l’église figuraient en alliance les blasons des Le Moyne de Lesquiffiou et des Keromnes. Un acte du 18 Août 1678 reconnaît à Vincent Le Borgne « droit de lisière en dedans et par dehors, autour de toute l’église paroissiale » (Calvez, Pléiber-Christ, pp. 43-50).

Nota 4 : TRÉSOR DE L'ÉGLISE. Ce trésor est riche en argenterie ancienne et en cuivre. — 1. Les calices. — Un premier calice en argent, d’une hauteur de 0 m. 25, porte au revers du pied l’inscription : M. ALEXANDRE CRECHMINEC et la date de 1634. La patène porte un coeur surmonté de trois clous. Un second calice, également en argent, mesure 0 m. 26 de hauteur. Sur le pied figure une croix avec trois clous et l’on aperçoit la couronne d’épines à l’intersection des bras de la croix. La patène, où l’on remarque un coeur surmonté de trois clous porte comme poinçon H. PUCHE. Ce calice doit être également du XVIIème siècle. Un troisième calice, en argent doré, mesure 0 m. 345 de hauteur, avec 0 m. 17 de diamètre à la base. La coupe porte des épis, des grappes de raisin, des roseaux, les effigies du Sauveur, de la Sainte Vierge, de Saint Pierre, la Foi, l'Espérance et la Charité symbolisées par trois femmes, dont l’une tient un flambeau, la seconde une ancre, la troisième trois enfants. Sur le pied du calice sont représentés : la fuite en Egypte, le lavement des pieds, le Sauveur au jardin des Oliviers, Jésus tombant sous sa croix, Jésus crucifié. Cette pièce d’orfèvrerie paraît appartenir également au XVIIème siècle. Elle est signée S. PERAUD. La patène porte différents emblèmes de la Passion : palmes, croix avec suaire, manteau, éponge, échelle, fouets, colonne, tenailles, couronne d’épines, coeur surmonté de trois clous. — 2. Les ostensoirs. Un premier ostensoir, en argent doré, mesure 0 m. 60 de hauteur. La base, porte un écusson d’argent à la croix de sable. Le second ostensoir, en vermeil, haut de 0 m. 75, présente sur le pied les quatre évangélistes avec leurs attributs. Au-dessous du soleil, figurent Saint Thomas d'Aquin, docteur de l'Eucharistie, Saint Stanislas Kotska, que la tradition montre communié par les anges, et Saint Pascal Baylon, patron des oeuvres eucharistiques. — 3° Une lampe de sanctuaire, un encensoir, une navette, des orceaux, en argent. — 4° Une croix-reliquaire en argent, datant de 1760. — 5°. Une croix processionnelle en vermeil de toute beauté, dans la manière de celle de Guengat (Abgrall, Architecture Bretonne, p. 384). Comme objets de cuivre, signalons : une croix de 0 m. 70 de long sur 0 m. 42 de large, sur laquelle est représentée une croix grecque, accostée de deux léopards avec la devise var va buez, six chandeliers, deux candélabres et sept plats pour la quête ayant 0 m. 22 de diamètre (H. Pérennès).

Voir   Pleyber-Christ " L'enclos de l'église paroissiale de Pleyber-Christ ". 

Pleyber-Christ

l'ossuaire (1737). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, reconstruit en 1737-1738. Il comporte quatre baies, une porte et un oculus. Il conserve une poutre provenant de l'ancien édifice et portant la date de 1573. " A l’angle Sud-Ouest de l’église se dresse un ossuaire dont la façade Est a quatre baies de forme quadrangulaire. Les trois ouvertures pratiquées dans l’arrière façade ont été aveuglées. L’édifice date de 1738. Du reliquaire antérieur une porte ouvragée a été conservée, qui porte la date de 1573. Déjà désaffecté depuis longtemps, notre ossuaire sert à partir de 1890 aux catéchismes et aux pieuses congrégations " (abbé Calvez) ;

la chapelle du Christ (1747). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. L'autorisation de construire est donnée le 28 août 1745 et la construction est terminée en 1747 comme stipulé sur la porte latéral "Lors Fabrice P. Martin et Yv. Pouliquen 1747 : Yvon Marie de Kersulguen étant recteur lors". La chapelle est reconstruite en 1829 et l'on trouve gravée sur le chevet l'inscription "I. H. S. M. Marec. Rr Joncour, Fabrique 1829". La chapelle abrite les statues de saint Joseph, la Vierge-Mère et un Christ en Croix ;

