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PLOUGONVEN |
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La commune de Plougonven ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGONVEN
Plougonven vient de lancien breton « ploe » (paroisse) et de "Saint-Conven". Saint Gonven est invoqué pour les maux de tête.
Plougonven est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire de Saint-Eutrope. Saint Conven fonde la paroisse vers le VIème siècle. Plougonven fait partie ensuite de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur et du fief de Pestel (seigneurie détenue au XIème siècle par la famille de Dinan). La pièce la plus ancienne dans laquelle figure le nom de Plougonven est un compte de décimes de la province ecclésiastique de Tours (dont dépendait l'évêché de Tréguier), rendu vers 1330 environ. Au XIVème siècle, au nombre des vingt-sept paroisses du Plougastel (Archidiaconatus de Pago-Castelli), on trouve Plebe Conveni. Un autre compte de 1461 donne la forme Ploëgonmen.
Saint-Eutrope, chapelle d'un quartier de la paroisse, avait pour chef-lieu le village de Guélétréo (en 1543). Saint-Eutrope est érigé officiellement en trève le 8 janvier 1651 (sentence de l'évêque de Tréguier, Mgr Baltazar Grangier, rendue le 24 novembre 1650), sur requête de François du Parc et Marie Le Duc, son épouse (seigneurs de Kergadou, de Rosampoul, et conseiller au Parlement de Bretagne). Missire Pierre Paul est installé en 1651 comme premier curé de Saint-Eutrope. Le culte de Saint-Eutrope a été importé à Plougonven par Louise Beschet (Bechete) de Rybemont, mariée vers 1420 à Maurice de Kerloaguen, seigneur de Rosampoul.
Le 24 juillet 1764, Yves François Larcher, sieur de Kerascoët (intendant du marquis de Kersauson) passe contrat avec Mgr Hervé Nicolas Thépault du Breignou, évêque de Saint-Brieuc (avec le consentement de l'évêque de Tréguier), pour la fondation au bourg de Plougonven d'une maison et d'école de religieuses du Saint-Esprit. Cette maison est fermée à la Révolution et vendue comme bien national, le 2 mai 1793, à Joseph Raoul. " Fondation, au XVIIIème siècle, du couvent et hôpital du Saint-Esprit, en la paroisse de Plougonven, par haut et puissant seigneur Jacques-Gilles de Kersauson, seigneur marquis de Brézal, école et hôpital, supprimés par la Révolution " [Note : Ratification par Messire Jean-Jacques-Claude, marquis de Kersauson, du contrat passé entre Messire Yves-François Larcher de Kerascoët, agissant au nom dudit Kersauson, et Mgr Thépault du Breignou, évêque, seigneur de Saint-Brieuc, pour l'établissement et fondation des religieuses à Plougonven (Archives du Finistère, série E).
La paroisse de Plougonven était jadis partagée en neuf frairies : le Bourg, Kerhervé, la Forest, Kerangueven, le Duc, l'Abbaye, Quilliou, Kermorvan et Kervigaouez. Des trois grandes seigneuries de la paroisse de Plougonven, Kerloaguen, Garspern et Rosampoul, les deux premières étaient, dit-on, des démembrements de Bodister.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Conven ou Gonveni (vers 1330), Ploegonven (fin XIVème siècle), Ploë Gonven (en 1427), Plogonven (en 1440).
Note : liste non exhaustive des premiers recteurs de Plougonven : Pierre de Kerloaguen (en 1473, chanoine de Quimper et archidiacre de Poher), Guillaume de Guicaznou (en 1499, chanoine de Tréguier), François de la Tour (en 1570, archidiacre de Plougastel, évêque de Cornouaille, puis de Tréguier), François Buzic (vers 1585), Geffroy Le Gualès (en 1591, sieur de Guerlisay et chanoine de Tréguier), Alain Le Brizec (1616-1634), François Le Bihan (1634 - 1644), Jan Le Bihan (1644-1685), Gilles Le Bihan (1685-1691), Guillaume Jean (résigne en 1693), Hervé de Kerguiziau (1693-1696, ancien recteur de Garlan), François Corentin Le Roux de Launai (1696-1749, docteur en théologie, archidiacre de Châlons), Théophile Le Guichoux (1750-1758), Olivier Marie Le Guichoux (1758-1780), François Kerneau (1780-1790, chanoine de Tréguier / Tonquédec).
