Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Quimpérois

QUIMPER

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Quimper  

La commune de Quimper (bzh.gif (80 octets) Kemper) est chef lieu de canton. Quimper dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de QUIMPER

Quimper vient du breton « kemper » (confluent).

Quimper est la capitale de l'ancienne Cornouaille. Quimper existait déjà à l'époque romaine (sous le nom de Civitas Aquilonia) et se situait jadis à l'emplacement du faubourg actuel de Locmaria. Peu après l'an mil et avant 1022, l'évêque Benoît (Benedictus ou Binidic) fait don à Notre-Dame d'Aquilonia (Sancte Marie in Aquilonia civitate) d'un vaste terrain s'étendant autour de l'église (Chartes de Locmaria de Quimper). Devenu siège épiscopal au début du IXème siècle, le centre de Quimper se déplace vers le nord-est et se fixe autour de la première cathédrale. Entre le XIème et le XIVème siècle, l'existence de deux quartiers à Quimper correspond aux prérogatives de deux pouvoirs : le quartier de l'évêque, dominé par la cathédrale et protégé par la rivière et l'enceinte fortifiée (détruite entre 1755 et 1781), et le quartier de la "Terre au Duc" (cohue avec auditoire et prison détruite en 1539).

La ville de Quimper et sa cathédrale

Au Vème siècle, Quimper est la résidence du roi Grallon-Maur (ou Gradlon-Mur ou Gradlon le Grand). L'évêché de Quimper, dont Grallon-Maur est le fondateur, a pour premier pasteur saint Corentin qui se rend à Tours pour être sacré par saint Martin, premier évêque de Cornouaille. Saint Corentin, décédé en l'an 459, est né en Armorique, à la fin du IVème siècle. Il est issu d'une famille originaire de Grande-Bretagne. Grallon lui accorde, en la forêt de Névet, un vaste territoire où saint Corentin fonde une abbaye. Il a pour disciple, saint Gwénolé, saint Tudy et saint Jacut. 

Certains historiens supposent que vers le IXème siècle, la Cornouaille est partagée en deux états distincts : l'un, ayant Carhaix pour capitale est appelé le pays de Haute Cornouaille ou de Poher, l'autre ayant Quimper pour chef-lieu est appelé Basse-Cornouaille ou simplement Cornouaille.

Vers l'an 1030, le comte Alain Canhiart construit le monastère de Locmaria et sa fille devient prieure sous la règle du bienheureux Robert d'Arbrissel. Ce monastère devient vers 1112 un prieuré de l'abbaye de Saint-Sulpice de Rennes. 

Vers 1230-1232, l'évêque Renaud (ou Rainaud, "episcopus corisopitensis, fundator hujus conventus .. sepultus coram majori altari sub capsa lignea. Anno Domini 1245 "), aidé par le seigneur du Pont, fonde à Quimper un couvent de Cordeliers. Selon une notice latine, rédigée par Jean Beaujouan, procureur du roi au XIIème siècle, ce couvent dont " la construction fut commencée l'an 1233 et achevée au temps de très illustre prince de Dreux, duc et comte de Bretagne " (J. Trévédy, la fondation du couvent de Saint-François de Quimper au XIIIème siècle) est d'abord occupé par les "Chevaliers du Temple de Jérusalem de l'ordre de Saint-Jean Baptiste". Il semble que ce couvent de Saint-François de Quimper soit la première maison de Franciscains fondée en Bretagne (Dom Morice, Preuves, I, 165). 

Le quartier de la cathédrale portait jadis le nom de Tour du Châtel. Le ruisseau du Frout s'appelait aussi Frout-Questell (ruisseau du château). On suppose que les alentours immédiats de l'église formaient le château de saint Corentin (castrum sancti Corentini), château donné par Grallon à saint Corentin. 

Un château est fondé en 1209 par Guy de Thouars. Détruit, il est reconstruit par les ducs Jean V et Pierre II. Pierre de Dreux fait construire autour de la ville de Quimper, de 1263 à 1275, une ceinture de murailles, surmontées de distance en distance de dix solides tours à mâchicoulis avec parapet et pont-levis. Six portes permettaient d'entrer dans la ville-close. Ces fortifications sont complétées par lettres patentes du 23 juin 1498.

Suite à la prise de position de l'évêque de Quimper en faveur de Jean de Montfort, Quimper est mis à sac par Charles de Blois en 1344. En 1349, la peste désole la ville de Quimper. Au temps de la Ligue, la ville de Quimper est soumise par le duc de Mercoeur, sous le commandement du sieur du Quéllénec de Saint-Quérec, son gouverneur.

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Reddition de Quimper, en 1364"

Après l'échec en 1594 de la prise de Quimper par le sieur de Lézonnet, le maréchal d'Aumont, partisan de Henry IV, vient mettre le siège devant Quimper le 9 octobre 1594. Quimper capitule le 11 octobre 1594. Quimper est assailli en vain trois fois par le brigand Guy Eder de La Fontenelle.

Au XVème siècle, Quimper comporte quatre établissements hospitaliers : Sainte-Catherine (démoli et reconstruit à plusieurs reprises, il était d'origine ecclésiastique), Saint-Antoine (mentionné dans un acte de 1431 et érigé en Hôpital Général par un édit de 1662, confirmé par lettres patentes de 1676), Saint-Yves et Saint-Julien (tous deux supprimés par décision de Mgr du Louët du 8 février 1656). Parallèlement aux hôpitaux, il existait aussi une Aumônerie ou un Bureau de Bienfaisance.

A l’époque de la Révolution, Quimper comportait sept paroisses : Chandeleur (Notre-Dame), Kéréon (Saint-Julien), Obscure (Saint-Renan), Mesclogaguen (Saint-Sauveur), Neuve (Saint-Esprit), Locmaria, Saint-Mathieu.

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Les paroisses de Quimper à la fin de l'ancien régime". 

A celles-ci s’ajoutaient en 1296, la paroisse de Crec'h-Euzen (Saint-Primel) et de Rue Melinou (Lanniron). En 1959, lorsque Quimper annexe, les communes d'Ergué-Armel (Ergue Arzmael, en 1296), Kerfeunteun (Villa Fontis, en 1267) et Penhars (Pennhart, en 1160), son territoire comprend plus que 4 paroisses : Saint-Corentin, Saint-Mathieu (où est né le médecin ou docteur René-Théophile-Hyacinthe Laënnec), Sainte-Thérèse et Notre-Dame de Locmaria. L'ensemble des paroisses composant la paroisse de Quimper dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Ergué-Armel (Arké-Arthmaël, en 1244) est fusionné avec Quimper le 1er janvier 1960. Jadis, cette commune était encore surnommée "Petit-Ergué". De l'an III à l'an VIII, Ergué-Armel est chef-lieu d'un canton regroupant Ergué-Armel, Ergué-Gabéric et Saint-Evarzec. A Saint-Laurent, existait jadis un petit prieuré dépendant de Sainte-Croix de Quimperlé et uni en 1681 au Collège de Jésuites de Quimper. Ce prieuré est brûlé en 1675 lors de la Révolte du Papier Timbré. 

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "l'ancienne commune d'Ergué-Armel". 

Kerfeunteun (Villa Fontis, au XIIIème siècle) est fusionné avec Quimper le 1er janvier 1960. L'ancienne paroisse de Cuzon, qui n'a pas été érigée en commune, est annexée à la paroisse de la Trinité de Kerfeunteun en 1792.

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "l'ancienne commune de Kerfeunteun". 

Penhars (Pennhart, au XIIème siècle) est fusionné avec Quimper le 1er janvier 1960. Le territoire de Penhars est, depuis 1949, année où fut fondée au Moulin-Vert la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul (érigée le 26 janvier 1949), partagé en deux paroisses. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem y possédaient une aumônerie. 

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "l'ancienne commune de Penhars". 

Quoique paroisse de plein exercice, sous l'ancien régime, Locmaria n'est pas érigée en commune en 1791 : son territoire est partagé entre Quimper et Ergué-Armel.

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "l'ancienne paroisse de Locmaria et son prieuré". 

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Locmaria au XVIIIème siècle". 

Plusieurs congrégations religieuses viennent s'installer à Quimper. Outre le couvent des Cordeliers fondé par Renaud, l'évêque de Quimper (en 1230), il y a lieu de signaler le couvent des Capucins (fondé en 1601 ou 1613), l'abbaye Notre-Dame de Kerlot (fondée en 1652 par Pierre Jegado, seigneur de Kerolain, Kerlot, Trémillec, Boixière, Kervenargant,...), le couvent des Ursulines (fondé en 1621 par Sébastien de Rosmadec pour sa soeur Madeleine qui en devient la première Supérieure), le couvent des Cordelières (fondé en 1650), le couvent des Calvairiennes (vers 1634), le couvent des Dames de la Retraite (en 1678), les Filles du Saint-Esprit (en 1749), La Providence (en 1821), les Religieuses de la Miséricorde (à Kernisy, en 1838).

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Plan de Quimper en 1764".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Le Faubourg, la rue Neuve, les rives de l'Odet et Bourlibou".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Les murs et fortifications de Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "La Ville close de Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Quimper : la Terre au Duc, Kernisy et Locmaria".

Pour Quimper, on rencontre les appellations suivantes : Kemper Courentini (en 1084-1112), Kemper Saint Corentin (en 1116-1117), Saint Corentin (en 1152), Kemper Corentin (en 1162), Quimper Corentin (en 1236).

Pour Penhars, on rencontre les appellations suivantes : Pennhart (en 1160), Penharz (en 1262, en 1410) ;

Pour Kerfeunteun, on rencontre les appellations suivantes : Par. de Kerfeunton (en 1227), Villa fontis (en 1267), Kaerfonton (en 1270), Kaerfenten (en 1379), Kerfuenten (en 1426) ;

Pour Ergué-Armel, on rencontre les appellations suivantes : Par. de Erge Armael (en 1244), Ergue Arzmael (en 1296, en 1407), Ergue Armel (en 1427) ;

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Le Jeu de Paume à Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Les maisons prébendales de Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Quimper : les rentes payées au roi et à l'évêque".