Nota 5 : CHAPELLE DU CHRIST. Elle se trouve à un kilomètre Sud-Ouest du bourg, en bordure de l’ancienne route de Saint-Pol à Quimper. Sur une pierre du chevet, ornée d’un calice, on lit, à l’extérieur, l’inscription suivante : I H S : Mr MARREC : Rer JONCOUR : FABRIQUE : 1829. Une grande pierre du jambage de la porte midi présente cette inscription : P. MARTIN : ET : YV : POULIQUEN : 1747 : YVON : MARIE : DE : KERSVLGVEN : ETANT : RECTEUR : LORS. La seconde de ces dates marque une entière restauration de l’édifice primitif, la première une autre reconstruction. Au maître-autel, dans un cadre formé par deux colonnes torses, apparaît un vieux tableau, représentant le Christ, tout enveloppé de lumière, sortant glorieux du tombeau. A ses pieds, la terreur a renversé les gardes, qu’un ange menace de son glaive. A droite de l’autel est Saint Joseph, à gauche une belle statue de la Vierge-Mère. Du côté de l'Evangile, sont appendus à la paroi de la chapelle, un Christ en croix, vraiment remarquable, puis un tableau ancien, qui représente Jésus crucifié. On y voit également an Aotrou Christ, statuette en bois de 0 m. 40 de hauteur. Non loin de la chapelle se trouve la fontaine de dévotion enclose d’un petit mur en pierres de taille, qui se profile d’un côté en pignon aigu. Au milieu de ce pignon apparaît dans une niche une statuette du Christ. Plus haut sont gravées deux dates : 1736, celle de l’érection, 1851, celle de la restauration. Entre la chapelle et la fontaine on aperçoit une vieille croix. D’un côté du Christ figure Saint Hervé accompagné de son guide, de l’autre côté une pietà. Au bas du groupe on lit : HERVE : FERZ : 1574. Sur le socle se dessine une inscription gothique. L’abbé Calvez y a lu « … et sa compaigne … faite cette croix en lan 1536 ». La chapelle du Christ ainsi que la fontaine furent vendues nationalement le 21 vendémiaire an IV (14 Octobre 1795). Elles revinrent à la fabrique en 1811. Le pardon de la chapelle se célèbre le troisième dimanche de Septembre. C’est une fête, où les membres dispersés de la famille aiment bien se retrouver (abbé Calvez).

les anciennes chapelles de Pleyber-Christ, aujourd'hui détruites et disparues : la chapelle Saint-Maudez (clocheton de la fin du XVIème siècle), la chapelle Saint-Donat (de plan rectangulaire et disparue vers 1890), la chapelle Saint-Golven (située jadis à Treuscoat), la chapelle Sainte-Barbe (située jadis à la Roche Héron), la chapelle Sainte-Apolline (située jadis à Kervrach), la chapelle de Coatconval (ancienne chapelle privée), la chapelle de la Lande (ancienne chapelle privée de plan rectangulaire et édifiée en 1789), la chapelle de Lesquiffiou (aménagée jadis dans le château), la chapelle de Lohennec, la chapelle Saint-Eloi (de plan rectangulaire et reconstruite sur décision datée du 22 octobre 1625) ;