"
Recteurs, Curés et Chapelains de
Plougonven avant la Révolution
".
"
Anciennes voies et fréries de Plougonven
".
"
"Mirouer de la Mort" de Jehan
Larcher de Plougonven
".
"
La paroisse au XVème siècle, le
domaine congéable, la quevaise et les impôts/corvées de Plougonven
".
"
Dons, legs, testaments,
redevances, moeurs et acte prônal à Plougonven au XVIème siècle
".
"
Plougonven durant les guerres de
la Ligue
".
"
Plougonven et la Révolte du
Papier Timbré
".
"
Epidémies, Fondations à Plougonven
".
"
Les Testaments, Fondations et
Taxes à Plougonven
".
"
Les Impôts, la Dîme et la Corvée à Plougonven
".
"
Le Corps politique de Plougonven
".
"
Cahier de doléances et Elections
de Plougonven
".
"
Garde nationale et Administration
cantonale de Plougonven
".
"
Fabriques et Recteurs de Plougonven
".
PATRIMOINE de PLOUGONVEN
l'église de Saint-Yves
(XVIème siècle), construite par l'architecte Philippe Beaumanoir entre 1511 et 1523.
Dans son devis établi en 1511, il prévoit : " Le porche devers le
midy aura 19 piés de laize et autant de hauteur, il sera dallé et fait
entièrement de pierre de taille ; le portail aura 5 piés de laize et 7
piés de hauteur, il sera molluré et de deux membres garnis d'un ancellé,
deux demi-ancelles et un filet .. ". Elle est dédiée le 30 mai 1532 par l'évêque de Tréguier Antoine de
Grignaulx. Elle comprend une nef de huit travées avec bas côtés terminée
par un choeur à chevet droit. Le chevet est agrandi en 1703 et
porte l'inscription "Fr. Cor. Le Roux doct. de Sorbo. et Rect. L'an
1703". La tour, de 1481, est précédée d'un porche voûté en croisée d'ogive,
surmonté de l'écusson écartelé des familles Kerloaguen et Gaspern. Au-dessus
des deux portes géminées du portail latéral, on voit les armes de la
famille Gaspern. Les divers autels sont sculptés par Yan Larc'hantec (ou
Larhantec, natif de Plougonven) pour
sa paroisse natale et placés dans l'église de 1855 à 1874. Aux clefs de
voûte, on voit les armoiries des familles Goudelin de Kerloaguen, Salaün
de Lesven, La Lagadec de Mézédern, Keraudren, Kerloguen, Méné de
Goasvalé qui avaient leur sépultures dans les enfeus des chapelles
latérales. En 1650, la confrérie du Saint-Rosaire est fondée en l'église
de Plougonven, dans la chapelle dépendant de la terre de Rosampoul,
possédée par François du Parc. La confrérie du Saint-Sacrement est
érigée en l'église de Plougonven le 13 juillet 1679. Quelques anciennes
statues sont visibles à l'intérieur de l'église : Pietà, saint Jean
Baptiste, saint Joseph, saint Yves, saint François, sainte Barbe. La
bannière avec Adoration du Saint-Sacrement et Vierge Mère date du XVIIème
siècle. La cloche semble datée de l'an 1756 (fondeur Jean Jacquot) : elle
porte l'inscription "lan 1756 je suis Nostre Dame de vray Secour de
S. Thegonnec dédiée à Sainte Barbe Mre M. Khoas". En
1679, on voyait en supériorité dans la maîtresse vitre, l'écusson des
Kerloaguen. La première chapelle à gauche du choeur était en 1679
dédiée à Notre-Dame et à Saint-Joseph, et dépendait du manoir de
Kerloaguen. Dans la seconde chapelle, dédiée en 1679 à Sainte-Marguerite
et à Saint-Gildas, se trouve l'autel de Saint-Vincent de Paul, oeuvre du sculpteur
Yan Larhantec (enfant de Plougonven). A la clef de voûte de l'arcade de la
nef correspondant à cette chapelle, est un écusson aux armes des Goudelin,
seigneurs de Kerloaguen au XVIème siècle. La troisième chapelle était
jadis celle de Saint-Yves (son vocable actuel est le Sacré-Coeur). A la
clef de voûte de l'arcade, on distingue le blason des Salaün de Lesven. La
quatrième et dernière chapelle de l'aile gauche était, en 1679, dédiée
à Notre-Dame de Pitié. L'arcade, située en face, porte un écusson aux
armes des Le Lagadec, mais la chapelle avait été fondée par les seigneurs
de la Tour, et les seigneurs de Kerloaguen y revendiquaient aussi des
prééminences. Plus bas, on voit l'enfeu du manoir de Corvez, possédé
jadis par les seigneurs de Coatelant-Plourin. Dans le bas-côté droit, la
première chapelle contenait en 1679 les autels de Saint-Roch, de
Saint-Laurent et de Saint-David, et l'enfeu des seigneurs de la Tour. Les
armes de Keraudren se distinguent toujours à la clef de l'arcade voisine.