Note 1 : Les capitaines et gouverneurs de Quimper : Yvon de Tréziguidy (pour Monfort, en 1343), Allain de Kerlaouénan (pour Charles de Blois, de 1344 à 1364 ?), Maurice du Parc (avait cessé ses fonctions avant 1359), Jean de Poulmic (en 1375), Yvon de Tréziguidy (de 1379 à 1382), Jean de Nevet (en 1386), Jean de Malestroit et Jean de Langueouez (serment en 1400), Jean de Poulmic (en 1404), Hervé du Juch, seigneur de Pratanroux (en 1418), Yvon Le Baillif (cesse ses fonctions en 1457), Geoffroy Thomelin ou Tuomelin (en 1459), Henry du Juch, seigneur du Pratanroux (de 1466 à 1480), Charles de Keinmerc'h (de 1480 à 1490), Herve du Juch, seigneur de Pratanroux (meurt en 1501), Jacques, baron de Nevet (de 1524 à 1555 ?), René, baron de Nevet (meurt en 1585), Jean du Quelenec, seigneur de Saint-Quérec (de 1585 à 1592), Julien du Pou, seigneur de Kermoguer (de 1592 à 1610), Jean de Carné, baron de Blaison (de 1610 à 1632), Jean de Carné, fils, baron de Blaison (de 1632 à 1634), Sébastien (II) marquis de Rosmadec-Molac (de 1634 à 1643), Charles de la Porte, duc de la Meilleraye (de 1643 à 1653), Charles (II) de Kernezne, marquis de la Roche (de 1653 à 1664), Charles (III) de Kernezne, fils, marquis de la Roche (de 1664 à 1679), Valentin de Coulombe (de 1679 à 1683), François de Visdelou, comte de Bienassis (de 1683 à 1710), Chevalier Henry de Lossulien, comte de Bienassis (de 1712 à 1719), René Alexis Le Sénéchal de Carcado (de 1719 à 1747), Corentin de Carcado (de 1747 à 1789) ; 

Note 2 : Quelques évêques de Quimper parmi les plus connus : Corentin, Conogan, Alor et Alain (IV-Vème siècle), Rainaud ou Renaud (en 1219), Even de la Forêt (avant 1290), Alain Morel (1300-1320), Thébaut de Malestroit (vers 1384), Gatien de Monceaux (jusqu'en 1416), Bertrand de Rosmadec (1416-1445), Jean de Lespervez (avant 1472), Allain Le Maout (vers 1484), Raoul Le Moël (vers 1493-1501), Claude de Rohan (1501-1540), Guillaume Le Prestre (1614-1640), René du Louet (1642-1688), François de Coëtlogon (1666-1706), François Hyacinthe de Ploeuc du Timeur (1707-1739), Toussaint François Joseph Conen de Saint-Luc (1773-1790), Louis Alexandre Expilly (1790-1794), Yves Marie Audrein (1798-1800), Claude André (1802-1804), Pierre Dombideau de Crouzeilles (1805-1823), Jean de Poulpiquet de Brescanvel (1824-1840), Joseph Graveran (1840-1855), Nicolas Sergent (1855-1871), Charles Nouvel de la Flèche (1872-1887), Jacques Lamarche (1888-1892), Henri Valleau (1893-1898), François Dubillard (1900-1907), Adolphe Yves-Marie Duparc (1908-1946).

Note 3 : Les maires de Quimper du XVIIIème siècle : Malherbe (1696-1703), Gabriel Audouyn (1704-1705), François Morin (1706-1707), René Guesdon (1708-1709), Le Pigeon de Villerault (1710-1711), Jacques Danillo (1712-1713), Michel Germé (1714-1715), Billy, Guillemain - Kermorguen, Louvel et Horellou - Kergos (entre 1716 et 1723), Corbet de La Sauldraye (1724-1725), Frollo de Kerlivio (1726-1727), Charles Cossoul père (1728-1730), Guillaume Audouyn du Cosquer (1730-1732), Guillaume Huchet de Kerourein (1732-1733), Henri Ansquer du Vennec (1734-1737), Jean Hervé Le Bastard du Mesneur (1738-1739), Lucas du Penhoat (1740-1741), Guillaume Huchet de Kerourein (1742-1747), Nicolas Deslandes (1747-1748), Alexis Joseph Billy du Plessis (1748-1750), Guillaume Frollo de Kerlivio (1751-1758), Jean Du Boishardy de Poulmorgan (1758-1760), Charles Cossoul (1761-1763), Michel Alexandre Laënnec (1763-1765), Joseph Bernard Démizit (1766-1768), Julien Le Thou du Hambout (1768-1770), Jean Alain Léon de Tréverret (1770-1774), Augustin Le Goazre de Kervélégan (1774-1777), Pierre Marie Danguy des Déserts (1777-1779), Jacques Charpentier (1779-1781), Joseph-Marie Le Gendre (1781-1789). 

Note 4 : Rôle des décimes de la paroisse de Cuzon en 1789 : Queinnec, recteur (21 livres et 10 sols), la fabrice (6 livres, 7 sols et 6 deniers), Saint-Denis (1 livre et 15 sols), la Mère-de-Dieu (7 livres). Total : 36 livres, 12 sols et 6 deniers. Liste non exhaustive des Recteurs de Cuzon : - 1493-1496 : Jean Kerangoez, chanoine, recteur de Cuzon et de Plonévez-Porzay. - 1532 : Henri Le Chever, mort en cette année 1532. Il devait être parent de noble écuyer Charles Le Chever, Sr. de Kermahonec, qui rend aveu à l'Evêque en 1543. - 1566-1568 : René ou Ronan Le Gallic, décédé en 1568. - 1568 : Yves Bealec. - 1596-1612 : Pierre Coray. - 1612 : Julien Lousche. - 1617 : Jan Conan. - 1679 : René Morvézan ; est nommé recteur de Scaër. - 1679-1698 : Pierre Le Bihan, qui résigne au suivant. - 1698-1706 : François-Joseph Le Laë. - 1706-1707 : M. Goarson. - 1713-1717 : Yves Le Moal. - 1717 : Ma Jegonic. - 1721-1731 : Claude Auffret. - 1731-1735 : J. Le Calloch. - 1735-1738 : J. Le Glévarec. - 1739-1747 : Michel Péron. - 1751-1780 : Yves Kerloch (avait été curé de Gourlizon). - 1787-1800 : Queinnec. (Archives de l'Evêché).

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Procès  de jadis entre l'évêque et la ville de Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Quimper : les auditoires des justices et fourches patibulaires".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Les anciennes casernes de Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Quelques anciens droits seigneuriaux en la ville de Quimper". 

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Nom des anciennes rues et places de Quimper". 

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Culte de la Sainte Vierge dans le diocèse de Quimper". 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de QUIMPER