Nota 6 : CHAPELLE SAINT-MAUDEZ. Cet édifice, qui était situé dans le voisinage de Lesquiffiou, à 6 kilomètres 500 Nord-Est du bourg, fut bâti en 1585. Le 30 Août 1660, le Pape Alexandre VII, sur la demande de Vincent Le Borgne, seigneur de Lesquiffiou, permit d’y ériger la confrérie de Notre-Dame de l'Esclavage. Le bref pontifical accordait des indulgences aux confrères. Nouvelle concession d’indulgences sous Clément XII, en 1735. D’après une lettre écrite le 3 Juillet 1791, au marquis de Lescoët, alors émigré, par son régisseur, M. Floc'h, la chapelle Saint-Maudez fut vendue (le 23 Mai précédent) à un nommé M. Souestre, entrepreneur de bâtiments, demeurant à Saint-Martin de Morlaix, ainsi que la maison et les deux champs en dépendant, pour 1.800 livres. Elle contenait une statue d’albâtre, destinée à la chapelle domestique de Lesquiffiou, non encore construite. M. Floc'h la réclama au district de Morlaix, au nom du marquis de Lescoët ; mais on lui répondit que ce dernier avait eu tort de ne l’avoir pas fait enlever avant la publication de la vente, et on lui interdit de rien enlever de la chapelle. Le 17 Juillet, cette chapelle était encore ouverte, mais on devait la fermer incessamment « à moins qu’on obtienne une permission de l’évêque du Finistère pour y dire la messe ». L’abbé Le Briz, recteur de Brélévénez, retiré à Morlaix, y célébrait la messe en Août 1791 (Archives de Lesquiffiou). La fontaine se trouve à 150 mètres Ouest, des ruines de la chapelle (abbé Calvez).

Nota 7 : CHAPELLE SAINT-ELOI. Bâtie en 1625, elle se trouvait à Coatilézec, à 5 kilomètres Nord-Ouest du bourg, et avait remplacé une chapelle plus ancienne dont il est mention en Mai 1459, dans un aveu du seigneur de Lesquiffiou. On y vénéra à partir de 1710 un Saint Eloi, placé dans une armoire à volets, dont les quatre médaillons représentaient des scènes de la vie du Saint. Au-dessous de cette armoire, sont deux écussons aux armes de Lesquiffiou : d’argent à 3 souches de sable, et de Kersauzon : de gueules au fermail d’argent. On lit au bas : ALEXANDRE : PRIGENT : FABRIQVE : ET : JAN : PRIGENT : FABRIQVE : 1710. Sur le placître, au fond de la chapelle, se dresse une vieille croix, qui porte, avec le Christ crucifié, les statues de Saint Pierre, la Sainte-Vierge, Marie-Madeleine et Saint Eloi. La chapelle était réputée pour son pardon des chevaux. Elle fut vendue nationalement le 24 prairial au III (12 Juin 1795). Il y a environ soixante-dix ans quelle est désaffectée (abbé Calvez).

Nota 8 : CHAPELLE SAINT-DONAT. Ce sanctuaire se trouvait à trois kilomètres au Sud-Ouest du bourg, sur l’ancienne route de Morlaix à Comanna. Propriété de Claude de la Roche, sieur de Kervrac'h, il fut donné par lui, le 9 Janvier 1596, à la paroisse de Pléiber [Note : Le titulaire primitif de la chapelle fut un saint breton Donnoat, supplanté par saint Donat (cf. Loth, Les Noms des Saints Bretons)]. Il servit de chapelle paroissiale jusqu’en 1876. A ce moment on le désaffecta, et il y a une trentaine d’années les pierres furent transportées au bourg, elles servirent à faire un pavé au Nord de l’église paroissiale (abbé Calvez).