La seconde chapelle a conservé son vocable du Rosaire. On y voit les armes
des Kerloaguen de Rosampoul et celles des Carné. Consacrée en 1679 à
Saint Jean-Baptiste, la troisième chapelle l'est aujourd'hui à
Sainte-Anne. On y voit l'écusson des Goudelin. En descendant vers le
porche, on trouve la chapelle de Saint-Isidore, autrefois de Sainte-Anne,
fondée en 1511 par Jean du Méné, sieur de Goasvalé. Le cimetière contient une chapelle de 1746, un ossuaire et un
calvaire. L'église abrite un certain nombre de statues anciennes : - côté
nord : sainte Barbe, saint Joseph, saint Jean Baptiste, - côté sud : saint
Yves assis, sainte Anne portant la Vierge qui porte elle-même Jésus, saint
François d'Assise. La bannière, dans le choeur, côté ouest, près des
stalles, date du XVIIème siècle : elle comporte une adoration du
Saint-Sacrement et la Vierge Marie (elle a été restaurée en 2006). Classée monument historique le 19 décembre 1913, l'église est
détruite par un incendie dans la nuit du 1er au 2 mai 1930
(ne restaient debout que les arcades et le clocher) et reconstruite
à l'identique en 1932 (les travaux sont achevés en 1933) ;
"
L'enclos paroissial de Plougonven
".
"
La reconstruction de l'église de
Plougonven et ses fondations au XVIème siècle
".
l'ancienne
église de Saint-Eutrope, démolie vers 1780, restaurée au XXème siècle. L'église est reconstruite de 1784 à 1790
par l'entrepreneur Toscan sur les plans de
l'ingénieur Besnard. Il s'agit, à l'origine, d'une fondation des seigneurs
de Rosampoul (Maurice de Kerloaguen et Louise Bechete son épouse). Elle
porte sur le clocher une inscription bretonne signifiant "La
Providence par sa largesse -fournissant à la pauvreté- et s'unissant à la
charité élevé cette église 1785". Elle est
édifiée en 1442 et bénie (avec son cimetière) le 12 janvier 1451 par
Jehan de Ploec (évêque de Tréguier). En 1679, on voyait dans la
maîtresse-vitre les armes de Bretagne et celles des Le Lévyer de Rosampoul.