la cathédrale Saint-Corentin (1240). L'édifice actuel comprend, précédée de la travée du porche et des tours, une nef de cinq travées avec double bas-côtés, un transept, dont chacune des ailes comporte deux travées, enfin un choeur de cinq travées droites avec bas-côtés et chevet à trois pans entouré d'une carole sur laquelle s'ouvre la chapelle absidiale. Le choeur comporte trois étages : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes, avec, au pied de celles-ci, une galerie de circulation traversant les piliers. De la première église érigée au IXème siècle, rien ne subsiste. La construction décidée en 1239 par l'évêque Rainaud (clerc français nommé en 1219 par le duc Pierre Mauclerc, dont il est le chancelier de 1214 à 1236) est probablement commencée dès 1240 (à partir d'août 1239, semble-t-il). Il est possible que l'édifice soit bâti sur l'emplacement d'une chapelle (ou cathédrale romane édifiée par la dynastie des comtes de Cornouaille qui accapare le siège épiscopale de l'an mille à 1113) du XIème siècle, dédiée à la sainte Vierge par le comte Alain Canhiart. La chapelle absidale et la chapelle de la Victoire sont achevées en 1295 : celles du bas-côté sud sont bâties dans le premier tiers du XIVème siècle. Arrêtés durant les guerres de succession de Bretagne (1341-1364), les travaux sont repris en 1384 par l'évêque Thébaut de Malestroit. Son successeur, Gatien de Monceaux (évêque de 1408 à 1416), achève le choeur en 1410 (ou 1416) : les voûtes du vaisseau central sont peintes en 1417 par un certain Jestin. Bertrand de Rosmadec (aumônier et conseiller de Jean V, nommé évêque en 1416) continue l'oeuvre de ses prédécesseurs. Après avoir réparé le palais épiscopal et le manoir de Lanniron, il fait élever à partir de 1424 les tours qui forment la façade occidentale, toute la nef et le transept (édifiés entre 1424 et le début du XVIème siècle). La reconstruction de la nef commença par la façade occidentale dont la première pierre fut posée le 26 juillet 1424. Seule la travée centrale possède un portail, les portails latéraux, qui s'ouvrent sur les façades nord et sud, sont achevés en 1433. En 1436, une bulle d'indulgences octroyée par le pape Eugène IV précise qu'une somme de 2 000 ducats est consacrée à l'oeuvre. Les successeurs de Bertrand de Rosmadec (décédé en 1445) achèvent les voûtes de ces deux dernières parties. Le chantier semble connaître un regain d'activité dans les dernières années de l'épiscopat de Jean de Lespervez (1451-1472). En 1427, est édifiée, par Rivallen Rospabé, la charpente du bras sud du transept. En 1428, est édifiée, par les charpentiers Roland Le Saux et Pierre Le Gluydic, la flèche de la croisée. A partir de 1475, est édifié le bras nord du transept, avec son portail de Notre-Dame de la Chandeleur (exécuté de 1475 à 1479 par l'architecte Pierre Le Goareguer et son fils Guillaume). Au sommet du pignon figurent les armes de François II (1458-1488). En 1486, sont édifiées les voûtes du transept qui portent les armes de l'évêque Alain Le Maout (1484-1493). Les voûtes de la nef datent, semble-t-il, de 1488-1493 : on y trouve les armoiries d'Alain Le Maout et celles de son successeur Raoul Le Moël (1493-1501). En 1494, Charles VIII fait don à l'évêque et au chapitre, pour les six années à venir, de l'impôt du billot. La pose des verrières est en cours en 1496. En 1501, le pape Alexandre VI accorde des indulgences pour l'achèvement des travaux. La construction des flèches, voulues par Bertrand de Rosmadec, est entreprise sous l'épiscopat de Claude de Rohan (1501-1540). En 1620, la flèche de croisée (dite la "tour de plomb") est détruite par la foudre. L'aspect intérieur de la cathédrale est modifié en 1639. Un jubé à colonnes de marbre y est installé en 1643. Construction d'une tribune (buffet d'orgue) et commande d'un orgue au facteur anglais Robert Dallam en 1643-1644. Création, en 1645, dans l'une des chapelles du bas-côté sud, d'un escalier communiquant avec l'évêché. Réalisation de la chaire à prêcher (bas-reliefs de la vie de saint Corentin et oeuvre de Jean Michelet et d'Olivier Daniel) et du lutrin en 1680. Comme nous pouvons le voir de nombreux ouvriers (maîtres d'oeuvre, architectes, tailleurs de pierre et maçons, charpentiers, sculpteurs, peintres-verriers, peintres, orfèvres, brodeurs, calligraphes, relieurs et libraires, facteurs d'orgues, horlogers, pintiers et plombiers, fondeurs, ..) ont contribué à la construction ou à l'ornementation de la cathédrale, particulièrement au XVème, au XVIème et au XVIIème siècle. Le pavage de l'église est refait en 1737 et la charpente du choeur et de son toit est restaurée en 1777. Saccagé sous la Révolution (en 1793, le mobilier de la cathédrale est dévasté et ses statues brûlées), l'édifice est progressivement restauré aux XIXème et XXème siècles et retrouve ses voûtes polychromes du XVème siècle dans les années 1990. Les retables du transept datent de 1827-1828. Un retable en albâtre du XVIème siècle représente le Christ entre les vertus théologales. La chapelle de la Victoire est restaurée en 1836-1837 (avec la démolition des clochetons de la tour sud en 1813 et la suppression du trumeau du portail occidental en 1820). A partir de 1837, date de la nomination de Joseph Bigot comme architecte diocésain, et jusqu'en 1892, ce dernier se consacre à la restauration de l'édifice, soutenu en cela par les évêques de l'époque Graveran et Sergent. Démolition des échoppes et aménagement des abords en 1840-1864. Destruction de l'ossuaire en 1847. Erection des flèches en 1854-1856, d'après les plans de Bigot (terminée en août 1856). Le porche est modifié en 1818 puis en 1866. Rétablissement de la statue du roi Gradlon en 1858. La sacristie, édifiée sur les plans de l'architecte Alphonse Durand, date de 1857-1860. Achèvement du triforium en 1860. Suppression des badigeons en 1863-1867. Restauration du portail occidental et de la tribune d'orgue en 1866-1867. Aménagement du choeur en 1865-1870. Seconde restauration de la chapelle de la Victoire en 1884-1886. Le maître-autel, oeuvre de Poussielgue-Rusand et Geoffroy Dechaume (sur les dessins d'Emile Boeswillwald), date de 1867. La cathédrale est érigée en basilique le 11 mars 1870. Quelques fenêtres ont conservé leurs anciens vitraux, tous du XVème et du XVIème siècle, les autres ont été détruits le 12 décembre 1793. Les verrières hautes du choeur datent des années 1420 : elles ont été restaurées par Lusson en 1867-1868. Les verrières hautes de la nef datent de la fin du XVème ou du début du XVIème siècle : elles ont été restaurées par Lusson en 1869-1870. Les verrières basses, mises en place entre 1856 et 1891, sont l'oeuvre d'Emile Hirsch, de Georges Claudius Lavergne, de Julien Léopold Lobin et de Louis Charles Auguste Steinheil. La quatrième fenêtre Nord est un vitrail de Bertrand de Rosmadec (le religieux en blanc est saint Guénolé). Dans le croisillon Nord, se trouve un vitrail (1869), oeuvre de Hirsh, représentant les saints de Bretagne (dont saint Guénolé, en bas à gauche). La cinquième fenêtre, côté Ouest, du croisillon Sud, est un vitrail d'Alain Le Maout (1493), et le cinquième panneau du vitrail représente saint Guénolé en blanc. Du côté Nord de l'abside se trouve un vitrail daté de 1869, oeuvre de Hirsch, et représentant René du Louët bénissant Michel Le Nobletz et Maunoir, avec en arrière-plan Corentin et Guénolé. Le vitrail au-dessus de la chambre de pénitence (près de la sacristie) représente saint Guénolé appelant Guénaël à le suivre. De nombreuses chapelles rayonnent autour du choeur : elles datent de différentes époques variant du XIII-XIVème siècle, du XVème siècle et du XVIème siècle. A la demande de Mgr Sergent, Yan Dargent exécute de 1870 à 1883 sur les parois latérales des chapelles du choeur un cycle de 18 peintures monumentales. La deuxième chapelle après le porche Nord, appelée jadis chapelle de Saint-Pierre, contient un vitrail (1874) représentant saint Guénolé et saint Ronan (on y trouve huit panneaux représentant la vie de saint Guénolé). Dans la chapelle Saint-Corentin, se trouve un vitrail daté du XIXème siècle et le quatorzième médaillon de ce vitrail représente saint Corentin donnant la bénédiction abbatiale à saint Guénolé et Tudy. La chapelle Notre-Dame de la Victoire possède un vitrail nord-ouest daté du XIXème siècle : ce vitrail représente Gradlon offrant la cathédrale à Notre-Dame en présence de Corentin et Guénolé. Plusieurs paroisses étaient desservies avant 1789 dans cette cathédrale : Saint-Julien ou de la Tour du Chastel, la Chandeleur, Saint-Renan, Saint-Sauveur et Saint-Esprit. Chacune de ces paroisses avait son autel propre dans la basilique et tenait ses registres à part. Le XXème siècle se contente d'entretenir l'édifice, mais les fissures constatées dans les voûtes du choeur nécessitent une restauration complète de la cathédrale entre 1990 et 1999. La chapelle de la Victoire a été restaurée en 1955. On y trouve deux reliquaires : l'un du XVIIème siècle et l'autre, le reliquaire (par Poussielgue-Rusand) de Saint-Corentin (1886), ainsi que plusieurs gisants : celui de Geoffroy Le Marhec (décédé en 1383), celui de Gatien de Montceaux (décédé en 1416), celui de Bertrand de Rosmadec (décédé en 1445 ou 1465), celui du chanoine Pierre de Quinquis ou Quenquis (décédé en 1459), celui d'Alain Le Maout (décédé en 1493), celui de Monseigneur Craveran (1855) et la dalle funéraire de Raoul Le Moel (décédé en 1501). Le tombeau en bronze de Mgr Duparc (décédé en 1946), oeuvre de François Bazin, date de 1943. Dans la chapelle d'axe, se trouvent la dalle à effigie gravée de l'évêque Even de La Forest (décédé en 1290) et une table d'autel en pierre avec inscription de 1295. Le mémorial des prêtres morts en 1914-1918, oeuvre de Maurice Denis, date de 1923. La cloche servant de timbre à l'horloge date de 1312. La chaire à prêcher date de 1680 : le marché en fut passé le 20 octobre 1679 à Jean Michelet, maître menuisier, et Olivier Daniel, maître sculpteur. La statue de saint Jean-Baptiste, en albâtre et provenant de Sainte-Thumette de Kérity, date du XV-XVIème siècle. La statue de Notre-Dame du Guéodet, en bois polychrome, date de la fin du XVIIème siècle. Dans le tabernacle reliquaire de la chapelle des "Trois Gouttes de Sang" se trouve une tête de Christ, en bois polychrome, du XIIème siècle. On y trouve aussi un groupe en bois de sainte Anne, la Vierge et l'Enfant du XVIème siècle. L'église abrite les statues de saint Corentin, Notre-Dame de l'Espérance (1846, par Ottin), sainte Anne (par Buhors), saint Guénolé (XIXème siècle, en bois, H. 1,50 m, par Froc-Robert de Paris), saint Conogan et saint Jean Discalceat

Nota 1 : Historique des grandes orgues et de ses restaurations : Le premier orgue connu de la cathédrale de Quimper, commandé en 1524 au facteur Hervé Guillemin, se trouve probablement bien fatigué quand Robert Dallam débarque avec sa famille à Morlaix en 1642. Ce dernier, facteur d'orgues anglais, s'expatrie à la suite des persécutions religieuses sous Cromwell. En 1643, le chapitre de Saint-Corentin lui passe commande de trois orgues dont subsiste encore aujourd'hui l'admirable buffet du grand orgue de tribune. En 1643 et 1661, Robert Dallam produira, seul ou avec le concours de ses fils, les orgues de Quimper, Saint-Jean-du-Doigt, Lanvellec (autrefois en Plestin-les-Grèves), Ergué-Gabéric, Ploujean, Guimiliau, Sizun, Pleyben, Rumengol, Saint-Pol-de-Léon, et tant d'autres hélas disparus ! En 1745 et 1747, d'importants travaux sont exécutés sur le grand orgue de la cathédrale Saint-Corentin par Tribuot. En 1846, Cavaillé-Coll reconstruit l'instrument, tout en conservant de nombreux jeux. En 1901, les frères Wolf de Quimper entreprennent une reconstruction avec positif intérieur, le petit buffet est alors malheureusement vidé pour placer une importante console indépendante. Louis Vierne, organiste de Notre-Dame-de-Paris vient inaugurer l'instrument le 20 octobre 1901. Cet orgue de par sa conception et les techniques employées se dérégla très vite. En 1956, l'électrification de tout l'instrument fut confiée à Jean Hermann qui décéda au cours du chantier. Le travail fut alors confié à Roethinger. C'est finalement la maison Danion-Gonzales qui fut appelée à achever ces travaux. L'instrument est porté à 70 jeux. Surdimensionné par rapport au buffet, le résultat sonore n'est pas à la mesure de l'attente. Pour toutes ces raisons et suite aux signes de faiblesse donnés les dernières années, la Direction de la Musique et de la Danse du Théâtre et des Spectacles (DMDTS) du Ministère de la Culture et de la Communication décide au début des années 1990 de programmer conjointement avec le Département du Finistère et de la Ville de Quimper, une reconstruction complète. Celle-ci prend pour base le projet conçu par Jean-Pierre Decavèle, expert-organier auprès de la DMDTS. La direction régionale des affaires culturelles de Bretagne est chargée de la maîtrise d'ouvrage. La maîtrise d'oeuvre des travaux est confiée à Jean-Pierre Decavèle et les travaux de reconstruction à la maison Giroud, manufacture d'orgues. Pour redonner leur éclat aux 3.734 tuyaux et aux 57 jeux, plus de 20.000 heures de travail seront nécessaires à la restauration de ce grand orgue à laquelle ont participé Vincent André, David Andreoletti, Michel Giroud, Vincent Jacoulet, Joël et Daniel Klein, Yvan Michel, Vincent Micoud, Cécile et Jacques Nonnet, Frédéric Reille et Bruno Sabathé. La nouvelle reconstruction, commencée par Michel Giroud, continuée par ses successeurs, rétablit toute la mécanique de tirage des notes et des registres. Elle a aussi l'heureuse initiative de rétablir le positif de dos, vide depuis 1901. Toute la mécanique et le système d'alimentation sont neufs. Sont neufs également une grande partie des jeux excepté pour le XIXème siècle, les Montres 16, 8 et 4, les pieds d'anches de pédale et quelques fonds en majorité de Cavaillé-Coll, et pour les XVIIème et XVIIIèmes siècles, le bourdon 16 du grand orgue et les anches du positif. Ce nouvel instrument est le fruit de l'heureuse osmose entre le classique et le romantique. Classique par son grand orgue et son positif (pleins jeux, jeux de tierces), romantique par son récit expressif mais aussi par une partie des fonds du grand orgue d'origine Cavaillé-Coll. L'harmonie a été réalisée par Jacques Nonnet qui s'est attaché à fondre avec élégance les différentes époques de ce grand orgue. Le grand orgue permettra de servir avec bonheur la majeure partie du répertoire depuis le XVIème siècle jusqu'à nos jours (auteur anonyme).

Cathédrale de la ville de Quimper

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Dates de certains travaux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper".

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Ressources de la fabrique de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper".

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Maîtres de l'oeuvre, devis et marchés de la cathédrale de Quimper".

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Le trésor de la cathédrale de Quimper".