la croix de Roz-ar-C'hra (1531) ;

le calvaire de Sant-Alar ou Saint-Eloi (XVIème siècle - 1630). Il porte les statues de saint Eloi, la sainte Vierge, saint François, saint Pierre, sainte Madeleine et l'inscription "F. Mingam" ;

le calvaire de la chapelle Christ (1536), restauré en 1823. Le calvaire portent saint Hervé et son guide ainsi qu'une Pietà. Sur le socle se lit la date de 1536 et sur la croix se lit la date de 1574 "Hervé, Ferz 1574" ;

le calvaire de Saint-Donat, édifié en souvenir d'une mission de 1911 "50 devez Induljansou". Il porte saint Donat, saint Hervé et son guide et la Madeleine agenouillée ;

le calvaire de Kervern à Saint-Donat (1647) ;

le calvaire de Pont-Claz (XVIIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Coatilézec (XVIIème siècle), Gare (1886), La Justice (XXème siècle), Kervernarc'hant (1915), Kerohan (croix détruite), Lesquiffiou (vers 1621), Penvern (XVIème siècle), la croix du cimetière (XVIème siècle), Pont-ar-Bloch (1917), Pont-Paul (XVIème siècle), Rozarbelec (XVIème siècle), Treuscoat (1890) ;

Nota 9 : CALVAIRES ISOLÉS. Les principaux calvaires sont ceux du Pré, de Kervern, des Justices et la Croix de Mission. Le calvaire du Pré, qui jadis avoisinait la chapelle Saint-Donat, se trouve actuellement à 800 mètres à l'Est du bourg. Il porte les statues de Saint Jean l'Evangéliste, Marie-Madeleine, la Sainte Vierge, Saint Donat et Saint Hervé accompagné de son petit guide. Situé à cinq kilomètres Sud-Ouest du bourg, le calvaire de Kervern date de 1647. Il porte les statues de la Sainte Vierge, Saint François d'Assise, Sainte Marguerite et Saint Jean l'Evangéliste. Quant au calvaire des Justices il est à deux kilomètres au Nord du bourg. Un calice sculpté décore le piédestal où figure cette inscription : MANACH : M : R : H : 1620. La croix érigée à l’occasion de la Mission de 1886 se trouve entre le bourg et la gare, dans un enclos planté. M. l’abbé Calvez mentionne quelques autres calvaires de second ordre (H. Pérennès).

le château de Treuscoat (XV-XVIème siècle), édifié par la famille Kergrist. Propriété successive des familles de Kergrist (vers 1458), Le Diouguel (au XVIIème siècle), Le Borgne (au XVIIème siècle), de Kerampuill, Le Jollivet, Vilart ou Villart, de Kerdrel, Le Gouvello de la Porte (vers 1960), Bréart de Boisanger. Pierre Jolivet (ou Jollivet), sieur de Treuscoat, est maître à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1771. Sa postérité se fond ensuite dans la famille Villart ou Vilart qui transmet par alliance la propriété à la famille de Kerdrel. A signaler aussi, qu'en 1458 "le hault et puissant seigneur Allain de Rohan" vend les terres boisées de Treuscoat à Jehan de Kergrist ;