Au milieu du choeur s'élevait une tombe haute armoriée des armes des du
Parc. A droite du choeur était l'autel de Sainte-Madeleine (avec le blason
de Kerloaguen). A gauche du choeur se trouvait l'autel de Saint-Nicodème
(avec les armes des seigneurs de Kerdréoret du nom de Kerret). Plus bas,
dans la nef, se trouvait l'autel de Notre-Dame de Délivrance. Les curés
qui se sont succédés depuis l'érection en trève sont : Pierre Paul (en
1651), Hervé Crassin (en 1663), Claude Le Gall (en 1685), Jean Le Gorrec
(en 1686), Henry Logeat (en 1690), Alain Le Dilacer (en 1719), Pierre Le
Pape (en 1727), Laurent André (en 1732), G. Gestin (en 1734), L. Martin (en
1760), Yves Marie Le Disez (en 1784) et Yves Marie Le Huérou (en 1791). On voyait naguère dans le cimetière de
Saint-Eutrope l'ancien tombeau des seigneurs de Rosampoul (retiré du choeur
de l'église), orné de la
statue couchée d'Yves du Parc, seigneur de Kergadou, maire de Morlaix en
1615, père de François du Parc, seigneur de Rosampoul, conseiller au
Parlement en 1634. Ce tombeau a été transporté au musée départementale
de Quimper en 1913. L'église abritait jadis la tombe de Pierre de
Kerloaguen et Louise Le Saux (mariés en 1490), et les statues de saint
Eutrope, saint Ronan, saint Maudez, saint Trémeur, saint Yves, sainte
Marguerite et deux Vierges-Mères ;
la
chapelle Sainte-Anne de Kerbiriou (XVIIème siècle). De plan rectangulaire,
son clocher mur
possède une chambre de cloche. Sa porte est surmontée d'un écu martelé
supporté par deux lions. On trouve un Christ du XVème siècle au
dessus du portail ouest. Il s'agit d'une chapelle privée ;
la
chapelle Saint-Eutrope (1785). Durant la construction de l'édifice
religieux, le service religieux fut transféré provisoirement à
Saint-Albin. La construction du mur du cimetière est adjugée le 2 février
1792. Sur une
dalle tumulaire, on relève un écusson aux armes de Pierre de Kerloaguen,
seigneur de Rosampoul et de Gaspern et de sa femme Louise Le Saux, dame de
Pratanros, mariés vers 1490-1500. Au maître-autel, on trouve les statues
de Saint-Eutrope (en évêque) et de Saint-Joseph. A l'intérieur de
l'édifice religieux on voit plusieurs autres statues anciennes dont celles de
saint Trémeur, saint Yves, sainte Marguerite, saint Nicodème, sainte Anne,
la Vierge Mère ;
la
chapelle de Guervenan (XXème siècle). Il s'agit d'une chapelle privée
appartenant au sanatorium. Guervenan, en Plougonven, est surtout connu pour être le lieu de
naissance du fameux abbé Le Teurnier (1793-1883) ;
la
chapelle du Christ, située dans l'enclos paroissial. Edifice de forme
rectangulaire avec chevet à trois pans, reconstruit en 1746. Cette chapelle existe dès 1432. On
l'empierre en 1775 et on fait en 1777 diverses réparations et
embellissements, en décorant l'autel d'un tableau du Christ. A droite de
l'autel, il y avait jadis une Sainte-Anne debout, portant sur son bras gauche la
Sainte Vierge couronnée qui tient sur ses genoux l'Enfant Jésus auquel
elle enseigne à lire (la statue se trouve aujourd'hui dans l'église
paroissiale). Son clocher mur possède une chambre de
cloche. Sa cloche, envoyée à la fonte, est remplacée en l'an
XIII ;
la chapelle
Notre-Dame ou Saint-Nicolas en Mézédern (1550),
dédiée jadis à saint Nicolas et restaurée récemment. De plan
rectangulaire, elle avait été, avant sa
restauration, désaffectée et transformée en pressoir ;
l'ancienne
chapelle de Saint-Germain (XVIIème siècle), située au lieu-dit Kervézec.