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Visite de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper". 

l'église Notre-Dame de Locmaria (XI-XIIème siècle), ancienne église "Sancta Maria in Aquilonia civitate" de l'abbaye des moines bénédictins fondée au XIème siècle par le comte de Cornouaille, Alain Canhiart ou Caignart (entre 1013 et 1040). Cette église est donnée en 1124 par le duc Conan III à l'Abbaye Saint-Sulpice de Rennes, dont elle demeura prieuré jusqu'à la Révolution. Il est probable que l'église de Loc-Maria ait été bâtie sur les ruines d'une église beaucoup plus ancienne (du IXème siècle). Il y eut en fait deux monastères : l'un d'hommes, l'autre de femmes. La paroisse de Locmaria était jadis une dépendance du prieuré ducal du "Grand-Locmaria". L'édifice actuel comprend une nef avec bas-côtés de six travées, un transept et une abside en hémicycle flanquée de deux absidioles s'ouvrant chacune sur l'un des croisillons (l'édifice n'est pas voûté). La nef pourrait être contemporaine, ou dater d'une reconstruction au début du XIème siècle. Le transept, le clocher de la croisée, le choeur et la façade occidentale semblent dater du début du XIIème siècle. Au cours du XVème siècle, un pilier effondré est remplacé par une colonne ronde ; une grande porte est aussi ouverte sur la façade, précédée d'un porche sculpté. Les bâtiments conventuels datent du XVIIème siècle. De 1866 à 1880, l'église est restaurée selon les plans de l'architecte Bigot. A l'intérieur, on y voit des pierres tombales du XIVème au XVIIIème siècles. Il subsiste deux arcades du cloître du début du XIIIème siècle. L'église abrite une poutre de gloire avec un Christ en robe rouge, et les statues de La Vierge-Mère, saint Pierre (fin du XVIIème siècle), sainte Catherine (en pierre), sainte Anne, saint Roch, sainte Barbe et un Crucifix d'autel. L'église de Locmaria et la chapelle attenante de Sainte-Barbe, ont été utilisées au XIXème siècle comme magasins d'approvisionnements militaires ;

Nota 2 : Le Cloître de l'ancien prieuré de Locmaria à Quimper. "Ce prieuré des filles de l'ordre de Saint-Benoît fut fondé en 1114 (?). L'église seule est ancienne, elle date de 1030. La portion du cloître qui reste sur l'un des côtés ne remonte pas au-delà du XVIIème ou XVIIIème siècle. C'est à tort que quelques archéologues ont pensé que les trois arcades romanes isolées qui ont pu échapper au temps ou plutôt à la main du démolisseur appartenaient au cloître primitif. Cette supposition tombe d'elle-même par le relevé du plan d'ensemble des bâtiments. En effet, elles se trouvent non pas en avant-corps du transept méridional, mais bien dans l'alignement de son côté occidental en retour. Une autre objection se présente, c'est celle de l'épaisseur du mur de ces trois baies (0 m. 75 c.). Nulle part une telle épaisseur ne se rencontre dans ces sortes de constructions légères. Je pense que ces trois baies qui devaient se prolonger appartenaient à une aile du couvent contre laquelle l'un des côtés du cloître était adossé. Il est présumable que le double rang de fenêtres au fond de ce transept n'existait pas. Ce mur ayant été détruit par l'Administration de la Guerre, après la Révolution, pour la création d'une boulangerie destinée à la manutention militaire, n'a été reconstruit qu'il y a peu d'années. Je fus chargé de ce travail de restauration, et si ce mur est percé de deux rangs de fenêtres, c'est pour reproduire la même disposition qui existe au fond du transept nord, puisque l'aile primitivement adossée et peu élevée était détruite, sans espoir d'être jamais réédifiée, on n'avait plus à se préoccuper de celle-ci. L'aile en retour eut le même sort ; elle fut détruite à la même époque. Par suite des changements opérés pour les besoins du service de la Guerre, il n'existe plus actuellement qu'une section d'un des côtés du cloître adossé à l'église. Il n'en reste que six arcades en plein cintre de 1 m. 60 c. de diamètre supportées par des piliers carrés de 0 m. 35 c. La hauteur de ces arcades sous la clef a 2 m. 15 c. Les piliers reposent sur un muretin de 0 m. 50 c. de hauteur. La galerie a de largeur 2 m. 55 c. Lorsque ce cloître se trouvait complet, il devait avoir 22 m. 30 c. sur 21 m. 60 c., en y comprenant sa galerie. Les bases et les chapiteaux portent des moulures de l'ordre toscan. Leurs fûts et les claveaux sont simples, sans aucune moulure. Cet édicule assez moderne ne saurait présenter un grand intérêt sous le rapport de l'art. Il en a encore moins pour l'archéologue. Néanmoins je n'ai pas voulu le passer sous silence, dans la classification générale. Il n'en est pas de même pour les trois anciennes arcades mentionnées ci-dessus. Dans l'extrémité du dernier piédroit se trouve une colonnette engagée semblable à celles qui se trouvent dans les baies précédentes. Cette construction porte le caractère de la fin du XIIème siècle et devait appartenir à la salle du chapitre de ce monastère qui avait le droit d'abbesse. La même disposition se retrouve ailleurs, par exemple à Daoulas, à Saint-Maurice et à l'abbaye du Thoronet, dans le département du Var" (M. Bigot, architecte diocésain).

Nota 3 : " M. de la Monneraye, dans son étude sur les églises romanes de Bretagne, attribue la fondation de cette abbaye de femmes au comte Alain Canihart, qui y mit comme abbesse sa fille Hodierne, entre les années 1013 et 1040. Mais il est dit dans le cartulaire de l'église de Quimper, que l'épouse du même Alain Canihart enleva ce monastère à l'évêque Orscand auquel il appartenait auparavant. C'est que donc il existait déjà. Et par ailleurs il est acquis que Loc-Maria fut d'abord abbaye royale et ensuite ducale ; elle était donc fondée avant 874, année de la mort de Salomon, le dernier des rois de Bretagne. L'église romane de Loc-Maria que nous possédons maintenant est-elle réellement du XIème siècle ou serait-elle une église carlovingienne du IXème siècle ? Cette dernière supposition ne serait pas inadmissible, car l'église de Loc-Maria offre dans sa structure certains points communs avec Saint-Philbert-de-Grandlieu, qui est de 815 et 835, la petite église de Germigny-les-Prés (Loiret) aussi du IXème siècle, celle de Tournus, en Bourgogne, de la même époque, et une église carlovingienne octogonale à Nimègue, en Hollande. La nef de Loc-Maria est séparée des bas-côtés par des piles en carré long, renforcées sur leurs deux faces d'une sorte de pilastre ou contrefort qui monte jusqu'à la naissance des arcades et s'y termine carrément et non en glacis comme à Grandlieu. Les arcades à plein-cintre sont portées sur des tailloirs en biseau allongé ; les fenêtres des bas-côtés et de la nef sont étroites à l'extérieur, évasées à l'intérieur, et terminées en plein-cintre ; celles des bas-côtés sont distribuées irrégulièrement sans correspondre aux axes des travées. Les piles de la croisée du transept, destinées à porter le clocher central, sont plus fortes et cantonnées de quelques colonnettes à chapiteaux bien primitifs comme sculpture. L'une de ces grosses piles a été refaite sur plan circulaire au XVIème siècle, ce qui a déterminé quelques modifications dans les arcades et la réfection des deux côtés Ouest et Nord du clocher. Au fond des transepts il y a deux étages de fenêtres séparées par des colonnettes. L'abside actuelle et l'absidiole Sud sont de construction récente, mais tracées d'après les données anciennes ; seule, l'absidiole du transept Nord est de la même date que le reste de l'édifice. Le porche Ouest, qui est du XVème siècle, a fait disparaître une porte romane géminée dont on saisit encore à l'intérieur l'ancien tracé. L'appareil extérieur se compose, pour les bas-côtés, de petites pierres cubiques rappelant le petit appareil romain. La maçonnerie des transepts est en appareil moyen, avec pierres de plus grandes dimensions dans les contreforts et les fenêtres. Le clocher central, couronné par un toit en ardoises, est bien simple et a été remanié sur deux de ses côtés ; mais sur les côtés Est et Sud on retrouve encore les jolies petites fenêtres géminées primitives, analogues à celles du clocher de Germigny-les-Prés. Dans le collatéral Nord on remarque dans le pavé un certain nombre de dalles funéraires, dont quelques-unes avec effigies et inscriptions gravées. La plus lisible de ces inscriptions est ainsi conçue : Hic : Jacet : Magister : Alanus : de : Penle : prior : de : loco : Marie : qui : obiit : die : vicesima : VII : Junii : anno : Di : MCCCC : VICESIMO : III. Sur le tref ou poutre transversale du haut de la nef est un Christ en robe rouge, reproduction d'une ancienne représentation. Dans le jardin du presbytère, à côté du cloître du XVIIème siècle, existent trois arcades d'un cloître roman, composé de piles carrées accostées de colonnettes dont les chapiteaux portent des arcades à plein-cintre, à double archivolte. Le prieuré de Loc-Maria, à la sollicitation de Raoul de la Fustaie, fut donné en l'an 1132 par Conan III à Marie, fille du roi d'Angleterre, abbesse de Saint-Sulpice-de-Rennes. — Dom Morice, histoire de Bretagne, T. I, p. 102. - C'est peut-être à cette époque que l'on y adopta la règle de Fontevrault, qui venait d'être établie par le bienheureux Robert d'Arbrissel, mort en 1117 " (l'abbé Abgrall, 1901).