Nota 10 : LE TREUSCOAT. Ce manoir se trouve à 5 kilomètres Nord-Nord-Ouest du bourg. C’est une maison d’apparence modeste, avec façade orientée à l'Ouest et flanquée d’une grosse tour ronde, ou plutôt quadrangulaire à pans arrondis. A la base de cette tour est pratiquée une porte ogivale, ornée de moulures, que surmonte un écusson brisé, puis une fenêtre à meneaux gothiques. A gauche, longue ouverture en meurtrière. Une petite tourelle à cul-de-lampe est accolée à cette tour. Un peu plus bas on lit : Goulven de Kergrist archier à la montre de 1503. Vers la fin du XIXème siècle, on a ouvert, à gauche de la façade, une porte surmontée d’une sorte de portique terminé par une lucarne gothique à crochets. Contre le mur de droite est un écusson provenant de la chapelle Saint-Souron, en Plougonven. Devant le manoir, vieux puits à margelle ronde. A gauche, au milieu d’une pelouse, figurent sur un piédestal deux vieux saints gothiques adossés ; l’un est saint Jacques le Majeur, l’autre à les mains jointes et la tête brisée. La vieille voie de Quimper passe tout près et au Nord du manoir. Au carrefour, on voit une croix de pierre très simple, datée de 1890. La chapelle du manoir, dédiée à Saint Goulven, existait encore en 1729. L’ancien colombier est aujourd’hui en ruines. Sur une garenne dite goarem an iliz, à quatre ou cinq cent mètres à l'Ouest du manoir de Treuscoat, des substructions anciennes semblent former une enceinte avec d’autres murailles et vestiges s’y rattachant. Cette garenne est un plateau herbeux assez élevé, qui donne au Nord sur la vieille voie de Quimper franchissant le ruisseau du Treuscoat. A travers les substructions on devine deux enceintes, dont la plus, grande a des apparences de camp retranché. Après avoir été possédé au XVIème siècle par la famille de Kergrist, le Treuscoat passa, dans la première moitié du XVIIème siècle, aux de Kerampuill. Ceux-ci, en 1664, vendirent leur domaine à François le Diouguel. seigneur de Lanroz, dont les héritiers le cédèrent plus tard à la famille Jollivet. Le Treuscoat passa en 1830 aux Villart, qui le transmirent par alliance en 1863 à la famille de Kerdrel (H. Pérennès).

le château de Lesquiffiou (XVIIIème siècle), construit vers 1750 sur les plans de l'architecte Jean Perrot. Lesquiffiou était jadis une châtellenie avec haute et basse justice dont la potence se dressait à Coat-ar-Justiçou (en Pleyber-Christ). La descendance de Maurice de Kerguennec, seigneur de Lesquiffiou et bailli de Morlaix en 1445, se fond dans la famille Le Borgne de Kerguidiou, qui se fond elle même dans la famille Barbier du Lescoët (suite au mariage en 1714 de Françoise Le Borgne avec Claude Alain Barbier de Lescoët, gouverneur de Lesneven). Après la Révolution, le château dévasté est racheté vers 1806 par le marquis de Lescoët et restauré ;

Nota 11 : LESQUIFFIOU. Ce manoir, dont le nom signifie littéralement prés des souches, est situé, dans les grands bois, du côté de Morlaix, à la lisière de la paroisse, à 6 km 500 du bourg. La partie la plus ancienne de l’édifice actuel appartient à la seconde moitié du XVIIème siècle. On l’a reconstruit vers 1740. La chapelle a été aménagée dans l’une des pièces du château. L’autel est accompagné de deux vieilles statues d’évêques bénissant : St GVESNOUS et St DONAT, provenant de la chapelle ruinée de Saint-Donat. Au fond appendues au mur, sont deux thèses latines illustrées. La première est celle de Vincent-Joseph de Kergariou, Trégorois, passée en 1670 au Collège des Jésuites de Rennes. La seconde est de Sébastien-François-Joseph Barbier, comte de Lesquiffiou, passée le 5 Mars 1788 au couvent de Saint-François de Cuburien, devant le Père Hippolyte Elien, prieur de ce couvent. Contre le mur de gauche est une grande toile du Tintoret, représentant la résurrection de Lazarre. Au fond petit bas-relief en bois du XVIème siècle, figurant le portement de croix. Parmi les 56 portraits ou gravures qui ornent l’intérieur du château, qu’il suffise d’en signaler quelques-uns. C’est d’abord un Capucin à longue barbe, tenant en main un papier déployé et dans lequel on reconnaît le Père Léonard Barbier, qui fonda en 1611 le couvent des Capucins de Morlaix. C’est ensuite une gravure de Mgr. de La Marche, évêque de Léon, ainsi que deux portraits du même personnage, l’un de Perrin,. l’autre de P.- E. de la Fruglaye. C’est enfin la peinture d’un gentilhomme de la fin du XVIème siècle qui blasonne : de sable au chevron d’argent accompagné de 3 quintefeuilles de même (Archives départementales. Fonds Le Guennec). La bibliothèque du château, dont M. Le Guennec a classé les archives, est riche en éditions anciennes ainsi qu’en manuscrits français et bretons [Note : Le Guennec. Les archives de Lesquiffiou et l’archiviste Jean-François Le Clec'h (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1917, p. 51). Les mystères bretons de la bibliothèque de Lesquiffiou (ibid, 1912, pp. 85-104)]. Nous savons par Ogée, que Lesquiffiou était jadis une châtellenie avec haute, moyenne et basse justice. Ses patibulaires se dressaient à l’entrée du bourg ainsi qu’à Croaz-ar-Justissou, sur l’ancienne route de Morlaix à Pléiber-Christ. Représentée au XIIIème siècle et dans la première moitié du XIVème par Robert, Huon et Guillaume de Lesquiffiou, cette famille se fond vers le milieu du XIVème siècle dans celle de Keraliou, puis un peu plus tard dans la famille de Kerguennez, de Plouvorn. Le mariage de Marguerite de Kerguennec, en 1540, avec Jean Le Borgne, fait passer Lesquiffiou dans la famille Le Borgne. La branche des Le Borgne se fond elle-même dans les Barbier de Lescouet par l’union, en 1713 de Françoise Le Borgne avec Claude-Alain Barbier (Archives départementales. Fonds Le Guennec). Le château appartient en 1938 au marquis Alain Barbier, fils de Jonathas, qui mourut à Pleiber-Christ, il y a quelques années (H. Pérennès).