Acquise en l'an III par Yves Lavanant et réparée en 1812, la chapelle
était fort délabrée en 1836. En 1870, il faut à nouveau supprimer le
culte, en raison de l'état de vétusté de l'édifice et
reconstruire entièrement celui-ci en 1872-1873 sur les plans de M. Puyo
(architecte à Morlaix). Il s'agit d'un édifice rectangulaire
avec chevet à trois pans et clocher à flèche. Un chemin de croix est érigé dans la
chapelle en 1874. On y voit une statue représentant sainte
Marguerite debout sur le dragon et les statues de saint Germain et de la
Vierge Mère. Il s'agit d'une chapelle privée
;
la
petite chapelle de Saint-Albin (XVIème siècle), située près du hameau de
Kerguiomarc'h (ancienne paroisse de Saint-Eutrope) et reconstruite en 1712. Il
s'agit d'un édifice de forme rectangulaire et son clocher possède une
chambre de cloche. Elle abrite les statues de Saint-Albin en évêque, la
Vierge-Mère, saint Louis et sainte Anne. Elle aurait dépendue jadis du
manoir de Corvez. L'eau de sa fontaine passe pour guérir les
fièvres et la débilité ;
la
chapelle de Kermeur (XXème siècle). Edifice rectangulaire avec un clocher
mur sans cloche. Kermeur, jadis Kerioumeur, avait une maison noble
affranchie de fouage avant 1440 par le duc Jean V en faveur de Jehan
Kermezou et Yvon, son fils. En 1543, ce manoir était aussi à l'abbé du
Relecq : le manoir a depuis disparu ;
l'ancienne
chapelle Saint-Souron (dite aussi Saint Surmin ou Saint Saturnin),
aujourd'hui disparue, avait été reconstruite au XVIIème siècle. De forme
rectangulaire, elle
était en ruines en 1895. On y trouvait au chevet, les armes de Jean de
Kerguiziau (sieur de Kermellec en Plourin) et de son épouse Françoise de
Kergroades mariés à Garlan le 6 septembre 1627. Le pignon du chevet était
daté de 1664 et portait les armes de François Le Cozic, seigneur de
Kerloaguen et de son épouse Françoise Loz, décédée en 1641. Sur le
fronton de la fenêtre de droite on lisait la date de 1739. La chapelle a
été acquise nationalement, le 24 thermidor an III, par François Postic
Kerbriant. La chapelle abrite la statue de saint Souron ;
l'ancienne
chapelle Saint-Pierre, aujourd'hui disparue et située jadis au Cozquer ;
l'ancienne
chapelle Saint-Sauveur (ou Saint-Salver), aujourd'hui disparue. Cette
chapelle avait été fondée au début du XVIème siècle par les sieurs de
Keraudren. Elle devint ensuite paroissiale. La chapelle a été acquise, en
l'an III, par Germain Pitel (de Morlaix) ;
l'ancienne
chapelle de Guerdavid, aujourd'hui disparue ;
l'ancienne
chapelle Saint-Joseph, aujourd'hui disparue. Il s'agit de la chapelle de
Kerloaguen, tombée en ruines en 1915 ;
l'ancien
oratoire de Saint-Michel, situé près de Kerloaguen. La statue
du saint portait sur son bouclier les armes de la famille Le Sénéchal de
Coatelant. Cet oratoire remplaçait l'ancienne chapelle
Saint-Michel mentionnée dès 1492 et aujourd'hui disparue ;
le calvaire de l'enclos de l'église de Saint-Yves
(1554), oeuvre de Bastien et Henry Prigent. Il a été renversé sous la Terreur
en 1794 et relevé en 1810. Il a été
restauré, le 4 juillet 1857, par Yan Larhantec (ou Larc'hantec), sculpteur de Landerneau.
Sur un massif octogonal avec frise et plate-forme se voient les scènes de
la vie et de la Passion de Notre-Seigneur. Au premier niveau se
voient : l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, le Baptême de Jésus,
la Tentation du désert, l'Arrestation de Jésus, Saint-Yves entre deux
plaideurs. Au deuxième niveau se voient : la Flagellation, le
Couronnement d'épines, Jésus devant Pilate, Véronique et les saintes
femmes de Jérusalem, Jésus qui porte sa croix, Jésus qui est mis au
tombeau, Jésus qui visite les Justes aux enfers, Jésus qui ressuscite. Tout
en haut du calvaire, on voit Jésus en croix avec sa mère et saint Jean,
les deux larrons et deux soldats, et au-dessous, Jésus est descendu de la
croix pour être mis au tombeau. A remarquer : - que la tête du
Christ est sculptée sur le mouchoir de Véronique, - les costumes (sauf
ceux de Jésus et de la Vierge) sont ceux des paysans et des bourgeois du
XVIème siècle, - l'un des gardes est armé d'une arquebuse, - Malchus aux
pieds de Jésus, alors que Pierre remet tout tranquillement son épée au
fourreau. Le calvaire porte l'inscription
"Ceste croix fust fayte Lan MVCLIIII à l'honneur de Dieu et Notre
Dame de Pitié et Monseigneur S. Yves pries Dieu pour les trépassés"
;
l'ossuaire de l'enclos de l'église Saint-Yves
(début du XVIème siècle). Il est de forme
rectangulaire et ne sert plus depuis 1884, date à laquelle les reliques et
les ossements ont été transférés ;
"
Le Calvaire, l'Ossuaire et la
Chapelle du Christ à Plougonven
".