Plan de l'église de Locmaria - Quimper

l'église Saint-Mathieu (XVIème siècle), remaniée en 1847 et 1896 et reconstruite de 1895 à 1897 (travaux commencés en février 1895) par l'entreprise Hardi d'après les plans de Gustave Bigot sur les fondements d'une église gothique (XVème siècle-1515) qui elle-même avait remplacé un autre édifice de style roman (XII-XIIIème siècle). La première mention que nous en ayons se trouve au cartulaire 56 de Saint-Corentin qui "nous apprend qu'en 1209 l'archevêque de Tours confirma la cession que le comte de Bretagne avait faite à l'évêque de Quimper, du droit de patronage qu'il avait dans l'église de Saint-Mathieu" (Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1893, p. 16-44). L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur profond, de deux travées avec bas-côtés et chevet plat. La flèche, qui est l'oeuvre de M. Le Naour de Quimper (construite d'après les plans de Bigot père), date de 1845 : une ancienne tour datée de 1580. L'église gothique avait été consacrée le 28 octobre 1514 et possédait un grand vitrail de la Passion qu'on a conservé et qui comporte dix scènes. Dans la maîtresse vitre, on trouve les armoiries des familles Rosmadec, Tivarlen, Lespervez, Pont-Croix, Thomelin, Molac, La Chapelle, Quélénnec. La paroisse de Saint-Mathieu, semble avoir été formée à la fin du XIIème siècle, par les ducs de Bretagne, pour desservir l'agglomération (quartier de la Terre-au-duc) formée à l'Ouest de la ville close de Quimper. L'église est donnée en 1209 à l'Evêque de Quimper par Guy de Thouars, duc de Bretagne. En 1220, Renaud, évêque élu de Cornouaille, fait don au chapitre, de l'église de Saint-Mathieu ; un chanoine en demeura titulaire jusqu'à la Révolution. L'église de Saint-Mathieu est utilisée en 1803 comme magasin de fourrage et écurie. L'église actuelle de Saint-Mathieu est consacrée le 21 septembre 1897. Elle conserve une maîtresse vitre du XVIIème siècle représentant la Crucifixion d'après le carton de Jost de Negker et le panneau du centre a été reconstitué en 1897 d'après celui de Tourch. La chaire à prêcher, avec trois bas-reliefs, est l'oeuvre de M. Antrou de Quimper et date de 1897. Le maître-autel en marbre est dû au sculpteur nantais Vallet, ainsi que six statues en pierre blanche : saint Mathieu, saint François de Sales, saint Joseph, saint Vincent de Paul, sainte Anne et sainte Marguerite. L'église abrite aussi une statue de Jean Discalceat ;

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "La paroisse de Saint-Mathieu de Quimper". 

l'église Sainte-Trinité (XVI-XVIIème siècle - 1953), ancienne église paroissiale de Kerfeunteun. L'église, qui est en forme de croix latine, comprend un clocher-mur, une nef avec bas-côtés de cinq travées avec au droit de la dernière travée un faux transept, un vaste transept communiquant avec le précédent sur les bas côtés par deux arcs diaphragmes et un choeur profond communiquant avec une sacristie hexagonale sur son flanc sud. L'église est réédifiée trois fois : au XIème siècle, en 1253 puis en 1571 à l'emplacement, dit-on, d'un oratoire du VIème siècle. L'édifice date de plusieurs époques : la nef de 1575, les ailes du XVIIème siècle, enfin le transept, le choeur et la sacristie de 1953. En 1839, sous la direction de l'architecte J. Bigot, on prolonge le choeur en perçant dans le chevet une chapelle rectangulaire et, sur les côtés, on construit deux bras de croix. En 1953, l'architecte R. Lisch élargit le transept (en ajoutant une travée) et construit une nouvelle sacristie. La consécration de l'église agrandie a eu lieu le 21 décembre 1953. Le clocher, sans galerie, à une haute chambre de cloches, est surmonté d'une flèche octogonale avec pinacles d'angle. A droite du porche gothique se trouve la tombe du peintre Olivier Stanislas Perrin (1761-1832) et celles de son épouse Hélène Le Baron de Boisjaffray (1763-1853) et de leur fille décédée en 1816. A droite du porche ouest, on peut voir une tombe abandonnée offrant l'épitaphe des familles Le Baron du Boisjaffray, Humphrey du Clos, Huo de Querrio, Penanrun et Valentin. A l'intérieur, on trouve une nef et bas-côtés avec cinq travées, piliers ronds, et sans chapiteaux. La poutre, au fond de l'église et au-dessus de la tribune porte la date de 1616. La poutre qui se trouve près de la chaire présente une inscription datée de 1648. La chaire, peinte en vert bronze et or, date sans doute du XVIIIème siècle. Le vitrail de la maîtresse-vitre (1525-1530), offert par le chanoine Pierre de Goasvennou, est l'oeuvre de Jean ou Laurent Le Sodec : il représente l'Arbre de Jessé. Ce vitrail a fait l'objet de plusieurs restaurations vers 1850, vers 1919, et entre 1942 et 1953. L'église possède une belle statue de Notre-Dame de Pitié (en bois polychrome) qui provient de l'oratoire de Ty-Mam Doue et qui semble remonter au XVIème siècle. L'église abrite aussi les statues de saint Pierre, saint Corentin, saint Herbot et la sainte Trinité ;

l'église Saint-Alor (XVI-XVIIème siècle), ancienne église paroissiale d'Ergué-Armel. Saint Alor (Sanctus Aglorus, en 1278) est le troisième évêque de Cornouaille : il est invoqué pour la protection de l'espèce chevaline. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et un choeur plus large que les bas-côtes : il n'y a pas de transept. L'église date de plusieurs époques : la nef, le porche latéral avec voûte à liernes et l'ossuaire, accolé à la nef et transformé en chapelle des fonts, sont du XVIème siècle, le pignon ouest est du XVIIème siècle, enfin le choeur et la sacristie sont du XIXème siècle. On y voit un petit clocher en dôme et un reliquaire à trois baies en bas de la longère sud, contenant les reliques de saint Jean Discalceat. Parmi les statues on peut voir celle de saint Urlou en abbé et celle de saint Alor. On y trouve aussi une boîte aux sainte huiles en étain datant du XVIIème siècle ;

l'église Sainte-Claire (1891-1892), ancienne église paroissiale de Penhars. Elle a été rebâtie en 1892 sur les plans de Bigot par l'entreprise Bonduelle. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés. L'église n'a conservé d'ancien que deux statues, celle de sainte Catherine (située près du porche latéral) et celle de saint Sébastien (située près des fonts baptismaux). On voit aussi, à droite de la nef, un ancien foculus romain qui sert aujourd'hui de bénitier. On y voyait jadis les armes des seigneurs de Pratanroz ;

l'église Saint-Pierre-Saint-Paul (XXème siècle), édifiée sur les plans de M. Lachaud et ancienne église paroissiale du Moulin-Vert (en Penhars). L'édifice comprend une nef rectangulaire de six travées avec bas-côtés et une sacristie à chevet polygonal de moindre largeur. La bénédiction de l'église et la consécration du maître-autel ont eu lieu le 23 octobre 1955 ; 

l'église ou la chapelle Sainte-Bernadette (1937), située dans le quartier de Penanguer (en Penhars). Il s'agit d'un édifice rectangulaire construit en 1937 sur les plans de M Lauchaud et Legrand par l'entreprise Thépaut. Le choeur, peu profond, est séparé de la nef par un arc diaphragme. La chapelle abrite une statue de sainte Bernadette en faïence de Quimper et un ancien Crucifix ;

l'église Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus (1932-1934), édifiée sur les plans de M. Bion, architecte. La première pierre est posée le 4 février 1932 et la consécration de l'église a lieu le 24 janvier 1933. Le clocher n'est terminé qu'en 1934. L'édifice est de plan rectangulaire avec, à l'ouest un choeur à cinq pans. Il est divisé en quatre travées : la première, surmontée d'une tribune, englobe au sud-est le clocher, haute tour amortie par deux lanternons avec deux galeries, le dernier est couronné d'un dôme. Dans le mur nord, trois alvéoles ont été aménagées pour les autels secondaires. Les vitraux sont modernes et consacrés dans le choeur à la Vie de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et dans la nef à la Vierge (signé Maupie Jean) et à sainte Anne ;

la chapelle de Ty-Mamm-Doué ou Mère-Dieu (1540), située à Kerfeunteun et édifiée par la famille Furic, seigneurs de Keranmaner ou Keranmanoir. L'an 1540, Pierre Quenechquivilly, seigneur de Keranmaner, permettait aux paroissiens de Cuzon de la reconstruire sur ses terres et l'inscription au-dessus de la porte latérale sud indique : "Cette chapelle en l'honneur de Mam Doue, l'an 1541".  Sur le côté nord, se trouve une autre inscription avec la date de 1578. L'édifice religieux comprend une nef d'abord sans bas-côtés, puis une travée séparée des bas-côtés par architrave sur colonnes, enfin un transept et un choeur. Cette chapelle doit sans doute son nom à un modeste oratoire de 1295, situé jadis sur le placitre et démoli en 1969. Commencée au milieu du XVIème siècle (entre 1541 et 1592), la chapelle n'est achevée qu'en 1621 (date indiquée sur la porte de la sacristie, avec le nom de M. I. Connan, recteur). Elle comporte une nef unique, un vaste transept et un choeur à chevet plat. Le clocher de type "cornouaillais" est situé sur un contrefort au sud. Au bas, sur la tribune, se voient les armoiries de la famille Furic. Au portail ouest du bas de la chapelle, un ange tient une banderole sur laquelle est gravée la date de 1592. Une porte au sud porte la date de 1605 et le nom de M. P. Coray, recteur. Louis Ollivier, sieur de Kergariou, devient propriétaire de la chapelle sous la Révolution. Il la cède en 1807 à la paroisse de Kerfeunteun. Elle est rendue au culte vers 1822. La table de communion en fer forgé est restaurée en 1989. Plusieurs statues ornent la chapelle : Notre-Dame (XVIIème siècle), saint Corentin, saint Jean-Baptiste, saint Joseph, saint Roch, saint Nic en évêque et une Sainte-Vierge. Les vitraux sont tous d'époque moderne : le vitrail du croisillon nord date de 1871, le vitrail du croisillon sud date de 1924. Au fond de la chapelle, deux vitraux de 1995 sont l'oeuvre du peintre François Dilasser et du maître verrier Jean Pierre Le Bihan ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié (XVIII-XIXème siècle), édifiée à Menfouez par les Ursulines lorsqu'elles abandonnèrent la chapelle Notre-Dame de Paradis. Cette chapelle, qui dépendait de la paroisse de Saint-Mathieu, a été détruite au XXème siècle. On y trouvait une fontaine de dévotion ;

la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours ou des Jésuites (1667-1747), dépendant de la paroisse Saint-Corentin. Il s'agit de l'ancienne chapelle du Collège des Jésuites commencée en 1666 sur les plans du Père Martellange. Sa dédicace n'a lieu que le 31 décembre 1747. Entièrement voûté en berceau, l'édifice comprend une nef de deux travées avec bas-côtés très étroits, un transept peu débordant surmonté d'une coupole centrale et un choeur d'une travée droite avec bas-côtés terminé par une abside en hémicycle. La façade est divisée en deux étages. Dans le croisillon gauche est conservé depuis 1683 le coeur du Père Maunoir avec authentique de l'évêque de Quimper de 1847. La chapelle abrite une statue de la Vierge-Mère du XVIIIème siècle ;

la chapelle de Missilien ou Missirien (1897) ;

la chapelle Saint-Joseph (1868), dépendant de la paroisse Saint-Mathieu. Cette chapelle est actuellement la chapelle de l'évêché. Il s'agit de l'ancienne chapelle des Jésuites construite en 1868 sur les plans du R. P. Tournesac. La nef comprend une travée avec deux tribunes superposées, puis quatre travées avec bas-côtés. Le choeur est composé d'un rond-point de sept travées entouré d'une carole ;