le manoir de Coat Conval "neuf", édifié à la fin du XVIIIème siècle par Jean Brulard, régisseur en 1811 de la Manufacture des Tabacs de Morlaix. Depuis 1885, Coat Conval est propriété de la famille de Lauzanne ;

le manoir de Maner Coz ou l'ancien Coat Conval (vers 1580). L'édifice est flanqué d'une tour ronde sur sa façade nord. On y voyait jadis un portail à double entrée (l'une d'entre elles était cintrée et ornée de cinq personnages sculptés portant des écussons). Propriété de Margilie de la Roche (épouse de Mathieu de Trévégan et décédée en 1632), de Marie de Trévégan (fille de Mathieu Trévégan), de Hervé Perros (à partir du 24 février 1627), de  Jean Cozten (en 1674), des soeurs Le Joyeux en 1674 (le manoir uniquement, alors que les terres appartiennent en 1674 au sieur de Parthenay). Le vieux Coat Conval appartient ensuite successivement aux familles Salaün, Morvan, Barazer, de Lauzanne et Laviec ;

Nota 12 : COATGONVAL. Situé à 5 kilomètres au Nord du bourg, aux confins de Pléiber (aujourd'hui Pleyber-Christ) et de Sainte-Sève, ce manoir, dénommé Maner-Koz, est une large maison flanquée d’une grosse tour, et qui semble du XVIème siècle. Au XVIIème siècle nous y trouvons Matthieu Trévégan et après lui Guengant, tous deux seigneurs de Coatgonval. La propriété passe ensuite à des familles Salaun et Barazer. (H. Pérennès).

le manoir de Lohennec (XVIème siècle). On mentionne Jehannette an Ohenneuc (ou Lohennec) en 1481 et Jehan de Keraudy, sieur de Lohennec en 1503 ;

Nota 13 : LOHENNEC. Ce manoir se trouve à 4 km. 500 à l'Ouest du bourg, à la limite du territoire de Saint-Thégonnec. Il appartient à la fin du XVème et au XVIème siècle. La chapelle s’en est allée en ruines. A une quarantaine de mètres à l'Ouest de l’enceinte se dressait un vaste colombier. Un peu plus loin figure le soubassement d’un antique calvaire. La famille de Lohennec avait comme blason : fascé d’or et de sable, la première fasce surmontée d’un lion léopardé de sable. Elle a comme représentants au XIVème siècle Eon Lohennec, écuyer de la compagnie de Duguesclin, au XVème, Guillaume Lohennec, dont les descendants firent passer par alliance le manoir à la famille de Keraudy. Dans la seconde partie du XVIème siècle, le domaine se trouve aux mains de Jean Le Borgne, cadet de Lesquiffiou, du fait de son mariage avec Marie de Keraudy. En se mariant, à la date de 1640, avec Jean du Dresnay, seigneur de Kerbaol, Jeanne Le Borgne lui apporte en dot le domaine de Lohennec. Cette terre est toujours, en 1938, à la famille du Dresnay (H. Pérennès).