le calvaire de Kerhervé (XVI-XVIIème siècle) ;
d'autres
croix ou vestiges de croix : Bohast (XVIème siècle), Coatélan (Moyen
Age), Croix-de-pierre (XVIème siècle), Keralivet (XIXème siècle),
Keranfors (XVIème siècle), Keranogant (XIXème siècle), Kerhervé
(XVIème siècle), Kermeur (XIVème siècle), Kermoric (1734), Lézoualc'h
(1622), Mézédern (1688), Parc-an-Antrou (1826), Pen-ar-Roz (XVIème
siècle), Pen-ar-Stang (XVIème siècle), Plougonven par Cavan (1935),
Plougonven par Réguer (1915), Enclos (XIXème siècle), la croix de
l'église de Saint-Eutrope (XVIème siècle), la croix du cimetière de
Saint-Eutrope (1847), Trévédec (XVIème siècle). A mentionner également
des croix aujourd'hui disparues : Creac'h-ar-Zant près de Bohast, les
deux-menhirs ou petites croix, Kervigaoues ;
le manoir de la Tour (XV-XVIème siècle), fondé par la famille La
Tour ;
la fontaine Saint-Eutrope.
On y voit "l'aigle éployé" (écusson) des Kerloaguen. Son eau passe pour
guérir de l'enfle ou hydropisie ;
la fontaine de Christ (1632).
Située au bas du bourg, dans la rue du même nom, elle est constituée d'un
grand bassin rectangulaire et d'une source protégée par un petit édicule
à fronton triangulaire sur lequel on peut lire "M : R : LE LAY : MA :
FAIT : FAIRE : 1632" ;
la
fontaine Saint-Sauveur ;
l'ancienne
fontaine Saint-Albin, située jadis à 400 mètres de la chapelle
Saint-Albin ;
le manoir de
Mézédern (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Le Lagadec (aux
XVème et XVIIIème siècles), dont est issu Jean Lagadec, auteur du
Catholicon
(petit in-folio de 105 feuillets, imprimé à Tréguier en 1499 par Jehan
Calvez), puis des familles le Rouge de Guerdavid (vers 1732), Raoul, de
Plougonven (sous la Révolution), Loz de Coatgourhant (en l'an X),
Coudre-Lacoudrais (en 1841), Bivillon et Daffniet (en 1858) et Elléouet.
Even Le Lagadec, frère de Jean, est seigneur du lieu en 1443. Louis Le
Lagadec, cité dans la réformation de 1535, avait épousé en 1513
Catherine Le Sénéchal de Coatélant. La chapelle, en cours de
restauration, était jadis dédiée à
saint Nicolas. La cour est fermée au nord par un logis-porche de 1553.
Surmontant le double portail extérieur on aperçoit un écusson timbré
d'un heaume à lambrequins soutenu par des lions. Il existait un corps de
garde à Mézédern comme en témoignent les meurtrières ;
le
manoir de Kerloaguen (1674), propriété de la famille Miollis, puis de la
famille Argenlieu (par alliance). Il avait aussi passé par alliance aux
Goudelin, Le Cozic, Kersauson et Tinteniac sur lesquels il a été saisi
nationalement. C'est le 26 brumaire an III, que le citoyen Pezron,
négociant à Morlaix se rendit acquéreur moyennant 43 900 livres du manoir
et de la métairie de Kerloaguen pour le compte de François
Postic-Kerbriant. On y voyait jadis une chapelle privée dédiée à
Saint-Joseph et datée du XVIème siècle ;
la maison de Mengleuz (XIème
siècle) ;
la
maison de Kerhervé (XVIème
siècle) ;
la maison manoriale (1710) ;
A signaler aussi :
les
deux menhirs du Quilliou (3,50 mètres et 5 mètres de hauteur). La
garenne où se dressent les menhirs s'appelait au XVème siècle "Gorem-Coz-Illizou"
(la garennes des vieilles églises). Elle dépend du lieu de Kerglas, cité
dans un contrat de vente de 1483 comme appartenant à la famille de
Kerloaguen ;
les
deux tumulus situés non loin de la chapelle de Saint-Germain ;
le
dolmen renversé, situé non loin de Cosquer-Dolzic ;
le puits de Presbitel-coz-la- Boissière ;
le puits du manoir de Kerloaguen (XVIème siècle) ;
l'ancien
manoir de Penarstang, où mourut en 1599, l'évêque de Tréguier, François
de la Tour ;
l'ancien
manoir du Cozquer, édifié par Pierre de Gaspern vers 1530, seigneur du
Cozquer, pannetier de la reine Claude de France en 1518. Sa descendance
s'est fondue dans la famille Penfeunteniou. Le manoir est ensuite acquis par
l'amiral de Guichen ;
l'ancien
manoir de Rosampoul, propriété successive des familles Kerloaguen, Carné
et du Parc, Boscal de Réals. Il fut détruit dans les années 1970 et il ne
subsiste aujourd'hui que les communs du château. Ce lieu est actuellement occupé
par un centre équestre et des gîtes touristiques ;
le tombeau de labbé Le Teurnier
(décédé le 17 avril 1884), oeuvre de Yan Larc'hantec. L'abbé Le Teurnier
s'était acquis une véritable réputation comme conférencier breton.