la chapelle Saint-Pierre (1875), située à Kerfeunteun. Cette chapelle, reconstruite en 1875, remplace l'ancienne église paroissiale de Cuzon (Cuthon au XIIIème siècle, Cozon ou Coeuzon) ancienne paroisse annexée à Kerfeunteun au Concordat. En 1278, le Cartulaire de la cathédrale marque qu'on s'y rendait en procession le troisième jour des Rogations ; le premier jour la station était à Locmaria, et le second jour à Kerfeunteun. Bien que la paroisse de Cuzon fût supprimée officiellement dès 1792, l'ancienne église de Cuzon n'avait pas été vendue comme bien national. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec petite sacristie accolée au chevet. Le presbytère était jadis situé dans l'enclos, entouré de murs élevés, avoisinant le placître ;

la chapelle des Ursulines (1822), située rue Verdelet (paroisse Saint-Corentin). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire. A la suite des expulsions de 1904, elle est devenue plus tard de 1912 à 1913 celle du Grand Séminaire, puis des religieuses de la Retraite du Sacré-Coeur. Les religieuses de la Retraite firent construire à leur usage en 1882 une chapelle dans leur maison de la rue des Regaires. Cette chapelle est détruite en 1933. Le clocher a été transféré à Suscinio en Ploujean ;

la chapelle de l'Hospice, dépendant de la paroisse Saint-Corentin. Il s'agit de la chapelle de l'ancien séminaire. En forme de croix latine, elle a été édifiée de 1711 à 1737. Elle a servi d'écurie en 1798. La chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. La chapelle abrite les statues de sainte Anne et la Vierge (en bois), sainte Vierge (XVIème siècle), saint Joseph, sainte Anne, saint Antoine (XVème siècle) en pierre, saint Roch, sainte Barbe (XVIème siècle) en pierre et sainte Philomène ;

la chapelle de la Sainte Famille (XIXème siècle), des Frères de la Doctrine Chrétienne du Likés (paroisse Saint-Corentin). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire du XIXème siècle dû aux plans du chanoine Abgrall. Cet édifice comprend une grande travée surmontée d'une tribune, puis une nef de cinq travées avec bas-côtés de faible largeur, séparée par un arc diaphragme d'un choeur peu profond ;

la chapelle Saint-Athanase, à l'usage de l'hôpital psychiatrique (1846) ;

la chapelle du collège Saint-Yves, bénite en 1933 ;

l'ancienne église ou chapelle de l'abbaye de Kerlot. Aujourd'hui presque entièrement disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Sébastien, du couvent des Capucins, brûlée en 1785 et rétablie en 1788. Elle a servi au XIXème siècle d'atelier de cordonnerie. C'est aujourd'hui le lycée Brizeux. Cette chapelle qui dépendait de la paroisse de Saint-Mathieu a été remplacée en 1877 par la chapelle des Religieuses du Sacré-Coeur : elle est devenue ensuite la chapelle du Lycée Brizeux. Il s'agit d'un ancien édifice rectangulaire avec chevet arrondi. La nef comprenait une travée surélevée avec tribune, puis trois travées, et se terminait par un choeur ;

l'ancienne chapelle Sainte-Catherine, aujourd'hui détruite. Ancienne dépendance d'un hôpital desservi par les dames Hospitalières. Elle a servi d'auditoire du tribunal criminel du département, puis de justice de paix ; 

l'ancienne chapelle du Guéodet, restaurée en 1371 et détruite en 1822. Le choeur subit une refonte complète au XVIème siècle. La flèche est endommagée en 1765. En 1794, on y loge des prisonniers de guerre anglais. En 1801, l'édifice est loué comme magasin ;

l'ancienne chapelle Saint-Primel, détruite en 1863. Un cimetière, consacré le 17 décembre 1686, entourait l'édifice. Saint-Primel était jadis la chapelle du faubourg des Regaires ; 

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, vendue en 1823 et aujourd'hui détruite. Elle était jadis le siège d'une confrérie dite de Saint-Nicolas. Son cimetière était réservé aux inhumations des paroisses de Saint-Julien et Saint-Sauveur ;

l'ancienne chapelle Sainte-Thérèse, située en bas du Frugy et détruite en 1792. Son cimetière recevait jadis les inhumations de la paroisse du Saint-Esprit ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Sainte-Thérèse (1938). Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire qui occupait l'une des pièces de l'aile construite en 1938. On y trouvait jadis un Crucifix dominant l'Humanité, oeuvre du peintre belge Eugène de Bie et exécuté en 1952 ; 

l'ancienne chapelle de la Madeleine (XIII-XIVème siècle), située en haut de la rue Neuve et détruite en 1855. Elle était primitivement une léproserie, puis a servi d'atelier à un maréchal ferrant ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean, située rue Vis. Il s'agit des restes d'une maison ayant appartenu aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La chapelle Saint-Jean était, en fait, le chef-lieu de l'ancienne Commanderie de Saint-Jean de Quimper. Elle dépendait de la paroisse Saint-Mathieu et a été détruite au XIXème siècle ;

la chapelle Notre-Dame de Paradis (1528), détruite vers 1830. Cette chapelle, qui touchait l'église Saint-Mathieu, a servi aux Ursulines de 1627 à 1679. Construite par les Ursulines, son édification avait fait l'objet d'un long procès entre les religieuses et les paroissiens de Saint-Mathieu. Son cimetière est transféré en 1788 à Saint-Marc ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame du Pénity (XVIème siècle), située aux pieds du Frugy et détruite en 1810. Cette chapelle possédait un maître-autel où l'on remarquait Notre-Dame du Folgoët, Saint-Servais et Notre-Dame de Bon-Secours, ainsi que quatre belles chapelles latérales sous le vocable de l'Ecce-Homo, saint Mathurin, sainte Suzanne et Notre-Dame de Bon-Secours. Cette chapelle a servi de poudrière au XIXème siècle ;

les deux anciennes chapelles situées jadis aux cimetières de Saint-Marc et de Saint-Louis. La chapelle Saint-Marc qui dépendait de la paroisse de Saint-Mathieu était un petit édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés reconstruit au XIXème siècle : au dessus de la porte se trouvait jadis une niche contenant une ancienne statue de la Vierge-Mère. La chapelle Saint-Louis (XVIIème siècle), dite aussi de la Santé, dépendait de la paroisse Saint-Corentin. Elle était l'annexe d'un cimetière qui servait aux inhumations de la paroisse de Saint-Sauveur. Cette chapelle est restaurée en 1848 par Mgr Graveran. Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés daté du XVIIème siècle qui a servi au lazaret en ce lieu lors de la peste de 1639 ;

les anciennes chapelles de la paroisse Saint-Corentin, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Antoine (il s'agit de l'ancienne chapelle de l'Hôpital Saint-Antoine), la chapelle Notre-Dame du Gueodet (détruite en 1802), la chapelle du Penity (détruite en 1810), la chapelle Sainte-Thérèse (détruite en 1792), la chapelle de la Madeleine, la chapelle Sainte-Catherine, la chapelle Saint-Julien (détruite vers 1719), la chapelle Saint-Primel (détruite au XIXème siècle), la chapelle Saint-Nicolas, la chapelle de l'Ancien Evêché (détruite en 1672), la chapelle Saint-François (de l'ancien couvent des Cordeliers, détruite en 1843 et en partie remontée à Trégontmab en Ergué-Armel), la chapelle Saint-Yves. A mentionner aussi l'ancienne chapelle de Saint-Guénolé fondée en 1301 par Raoul, recteur de Cap-Caval (Cartulaire de l'abbaye de Landévennec, 51) ;

les anciennes chapelles de la paroisse Notre-Dame de Locmaria, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle de Lochrist (située jadis près de l'ancien pont reliant le monastère à la rive droite), la chapelle Sainte-Barbe (située jadis dans l'enclos du monastère), la chapelle Saint-Columban (située jadis près de Poulguinan) ;

les anciennes chapelles d'Ergué-Armel : à savoir la chapelle dédiée à saint Colomban et située jadis à Poulguinan. La chapelle Saint-Laurent, située jadis sur le mont Frugy et qui dépendait de Logamand. La chapelle Notre-Dame de Lorette, située jadis à Lanroz. La chapelle Notre-Dame de Guelen, ancienne propriété d'un hospice ou d'une maladrerie établie en ce lieu au XIIIème siècle par les Templiers. Les chapelles de Kergonan, de Lanniron et de Lanroz ou Lanros (aujourd'hui détruites) ;

les anciennes chapelles de Kerfeunteun : à savoir la chapelle Saint-Denis (XVIIème siècle), édifiée par Guy de Missirien, située à Cuzon et aujourd'hui détruite. La chapelle Notre-Dame de Kernilis (XVIème siècle). Cette chapelle, en forme rectangulaire, est dédiée à Notre-Dame du Mont Carmel. Elle était patronnée avant la Révolution par les seigneurs de Brieux. Elle a été restaurée et agrandie assez récemment. En 1949, Mr. Bothorel, recteur, fait construire la sacristie actuel. Le vitrail, représentant la Vierge, provient des ateliers de M. Le Bihan-Saluden et date de novembre 1949. La chapelle renferme une statue de la Vierge à l'enfant datant du XVIème siècle. La chapelle Saint-Hervé, dont les ruines furent utilisées pour réparer la chapelle de Menfouest. La chapelle Notre-Dame de Menfouez ou Menfouest (XVIIIème siècle). Elle est de forme rectangulaire, flanquée au sud-est d'une sacristie et entourée d'un enclos. Au-dessus de la porte latérale figure une inscription datée de 1748. On y voit, sur la façade ouest et au-dessus de la porte, les armes de l'évêque Mgr Cuillé de Farcy (1739-1771). Le retable sculpté date du XVIIème siècle. On y trouve une statue de la Vierge Marie (XVIIIème siècle) et les statues de saint Yves (XVIIIème siècle) et de saint Hervé (XVI-XVIIème siècle). Le retable et les boiseries viennent d'être remis en état (1998-1999). La chapelle du Séminaire, édifiée en 1900 à La Palue et transportée en 1933 au nouveau séminaire. La chapelle Saint-Tugen, aujourd'hui détruite. La chapelle Saint-Yves, aujourd'hui détruite : il s'agit de la chapelle de l'ancien hôpital qui se trouvait au point de vue paroissial, en Saint-Corentin de Quimper. La chapelle de Kerlividic ;

les anciennes chapelles de Penhars : à savoir la chapelle Sainte Anne de Pratanras, consacrée le 14 septembre 1774 et détruite en 1793. Les vestiges de la chapelle de Saint-Guénal localisée dans l'enceinte retranchée (camp romain) de Kergaradec. La chapelle Saint-Conogan (1623, ancienne propriété privée). La chapelle de Kernisy (1866, aujourd'hui sur le territoire de la paroisse Saint-Mathieu de Quimper) : il s'agit de la chapelle privée des Religieuses de la Miséricorde. La chapelle de Keranna dédiée à Sainte Anne : il s'agit de la chapelle privée des religieuses. La chapelle de Toulgoat : il s'agit d'une chapelle privée. La chapelle de La Coudraie, aujourd'hui désaffectée ;

le palais épiscopal (XVIème siècle), édifié au début du XVIème siècle par l'évêque Claude de Rohan. La tour d'angle dite "tour de Rohan" renferme un escalier à vis. L'aile ouest date de 1646 et l'aile sur la rivière date des XVIIIème et XIXème siècles ;