le manoir de Kerjézéquel (XVIème siècle). Ce manoir, situé à environ deux kilomètres au Nord du bourg, appartenait, au XVIIème siècle, à Messire Claude Le Borgne, sieur de Kerfraval, recteur de Pléiber-Christ (Pleyber-Christ), qui y résidait et y mourut en 1581. Par son testament il donnait à son neveu Alexandre Le Borgne, sieur de Lesquiffiou, la tierce partie de son héritage et la moitié de ses biens meublés. Par transaction du 18 Juin 1581, Alexandre cède le manoir de Kerjézéquel à son oncle, Yves Le Borgne, sieur de La Tour, résidant en son manoir de Keraouel, en Plounévez-Lochrist (Archives de Lesquiffiou) ;

la maison de Lanmarc'h-Izella (XVIIème siècle) ;

la maison du Barric (XVIIème siècle) ;

la maison des Andrieux (XIXème siècle) ; 

la fontaine de la Chapelle du Christ (1736), restaurée en 1851 ;

les moulins à eau du Pont, Camhir, Pont-ar-Bloc'h, Joane, La Lande, Roudougoulen, Roz-ar-Vern, Traon-Boudou et 7 ou 8 papeteries ;

A signaler aussi :

l'ancienne chapelle Saint-Eloi (XVIIème siècle), aujourd'hui détruite. Cette chapelle contenait jadis deux écussons aux armes des familles Lesquiffiou et Kersauzon ;

l'ancienne chapelle de Saint-Denoal ou Donat (XVIIème siècle), aujourd'hui disparue ;

l'ancienne ferme de Kervrac'h (XVIème siècle). La chapelle privative était jadis dédiée à sainte Apolline (vierge d'Alexandrie du IIIème siècle). Propriété de la famille Roche ;

Nota : KERVRAC'H. Ce manoir, qui appartient au XVIème siècle, est situé à 3 kilomètres au Sud du bourg, à la limite de Pléiber (aujourd'hui Pleyber-Christ) et de Plounéour-Ménez. A quelque 200 mètres de là, on aperçoit des restes de murs de la chapelle Sainte-Appolline, qui dépendait du château. De la statue en chêne de la Sainte, que l’on invoque spécialement pour les maux de dents, il ne reste plus que la tête, le reste ayant été emporté à titre de reliques. « Certains jours de fête, note l’abbé Calvez, et tous les pardons du Relec, cette tête est exposée à la vénération des pèlerins sur les ruines de son ancienne chapelle ». En 1503, Kervrac'h est le bien de Charles de la Roche et de son épouse Catherine de Keraudy. Au XVIIème siècle, Olivier de la Roche le vend à Guy, seigneur de Coatlosquet, d’où il passa aux Le Borgne de Keruzoret (H. Pérennès).