"
Les manoirs de Plougonven (Mezédern,
Moguérou, Keraudren, Penarstang,..)
".
"
Les
manoirs de Plougonven (Garspern, Cozquer, Goariva, Kermen, Kervézec,..)
".
"
Les
manoirs de Plougonven (Disquéou, Kerloaguen, ...)
".
"
Les
manoirs de Plougonven (Keralivet, Isle, Goasvalé,..)
".
"
Les
manoirs de Plougonven (Lesven, Kerdréoret, Quistillic,..)
".
"
Les
manoirs de Plougonven (Kerbiriou, Crechguen, Corvez,..)
".
ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGONVEN
Garspern (du), sr dudit lieu et du Cosquer, en Plougonven, de Kertanguy, — de Kermoal, en Ploësquellec, — de Langoat, — de Chefdeville, — du Lojou, en Bourbriac, — de Rosperez. Ancienne extraction chevaleresque. — 9 générations en 1670. — Réformes et montres de 1441 à 1543 en Plougonven, évêché de Tréguier. Blason : D'or, au lion de gueules, accomp. de 7 billettes d'azur, en orle. Devise : Qui s'y frotte s'y pique. Et : En bon espoir. Robert de Gaspern, fils de Guyon, vivant en 1441, épouse Marguerite de Coëtquis. La charge de sénéchal ducal de Guingamp était héréditaire dans cette famille, qui a produit : Pierre, pannetier de la reine Claude de France, en 1518, et dont la branche aînée s'est fondue dans Kerloaguen, puis Carné. Le Garspern, en Plougonven, avait moyenne justice.
"
Les
maisons et familles de Plougonven
".
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 22 nobles de Plougonven (il y en avait 17 en 1426) :
Jehan DU GARSPERN de
le Cosker (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en
archer ;
Hervé DU MENEZ (30
livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune
vouge ;
Morice DU MENEZ de le
Menez (30 livres de revenu) ;
Olivier ERNAULT (10
livres de revenu) : défaillant ;
Jehanne GOAZGUENNOU
(15 livres de revenu) : défaillant ;
Yvon HAMON de
Penanguern (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en
archer ;
Guyon KERAUDREN (80
livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Guillaume KERBERVEN
(80 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie
dordonnance ;
Guillaume KERLOEGUEN
de le Gazpern (500 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes ;
Yves KERLOEGUEN (5
livres de revenu) : défaillant ;
Yvon KERLOEGUEN de
Trelesquen (20 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan de KERLOEGUEN
de Rozampoul (300 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie
dordonnance ;
Mahé KERSTRAT (16
livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Tanguy de LA TOUR (30
livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune
vouge ;
Yvon de LAUNAY (6
livres de revenu) : porteur dune jacques et comparaît armé dune
pertuisane ;
André LE BERVET (10
livres de revenu) : défaillant ;
Pierre LE BERVET (5
livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Guyon LE LAGADEC (43
livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Catherine LE RUZ (5
livres de revenu) : porteur dun paltoc ;
LE SUGUARD (30 livres
de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Guillaume MORICE (87
livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie
dordonnance ;
Jehan SALAUN de
Lesguen (65 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en
archer.
"
Les réformations, montres et
arrière-bans de Plougonven
".
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