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "le palais épiscopal de Quimper". 

la maison-mère de la Congrégation des Soeurs de l'Adoration Perpétuelle est dotée de la chapelle de la Providence construite en 1869-1872. Il s'agit d'un édifice rectangulaire bâti sur les plans de Kerautret (originaire de Brest), et consacré le 6 novembre 1872 ;  

la chapelle funéraire d’Urbain Couchouren (1893) ;

la chapelle funéraire Joubert (XIXème siècle), située au cimetière Saint-Joseph ;

la chapelle funéraire de Joseph Bigot (1894) , située au cimetière Saint-Joseph ;

plusieurs croix ou vestiges de croix : la croix de l'église d'Ergué-Armel (XVIème siècle, 1921), la croix de la chapelle Ty-Mamm-Doué/Kerfeunteun (1924), les deux croix du cimetière à Kerfeunteun (1902 et Moyen Age), la croix de l'église à Kerfeunteun (XVIème siècle), la croix de la chapelle Saint-Pierre/Kerfeunteun (Moyen Age), la croix située rue de Guerlac'h/Kerfeunteun (1893), le fragment de croix de Kernilis/Kerfeunteun, les deux croix du séminaire/Kerfeunteun (1858, 1948 et 1889, 1948), Locmaria (XIXème siècle), la croix de l'église de Penhars (XVIème siècle), la croix du cimetière de Penhars (1886), Prat-an-Ras/Penhars (1804), les deux croix de Prat-ar-Rous/Penhars (Moyen Age et monolithe), Quilhaouarn (1937), la croix de l'allée Charles-Péguy/Quimper (XVII, 1894), la croix de la cathédrale de Quimper (1868), la croix du cimetière Saint-Joseph/Quimper (1865), la croix du cimetière Saint-Louis/Quimper (XVème siècle), la croix du cimetière Saint-Marc/Quimper (1788, 1835), la croix de l'hôpital Laennec (1878), la croix du cimetière Saint-Marc/Quimper (1900), les deux croix du musée départemental de Quimper (Moyen Age et XVIème siècle) ; 

le château de Lanniron (XIXème siècle), ancienne résidence rurale des évêques de Quimper. A l’origine, il s’agit d’un manoir construit par Bertrand de Rosmadec au XVème siècle. A noter que le parc du château date du XVIIème siècle. " Ce domaine fut durant un millénaire aux évêques de Quimper et de Léon, comtes de Cornouaille, des actes du XVIIIème siècle y furent même signés par eux. C'est au XVème siècle que Mgr. Bertrand de Rosmadec érige un nouveau manoir dont ses successeurs feront jusqu'à la fin du XVIIIème siècle soit leur demeure permanente, soit leur résidence d'été. Au XVIIème siècle, on a vu un accroissement du domaine par Mgr François de Coëtlogon, un grand évêque mais aussi un homme de goût car il créa des jardins célèbres. Furent-ils dessinés par les Mollet prédécesseurs de Lenôtre comme jardiniers du Roi ou par celui-ci lui-même, on ne peut l'assurer. Les principaux ornements de Lanniron étaient son canal, ses fontaines, son bassin de Neptune, son Orangerie (où se donnent à présent des mariages et des concerts). Mgr. de Ploeuc et Mgr. de Farcy embellirent eux aussi Lanniron, et le manoir fut agrandi de l'aile occidentale actuelle. La Révolution vit le déclin de Lanniron vendu nationalement en 1791. Il fut pillé et passe de mains en mains jusqu'en 1822. Emmanuel Harrington, d'une famille anglo-française, en devient propriétaire durant une dizaine d'années. On lui doit notamment la conversion du manoir en demeure palladienne. D'après des plans dressés à Londres, il apparaît qu'Harrington envisageait de mettre les jardins au goût du jour par la suppression des terrasses. Il n'eut heureusement pas le temps de passer à l'exécution. Charles de Kerret, l'aïeul des actuels propriétaires (2012), M. et Mme de Massol, acquiert Lanniron en 1833. Sa famille a poursuivi après lui la réhabilitation du parc avec les conseils de proches parents artistes, grands voyageurs et amateurs des jardins d'Italie et de Cannes, tel Charles de Malartic, Madame de la Sablière, fille de l'acquéreur, a sans doute introduit certaines essences au retour d'un séjour à Constantinople, tout comme son fils Georges, jeune explorateur aux Etats-Unis et en Alaska qui a dû nous rapporter séquoias et wellingtonnia. Lanniron a beaucoup souffert lors de l'occupation allemande de la dernière guerre. Vers 1950, le grand canal s'est vu privé de ses eaux, son principal ornement. En 1969 fut créé le camping de l'Orangerie de Lanniron en vue de permettre la survie du domaine et d'apporter à la région un atout touristique sur les rives de l'Odet. La tornade du 15 octobre 1987 a causé la perte d'arbres magnifiques et la dévastation des avenues en cours de réhabilitation " (auteur inconnu) ;

Quimper : Jardins de Lanniron au XVIIIème siècle

l'ancien château de Poulguinan (XVème siècle). Propriété de la famille de Gleudic ou Gluydic au XVème siècle. Le corps du logis principal, qui date du XVIIIème siècle, est flanqué, à droite, d'une tour coiffée d'une poivrière ;

le prieuré (1646-1756), situé place Bérardier ;

le séminaire (1678). La première pierre est posée le 21 avril 1678 par Mgr de Coëtlogon. La chapelle semble datée de 1711-1737. En 1563, le Concile de Trente demande aux évêques de créer un séminaire dans chaque ville épiscopale. La fondation du séminaire de Quimper semble remontée à 1669 : elle est due à l'initiative du recteur de Plouguernével, Maurice Picot de Coëthual. D'abord hébergé à Plouguernével, le séminaire, sera ensuite hébergé au manoir de Créacheuzen (appartenant à madame de Quélen), avant de trouver son affectation définitive ;

l'ancien couvent des Calvairiennes et sa chapelle Notre-Dame du Calvaire, aujourd'hui disparus. En 1634, les religieuses calvairiennes étaient logées au manoir de la Palue. La chapelle primitive a été consacrée le 24 novembre 1667 par Mgr du Louet, dont le frère y fut inhumé quinze jours plus tard dans l'enfeu côté de l'Evangile. Le séminaire diocésain y fut transféré en 1816. La nouvelle chapelle, datée de 1897, est rebâtie en 1933 au grand séminaire de Kerfeunteun. Le séminaire est expulsé en 1907. Sa façade datait de 1663. Le cloître qui l'environnait est celui de l'ancien couvent des Carmes de Pont-l'Abbé reconstruit en 1901 ;

Nota 4 : Le Cloître de l'ancienne communauté des Dames Calvairiennes à Quimper. "Cette communauté date de 1634, suivant une inscription placée au-dessus de la porte de la chapelle. Le cloître fut bâti vers le même temps ; c'est un des plus grands du Finistère. Il mesure 31 m. 43 c. sur 30 mètres, en y comprenant la largeur de la galerie (2 m. 63 c.). Il contourne un atrium embelli par un charmant parterre au centre duquel était un jet d'eau tombant dans une vasque qui n'est plus. Chacun des côtés est percé par une série de 13 arcades en plein cintre avec piédroits moulurés légèrement dans les angles. Ceux-ci ont 0 m. 48 c. de côté, à l'exception de ceux angulaires qui présentent sur chaque face 0 m. 66 c. sur la même épaisseur. Tous s'élèvent sur un muretin d'appui couronné par une tablette à boudin. Dans le centre des quatre façades la baie donne issue dans l'intérieur du parterre ; de chaque côté de cette ouverture le pilier, un peu plus large que les autres, reçoit un contrefort pour donner à l'ensemble une résistance plus grande. Le vide des arcades est de 1 m. 68 c. sur 1 m. 92 c. de hauteur. Ce cloître n'est ni voûté, ni lambrissé ; sa charpente très légère est apparente. Il est en bon état. Sa conservation n'est due peut-être qu'à ce que le couvent des anciennes calvairiennes est occupé par le séminaire du diocèse" (M. Bigot, architecte diocésain). 

le couvent des Ursulines (première moitié du XVIIème siècle - 1720) ;

le couvent des Franciscains de Kermabeuzen. La chapelle a été édifiée sur les plans de l'architecte M. Michel. La première pierre a été bénite le 17 septembre 1958 ;

les vestiges des remparts de la ville (XIII-XVème siècle) ;

la fontaine de Menfouès ou Menfouest, ornée d'une niche, d'un fronton et d'une croix ;

la fontaine Saint-Alor (XVIIème siècle), située non loin de l'église Saint-Alor (Ergué-Armel) ;

la fontaine de Saint-Pierre, avec bassin de granit et lavoir. Elle était jadis ornée de la statue du saint patron, disparue, mais dont on voit encore la console et la niche ;

la fontaine de Pratanras ;

la fontaine de La Coudraie ;

la fontaine Saint-Conogan, située en Penhars ;

la fontaine de la Trinité, située sous le cimetière de l'église de la Trinité. La fontaine a été aménagée en 1956 ;

la tour Névet (XIV-XVème siècle), restaurée au XIXème siècle ;

le pont de Troheïr (XVème siècle), situé à Kerfeunteun ;

la maison (XVI-XVIIIème siècle), située rue du Guéodet ;

le relais Saint-Corentin (XVIème siècle), situé place Saint-Corentin ;

le musée départementale (XVIème siècle), installé dans l'ancien évêché et édifié à partir de 1424. Ce musée a été créé en 1846 ;

le manoir de Jacquelot (XVI-XVIIème siècle), en pan de bois et situé au n° 22 rue Elie-Fréron ;

le manoir de Keranmaner (XVI-XVIIème siècle), situé à Kerfeunteun et édifié par la famille Furic. Pierre de Quenechquivilly était le seigneur du lieu en 1536. Quelques années plus tard, Keranmaner appartenait à Jehan Furic, époux d'Anne Fily, qui y résidait avec sa femme à partir de 1551. Puis le manoir devient la propriété des familles Kerléan et Kerguélen (vers 1766) ;  

le manoir de Coat-Bily (XVIème siècle) ;

l'hôtel de Boisbily (XVII-XVIIIème siècle) ;

l'hôtel Madec (XVIIIème siècle) ;

l'hôtel Frochen (1842-1843) ;

l'hôtel Haffond (1740), situé place Médard

le manoir de Troheïr et ses écuries (XVIème siècle) ;

la maison (1552), située rue des Boucheries ;

la maison (XVIème siècle), située au n° 10, rue du Salé ;