l'ancienne forteresse de Roc'h-an-Erron. C’était une vraie forteresse surplombant la sauvage vallée du Dour-Ruz et située à deux bons kilomètres au Nord-Ouest du bourg. Une chapelle en dépendait, dédiée à Sainte Barbe. Le château-fort fut démoli au temps de la Ligue. Après avoir appartenu dès le XIVème siècle aux seigneurs de la Roche, Roc'h-an-Erron devint au siècle suivant la propriété de la famille de Kerguennec, de Lesquiffiou, d’où il passa aux Le Borgne. Des bourgeois Morlaisiens l’achetèrent au XVIIème siècle. Le domaine passe ensuite aux Conan, aux Guilloton de Kerdu, Le Gualès de Lanzéon et Potier de Courcy (H. Pérennès) ;

l'ancien manoir de Coatilézec. A environ 5 kilomètres au Nord du bourg, à la lisière de Sainte-Sève, on aperçoit encore, près du village de même nom, les ruines du vieux château de Coatilézec (Quoethyraezeuc, en 1345). Hervé de Quoethyraezeuc maria, en 1336, sa fille Aliz avec Guillaume, seigneur de Lesquiffiou, qui devint dès lors propriétaire du manoir. Des Le Borgne de Lesquiffiou, la terre de Coatilézec passa aux du Dresnay (H. Pérennès) ;

l'ancien manoir de Keromnes. Ce manoir, situé à deux kilomètres au Sud-Ouest du bourg, appartenait au XVIème siècle à la famille de Cornouaille. Jeanne de Cornouaille l’apporta en dot, par son mariage, à Yves Le Moyne, seigneur de Trévigné. Jeanne Le Moyne, sa fille, se maria en 1581 avec Alexandre Le Borgne, et fit passer le domaine dans cette famille (H. Pérennès) ;

l'ancien manoir de Kermorin. Kermorin se trouvait à deux bons kilomètres au Nord-Est du bourg. Après avoir été possédé au XVIème siècle par la famille de Coetlosquet, ce manoir appartint plus tard à Charles de Coativy et passa ensuite aux Le Long de Keranroux, puis aux du Chastel de Bruilliac ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLEYBER-CHRIST

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Pleyber-Christ :

Lohennec (an), seigneur dudit lieu, paroisse de Pleyber-Rinan [alias : Pleyber-Christ]. Fascé d’or et de sable de six pièces, la première fasce surmontée d’un lion léopardé de sable. Eon, écuyer, qui est mentionné dans une montre de 1380 (Histoire de du Guesclin, p. 408), semble de ceux-ci ; Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Pleyber-Rinan [alias : Pleyber-Christ].

Roc'h (an) ou Roche (de La), seigneur de La Roche-Héron, paroisse de Pleyber-Rinan [alias : Pleyber-Christ]. De sable au lion d’argent, l’écu semé de billettes de même. Richard, écuyer dans une montre de 1355, semble être de ceux-ci ; Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Pleyber-Rinan [alias : Pleyber-Christ].

Trefmorgant (de) Dérien se trouve mentionné entre les nobles de Pleyber-Rinan [alias : Pleyber-Christ].

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Pleyber-Christ (Pleyber-Rivault) :

Jehannette An OHENNEUC (20 livres de revenu), représentée par Pezron Barbier : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Hervé BRETON (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon de LA ROCHE (20 livres de revenu),  malade, représentée par Guillaume Thébaud : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; 

Yvon GUEZENNEC (60 sols de revenu) : porteur d'une jacque et comparaît armé d'une vouge ;

Maistre Henry COETLOSQUET (60 sols de revenu), absent ;

Jehan TREVENGAN (40 sols de revenu), absent ;

Jehan OLLIVIER (100 sols de revenu), absent ;

Guillaume KERMELLEUC (20 livres de revenu), absent ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Pleyber-Christ (Pleyber-Christ) sont mentionnés :

Hervé Kerguennec, sieur de Lesquiffiou, en habillement d'archier et soubs luy Laurent Nicolas, en brigandine ; bien montés et armés ;

Jehan de Keraudy, sieur de Lohennec, injonction de s'armer ;

Goulven Kergrist, en brigandine, salade, espée et partisane, bien en poinct ;

Charles an Roch ;

Messire Mahé Breton, presbtre, représenté par Tanguy Gaillard ;

Henry Coatangars, default ;

Jehan Coetlosquet, en brigandine. Injonction à deux chevaux.

(à compléter)

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