la maison (XVIIème siècle), située place au Beurre ;

la gendarmerie (1706), restaurée en 1852 et 1859 ;

l'école normale (1885) ;

le collège La Tour-d’Auvergne (1886). Les jésuites, qui prêchaient à Quimper depuis 1609, s'y établissent en 1620. La construction du collège est commencée en 1621 sur les plans du père de Guernisac (supérieur de l'établissement). Les édifices scolaires de 1654 ont été détruits et remplacés en 1888 par les actuels bâtiments du collège. Seule l'ancienne chapelle, qui a été construite sur un projet du frère Charles Turmel de 1666 à 1667, est conservée : les travaux de cette chapelle ne seront terminés qu'en 1747-1748 ; 

la mairie (1829), édifiée  en 1829 par François Lemarié ;

le tribunal (1831) ;

la gare (1863) ; 

la préfecture (1909) ;

le musée des Beaux-Arts (1864-1872). Le musée est créé en 1864 à la suite du legs (mille peintures, autant de dessins et plusieurs milliers de gravures et plus de sept mille livres) du comte Jean Marie de Silguy (fils de Toussaint de Silguy et d'Angélique Conen de Saint-Luc, mariés en 1784), né en 1785 au château du Bot (à Quimerc'h). Le musée est inauguré en 1872 par Gustave Bigot, rénové en 1976 et restauré en 1993. Le fonds des peintures d'inspiration bretonne est constitué dès 1870. On y trouve quelques oeuvres majeures dont : "Le Sommeil de Vénus " de Dell'Abate, "Le Combat de Minerve contre Mars" de Fragonard, "Le Pardon de Kergoat" de Jules Breton ;

l'hôpital Gourmelen (1835-1878) ;

la Caisse d’Epargne (1899) ;

la faïencerie HB Henriot (XXème siècle). La première manufacture est créée en 1690 par Jean-Baptiste Bousquet. A la fin du XIXème siècle, il existe trois manufactures. Au XXème siècle, la faïencerie Henriot devient la plus importante et rachète en 1915 la marque Porquier. Les deux marques HB et Henriot fusionnent en 1968 ;

plusieurs moulins : un sur le Steir (Ster-ar-C’hoat), les moulins à eau de l’Evêché, au Duc, Papeterie 4 km en amont ;

les moulins d’Erqué-Armel : les moulins à eau de Kervéguen, Allan, du Lenndu ;

les moulins de Kerfeunteun : les moulins à eau de Troheir, de St Denis, de Penhoat, de Tréquefélec, du Loc’h ;

les moulins de Penhars : les moulins à eau de Kermabeusen, Blanc, Vert, Ar-Roux, Melgven, Treyer ;

Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "Les anciens moulins et fours banaux de Quimper".

A signaler aussi :

le dolmen de Stang-Youen à Tievez-Leneostic (époque néolithique) ;

la stèle dite « pierre aux quatre dieux » (II-IIIème siècle), visible dans le musée ;

la stèle christianisée, située chemin de l’Eglantine (âge du fer) ;

le tombeau de Troïlus de Mondragon (vers 1540-1550), visible dans le musée ;

le camp de Kercaradec (âge du fer) ; 

l'ancien couvent des Cordeliers, situé sur l'emplacement des halles et disparu vers 1847. Du monastère des Cordeliers, de son église du XIIIème siècle et de son cloître, il ne subsiste rien. Le couvent était un édifice sans abside de forme rectangulaire. Il se composait d'une nef terminée par deux pignons droits, d'un bras de croix méridional (le choeur des moines), d'un bas-côté septentrional s'ouvrant latéralement vers l'ouest par une porte ogivale. Le cloître, qui contournait les quatre côtés d'une cour centrale, se composait d'une série d'arcatures ogivales à tiers points. Au XVème siècle, on trouve parmi les frères : Henri de Coetanezre, Henri du Juch et Henri de Le Songar. Trois évêques de Cornouaille y ont été enterrés : Rainaud ou Renaud (en 1245), Guy de Plonévez (en 1262) et Alain de Lespervez (en 1455) ;

Nota 5 : Le Cloître de l'ancien couvent des Cordeliers à Quimper. "Ce cloître, de la première époque ogivale, n'existe plus qu'à l'état de souvenir. Il a été détruit presque entièrement par l'une des familles de Quimper qui acheta le fond et les édifices de ce couvent vendu en 1793 sous le nom de bien national. En 1845, lorsque la ville acquit une partie du terrain et de l'église de cet ancien monastère pour établir un marché couvert avec des rues avoisinantes, les restes du cloître furent vendus à des particuliers qui les ont dispersés. Avant leur disparition, j'en ai relevé le plan qui avait la forme d'un rectangle. La longueur des arcatures sur deux des côtés dû parallélogramme avait 20 mètres, et les deux autres 12 m. 30 c. hors oeuvre, sans comprendre la largeur de la galerie qui était de 2 m. 45 c. Ce cloître bâti vers le milieu du XIIIème siècle portait l'empreinte du caractère le plus pur et le plus simple du style ogival. Chacun des grands côtés comprenait 19 arcades à tiers point dont le vide était de 0 m. 80 c. en largeur ; sur chacun des plus petits, il y en avait 11 autres. L'arcade centrale des quatre faces était éperonnée par deux piédroits se détachant en saillie pour donner de la résistance à l'ensemble de cette légère construction. Dans chacun des angles du rectangle se trouvaient trois colonnes isolées reliées par un tailloir dont l'assiette était combinée de manière à combattre la poussée au vide. Celles-ci se présentaient au nombre de deux sur chaque face. Le diamètre des colonnettes avait 0 m. 17 c. Leur hauteur était de 1 m. 04, savoir : pour le fût 0 m. 54 c., la base 0 m. 18 c. et le chapiteau 0 m. 32 c. Ces colonnettes reposaient sur un muretin d'appui servant de banquette. Le profil des bases s'accentuait par un demi-tore aplati ; celui des chapiteaux avait la forme carrée par le haut venant par une légère courbure s'amortir par le bas avec le fût cylindrique dont une baguette le séparait. Presque tous ces chapiteaux n'avaient pour ornementation qu'une simple fleur peu saillante sur la face principale. Cette simplicité n'enlevait rien à la pureté des lignes de ce charmant édicule qui, malgré sa légèreté, était tellement solide qu'il a fallu la main de l'homme pour le renverser. On sait que la fondation du couvent des Cordeliers date de 1232. Depuis de nombreuses années, il n'existe plus de trace de son cloître ni de son église. A leur place un marché couvert s'est élevé et des maisons particulières se sont construites, avec des rues nouvelles. Il est fâcheux que la municipalité n'ait pas eu la pensée d'acquérir l'ensemble de cet immeuble en se servant du cloître pour marché couvert, et de l'église comme halle au blé. Certaine conscience scrupuleuse se scandalisera peut-être d'une telle idée. Quant à moi je l'aurais préférée, car au moins on eut ainsi sauvé du naufrage deux monuments historiques précieux pour l'art. La combinaison d'un tel parti pouvait donner lieu à un projet peut-être plus heureux" (M. Bigot, architecte diocésain). 

  Voir aussi   Ville de Quimper (Bretagne) "l'ancien couvent des Cordeliers ou de Saint-François de Quimper". 

les anciens manoirs d'Ergué-Armel : Kergonan (XVIIème siècle), Plessis-Ergué, Kergoat-al-Lez (XVIème siècle), Kerustum (XVIIIème siècle), Keradennec, Bourdonnel, Lanroz, Toulven (XVème siècle), Tregontmab, Crechguen, Prat-Maria, Lanniron, Poulguinan ;

les anciens manoirs de Kerfeunteun : Troheir (XIVème siècle), Kerben ou Kerpaën (XVème siècle), Kervescar, Kervoyec, Stangbihan, Les Salles, Le Parc, Missirien, Kermorvan, Kerlividic, Kergadou, Le Brieux, Parc-Poullic, Keranmaner, Coatbily, Bécharle, Penhoat, Le Loc'h, Kermahonet, Tréquéffelec, Kerfily, Créachallan, La Forêt ;

les anciens manoirs de Penhars : Kerlagathu ou Kerlagatu, Kermoisan, le Vieux Logis de Mme de Pompéry, Penanguer, Kernisy, Pratanroz, Pratanroux, Kermabeuzen, Coatligavan, Kerrien, Pratanras et René Madec, Toulgoat, Quistinic, La Coudraie, Le Loscoat ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de QUIMPER

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Quimper étaient présents :

Jehan de Kerfort, en brigandine et vouge ;

Maistre Jehan de Beauvernen, représenté par Vincent le Restat, archer en brigandine, et o luy Yvon Guiader, archer en brigandine ;

Yvon Dougouvallan, archer en brigandine ;

Thomas le Lagadec, représenté par Rolland Gervaise, archer en brigandine ;

Peron le Trenullec, représenté par Pierre le Duault, archer en brigandine ;

Jehan de Moëlien, représenté par Olivier le Bossic et Olivier le Borgne, archers en brigandine ;

Guillaume le Mesqouez, représenté par Pierre le Mesqouez, en brigandine et vouge ;

Olivier de Kermodiern, archer en brigandine et vouge ;

Henry le Page, en pal et vouge ;

Jehan Kerinezan, représenté par Thibaut de Launay, archer en brigandine ;

Guillaume de Coatanezre, représenté par Prigent son frère, archer en brigandine ;

Demoiselle Alix de Rosmadec, dame du Quillou, a fait comparoir pour elle Jehan Quintin et Pierre du Quillou, archers en brigandine ;

Pierre le Gludic, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine ;

Bertrand Goarlot estoit a tenir la monstre des francs-archers dudict evesché, assignée à tenir à Châteauneuf du Faou, par le Duc ; archer en brigandine ;

Henry le Garz, représenté par Jehan Hervé, en brigandine et javeline ;

Yvon le Roux, représenté par Henry Bernard, en brigandine et vouge ;

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Locmaria (de Quimper) était présent :

Jehan Guegan, archer en brigandine.  

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Saint Mathieu était présent :

Jehan le Baud, pour Olivier son fils, archer en brigandine.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Quimper apparaissent :

Maître Jehan le Scanf, présent, dict qu'il fait pique sèche ;

Maître Riou Kerguelen, sr. de Kervalec, présent, excusé pour ce qu'il est greffier d'office et de l'arrière-ban audict evesché ;

les héritiers de Jacques le Fermer, default ;

Tanguy Kerjuher, dict quil est sous l'esdict ;

les héritiers de Maître Jacques le Saux, default ;

Maître Guillaume Phily, sr. de Kerlagatu, présent, dict estre sous l'esdict ;

les mineurs Alain Barlot, sr. de Kermoysan, sous l'esdict.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Lanniron apparaissent :

Guillaume de Coatanezre, sieur de Pratmaria, dict qu'il faict homme d'armes ;

Maître Richard Finaman, sr. de Kergoualezre, sous l'esdict.

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.